INDONÉSIE

 

Voici un résumé de notre périple en Indonésie.

Son récit détaillé est accessible : ici


Difficile de faire un choix parmi les 17.000 îles et îlots que compte l’Indonésie. Nous avons donc tranché en choisissant de commencer par visiter l’île de Java, avant de sortir des sentiers battus pour en explorer une autre un peu plus reculée, Flores, ainsi que le magnifique parc marin de Komodo qui la borde. Puis nous terminerons par deux jours sur Bali, l’île des Dieux.

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LES MERVEILLES DE JAVA


Quatre sites sont incontournables pour qui découvre Java : deux superbes volcans – l’Ijen et le Bromo – ainsi que deux temples classés par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité : Borobudur le bouddhiste et Prambanan l’hindouiste.

Nous avons visité ces quatre sites et comme tout le monde, nous avons été impressionnés. Parmi les lieux moins réputés où nous avons flâné, la plantation de Margo Utomo a plus particulièrement retenu notre attention.


LE CRATÈRE DE L’IJEN : BIENVENUE EN ENFER


Que dire de l’Ijen ?… Tout d’abord, pour accéder à ce joyau de la nature, il faut faire une ascension de deux bonnes heures.

On atteint alors le sommet de ce cône qui culmine à 2386 mètres d’altitude et où plus rien ne pousse. Une épaisse colonne de fumée à l’odeur fortement soufrée s’élève depuis le fond du volcan.

 


DESCENTE AU FOND DU CRATÈRE

En contrebas de cet univers minéral s’ouvre un cratère tapissé de roches jaunes, dont la couleur étonnante est due aux dépôts de poussières de soufre.

 

Au fond et sous un ciel d’un bleu profond repose un joli lac vert. D’apparence calme, ce lac d’acide fume de partout. Certains viennent s’y baigner, paraît-il, pour soigner divers problèmes cutanés. Et au vu de la fumée qui s’échappe de la surface, on peut comprendre qu’ils ressortent de leur bain complètement décapés.

 

 


UN BAGNE A CIEL OUVERT

 

L’endroit est magnifique. Pourtant, le contraste s’avère vite saisissant entre la beauté des lieux et le calvaire des hommes qui y travaillent.

 

Car en effet, le soufre constitue une matière première précieuse pour les industries pharmaceutique et cosmétique notamment. Il jaillit un peu partout au fond du cratère et passe successivement par les trois états : gazeux, liquide puis solide. C’est cette transformation qui provoque la grosse colonne de fumée.

Une centaine de mineurs ramassent les blocs de soufre, en inhalant à longueur de journée cette épaisse fumée jaune qui encrasse leurs poumons.

 

Puis ils chargent ces blocs dans leurs paniers qu’ils portent sur leurs épaules à raison de… quatre-vingts kilos par mineur !

 

Et pourtant, leur calvaire ne fait que commencer : voûtés sous leur charge de soufre – lequel n’a jamais aussi bien porté son nom – il leur faut trois heures pour remonter les pentes escarpées du volcan (deux cents mètres de dénivelé) sous un soleil de plomb. Arrivés au sommet, il leur reste encore deux heures de marche avant de pouvoir enfin se délester de leur fardeau.

Certains d’entre eux ont le corps marqué par les séquelles de ce métier inhumain : leurs épaules sont déformées par des excroissances parfois aussi grosses que des boules de pétanque.

Évidemment, ils sont payés une misère : l’équivalent de deux cents euros par mois. Et comble du cynisme, la société chinoise qui les exploite se permet de leur faire payer tous les matins le bref trajet en camion qui les emmène de leur village à l’Ijen, serrés comme du bétail.

 

Mais plus que leur souffrance quotidienne, ce qui nous aura marqués chez ces mineurs, c’est leur sourire finalement assez fréquent malgré une telle adversité. Une leçon pour moi, qui décide sur le champ que je ne me plaindrai plus jamais au bureau…

 

 


LE BROMO


Le Bromo est l’un des volcans les plus visités d’Indonésie, et il suffit de s’y rendre dès les premières lueurs du jour pour comprendre pourquoi.

 


LEVER DE SOLEIL SUR LE BROMO

Après une nuit glaciale passée dans un petit hôtel à proximité du Bromo, nous nous levons vers quatre heures du matin pour monter dans une Jeep. Elle va nous mener au sommet du mont Penanjakan, point culminant de la caldeira (2800 mètres).

Là-haut, nous comprenons vite que nous ne sommes pas les seuls à avoir choisi cette option matinale : des dizaines de Jeep stationnent déjà sur le bord de l’étroite route de montagne, en attendant le retour de leurs passagers descendus comme nous pour admirer l’aube sur ce site très prisé.

C’est donc au milieu de deux ou trois cents personnes que nous allons assister au lever du soleil qui, sur ce site, est réputé.

 

En contrebas de notre perchoir, trois volcans se font face : le Bromo, dont le cratère béant laisse échapper en permanence une épaisse colonne de fumée soufrée, ainsi que le Batok et le Kursi. En toile de fond, un quatrième volcan, le Semeru, domine ce paysage du haut de ses 3676 mètres.

 

A l’horizon se succèdent à perte de vue les silhouettes de volcans nappés dans la brume : c’est la colonne vertébrale de Java, qui constitue une bonne partie de la fameuse ceinture de feu du Pacifique.

 


BALADE SUR LA CRÊTE DU VOLCAN

Puis on reprend la Jeep pour descendre au fond de la caldeira, d’où les dernières brumes disparaissent peu à peu. On se retrouve alors dans une vaste mer de cendres où la végétation tente en vain de reprendre ses droits, entre deux éruptions.

Victor et Arthur sont ébahis par le paysage lunaire de ce volcan actif. Nous marchons jusqu’au Bromo, sur le flanc duquel a été construit un escalier : ce lieu est en effet sacré pour les hindouistes qui sont 200.000 à s’y rendre lors de leur pèlerinage annuel. L’escalier facilite donc leur ascension à cette occasion, et celle des touristes le reste de l’année.

Au sommet, on peut se balader sur l’étroite crête sachant qu’en cas de chute, il ne semble pas possible  de s’accrocher aux parois du volcan. Seule une rambarde sur les cinquante premiers mètres de la crête, empêche les accidents. Au-delà, c’est aux risques et périls de chacun.

C’est de cette zone sécurisée que nous décidons donc d’admirer en famille le cratère béant, d’où s’échappe une épaisse colonne de fumée. C’est l’occasion pour Victor et Arthur de reconnaître la désagréable odeur d’œuf pourri qui vient chatouiller leurs narines : c’est celle du soufre, qu’ils ont déjà sentie quelques jours plus tôt en arpentant les parois de l’Ijen.

 


LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN


De part et d’autre de la grande ville de Yogyakarta, deux temples de renommée mondiale rivalisent de beauté et d’histoire : Borobudur le bouddhiste, et Prambanan l’hindouiste.

 


LE TEMPLE DE BOROBUDUR

 

Situé au cœur de Java et classé par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité, cet édifice construit vers l’an 800 est le plus grand temple bouddhiste de la planète. Cerné par des volcans majestueux et dominant palmiers et rizières, c’est à l’aube que Borobudur doit être découvert.

En effet, depuis le sommet du temple, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume s’étendre jusqu’aux pieds de deux impressionnants volcans, entre lesquels se lève le soleil.

Les sculptures du temple se dessinent d’abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.

Mais ce qui nous surprend le plus, c’est l’ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d’autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc.

Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.

A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d’assister. Toutefois, contempler ce lever de soleil se mérite car il a fallu se lever vers quatre heures du matin. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l’hôtel pour le petit déjeuner, sur lequel nous avions dû faire l’impasse avant de gagner le temple.


LE TEMPLE DE PRAMBANAN

Tout comme Borobudur, non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité.

Ce temple hindouiste, merveille de l’art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.

Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable. La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.

De plus, l’heure de notre visite n’étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde. Toutefois, la visite reste agréable car ce n’est pas non plus la grande foule.

Au final, Prambanan est un temple impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur est tellement beau qu’il est préférable de visiter Prambanan en premier, histoire de terminer en apothéose.

 


LA PLANTATION MARGO UTOMO


A Kalibaru, pas très loin du cratère de l’Ijen, nous passons une nuit à la plantation Margo Utomo. Le complexe semble luxueux mais reste très abordable.

La végétation tropicale y est abondante et il existe la possibilité de faire une visite guidée de la plantation. Ça tombe bien car nous voudrions montrer à Victor et Arthur comment se présentent certains produits exotiques à l’état naturel, avant d’atterrir dans leur assiette en France.

Notre guide, aussi souriante que tous les indonésiens que nous rencontrerons pendant un mois, nous explique et nous montre comment on cultive le café, le cacao, la muscade, la vanille etc. Elle nous fait tout sentir, voire goûter quand c’est possible.

Ainsi, lorsqu’elle fait sentir la cannelle à Arthur les yeux fermés sans lui dire ce que c’est, il fait immédiatement une association d’idée : « Mmmh, ça sent le gâteau » !

Puis un employé fait l’admiration des enfants en grimpant aux cocotiers à mains et pieds nus, aussi facilement que si c’était un escalier, pour cueillir quelques noix de coco.

Ensuite, la guide nous montre du teck… sous forme d’arbre. Ben oui, nous n’en avions jamais vu que sous forme de tables et de chaises de jardin jusque là.

Elle cisaille également l’écorce d’un hévéa, le fameux « arbre à caoutchouc » : les enfants sont subjugués par cette substance laiteuse qui se transforme en quelques secondes en latex.

Nous terminons la visite par le four au-dessus duquel bout du jus de coco, auquel nous avons le droit de goûter et qui s’avère un pur régal.

Bref, une superbe petite leçon de choses que cette visite guidée, parfaitement adaptée aux enfants mais aussi aux adultes.

 


Merci à Géo.fr, qui a sélectionné les images de cet article sur les mineurs de l’Ijen afin d’illustrer sa page Facebook.


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FLORES ET LE PARC MARIN DE KOMODO


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Après avoir admiré les merveilles de Java, nous nous dirigeons vers l’île de Flores et le parc marin de Komodo : ce dernier vient s’ajouter à la liste des sites indonésiens classés par l’UNESCO au patrimoine de l’humanité.

Il est situé dans le fameux « triangle de corail », considéré par les biologistes marins comme l’épicentre de la vie sous-marine sur notre planète. En d’autres termes, les fonds sous-marins sont ici d’une beauté et d’une richesse exceptionnelles.

La plupart des îles de ce parc sont soit désertes et paradisiaques, soit habitées par des pêcheurs vivant dans de petits villages sur pilotis. Mais quelques-unes d’entre elles abritent aussi les fameux « dragons » de Komodo, ces varans géants carnivores uniques au monde.

Pour visiter tous ces sites, nous avons fait une croisière de rêve sur un petit bateau typique, avant de terminer notre visite de la région par l’île de Flores, qui borde le parc de Komodo.


LA CROISIÈRE


En provenance de Bali, nous atterrissons sur le petit aéroport de Labuan Bajo, sur Flores. Nous ne faisons que transiter par cette île dans un premier temps, puisque nous reviendrons la visiter dans quelques jours.

Nous nous retrouvons vite, tous les quatre, sur un bateau traditionnel. Il mesure vingt mètres de long et trois de large, avec un équipage de quatre personnes adorables de bout en bout : Sofyan le capitaine, Juna le cuisinier, Yon le mousse et Kevin le mécano.

Pour ne rien gâter, la nourriture est simple mais succulente, et ça nous fait tellement de bien de manger enfin autre chose que du Nasi Goreng, après une semaine de ce menu quasi-unique sur Java et Bali.

Parc marin de Komodo, la croisière

Au moment d’appareiller, le ciel est étonnemment noir et n’incite pas à l’optimisme.

Ça tombe mal car nous n’avons qu’une envie : jeter l’ancre à proximité d’une petite île déserte afin d’aller piquer une tête dans ses eaux tièdes et translucides. Heureusement, les nuages vont disparaître aussi vite qu’ils sont arrivés et nous allons pouvoir profiter de ce sublime parc marin.

Le premier soir, nous aurons la chance de vivre une expérience inattendue. Le bateau s’arrête tout d’abord à quelques encablures d’un îlot d’apparence anodine : il est entièrement recouvert d’une mangrove inextricable et ne dépasse pas les cent mètres de long.

Au fur et à mesure que le soleil se couche, de petits cris s’échappent de la végétation. Ils deviennent de plus en plus forts, jusqu’à ce qu’un volatile s’extirpe de la mangrove. C’est ce que les locaux appellent un « renard volant ». Un deuxième le suit, puis un troisième et ainsi de suite.

Il s’agit de chauve-souris géantes de 1,50 mètre d’envergure, qui survolent toutes notre bateau à grands cris pour aller passer la nuit sur une autre île. Elles sont finalement des milliers et des milliers à suivre inlassablement ce chemin pendant plus d’une heure. Comme tous les jours, elles reviendront le lendemain matin juste avant l’aube, et ainsi de suite…

La croisière se poursuit et nous enchaînons les levers et les couchers du soleil depuis le bateau, à un rythme des plus paisibles.

Le bateau termine sa nuit au mouillage

Pendant ces trois jours, nous croiserons brièvement un couple de dauphins, et nous observerons une dizaine de tortues, souvent de très près.

Ce parc marin est un pur joyau et Victor et Arthur, qui ne se séparent plus de leur masque, sont heureux comme des poissons dans l’eau.

 


LES PETITS VILLAGES DE PÊCHEURS


Mais le programme de cette délicieuse croisière ne se va pas se cantonner à des baignades. Car ici, toutes les îles ne sont pas forcément désertes, et nous avons prévu de nous rendre sur celles qui abritent de petits villages de pêcheurs, afin d’en rencontrer les habitants.

C’est ainsi que nous accostons sur le fragile ponton de l’une d’entre elles.

Les villages de pêcheurs

Nous nous sentons d’emblée gênés au vu de l’extrême pauvreté qui règne là.

Les villages de pêcheurs

Mais les habitants vont vite nous faire changer d’avis. Sofyan, le capitaine de notre bateau, nous guide entre les « maisons » sur pilotis (en général de frêles amas de bois et de tôles) et très vite, nous devenons malgré nous l’attraction du jour. Nous nous arrêtons devant chaque maison – une petite cinquantaine – pour en saluer chaque habitant. Sofyan fait office pour l’occasion de traducteur, en anglais, et tous les habitants nous parlent avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Les villages de pêcheurs

La première question que chacun d’entre eux nous pose consiste à savoir d’où nous venons. Nous répondons inlassablement que nous sommes français. Puis nous discutons avec eux de tout et de rien.

L’ambiance est d’une grande simplicité, et l’extrême gentillesse des habitants s’avère déconcertante. Du coup, nous n’avançons pas très vite car nous nous attardons devant chaque maison.

Les villages de pêcheurs
Petite sieste entre deux cases

Si nous avons besoin de Sofyan pour nous traduire en anglais le Manggarai Barat, la langue locale, Victor et Arthur communiquent beaucoup plus facilement avec les enfants du village grâce à une langue universelle : le foot.

Ils se sont très vite fait mettre le grappin dessus par les enfants de l’île et jouent au milieu du village avec un ballon de fortune, fabriqué en petits morceaux d’écorces souples. Les habitants forment un cercle autour d’eux, tout le village semble réuni là et chaque visage arbore un grand sourire.

Rarement au cours de nos voyages nous avons rencontré des habitants aussi souriants qu’ici.

Les villages de pêcheurs
Devant l’école du village

Au cours de cette croisière, nous accosterons sur deux autres îles de pêcheurs, Komodo et Rinca. Elles sont sensiblement plus grandes et visiblement beaucoup plus habituées à recevoir des occidentaux. Résultat, l’accueil y est nettement moins chaleureux.

Les villages de pêcheurs
Komodo


LES DRAGONS DE KOMODO


Ces varans géants, qui sont les plus grands lézards de la planète, sont carnivores. Les singes qui pullulent dans ce coin hostile font bien partie de leur menu, mais les dragons sont surtout capables de s’attaquer à du gibier bien plus gros : des cerfs et des buffles.

Rinca


DES PRÉDATEURS AU SOMMET DE LA CHAÎNE

La salive de ces énormes reptiles est une concentration phénoménale de bactéries, proche du venin. Ainsi, quand ils infligent à leur proie une petite morsure d’apparence anodine, leur victime agonise pendant plusieurs jours avant de mourir.

La langue fourchue des varans, qui conduit leur sens olfactif, leur permet alors de sentir l’odeur de la charogne de loin. Grâce à elle, ils n’ont plus qu’à se laisser guider pour se régaler.

Mais surtout, ces reptiles sont de véritables machines de guerre : atteignant parfois les quatre mètres de long, ils courent jusqu’à 25 km/h en pointe, savent nager et peuvent grimper aux arbres. Bref, difficile de leur échapper, et les attaques sur les humains ont beau être rarissimes (deux seulement contre des touristes depuis 1974), mieux vaut se méfier.

Enfin, leur voracité est telle que lorsqu’ils mangent une chèvre, ils n’en laissent pas une miette : ni le crâne, ni même les cornes.

Dragon de Komodo, Rinca

La balade avec un guide officiel est donc obligatoire. Ce qui surprend d’emblée, c’est qu’il n’est armé que d’un simple bâton fourchu. Cela suffit, paraît-il, à repousser un dragon qui s’approcherait d’un peu trop près…

A peine arrivés sur l’île de Rinca, nous rencontrons notre guide. Il nous donne immédiatement quelques consignes élémentaires de sécurité, et la première d’entre elles n’est pas vraiment celle à laquelle nous nous attendions : il nous explique en effet que dans la forêt que nous allons traverser, il faudra se méfier avant tout… des serpents ! Certains mordent pour inoculer leur venin, tandis que d’autres le crachent. Charmante, décidément, cette petite balade qui nous attend.

Puis le guide insiste sur la distance minimale à respecter par rapport aux dragons : jamais moins de cinq mètres. Enfin, il nous demande de ne surtout pas nous éloigner de lui, par sécurité. Mais franchement, il n’avait pas besoin de le préciser car avec toutes ces infos sur la faune qui nous cerne, nous avions bien l’intention de lui coller aux basques.


EXPÉDITION EN TERRITOIRE HOSTILE

A peine partis, le premier dragon que nous rencontrons à proximité du baraquement des guides est un juvénile : « seulement » deux mètres de long.

Dragon de Komodo, Rinca

Au moment de nous aventurer dans la forêt à la recherche de dragons adultes dans leur milieu naturel, j’avoue être le seul de la famille à ne pas être rassuré. J’en aurais presque un peu honte mais bon, en tant que père et mari qui a sa fierté, je fais comme si de rien n’était.

Et après cinq minutes de marche à peine, nous nous retrouvons nez-à-naseaux avec deux dragons qui viennent de s’accoupler à proximité de leur nid (un grand trou en forme de L dans le sol). Ils sont plus ou moins enlacés et semblent savourer le moment, à tel point que ces monstres nous paraîtraient presque attendrissants. Nous sommes à cinq mètres d’eux à peine et la scène, qui nous rappelle tout de suite un accouplement de lions auquel nous avions assisté en Tanzanie, nous paraît assez surréaliste.

A dix mètres de là, un troisième varan, un gros mâle, rôde. Le guide nous explique que les deux mâles se sont battus pour obtenir les faveurs de la femelle et que le vaincu – celui qui est à l’écart – n’a peut-être pas encore dit son dernier mot.

Dragon de Komodo, Rinca

Et en effet, il fait alors un grand détour d’une cinquantaine de mètres pour se faire oublier, avant de fondre sur son rival ainsi que la femelle à laquelle il n’a toujours pas renoncé. Arrivé à deux mètres d’eux, il pousse un espèce de soufflement sourd qui nous fait sursauter. Le guide se précipite sur nous, nous fait reculer de quelques mètres et fait écran entre les dragons et nous.

L’autre mâle ne se laisse pas faire et met à nouveau l’assaillant en fuite, tout en s’agrippant de plus belle à sa conquête. Impressionnant.

Dragons de Komodo, Rinca


UN DERNIER POUR LA ROUTE

Pourtant, nous ne sommes pas au bout de nos émotions. Car sur le chemin du retour, à cinq petites minutes de marche du bateau par lequel nous sommes arrivés sur l’île, nous croisons un autre guide qui attend là en compagnie d’une bonne dizaine de touristes. Ils viennent d’arriver en bateau eux aussi et par sécurité, ils n’ont pas le droit d’aller plus loin car ils sont trop nombreux pour un seul guide.

Le nôtre nous demande alors si cela nous dérange de rentrer tout seuls au bateau par le chemin, pour qu’il puisse aider son collègue à prendre en charge ce groupe de visiteurs. Il nous assure qu’il n’y a plus aucun danger et nous acceptons donc, bien que n’étant pas complètement rassurés.

Et évidemment, à mi-chemin, alors que nous tentons de faire accélérer Victor et Arthur qui flânent, un craquement de branches nous fait craindre une sale rencontre. Il provient de la mangrove située en léger contrebas du chemin. C’est encore un dragon, certes juvénile mais qui mesure deux bons mètres de long quand même. Il a beau ne prêter aucune attention à notre présence, nous prenons notre courage à deux mains… et fuyons immédiatement en direction du bateau. Où nous arrivons deux minutes plus tard sans encombre pour reprendre la mer.

Parc marin de Komodo
Rinca, bateau de plongeurs

 

 


L’ÎLE PARADISIAQUE DE KANAWA


En plein parc marin de Komodo se trouve la petite île de Kanawa. Longue d’un kilomètre à peine, elle ne compte que dix-neuf bungalows doubles et un petit restaurant. Plusieurs mois avant notre périple en Indonésie, les infos sur cette île, glanées sur le web, nous faisaient rêver. Un mois à l’avance, nous avons donc réservé deux bungalows doubles, posés sur la plage.

Kanawa
Recto…
Kanawa
… et verso

 


UNE ÎLE DE RÊVE AU MILIEU DE NULLE PART

Pourtant, il y avait quelques avis négatifs sur la toile. Alors Kanawa, île de rêve ou de galère ?

Pour les citadins invétérés, cette île est une punition, imaginez plutôt : il n’y a pas de voitures, pas de pollution et pas de bruit ; il n’y pas non plus d’eau courante (un peu d’eau douce est acheminée chaque jour par bateau, pour une consommation quotidienne limitée à cinquante litres par personne) ; et il n’y a pas plus d’électricité (un modeste groupe électrogène assure un peu de courant de 19h00 à 23h00) ; mais surtout, affront suprême par les temps qui courent, il n’y a ni réseau pour les téléphones portables, ni liaison internet.

Kanawa

Bref, le rêve pour moi mais la purge pour Marie. Au final, elle se rendra compte au bout d’une semaine passée là-bas que pour la première fois depuis des années, elle a enfin réussi à se déconnecter du boulot. En tant que journaliste, elle a besoin d’être en permanence au fait de l’actu. Mais sur Kanawa, elle s’est trouvée coupée du reste du monde l’espace de sept jours. Elle n’aurait pas cru cela possible mais au final, elle s’est reposée comme jamais.

Parc marin de Komodo, Kanawa
Kanawa : bateaux traditionnels au mouillage

Kanawa semble donc faite uniquement pour deux choses : se reposer et en prendre plein les yeux. L’eau tiède invite à la baignade permanente.

KanawaLe récif est superbe et dans moins de deux mètres d’eau, on peut observer une faune incroyable au milieu de coraux préservés : raies, tortues, requins pointe noire et évidemment tous les poissons multicolores habituels sous ces latitudes.

Kanawa, requin pointe noire juvénile
Requin pointe noire juvénile vu depuis le ponton

La plage est agréable, il n’y a pas d’invasion touristique et les levers et couchers de soleil nous régalent tous les jours.

Kanawa

Kanawa

Kanawa


ARTHUR FACE AU REQUIN

Dès notre arrivée sur l’île, plusieurs personnes nous informent qu’au bout de la plage existe un petit spot à tortues et à requins pointe noire, dans moins de deux mètres d’eau. Victor, Arthur et moi n’avons dès lors plus qu’une idée en tête : nager à leur rencontre avec palmes, masque et tuba.

Nous tentons notre chance plusieurs fois et c’est notre troisième tentative (hélas sans Victor, resté cette fois-là sur la plage) qui sera la bonne.

Après à peine cinq minutes de palmage, nous apercevons une première tortue de loin. Puis très vite une deuxième, que nous parvenons à approcher sans la déranger. Après une minute d’observation, elle disparaît tranquillement dans les profondeurs au-delà du tombant.

Kanawa, tortue

Mais une poignée de secondes plus tard, c’est le moment tant espéré : un requin pointe noire, fin et racé, apparaît à sept ou huit mètres de nous à peine. Il n’atteint pas les deux mètres de long mais Arthur est en extase : son vieux rêve de plonger avec des requins est enfin en train de se réaliser.

Pour moi aussi le moment est exceptionnel. J’ai déjà plongé avec des requins de récifs, mais partager avec mon fils de 8 ans cet instant dont il rêve si fort depuis si longtemps est un moment intense pour moi. Du coup, mes yeux sont plus rivés sur Arthur en extase que sur le squale : le premier nage en direction du second pour essayer de mieux l’observer, tandis que le requin, plutôt craintif, finit par nous contourner.

Nous n’avons pas le temps de nous remettre de cette rencontre mémorable que nous nous retrouvons nez-à-nez avec une troisième tortue. Elle est en train de se nourrir, posée sur les coraux à deux petits mètres de profondeur. Arthur enchaîne les apnées et s’en approche à cinquante centimètres mais sans jamais la toucher pour ne pas la perturber, comme je le lui ai appris.

Nous savourons pleinement ce moment qui dure cinq bonnes minutes avant de retourner à la plage.

Kanawa

Arthur gardera des images de cette plongée plein la tête, moi aussi. Nous retournerons sur ce petit spot le lendemain avec Victor mais sans revoir de Pointe Noire. En revanche, nous pourrons observer encore une fois une belle tortue.

Kanawa
Le départ de Kanawa

 


FLORES : L’INDONÉSIE AUTHENTIQUE


Située à six cents kilomètres à l’est de Bali et méconnue, Florès est une île verdoyante, constellée de volcans et peu peuplée. Elle a tout pour plaire aux amoureux de la nature en recherche d’authenticité : c’est pour ça que nous l’avons choisie.

Quelques jours plus tôt sur Java, nous avions vu un volcan en éruption, le Raung. Nous ne le savions pas encore mais il allait interrompre le trafic aérien indonésien au cours des semaines suivantes, bloquant à Bali (et à l’étranger pour tous ceux qui devaient arriver) plusieurs dizaines de milliers de touristes du monde entier. Je l’avais alors photographié au tout début de son éruption de cendres.

Le Raung en éruption

Ce que nous ne savions pas à ce moment-là, c’est qu’une semaine plus tard, après notre croisière nous serions bloqués à notre tour à l’aéroport de Labuan Bajo ! Nous avions prévu un vol court vers Ende, dans le centre de l’île mais c’est impossible : tous les vols de Labuan Bajo sont annulés à cause du Raung.

La plage de Labuan Bajo

Il faut donc improviser de nouvelles visites mais l’avantage avec l’Indonésie, c’est qu’il y a toujours de beaux endroits à découvrir, où qu’on se trouve. Pour les trois jours que nous avons à tuer, nous décidons de faire une incursion dans l’arrière-pays afin de rencontrer l’ethnie locale : les Manggaraï Barat.

Nous faisons donc la route vers le village de Lembor avec un jeune du coin, qui nous conduit dans sa voiture. Il est fier de nous faire découvrir son beau pays et nous arrête dans les meilleurs endroits.

Chez les Manggarai Barat, vers Lembor

Nous vagabondons ainsi de plage en village, en passant par des rizières. Le rythme est paisible, les gens rencontrés aussi.

Chez les Manggarai Barat, vers Lembor

Arrivés à Lembor, nous trouvons un hébergement sommaire chez l’habitant. La maîtresse de maison est adorable et on voit qu’elle a fait de gros efforts sur le nettoyage des pièces. Bien que nos deux chambres soient les plus nettes de la maison et sans doute même du village, nous ne partageons pas vraiment les même critères de propreté.

Chez les Manggarai Barat à Lembor
Chez l’habitant à Lembor

Il n’y a évidemment pas d’eau courante. Dans les toilettes, une poubelle est remplie d’eau qu’il faut verser dans le WC à la turque, à l’aide d’une louche en guise de chasse. Mais cette eau sert aussi à faire sa toilette. Évidemment, comme toujours dans ce genre d’endroits, c’est l’eau de nos bouteilles que nous utiliserons pour faire une toilette de chat, histoire de ne pas attraper la tourista.

Chez les Manggarai Barat à Lembor

Dans ces deux chambres, tout a été nettoyé mais tout est sale quand même ! Pourtant, nous sommes heureux d’être là, chez des gens extrêmement gentils. Ça nous permet aussi d’emmener Victor et Arthur dans un bout du monde très éloigné des standards auxquels ils sont habitués, et de leur faire prendre conscience du confort dans lequel nous avons finalement la chance de vivre au quotidien.

Comme dans le petit village de pêcheurs où nous étions quelques jours plus tôt, Victor et Arthur jouent au foot avec les enfants du coin avant d’aller se coucher. L’état des draps nous fait vite comprendre que nous ne sommes pas les premiers à dormir dedans, ni sans doute les derniers, aussi ne regrettons-nous pas d’avoir emmené nos sacs à viande. La chaleur moite et les bestioles qui pullulent rendent la nuit assez longue.

Au petit matin, nous quittons nos hôtes pour nous rendre au marché local, perdu au fond du village.

Tous les stands sont installés sur de petits pilotis pour parer aux fortes chutes d’eau en saison des pluies. En-dessous circule parfois un rat ou deux.

Chez les Manggarai Barat, le marché de Lembor

Nous nous arrêtons à chaque stand pour engager la conversation comme nous pouvons. Les gens sont tous incroyablement souriants.

Chez les Manggarai Barat, le marché de Lembor

Alors que nous discutons depuis quelques minutes avec deux femmes, elles s’approchent lentement de Victor et Arthur, puis finissent par toucher et malaxer leurs cheveux, dont la blondeur et la finesse semblent les fasciner. A l’évidence, elles n’ont pas l’habitude de voir des occidentaux.

Notre peau blanche les subjugue particulièrement puisque, tout en discutant, elles ne peuvent pas s’empêcher de frotter, doucement mais dans tous les sens, les bras blancs de nos fistons. La scène dure plusieurs minutes. Leur sourire rayonne tandis que les enfants se demandent vraiment ce qui se passe.

Chez les Manggarai Barat, le marché de Lembor

En partant, nous essayons d’acheter quelques bananes pour Victor et Arthur en guise de goûter, mais la dame tient à nous vendre le régime entier. Qu’importe, nous les distribuons à tous les enfants que nous croisons et qui, de toute évidence, ne connaissent pas l’existence du mot obésité. Ils nous remercient à coups de grands sourires. Ils sont ravis, nous aussi.

Nous prenons alors la route du retour vers Labuan Bajo, en espérant que le trafic aérien aura repris là-bas…


  • Résumé vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l’Indonésie dans toute sa splendeur…

 


Mai 2017 : un touriste attaqué par un dragon de Komodo


;INFOS PRATIQUES


 

Comment économiser 3200 euros ?…

Bon, avant de lister toutes les infos pratiques (ci-dessous) que nous avons recueillies sur place, je voudrais raconter la mésaventure qui nous est arrivée au départ de France, en espérant qu’elle pourra être utile à d’autres…

Au moment de partir, notre vol Air France Bordeaux-Paris est retardé. Pas grave, j’ai prévu 6 heures de battement à Roissy pour la correspondance, alors que j’avais la possibilité de réserver un vol avec seulement 2 heures d’escale. J’ai donc été prévoyant pour une fois en anticipant les impondérables et sur le moment, je m’en réjouis.

Pourtant, Air France va vite nous faire déchanter : ils nous informent que notre avion pour Paris est retardé parce qu’il n’a presque plus de freins (elle est pas bonne celle-là ?) et qu’il ne décollera donc pas aujourd’hui ! Heureusement, il y a de la place dans l’avion suivant  : prévu une heure plus tard seulement, il nous convient parfaitement pour attraper notre correspondance à Roissy. Mais Air France refuse catégoriquement de nous y faire entrer, au motif que nos bagages ont déjà été enregistrés dans leur « avion sans freins ».

Je négocie tout ce que je peux car notre périple familial d’un mois, onéreux et préparé depuis 8 mois, est en train de tomber à l’eau. Mais il s’avère plus facile de discuter avec un mur qu’avec Air France. Notamment, je leur demande à partir sans nos bagages, que mon beau-père peut récupérer tout de suite à notre place, car nous avons le plus important sur nous (passeports, argent, appareils photos etc.) et nous achèterons donc quelques fringues en Indonésie : mais c’est compter sans la flexibilité légendaire d’Air France, qui nous oppose un nouveau refus catégorique : ils exigent que nous récupérions nos bagages nous-mêmes.

Résignés, nous finissons donc par regarder de loin l’avion s’envoler, et nos derniers espoirs avec. Puis nous allons récupérer nos sacs à dos. Mais là, après une demi-heure de recherches vaines, Air France finit par nous informer qu’ils ont égaré nos sacs ! Je résume donc : Air France nous a empêchés de prendre un avion au motif que nous devions absolument récupérer nos sacs en personnes pour des raisons de sécurité, mais lorsque nous allons les chercher, Air France nous répond qu’ils ont disparu ! Vous avez dit « sécurité » ? Si nous avions le cœur à rire, nous nous esclafferions sans doute mais là, ce n’est pas vraiment le premier sentiment qui nous assaille. Nous apercevrons enfin nos sacs une trentaine de minutes plus tard, par hasard, abandonnés au beau milieu d’une autre salle où ils n’ont rien à faire et sans la moindre surveillance, à la merci du premier venu. Sans commentaire…

Nous nous retrouvons donc dans un autre avion qui atterrira finalement à… Orly et non plus Roissy comme prévu, 5 heures plus tard. L’espoir faisant vivre, nous tentons le tout pour le tout pour nous téléporter à Roissy. Mais nous comprenons vite que notre Paris-Doha-Jakarta fait partie des nombreux avions qui passent au-dessus de nos têtes, alors que nous sommes coincés dans les embouteillages parisiens.

Entre-temps, nous avons réussi à joindre par téléphone Qatar Airways, qui a accepté de modifier nos billets pour Jakarta, en nous parachutant sur le vol du lendemain (nous sommes 4 et il reste 5 places), moyennant la modique somme de… 3200 euros de frais !!! Les vacances n’ont pas encore commencé qu’elles virent déjà au cauchemar. Nous décidons de réunir la somme comme nous pouvons en nous disant qu’après cette saignée, nous aurons au moins la « chance » de vivre enfin un mois magnifique en Indonésie qui nous fera oublier ce calvaire, alors que si nous ne partons pas, nous allons certes économiser 3200 euros mais nous allons passer des vacances abominables en nous torturant l’estomac et l’esprit en permanence, puisque ça fait 8 mois que nous rêvons de ces vacances. A l’agonie moralement, nous vidons donc notre portefeuille pour valider la coûteuse modification de nos billets. Tant que nous y sommes, nous en profitons pour débourser une nuit d’hôtel non prévue en banlieue parisienne, puisqu’il faut bien dormir quelque part. Le lendemain heureusement tout finira par rentrer dans l’ordre, car les vols suivants se dérouleront normalement.

Si je raconte ici cette anecdote, c’est pour rappeler qu’il est toujours plus prudent de prendre ses billets d’avion avec une seule et même compagnie, même si ça revient un peu plus cher : car dans ce cas, si le premier vol est annulé ou retardé de sorte à faire rater la correspondance qui suit, la compagnie est obligée de se débrouiller pour trouver une solution alternative, sans le moindre surcoût. Alors que si on a pris ses billets avec plusieurs compagnies différentes, la seconde n’assumera jamais les manquements de la première, et finalement la première non plus. Les quelques économies que l’on peut faire en réservant des billets sur plusieurs compagnies différentes, sont ridicules comparées au surcoût que cela peut engendrer si l’on rate la correspondance.

A notre grand étonnement, les vols intérieurs que nous prendrons en Indonésie avec la Garuda seront tous d’une ponctualité incroyable : les décollages et atterrissages seront tous à l’heure à la minute près ! Ou comment la petite compagnie indonésienne dame le pion à notre Air France nationale…

Pour enfoncer le clou, j’ajoute que nous avons vécu la même mésaventure en allant au Nicaragua il y a quelques mois ! A ceci près que nous avions bien retenu la leçon en réservant cette fois tous nos billets avec la même compagnie : Iberia (Bordeaux-Madrid-San Jose-Managua). Ainsi, si nous sommes finalement arrivés au Nica avec 24 heures de retard, au moins ça nous a coûté zéro euro de surcoût cette fois-ci.

Conclusion : si vous souhaitez passer un vol sans encombres… ne prenez jamais le même avion que nous 😉


Voilà, passons aux INFOS PRATIQUES


TRANSPORTS


Au fil du séjour, nous avons pris successivement l’avion, le train, le tuk-tuk, la voiture, le bus et le bateau.

  • L’avion : à défaut d’être rentable financièrement, il permet un gain de temps considérable. C’est pour ça que nous l’avons utilisé à plusieurs reprises : nous avons pris un aller simple Jakarta-Yogyakarta et un A/R Denpasar-Labuan Bajo, sans oublier l’aller simple Labuan Bajo – Ende qui a été annulé à cause de l’éruption du Raung. Si on manque de temps et si on peut se le permettre financièrement, c’est un moyen de transport efficace.
  • Le train : nous l’avons pris sur Java de Solo à Malang (durée 6h00), mais beaucoup le prennent depuis Yogyakarta après avoir visité les temples, et jusqu’à Probolinggo, près du Bromo : la durée excède alors les 10h00. Le trajet est agréable et permet de se reposer. Celui que nous avons pris de journée était à moitié vide en plein mois de juillet.
  • Le tuk-tuk : pour les trajets courts en ville. Nous en avons usé et abusé à Solo et il s’est avéré très pratique. Seul inconvénient  : on a parfois l’impression que les voitures qui nous frôlent  à vive allure vont nous couper en deux…
  • La voiture : nous n’en avons pas loué et nous n’avons pas conduit en Indonésie, mais nous avons régulièrement cherché et trouvé des chauffeurs un peu partout qui se proposaient de nous emmener où nous voulions, sur un ou plusieurs jours. Nous négociions toujours le tarif ainsi que les différentes modalités avant le départ (prendre en charge, ou pas, les repas et/ou l’hébergement du chauffeur par exemple). Et sur le trajet Malang-Banyuwangi en deux jours et demi, nous avons payé à Slamet notre chauffeur le prix d’une journée supplémentaire pour son retour chez lui. Le prix : 750.000 rp par jour (x 3,5 jours donc) ; le prix un peu élevé était dû au fait que nous avions réservé ses services depuis la France par l’intermédiaire d’une amie qui nous l’avait chaudement recommandé. Avec tous les autres chauffeurs, nous avons par la suite toujours payé moins cher que ce tarif. En cas de location de voiture, il faut être très vigilant car les accidents sont fréquents et la règle qui s’applique souvent est celle selon laquelle celui qui paie est celui… qui a l’argent ! Donc en général : l’occidental. C’est un peu caricatural bien sûr, mais beaucoup de voyageurs le constatent régulièrement à leurs dépens. Enfin, attention à la conduite à gauche.
  • Le bus : nous avons pris le fameux bus « express » de Ketapang (extrémité est de Java) à Denpasar (centre de Bali). Le trajet a duré trois heures avec une conduite pour le moins sportive (heureusement que les voitures d’en face se poussaient quand notre bus leur arrivait dessus…). La traversée en bateau entre les deux îles était incluse. Un moyen de transport très efficace en temps.
  • Le bateau : outre la croisière dans le parc de Komodo, nous avons donc fait la rapide traversée entre Java et Bali.

 



JAVA


 

L’IJEN

→ Hébergement à Banyuwangi : Ketapang Indah Hotel

  • Le prix : de 25 à 45 euros. Nous avons payé 37 euros/nuit la chambre double, petit déjeuner inclus. Jolie piscine face à la mer. Organisation du transfert à l’Ijen par la réception. Adresse : Jl Gatot Subroto km 6, Indonesia 68421. +62 333 422280

 

Descendre au fond du cratère de l’Ijen

Une fois le sommet atteint, la descente au fond du cratère est à faire absolument car le paysage semble irréel. Il faut néanmoins savoir que le chemin pour descendre (quinze minutes) puis remonter (trente minutes) est escarpé.

  • Se faire guider au fond du cratère – On peut descendre au fond du cratère tout seul. Il suffit pour cela de bien regarder le chemin par lequel passent les mineurs. Néanmoins, il est fortement conseillé de demander à l’un d’entre eux de faire le guide. Les quelques euros que ça nous coûte représentent des heures, voire quelques jours de salaire pour eux. Il suffit de convenir du prix ensemble au moment de partir. Ils posent alors par terre leur panier double rempli de soufre et redescendent au fond du cratère en nous guidant.
  • Prévoir un masque – La fumée de soufre, qui part dans toutes les directions au gré du vent, peut s’avérer incommodante : il faut donc prévoir dans ses bagages des petits masques à peinture. Ce n’est pas la panacée mais ça préserve un peu les poumons. Également, le summum est le vrai masque que louent certains mineurs pour pas cher : il comporte un filtre qui ne laisse en principe rien passer.
  • Photos des mineurs – Les « photos volées », ici encore plus qu’ailleurs, sont à proscrire. Les mineurs sont souvent d’accord pour se faire saisir le portrait. Aucun d’entre eux ne m’a jamais demandé quoi que ce soit en échange, mais j’ai toujours donné un billet, c’est la pratique dans ce volcan. Ici ou ailleurs, je demande toujours l’autorisation de prendre les gens en photo mais je ne donne jamais rien en échange. Là, au vu de leurs conditions de travail, je n’ai pas hésité une seconde.
  • Visites de nuit – Pour les plus courageux, il y a la possibilité de se rendre sur place au milieu de la nuit. Le but ? Observer de nuit, au fond du cratère, le soufre jaillir de terre un peu partout sous la forme d’une multitude de flammes d’un bleu métallique qui est paraît-il impressionnant.


LE BROMO

L’avantage de loger sur place est double : non seulement cela permet de se lever un peu plus tard au moment d’aller admirer le lever du soleil sur le Bromo, mais surtout, les hôtels du site bénéficient d’une situation exceptionnelle sur le rebord de la caldeira, face aux volcans.

Depuis la terrasse des chambres, on a ainsi une vue incroyable sur les volcans. Mais il vaut mieux réserver ces chambres à l’avance et idéalement, en demander une située en première ligne.

Concernant la nuit, la réputation de grand froid dont jouit le site n’est pas usurpée car les nuits peuvent être glaciales : alors qu’il fait si chaud le jour, les trois couches de couvertures fournies par l’hôtel, auxquelles nous avions ajouté nos propres duvets, ont à peine suffi à nous tenir au tiède.

Apparemment, certains hôtels sont avares en couvertures, il est donc fortement conseillé de s’en procurer avant l’arrivée de la nuit.

Hébergement : le Bromo Permai Hotel

  • Le prix : à partir de 30 euros.
  • Réserver tôt Nous avons payé assez cher, 53 euros/nuit la chambre double, petit déjeuner inclus, car nous avions réservé un peu tard : certains hôtels étaient déjà complets et dans celui-là, les chambres les moins chères étaient déjà toutes réservées.

Adresse : JL Cemorolawang – Ngadisari – Bromo Probolinggo 67254. Tél : +62335541021

→ Restauration – Outre la cuisine des hôtels, à deux pas de là on peut dîner dans un warung, l’un de ces minuscules restos locaux où l’on mange une cuisine simple mais plutôt bonne, et où l’on peut rencontrer des gens du coin qui ne demandent qu’à discuter. Il suffit de sortir de l’enceinte des hôtels pour en trouver un.

Bon à savoir : visite du Bromo – Si la vue sur le Bromo et les volcans voisins est féérique au lever du soleil, elle est un peu gâchée par la foule nombreuse qui se presse dans la zone aménagée d’où l’observation a lieu. Il y a une alternative consistant à s’arrêter un peu en contrebas et à traverser le peu de végétation qu’il y a là, pour se retrouver à peu près seul face aux volcans. En cas de doutes, on peut demander à l’hôtel ou au chauffeur de nous indiquer ces endroits-là.

 


BOROBUDUR

Pour assister au lever du soleil depuis le sommet de Borobudur, il faut avoir passé la nuit dans l’un des deux hôtels situés dans son enceinte : l’un est assez luxueux, l’autre est… hors de prix ! Certes, ce principe mercantile n’est pas des plus plaisants mais le spectacle en vaut tellement la peine qu’il ne faut pas hésiter à le faire si on peut se le permettre.

Hébergement : le Manohara Hotel

→ Le prix : à partir de 100 euros. Nous avons payé 67 euros/nuit la chambre pour deux, petit déjeuner inclus mais depuis, les prix n’ont cessé d’augmenter. Le prix du ticket d’entrée au temple, situé à moins de cinq minutes de marche, est compris dans celui de la chambre.

Adresse : Komplek Taman Visata – Ji Badrawati – Borobudur, central Java, 56553. +62 293 788131

Borobudur, Manohara hotel
Les jardins du Manohara hotel, à deux pas de l’entrée du temple de Borobudur

Autrement, il y a toujours la possibilité d’arriver dès l’ouverture du temple au grand public, à 9h00. La lumière continue un peu d’enjoliver le temple et le gros de la foule n’est pas encore arrivé. Mais l’aube est tellement unique en ce lieu sacré, face aux volcans…

Le temple de Borobudur


LA PLANTATION MARGO UTOMO

Hébergement : Margo Utomo Eco/Agro Resort (Kalibaru, Java est : à ne pas confondre avec le Margo Hill View Resort, qui fait partie du même groupe et situé non loin).

→ Le prix : 34 euros/nuit la chambre double, petit déjeuner inclus. Le jardin exotique est luxuriant et particulièrement agréable. Comble du bonheur pour les enfants : il y a une grande piscine au milieu de la végétation tropicale.

Adresse : Jl. Lap. No.10, Kalibaru Kulon, Kalibaru, Kabupaten Banyuwangi, Jawa Timur 68467. Tél +62 333 897700

Margo Utomo
La plantation Margo Utomo

→ Visite de la plantation – Il existe deux façons de faire le tour de la plantation (« Aroma tour – Spice gardens ») : la visite guidée d’une heure et celle de deux heures. Nous avons choisi celle d’une heure, qui a duré finalement presque le double grâce à la guide très disponible.

→ Restauration – Nous avons dégoté un délicieux warung sur la route qui traverse la ville (en sortant de l’enceinte de la plantation, prendre le chemin à gauche, puis tourner à droite au premier croisement ; en arrivant un peu plus loin sur la route principale qui traverse la ville, le warung est situé à une centaine de mètres à gauche). C’est délicieux et ça ne coûte qu’une poignée d’euros pour quatre repas, le patron chinois est accueillant et comme dans tous les warungs, nous y avons fait des rencontres très sympas.


QUITTER JAVA POUR BALI

A Ketapang, sur la côte est de Java, un bateau part pour Bali toutes les 30 minutes, 24h/24. La traversée dure une demi-heure environ.

→ Le bon plan : à deux pas de l’embarcadère de Ketapang, on peut aussi prendre le bus dit « express » pour Denpasar (Bali). Le billet du bateau est inclus et ce bus porte bien son nom tellement il est rapide. Durée du trajet : 3 heures en tout.

 

 



FLORES ET LE PARC MARIN DE KOMODO


 

Le petit aéroport de la ville est situé non loin de Labuan Bajo. Les hôtels viennent en général chercher gratuitement leurs clients à la descente de l’avion. Sinon, il faut prendre un taxi pour le court trajet : pas la peine de négocier le prix (modique), ils font tous payer le même tarif.


LABUAN BAJO

Hébergements :

Golo Hilltop Hotel : de 32 à 40 euros (nous avons payé 37 euros/nuit la chambre double, petit déjeuner inclus). Situé comme son nom l’indique sur une colline, il a de faux airs de luxe avec sa petite piscine et sa vue sur la baie de Labuan Bajo.

Adresse : L Binako, Labuan Bajo, Komodo, Labuan Bajo, Komodo, Flores, Nusa Tenggara Tim. 86554. Tél +62 385 41337

Piscine du Golo Hilltop hotel, vue sur la baie de Labuan Bajo

Lorsque l’éruption du Raung empêcha notre avion de décoller de Labuan Bajo, il nous fallut trouver un autre hôtel dans la ville pour la nuit suivante, le Golo Hilltop affichant alors complet. Le personnel nous emmena gratuitement en voiture chez un concurrent, bien que situé à l’autre bout de la petite ville ! Suffisamment rare pour être signalé.

C’est à la fois pour cette gentillesse des employés, pour la propreté, pour les jardins fleuris, pour la piscine ainsi que pour le bon rapport qualité-prix de cet hôtel, que c’est une excellente adresse.

Luwansa Beach Resort Hotel : de 35 à 90 euros. C’est l’hôtel que nous avons trouvé à l’arrache lorsque nous nous sommes retrouvés bloqués à Labuan Bajo, à cause de l’éruption du Raung. L’hôtel est très propre, il dispose en théorie du wi-fi (en pratique, la connexion est régulièrement interrompue). Il dispose d’une piscine qui donne sur une longue plage déserte. La zone de restauration extérieure mais couverte par un chapiteau est très agréable, ainsi que le personnel.

Adresse : Macang Tanggar, Komodo, West Manggarai Regency, Nusa Tenggara oriental. +62 385 244 3677


L’ÎLE DE KANAWA

Kanawa Beach Resort : la réservation des bungalows est désormais accessible par Tripadvisor, AgodaBooking.

Prix : à partir de 58 euros/nuit le bungalow double, selon la saison.

« Adresse » : Kanawa Island, Komodo, 86554, Indonésie. Infos hôtel : 01 57 32 46 83 – 01 57 32 43 15

Snorkeling – L’excellent spot de snorkeling à tortues et à requins pointe noire est situé à hauteur des derniers bungalows, côté gauche de la plage quand on est face à la mer. Partout ailleurs sur le récif corallien de l’île, on peut observer une multitude de poissons tropicaux : poissons-coffres, poissons chirurgiens, poissons-clowns, raies pastenagues à pois bleus etc. Il y a également, dans les herbiers jouxtant le ponton, quelques tout petits serpents marins rayés.

Plongée– Le club avec lequel nous avons plongé, Uber Scuba Komodo Dive Center, est situé à Labuan Bajo (Jala Soekarno Hatta, Komodo National Park, Labuan Bajo, Komodo, West Manggarai Regency, East Nusa Tenggara 86554). Tél : +62 813 3961 9724. Le spot cinq étoiles à raies mantas, accessible depuis Kanawa avec ce club de plongée,  s’appelle Mawan.

Restauration – Il faut savoir que Kanawa a quand même son talon d’Achille : le restaurant. La qualité est moyenne, la variété de la carte est nulle et le service est démesurément long : jamais moins de 45 minutes, même quand on est les seuls clients !

Heureusement, le resto est posé sur la plage et le joli cadre aide à patienter : on a les pieds dans l’eau et rien n’empêche d’aller piquer une tête en attendant les plats… Mais nous avons croisé plusieurs personnes particulièrement exigeantes qui n’ont pas supporté ce rythme pourtant typique des îles.

Ce resto, qui ne comporte aucune alternative pour manger (excepté celle de rejoindre Labuan Bajo située à 1h30 de bateau, sachant qu’il y a un bateau par jour…) constitue selon nous le seul inconvénient de Kanawa.

Bungalows – Nous avons également croisé quelques personnes qui pestaient contre l’état des bungalows. Alors soyons clairs : ce n’est pas le grand luxe malgré le prix, et ceux qui ont l’habitude de voyager dans des hôtels plus ou moins confortables n’y trouveront clairement pas leur compte. A l’inverse, ceux qui aiment voyager à la roots trouveront les lieux presque luxueux ! Nous, nous avons adoré.

Conclusion – Pour résumer, Kanawa est une petite merveille pour les amoureux de farniente, de baignades dans des eaux turquoise, de snorkeling, de paysages îliens et de douceur de vivre. Sur ces points-là, l’île faisait d’ailleurs l’unanimité auprès de tous ceux que nous avons rencontrés, y compris ceux qui râlaient contre le resto ou les bungalows. Simplement, il ne faut pas être trop exigeant en matière de confort et surtout de nourriture.


LEMBOR

Hébergement :

En arrivant à Lembor depuis Labuan Bajo, petit homestay après l’entrée du village sur la droite. Au niveau propreté et hygiène, les conditions sont presque identiques à celles dans lesquelles vivent les locaux.

→ Prix : 7 euros/nuit la chambre double. Très roots.

 


PARC DE KOMODO : CROISIÈRE PRIVÉE OU A FRAIS PARTAGÉS ?

Sur le port, on n’a que l’embarras du choix du bateau. Mais contrairement à beaucoup d’autres endroits dans le monde, personne ne vient harceler les voyageurs pour leur vendre ses services. Alors on peut choisir tranquillement au feeling en discutant avec les capitaines des bateaux.

Si on privatise la croisière, le prix est plus élevé mais on est alors plus autonome. Nous avons payé 350 $ pour 3 jours et 2 nuits en croisière privée.  Si on la chartérise avec d’autres voyageurs de passage, le prix baisse sensiblement. Il faut alors négocier clairement le prix à payer par chacun avant le départ, mais également le programme, afin d’éviter ensuite les mauvaises surprises. Il faut enfin se renseigner avant le départ sur les modalités telles que le couchage, les repas etc.

Mal de mer – Pour les habitués au mal de mer, une solution miracle : Nausicalm. L’essayer, c’est l’adopter ! En plus, les adeptes de l’homéopathie pourront aller consulter leur médecin pour un traitement préventif et curatif (Petroleum, Cocculus Indicus, Borax, Bryonia, Tabaccum selon les symptômes).

 


DRAGONS : KOMODO OU RINCA ?

90 % de la population de dragons vit sur Komodo et Rinca. Toutes les personnes que nous avons rencontrées en Indonésie nous ont dit la même chose : il est de plus en plus difficile d’apercevoir des dragons sur Komodo, alors que c’est très fréquent sur Rinca (pas systématique, mais très fréquent). C’est donc sur cette île qu’il vaut mieux aller pour avoir le plus de chances d’en voir.

Car même si la fréquentation de Rinca a tendance à augmenter, on ne s’y bouscule pas pour autant. On a vraiment l’impression de se trouver en pleine nature sauvage.

Rinca est aussi connue pour héberger de grosses mouches qui piquent. Nous l’avions lu et n’y avions guère prêté attention mais à peine avions-nous débarqué sur l’île que Marie se faisait piquer au niveau du pied. La piqûre de cet insecte a beau être sans danger, elle n’en est pas moins douloureuse. C’est pourquoi les visiteurs qui se rendent sur Rinca et qui, contrairement à nous, suivent les conseils qu’on leur donne, portent des pantalons et des tee-shirts manches longues…

 



BALI


Hébergements :

→ Melati View Hotel : 10 à 40 euros (nous avons payé 34 euros pour 4 tout inclus : petit déjeuner, taxes et frais de service). Situé à Kuta, non loin de l’aéroport. Ce petit hôtel, qui a été difficile à trouver, comporte une étonnante piscine intérieure, minuscule mais rafraîchissante. Le restaurant est très bon.

Adresse : Jalan Kartika Plaza, Gang Melati No. 1, Kuta, Kabupaten Badung, Bali 80361. Tél +62 361 766 656.

Radiant Hotel and Spa : 13 à 40 euros (nous avons payé 43 euros pour 4 tout inclus : petit déjeuner, taxes et frais de service). Chambres spacieuses extrêmement propres, piscine extérieure, personnel très serviable, situé à proximité de l’aéroport et de la plage (15-20 minutes à pied)… Un hôtel presque luxueux à un prix très abordable.

Adresse : Jl. Puri Grenceng No.46, Tuban, Kuta, Kabupaten Badung, Bali 80361. Tél +62 361 935 2106



 

 

→ Quelques sites internet utiles

Site de l’office du tourisme : office du tourisme Indonésie

Autres sites internet d’infos : info indonésie (en français) et Indonesia tourism (en anglais)

Épopées d’Asie est une agence de voyages qui sort des sentiers battus. Tenue par un couple franco-indonésien, elle organise des périples originaux et mémorables en Indonésie ainsi que dans une bonne partie de l’Asie.