Dans les Alpes suisses, la commune de Nendaz est une sorte de camp de base pour les activités de montagne : il y a le ski bien sûr ainsi que tous les autres sports d’hiver (la station compte quelque 410 kilomètres de pistes), mais aussi les randonnées, le VTT, le parapente, l’alpinisme, la tyrolienne, la détente (spa, massages)… Les possibilités d’activités pour les enfants sont également nombreuses, qu’elles soient sportives ou pédagogiques.
Nendaz
Avec ses petits chalets accrochés à flanc de montagne, Nendaz à un petit côté authentique. Tout autour, on découvre des panoramas alpins parfois époustouflants. Et que dire de la gastronomie locale, qui permet de reprendre des calories après avoir passé des heures à en brûler dans les activités de la journée ? Sans oublier la gentillesse des habitants, souvent accueillants et souriants.
Vu depuis Nendaz, le Bietschhorn domine Veysonnaz
Difficile pour nous d’écrire un article pléthorique sur Nendaz car nous n’y avons passé que quelques jours en plein été, mais le coin nous a tellement plu que nous nous devons de partager les belles choses que nous avons tout juste eu le temps d’y découvrir.
Sion vue depuis Nendaz
Alors si vous avez vous aussi quelques jours de libres sans savoir où les passer, voici une idée de destination : Nendaz.
Nendaz
La première randonnée que nous avons faite s’est avérée une excellente surprise tellement nous l’avons trouvée belle. Elle emmène les randonneurs et randonneuses autour du lac de Cleuson, dont elle permet d’admirer pendant une bonne partie du trajet l’étonnante couleur bleu turquoise. En plus, le parcours est facile puisqu’il descend en permanence.
Notre deuxième randonnée était tout aussi nature, avec elle aussi un parcours descendant donc facile : elle passe par le lac de Tracouet puis par une forêt de mélèzes multi-centenaires, et elle permet de rencontrer de nombreux animaux, d’élevage et sauvages, dans leur environnement alpin…
Tout d’abord, il faut préciser qu’à Nendaz, il y a… deux Nendaz ! Nous parlons ici de Haute-Nendaz (située à 1365 mètres d’altitude), centre névralgique de la station de Nendaz. Basse-Nendaz, plus calme car beaucoup moins touristique, est située un peu avant, à 992 mètres d’altitude.
Le site officiel de l’office du tourisme de Nendaz propose une multitude d’activités extrêmement diversifiées, pour les grands comme pour les petits : balades gourmandes, initiation au cor, trekkings de plusieurs jours, tir à l’arc, tours guidés de VTT… Suivez le guide : les expériences à Nendaz.
Cette belle randonnée descend en permanence, ce qui la rend très accessible. Elle traverse des alpages, elle permet d’admirer des mélèzes multi-centenaires ainsi que la faune locale, et elle offre de jolies vues sur les Alpes.
Profil de la rando.
Distance : 11,5 km
Dénivelé positif : quasi-nul !
Dénivelé négatif : 820 m
Durée : +/- 3h00
Niveau globalement facile mais principale difficulté : la descente est souvent abrupte, parfois au milieu de grosses pierres instables.
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Sommaire
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Comment accéder au départ de la randonnée ?
Il faut prendre une télécabine à Haute-Nendaz pour rejoindre le point de départ de la randonnée.
La montée de Nendaz à Tracouet
Pendant l’ascension qui dure huit minutes, un panorama vertigineux plonge sur la vallée et les montagnes.
L’altitude de départ (Nendaz) est de 1387 mètres, celle d’arrivée (Tracouet) de 2199.
Le terminus de la télécabine
L’itinéraire et la faune
En haut, le coin n’est pas franchement sauvage car ici, on se trouve au beau milieu des pistes de ski.
La première curiosité que l’on aperçoit est le lac de Tracouet (ou Lac Noir), protégé pour ses batraciens.
Le lac de Tracouet
Si l’on continue tout droit, on atteint la forêt des mélèzes de Balavaux : 250 de ces résineux sont multi-centenaires. Parmi tous ces vieillards, le « Roi de Balavaux », considéré comme le plus vieux mélèze d’Europe, avec son tronc de 12 mètres de circonférence et son âge vénérable estimé à un millénaire.
Il convient de mentionner ici cette forêt de Balavaux même si nous n’avons pas poussé jusque-là : nous avons pris d’emblée un petit chemin sur la droite, au niveau du lac. Il descend en direction de la vallée et permet de pénétrer dans la nature, loin des pylônes de ski qui dominent le Lac Noir.
Le début de la descente traverse à la fois des petits bouts de forêts et des zones pastorales. Lors de notre venue, nous avons été accueillis par un concert de grosses cloches joué par un troupeau de vaches d’Hérens, qui semblaient n’avoir que deux autres activités : ruminer et dormir.
L’itinéraire se poursuit et très vite, on pénètre dans une agréable forêt de mélèzes et de sapins.
Si vous en avez la possibilité, privilégiez l’automne pour randonner dans le coin : la forêt se pare de sublimes couleurs automnales, paraît-il. L’été indien suisse.
Un peu plus loin, on arrive aux croix de Jean-Pierre érigées en pleine forêt, face aux montagnes.
Lors de notre venue, à la sortie de cette première partie de la forêt, un chevreuil a brusquement surgi des arbustes face à nous, avant de s’enfuir dans la foulée par des bonds aussi gracieux que légers.
De nombreux animaux peuplent en effet cette jolie forêt. Nous avons pu voir des écureuils, qui ne sont pas rares dans ces arbres et à peine étions-nous sortis du bois que nous avons aperçu deux aigles royaux, loin au-dessus de nos têtes. Les vautours fauves sont également nombreux dans la zone.
Niveau difficulté, précisons que la descente est par endroits très abrupte, certaines portions étant jonchées de grosses pierres, qui peuvent s’avérer inconfortables pour les chevilles fragiles exposées aux entorses récurrentes. Le chemin reste tout à fait praticable mais il faut rester vigilant.
Que ce soit dans la forêt ou dans les quelques clairières vaguement arborées que traverse l’itinéraire, le sentier est toujours très bien balisé : il est difficile de se tromper.
On marche encore un bon petit moment face aux montagnes qui apparaissent au loin, dans un cadre toujours très nature.
Puis on arrive à la clairière Pra Da Dzeu (qui signifie pré dans la forêt en patois). Il s’agit d’une prairie calme et agréable qui fait face aux montagnes.
A partir de là, on traverse une dernière forêt, toujours aussi accueillante mais un peu plus fréquentée celle-là, car accessible par la route depuis Nendaz.
On atteint alors la dernière partie de la randonnée, où se succèdent les premiers chalets de Nendaz.
Il ne reste plus qu’à suivre la route jusqu’à l’arrivée, au cœur de Nendaz.
Quelques infos pratiques
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La télécabine Nendaz – Tracouet
Tarifs 2026 (aller simple puisqu’on descend à pied)
15 CHF par adulte : 16 euros (*)
13 CHF par jeune (16-25 ans) : 14 euros (*)
8 CHF par enfant (8-15 ans) : 8,50 euros (*)
GRATUIT : moins de 8 ans et plus de 78 ans
(*) taux de conversion du 21/08/2026
Si vous arrivez en voiture, il y a un petit parking (qui peut être vite plein) aux pieds de la gare de départ de la télécabine.
Tarif du parking : 5 CHF (1 à 4 heures) et 10 CHF (plus de 4 heures).
Le balisage
Tout au long de la randonnée, le balisage est omniprésent, que ce soit par le biais de panneaux directionnels ou de fléchage.
Il suffit donc de rester vigilant tout en marchant, afin de ne pas se tromper et d’arriver à destination sans difficulté.
A noter que cette randonnée peut aussi être faite dans le sens de la montée. Elle devient alors beaucoup plus sportive et il faut savoir que certains passages pierreux sont à la fois techniques et très pentus.
Il est donc possible de faire la boucle entière Nendaz – Tracouet – Nendaz sans prendre la télécabine.
La rando Tracouet – Nendaz à VTT
Pour cette descente à VTT, qui vous emmène notamment voir les fameux mélèzes de Balavaux, il convient de suivre les panneaux directionnels n° 133. On peut aussi faire la montée (dans ce cas, suivre les panneaux n° 132).
Le transport des VTT, qu’ils soient dotés ou non d’assistance électrique, est gratuit dans les remontées mécaniques (le transport des vélos, pas des cyclistes !)
Qu’il s’agisse de la simple location de VTT ou d’un tour guidé, on trouve à Nendaz différents loueurs de VTT, le plus souvent électriques mais pas seulement :
Si vous avez oublié votre pique-nique pour la rando, vous avez un plan B : le restaurant de Tracouet, situé à l’arrivée de la télécabine. Avec sa terrasse, il offre une vue sublime sur la vallée en contrebas et les montagnes en face.
A ne pas rater dans les environs…
Juste au-dessus de Nendaz se trouve le départ d’une autre randonnée, réputée être l’une des plus belles de la région. Elle longe notamment le lac de Cleuson, dont elle permet d’admirer pendant une bonne partie du trajet l’étonnante couleur bleu turquoise. De plus, le parcours est facile puisqu’il descend lui aussi en permanence.
Cette petite randonnée valaisanne a tout pour plaire : elle offre de très beaux panoramas, elle est globalement facile, elle monte très peu et descend beaucoup ! Elle peut donc être réalisée en famille et même sans GPS car il est à peu près impossible de se perdre.
LE PROFIL
Distance : 11,7 km
Dénivelé positif : +78 m
Dénivelé négatif : -583 m
Durée : 3 à 4 heures
Condition préalable : prendre un télésiège pour rejoindre le départ
Table des matières
Départ : le télésiège de Siviez
Cette randonnée est une boucle de Siviez à Siviez mais sa particularité, c’est qu’on rejoint le départ par une montée en télésiège.
Le télésiège Siviez-Combatseline
L’ascension ne dure qu’une poignée de minutes pour passer de 1733 mètres d’altitude (Siviez, départ du télésiège) à 2240 mètres (Combatseline, arrivée du télésiège).
Au fil de la montée, ouvrez les yeux : nous avons aperçu une marmotte en contrebas.
A l’arrivée du télésiège se situe le véritable point de départ de la randonnée. Dès les premiers mètres, on passe juste à côté du restaurant de Combatseline, dont la terrasse plongeant sur la vallée vous fera peut-être craquer : prendre quelques forces avant de commencer vraiment à marcher !
Le restaurant de Combatseline
Les chemins à flancs de montagne
La première partie de la randonnée prend la direction de l’ancien bisse de Chervé (en Suisse, un bisse est un petit canal aménagé qui recueille l’eau des rivières descendant de la montagne, afin d’irriguer les cultures).
Il faut compter plus ou moins 45 minutes de marche pour l’atteindre.
Pendant la première partie de l’itinéraire, on traverse de jolies zones arborées.
Plus loin, le sentier étant situé à flanc de montagne, on jouit en permanence d’une vue plongeant sur la vallée et les montagnes.
La zone est aussi sauvage que paisible.
On traverse parfois de petites cascades qui dégoulinent tranquillement de la montagne, en direction de la vallée.
Le clou du spectacle : le lac de Cleuson
Peu après l’ancien bisse de Chervé, on aperçoit la principale curiosité de la rando : le lac de Cleuson et sa couleur vive.
Pendant une heure et demie environ selon le rythme de chacun et chacune, le sentier longe en direction du sud la rive orientale du lac, sur lequel il offre une multitude de vues.
Comptez plutôt deux heures si vous vous arrêtez toutes les cinq minutes pour mitrailler le paysage, qui est sublime par ici.
La vue est idéale pour faire une pause pique-nique.
Personne ne s’y trompe d’ailleurs car c’est la seule zone de toute la rando (avec la partie finale, juste avant le retour sur Siviez), où nous avons rencontré un tout petit peu de monde, chacun mangeant un morceau en admirant le paysage.
Une barre de céréales et ça repart…
Le sentier était en effet quasiment désert tout le long du parcours le jour de notre venue, à notre grande surprise puisque c’était pourtant en pleine saison (un 12 août).
A noter toutefois que l’ombre est rare dans ce joli coin.
Cette partie de la rando, comme toujours depuis le départ, est facile car elle comporte un dénivelé certes montant mais infime, qu’on ne ressent pas vraiment.
L’itinéraire se poursuit jusqu’au lieu-dit La Gouille, situé au bout du lac.
C’est là qu’on amorce la descente, sur un chemin devenu carrossable.
La pente est faible donc la descente se fait tranquillement le long du lac, toujours sur sa rive orientale mais en remontant vers le nord, désormais.
Dans une zone qui peut être extrêmement fleurie en fonction de la saison, on finit par arriver au barrage de Cleuson.
Le barrage de Cleuson
Il marque la fin des vues sur le lac, qui ont agrémenté jusque-là une longue partie de la rando.
Sitôt le barrage traversé, on arrive à la petite chapelle Saint-Barthélémy, dont la présence surprend un peu dans ce paysage alpin.
La chapelle Saint-Barthélémy
Le retour à Siviez
A partir du barrage, on attaque la dernière partie de la randonnée : la descente jusqu’à Siviez, point de départ et d’arrivée. Pour cela, deux options.
Avant le barrage – On rentre par la route : on ne peut pas la rater, elle est située juste avant le barrage et se termine par un petit parking non goudronné.
Après le barrage – Après avoir traversé le barrage, on passe devant la chapelle puis l’on emprunte un petit sentier descendant assez abrupt et sinueux.
Le petit sentier sinueux vu depuis le barrage…
… et le barrage vu depuis le petit sentier sinueux !
Cet itinéraire constitue le début d’une descente très nature, beaucoup plus que si l’on choisit l’option du retour à Siviez par la route.
Dernière forêt avant Siviez.
Au centre de l’image, au loin : Siviez, arrivée de la rando.
Depuis le barrage, il faut compter environ 1h15 à 1h45 selon le rythme de chacun pour rejoindre Siviez, point de départ et d’arrivée de la rando.
A noter que depuis le barrage, cette partie de la rando descend en permanence.
C’est elle qui fait travailler les muscles des jambes, contrairement à toute la première partie de la rando qui comprend un dénivelé montant si faible qu’il en est indolore !
Infos pratiques
Se rendre à Siviez depuis Sion
> En voiture
Distance : 21 kilomètres
Durée : 35 minutes.
Il s’agit d’une route de montagne, en lacets, qui passe de 500 mètres d’altitude au départ de Sion, à 1733 mètres à Siviez.
> En bus
Durée : 1h10.
Prix : 17,20 CHF l’aller – retour (environ 19 euros)
Vous n’avez que l’embarras du choix : randonnées, VTT, tyrolienne, parapente, alpinisme etc : réserver une activité.
Profil de la rando et signalisation
Le parcours a beau être fléché, le sentier est unique, il ne comporte presque aucun croisement et il est donc quasiment impossible de se tromper.
Voici le profil de la randonnée :
Distance : 11,7 km
Dénivelé positif : +78 m
Dénivelé négatif : -583 m
Durée : 3 à 4 heures
Condition préalable : prendre un télésiège pour rejoindre le départ
Le télésiège de Siviez
Il convient de prendre un aller simple, et non pas l’aller – retour.
Achat des billets : on se les procure soit sur place au guichet, soit en ligne sur le site officiel : billets télésiège Siviez.
Tarif 2026 : 15 CHF (environ 16 euros).
Horaires : 9h00 – 16h30 (tous les jours)
Attention, ce télésiège fonctionne l’été, l’automne et l’hiver mais… pas le printemps !
Exemple : en 2026, il a ouvert seulement le 6 juin.
Une autre randonnée à faire dans les environs : Tracouet – Nendaz
Encore une jolie randonnée très nature, avec elle aussi un parcours descendant donc facile. Elle passe par le lac de Tracouet puis par une forêt de mélèzes multi-centenaires, et elle permet de rencontrer de nombreux animaux, d’élevage et sauvages, dans leur environnement alpin…
A faire dans les environs, en famille : le sentier de la vache d’Hérens
Il s’agit d’un sentier pédagogique qui emmène petits et grands à travers l’habitat des gros ruminants locaux.
Observation des troupeaux, fabrication du fromage à partir du lait, etc : six ateliers explicatifs sont dédiés aux bambins, avec la vache Cheesy pour mascotte amicale.
Le sentier à suivre est adapté aux poussettes, et un sentier bis un peu plus nature est proposé aux marcheurs.