Randonnée aux lac d’Ayous (Pyrénées) : infos pratiques

Tour des lacs d’Ayous : le tracé

Distance : 15 km.

Dénivelé : 700 m+ et 700 m-

Durée : environ 6h30 (enfin, ça dépend : les rapides mettront 5h30, ceux qui flânent 7h00 voire 8h00…).

Itinéraire détaillé

Le point de départ de cette rando accessible à tous est le parking du lac de Bious-Artigues (1416 m), à 57 km au sud de Pau et 18 km au sud de Laruns.

Depuis le parking, il faut d’abord suivre les panneaux « lacs d’Ayous » en prenant la piste carrossable qui contourne le lac par la gauche. On monte sur ce chemin en dur sous les arbres.

Puis on traverse un petit pont qui enjambe une cascade.

Au bout de 2 km, on arrive au pont de Bious (1540 m) où se situent une bifurcation et un panneau (cf. plan ci-dessus).

La bifurcation au niveau du pont de Bious : qu’on aille à droite ou à gauche, c’est le début de la boucle, qui nous ramènera ici…

Si l’on prend à droite (l’option que j’ai choisie), c’est pour faire la boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, ce qui constitue le chemin le plus court pour rejoindre le lac Gentau et son refuge (depuis ce pont, il ne reste plus que 1h45 de marche environ, +/- selon le rythme de chacun).

Si l’on prend à gauche, la distance pour rejoindre le refuge est deux fois plus longue, et le tracé montant sera sensiblement plus escarpé.

De cette bifurcation, on aperçoit déjà le pic du Midi d’Ossau (auquel les locaux ont attribué le doux surnom de  « Jean-Pierre » : lire l’article de Sud-Ouest pour en savoir plus…).

En prenant donc à droite, on quitte enfin cette piste carrossable pour poursuivre sur le GR10, qui s’enfonce dans la forêt.

Là, il suffit de suivre le sentier pour ne pas se tromper. Il monte en lacets, sort de la forêt puis y replonge brièvement. Après un passage à découvert pas très long, il se poursuit jusqu’au lac Roumassot (1845 m), situé à 4 km du point de départ.

Le lac Roumassot

Le sentier contourne ce lac par la droite et monte le long d’une cascade.

On arrive alors au lac du Miey (1914 m).

Le lac du Miey

En poursuivant sur la sente qui monte, on longe brièvement une nouvelle cascade et on arrive rapidement au lac Gentau (1965 m) puis à son refuge (1980 m).

L’arrivée au lac Gentau

Pour la suite de la rando, il y a deux possibilités : soit on fait demi-tour pour prendre en sens inverse le chemin de l’aller, soit on termine la boucle.

La première option est beaucoup plus facile physiquement (voir plus bas).

Si l’on choisit la seconde (poursuivre la boucle), le départ se fait au niveau du refuge, où il suffit de suivre les panneaux (en jaune et vert sur la photo ci-dessous).

La sente longe tout d’abord le lit du ruisseau d’alimentation du lac Gentau, puis passe à côté de quelques jolies lacquettes.

Puis après 2 km de montée, on arrive au lac Bersau (2080 m).

Le lac Bersau

En suivant le chemin qui contourne le lac Bersau par la gauche, on parvient à un col (2084 m) qui marque le point culminant de la rando. On se retrouve alors face à une sorte de molaire géante (en réalité le pic Castérau, 2227 m).

Le pic Castérau

Débute ensuite la longue descente qui va se poursuivre jusqu’à l’arrivée. On parvient assez rapidement à une petite bifurcation où il faut prendre à gauche pour continuer à descendre (si l’on prend à droite, on se dirige vers le col des Moines). On arrive alors au lac Castérau (1943 m).

Le lac Castérau

La descente se poursuit dans des amas de pierres jusqu’à la cabane de berger de la Hosse (1715 m) qui marque une bifurcation. Là, il faut prendre le chemin qui part sur la gauche. Il est beaucoup plus large que la sente précédente car il est désormais accessible aux voitures.

La vue depuis la cabane de la Hosse (tout à gauche, le chemin du retour)
Le pic Castérau

On poursuit la descente sur cette piste carrossable au milieu d’agréables paysages pastoraux.

Ce large chemin nous ramène au pont de Bious (1540 m) : rappelez-vous, c’est la bifurcation rencontrée au tout début de la rando, 2 km après le départ.

Le ruisseau ci-dessus est situé quelques centaines de mètres avant le pont de Bious

C’est ainsi qu’on se retrouve dans la forêt du tout début du parcours et qui nous ramène assez vite au parking du lac de Bious-Artigues (1416 m), point de départ et d’arrivée de la rando.


Grimper le pic de Larry (depuis le refuge d’Ayous)

Quand on longe le lac Gentau (par la droite) en direction du refuge d’Ayous, on arrive à une bifurcation qu’on ne peut pas rater et où il faut prendre à droite.

Il suffit ensuite de suivre la sente jusqu’en haut. Là, on poursuit sur le chemin de crête qui part à gauche (en longeant, du moins lors de mon passage, une clôture électrique qui empêche le bétail de basculer sur l’autre versant). On arrive sur un rebord qui surplombe le vide, d’où on a une jolie vue (quand c’est dégagé…) sur le lac Gentau en contrebas.

Il faut alors se retourner et, le dos au lac Gentau, repérer un petit sentier à quelques mètres, légèrement à gauche, qui descend brusquement derrière ce surplomb : il permet de passer sur le versant opposé au lac.

On se retrouve alors face au pic de Larry, qu’il ne reste plus qu’à gravir !

Deux randonneurs gravissent le pic de Larry (au fond)

Depuis le sommet, la vue est somptueuse, même si elle ne rend pas très bien en photo.


Où bivouaquer ?

La plupart des randonneurs bivouaquent autour du lac Gentau, mais il est possible de planter sa tente dans une zone bien plus étendue.

La réglementation du Parc National des Pyrénées stipule en effet que « le bivouac réglementé est autorisé à plus d’une heure de marche d’un accès routier, entre 19h et 9h ».

Pour ce qui est du lac Gentau, la plupart des randonneurs montent leur tente aux pieds du refuge.

Pour ma part, j’ai choisi de dormir un peu plus à l’écart, complètement de l’autre côté du lac.

Une seule tente est venue se planter dans cette zone plus isolée, à une bonne cinquantaine de mètres de la mienne.

Le choix dépend donc du niveau de tranquillité ou au contraire du désir de contact que chacun souhaite avoir.


Le refuge d’Ayous

Vous trouverez toutes les infos sur leur site internet : refuge d’Ayous

→ Pour réserver

En saison, par téléphone : 05.59.05.37.00

Hors saison, par mail : refuge.ayous@gmail.com (le lien : réservation refuge d’Ayous)

→ Les tarifs (au 16/04/2023)

refuge-ayous-hébergement-tarifs
refuge-ayous-restauration-tarifs

Bon à savoir…

→ Le parking du lac de Bious-Artigues

Selon la saison, ce parking peut être complet très tôt (parfois dès 7h00 du matin). Il faut alors se rabattre sur le parking situé en contrebas, ce qui nécessite une demi-heure de marche supplémentaire (et sur du bitume) pour rallier le parking du haut, lequel marque le point de départ de la rando (et idem au retour, bien sûr…). Donc en haute saison voire le week-end, il vaut mieux prévoir d’arriver très tôt…

→ Le parcours

Le grand classique consiste à réaliser la boucle décrite ci-dessus. Si elle ne présente pas de difficulté particulière, elle peut s’avérer assez fatigante quand même pour les personnes un peu sédentaires, qui n’ont pas l’habitude de marcher (a fortiori en montagne), qui ont des douleurs par exemple aux genoux etc.

Pour ces personnes, il est possible, après avoir atteint le refuge, de revenir par le chemin de l’aller plutôt que de terminer la boucle. En effet, le refuge n’est situé qu’à 5,5 km du point de départ (si l’on fait la boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre). Ainsi, faire l’aller/retour par ce chemin-là plutôt que la boucle entière revient à parcourir 11 km en tout au lieu de 15, et avec un peu moins de dénivelé (positif et négatif) : c’est donc tout bénéfice.

→ Le soleil

Bien sûr, ça peut paraître simpliste d’en parler mais j’ai croisé tellement de randonneurs et randonneuses rouges comme des pivoines que ça ne coûte rien de rappeler l’évidence : prévoyez de la crème solaire indice 50 et/ou chapeau/casquette. Car n’oublions pas que ça tape bien plus fort en altitude qu’au niveau de la mer…

→ Éviter la haute saison ?

Cette rando, en plus d’être belle, a deux caractéristiques principales : elle est globalement facile… et donc beaucoup de gens la font !

Sur les belles journées d’été, elle ressemble à une autoroute de la montagne. On peut apprécier de croiser tant de monde mais si ce n’est pas le cas, il vaut mieux éviter les vacances scolaires, et parfois même les week-ends.

A titre personnel, je l’ai faite un vendredi et un samedi, au tout début juillet, c’est-à-dire juste avant le débarquement du plus gros des touristes. Résultat, il n’y avait pas trop de monde le vendredi alors que le samedi pour le retour, j’ai été impressionné de croiser une telle foule de randonneurs… dont beaucoup d’ailleurs arboraient le fameux « bronzage agricole » !


Le pic du midi d’Ossau en hiver, vu depuis l’Espagne voisine