Trans Dinarica : un itinéraire de rêve pour les cyclo-voyageurs


La Trans Dinarica est une véritable pépite. Il s’agit d’un itinéraire cyclable immersif à travers les paysages sauvages des Balkans. Le parcours étant encore très confidentiel, on n’y croise pas grand monde : dépêchez-vous d’aller y pédaler avant qu’elle ne se fasse connaître…

Sur les routes désertes de l’île de Pag. Croatie.

Sommaire


Sur ma route vers la Turquie, j’ai arpenté la Trans Dinarica dans trois pays : la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et l’Albanie.


L’itinéraire de la Trans Dinarica relie les pays des Balkans occidentaux, tout en traversant une superbe chaîne de montagnes, les Alpes Dinariques. Le parcours a été conçu de manière à ce que les voyageurs à vélo qui s’aventurent par là puissent découvrir toute la richesse du patrimoine local : nature sauvage, sens de l’hospitalité des habitants, sites culturels et bien sûr, gastronomie de pays…


Distance totale (*)

Dénivelé positif (*)

Altitude maximale (**)

(*) Si l’on compte les nombreuses extensions de l’itinéraire (variantes plus sportives, détours vers des sites remarquables, liaisons vers les grandes villes…), la distance totale monte à 5.000 kilomètres et le dénivelé positif à près de… 100.000 mètres !

(**) Le point culminant du parcours est le col de Sedlo (Prevoj Sedlo) dans le massif du Durmitor, au Monténégro.

Les plus sportifs et sportives s’essaieront à la totalité du parcours, d’autres préféreront simplement se balader sur de petites portions mais dans tous les cas, la Trans Dinarica offre à tous les profils de cyclovoyageurs des parcours vélo de rêve, souvent en pleine nature.


Physiquement, le parcours de la Trans Dinarica est assez exigeant.

  • Le dénivelé est important (voir les chiffres ci-dessus) : cela monte ou descend quasiment en permanence.
  • De nombreuses portions atteignent ou dépassent les 10% ! Heureusement, elles sont en général très courtes, ce qui ne les rend pas insurmontables.
  • Quand l’itinéraire quitte le bitume pour des chemins de terre, de boue, de cailloux et de pierres, le dénivelé devient plus difficile à maîtriser.

La Trans Dinarica reste accessible à toute personne voyageant à vélo : si vous avez une condition physique plutôt bonne, ou si vous êtes capable de traverser des pays ou des continents en pédalant, alors vous saurez venir à bout de la Trans Dinarica et de son copieux dénivelé. Sinon, c’est également possible en raccourcissant plus ou moins les étapes, chacun selon son niveau : le dénivelé quotidien moyen, ainsi réduit, passera alors plus facilement.


L’itinéraire traverse les pays des Balkans occidentaux :

  • Slovénie
  • Croatie
  • Bosnie-Herzégovine
  • Monténégro
  • Albanie
  • Macédoine du Nord
  • Kosovo
  • Serbie

Avant d’entrer dans les détails, voici un aperçu rapide et purement visuel de la Trans Dinarica, si vous voulez savoir à quoi elle ressemble avant de vous rendre sur place pour la tester vous-même…

Son itinéraire transite par des villages isolés.

Un village éolien en Croatie.

Les forêts sont omniprésentes.

Croatie

Le tracé passe par les Dinarides, cette chaîne de montagnes majestueuse qui serpente à travers les Balkans occidentaux.

La rivière Drin aux pieds des montagnes, Albanie

Plus rarement, le parcours quitte la montagne pour s’égarer sur la côte.

L’île de Pag, Croatie

Les villes aussi sont rares sur le parcours, mais celles qu’on traverse valent le détour.

Mostar, Bosnie-Herzégovine

L’itinéraire alterne entre routes bitumées secondaires très peu fréquentées…

Bosnie-Herzégovine

… et chemins de terre et de pierres, perdus en pleine nature.

Île de Pag, Croatie

Il nous emmène à la découverte de sites culturels locaux ainsi que dans de nombreuses zones classées : parcs nationaux, sites inscrits au patrimoine de l’humanité par l’Unesco…

En bordure du parc national de Valbona, Albanie

Les possibilités de bivouac dans la nature pullulent tout au long du parcours.

Albanie

Partout, on découvre l’hospitalité des habitants des Balkans…

Une inconnue m’offre une part de gâteau encore tiède. Albanie

… et on traverse les jolis paysages qu’offre cette superbe région méconnue, en plein cœur de l’Europe.

La rivière Zrmanja, Croatie

Bref, quand on roule sur la Trans Dinarica, on en prend plein les yeux et on se sentirait presque une âme d’aventurier !

Le bivouac quotidien sur le parcours de la Trans Dinarica

En théorie, on peut rencontrer de nombreux animaux emblématiques de cette partie de l’Europe comme l’ours brun, le loup ou le lynx. Mais en pratique, ils sont généralement très difficiles à observer car dès qu’ils repèrent des humains, ils s’enfuient rapidement, le plus souvent sans qu’on ait le temps de détecter leur présence.

Bien d’autres animaux habitent les lieux, tout aussi sauvages mais sensiblement moins discrets, comme le lièvre, le renard, diverses variétés de serpents, le chacal, certains rapaces comme le vautour fauve, etc. Ceux-là sont beaucoup plus facile à apercevoir.

Un troupeau d’ânes croates

Les animaux sauvages ne sont pas les seuls à peupler les alentours de la Trans Dinarica. On y aperçoit également de nombreux animaux d’élevage : ânes, brebis, chèvres, chevaux…

Brebis albanaises

Je développerai plus en détail les animaux rencontrés tout le long de la Trans Dinarica dans la partie suivante : « Je l’ai fait ! Retour d’expérience… »


Pour moi, arpenter la Trans Dinarica pendant des semaines, tout seul sur mon vélo et sous ma tente, fut une expérience marquante que je ne suis pas près d’oublier, et que je souhaite aujourd’hui partager.

La rivière Drin, dans le nord de l’Albanie.

Que ce soit l’aspect sportif voire parfois démoniaque du dénivelé quotidien, la magnifique nature sauvage des Balkans, les habitants accueillants que j’ai rencontrés ou encore mes bivouacs de rêve, voici quelques infos basées exclusivement sur du vécu, qui pourront vous être utiles si vous souhaitez vous aussi user vos pneus par là-bas.


Ce qui m’a agréablement surpris dès mes premiers tours de roues sur la Trans Dinarica, effectués en Croatie, c’est la rareté des voitures sur la plupart des routes qu’emprunte l’itinéraire.

La Trans Dinarica en Croatie

Cela s’est vérifié dans tous les pays que j’ai traversés par la suite.

La Trans Dinarica en Bosnie-Herzégovine

Les concepteurs de la Trans Dinarica ont en effet privilégié au maximum les routes secondaires, sur lesquelles le trafic routier est toujours faible.

La Trans Dinarica déserte sur l’île de Pag, en Croatie.

Mais ces routes secondaires laissent parfois la place à de petites voies bitumées bien plus étroites et beaucoup plus reculées, donc encore moins fréquentées.

Une toute petite route isolée de montagne. Bosnie-Herzégovine.

Se perdre sur ces routes minuscules permet de découvrir des endroits souvent authentiques, si loin du tourisme de masse.

Petite route à Fierza, Albanie.

Les routes de la TD en images…


Mais il n’y a pas que le bitume car régulièrement, la Trans Dinarica emprunte aussi des pistes et des petits chemins, de terre ou de cailloux, parfois carrément de pierres, souvent rendus boueux dès qu’il pleut.

Une piste de la Trans Dinarica. Croatie.

Il arrive que certains d’entre eux soient difficilement praticables, il convient donc de bien consulter l’itinéraire prévu sur le site officiel de la Trans Dinarica chaque jour avant de s’engager dessus, afin de ne pas avoir de mauvaise surprise. A titre d’exemple, pour l’étape la plus dure de tout mon périple, entre Tomislavgrad et Mostar (Bosnie-Herzégovine), le site de la TD prévenait les voyageurs comme moi de manière explicite :

« Voici une étape mémorable […] le revêtement devient plus meuble et jonché de pierres plus grosses, ce qui rend le cyclisme avec un vélo chargé assez difficile (préparez-vous à quelques portions de marche et de vélo). » Cette étape, « certains la trouvent horrible, d’autres la considèrent comme la meilleure étape de toute la Transdinarica »

Si vous avez prévu de faire cette étape, sachez qu’il est fortement conseillé de la faire à VTT ou en gravel, et en bikepacking, c’est-à-dire en mode maniable et léger. Pour ma part, je l’ai parcourue avec un vélo de voyage certes polyvalent mais typé route, pesant 54 kilos en tout ! En plus, c’était en fin d’hiver, sous une pluie permanente et dans un froid aussi glacial que pénétrant. Les pierres souvent grosses étaient glissantes et casse-gueules, je patinais dans la boue… Résultat, j’ai progressé de 19 kilomètres en… 5h30 ! L’enfer 🙂

Quelque part entre Tomislavgrad et Mostar. Bosnie-Herzégovine.

Mais objectivement, les paysages traversés lors de cette étape, bien que souvent bouchés par une météo récalcitrante le jour de ma venue, m’ont semblé magnifiques. On se trouve là dans une nature sauvage, loin de toute présence humaine. Bref, si ce parcours est exigeant, il est également somptueux et ça, quand il fait beau, ce n’est plus l’enfer, ça devient le paradis.

La TD sur l’île de Pag, en Croatie.

D’une manière générale, les petits chemins de la TD emmènent les voyageurs à vélo dans des endroits sauvages et isolés en pleine nature.

Le chemin de la TD serpente à travers l’île de Pag. Croatie.
Un chemin de la TD, en Croatie (au fond, petite portion de dénivelé classique…)

Plus d’images…


Les côtes, les montées, les descentes et le dénivelé, c’est l’essence même de la Trans Dinarica.

Fin de la montée depuis le niveau de la mer. Croatie.

Qu’on aille là-bas pour franchir ces montagnes en mode sportif ou en mode slow tourisme, il faut s’attendre à ce que les mollets travaillent. Tout le long de l’itinéraire de la TD, quand ça ne monte pas ça descend, et inversement !

La descente qui s’offre à moi, après une longue montée raide. Bosnie-Herzégovine.

Le parcours est exigeant au quotidien. Dans les montagnes que j’ai traversées, j’ai grimpé tous les jours ou presque des côtes à 10% et plus. Souvent sur quelques dizaines de mètres seulement, pour les pourcentages les plus élevés (plus ou moins 15%), ce qui rendait les montées faisables, même lourdement chargé.

Les bons tuyaux avant de se lancer sur la Trans Dinarica

Si vous avez déjà traversé des pays et des continents à la force des mollets, alors vous viendrez à bout de la TD et de son dénivelé permanent sans problème. Sinon, il faut savoir qu’une condition physique correcte est conseillée. Et pour mettre de son côté toutes les chances de la parcourir sans trop souffrir, voici quelques tuyaux supplémentaires, qui peuvent sembler évidents mais qu’il ne faut pas négliger…

-> Bikepacking et légèreté

Lorsque vous préparez votre voyage, mettez évidemment le moins de choses possible dans vos sacoches mais dès que c’est fait, enlevez-en encore la moitié ! Car le poids est un ennemi bien plus redoutable qu’on ne le croit dans les côtes souvent pentues de la Trans Dinarica. Le bikepacking est le mode de voyage idéal sur ce parcours exigeant.


-> Un vélo adapté

Je ne suis pas passionné par la technique ni par le matériel vélo car ce que j’aime, c’est juste pédaler, néanmoins, un braquet adapté me semble capital sur ce parcours. Peut-être pas pour les plus sportifs, car ils ont largement les jambes pour passer de l’autre côté des montagnes, mais pour tous les autres. Pour parler simplement, il faut avoir un vélo qui permette de mouliner afin de faciliter au maximum les montées, notamment les plus abruptes.

Petite portion forestière et boueuse annoncée à 15% ! Croatie.

Pour ma part, avec un petit plateau de 26 dents (26-36-48) et une cassette qui en comptait jusqu’à 36 (11-36), j’avais un braquet de 0,7 : cela s’est avéré parfait pour moi. Par exemple, je suis venu à bout une fois (en Grèce donc hors-TD) d’une pente de quarante mètres de long indiquée par mon GPS à 20%, ce dont je ne me croyais pas capable avec mon vélo de 54 kilos. Arrivé en haut, mon cœur battait sans doute son record historique de pulsations, mais quelle satisfaction d’être venu à bout de cette petite grimpette !

Si tout ce qui a trait au braquet est du chinois pour vous (comme ça l’était pour moi), alors n’hésitez pas à lire l’excellent article suivant : Transmission : quel développement pour voyager à vélo ? Il démocratise habilement tout ce charabia technique et vous permettra de faire les bons choix de matériel, avant de vous lancer sur les pentes parfois violentes de la Trans Dinarica.


-> Pédaler en zigzag et marcher

Cette technique peut sembler simpliste mais elle est tellement efficace !

Dans les pentes les plus difficiles à grimper, si on n’a pas les jambes, on peut toujours faire des zigzags sur la largeur de la route. Les voitures étant rares sur la Trans Dinarica, c’est souvent possible. Quitte à se rabattre à droite de la chaussée dès qu’on en entend une arriver. Cette technique atténue un peu la pente. J’ai grimpé ainsi chaque fois qu’une côte atteignait les 7 ou 8%. C’est-à-dire tous les jours !…

Et quand on se trouve sur des petites pistes de terre où les roues patinent, ou sur des chemins de cailloux qui glissent, il suffit de mettre brièvement sa fierté dans sa poche pour descendre du vélo puis le pousser un peu en marchant, généralement sur quelques dizaines de mètres seulement.

Sur la Trans Dinarica, sous la pluie et face au vent ! Bosnie-Herzégovine.

-> Et si c’est trop dur…

Enfin, pour ceux qui douteraient de leurs capacités physiques, un dernier conseil : n’hésitez pas à vous lancer quand même sur la TD car, si elle s’avère trop difficile, vous pourrez toujours modifier votre itinéraire en choisissant un tracé alternatif moins exigeant physiquement, via une appli comme Komoot par exemple, qui privilégie elle aussi les routes secondaires peu fréquentées. Cela abrègera vos souffrances et vous ferez un beau voyage malgré tout !


L’un des objectifs des concepteurs du parcours de la Trans Dinarica consistait à faire découvrir aux voyageurs à vélo le superbe écrin naturel dans lequel elle serpente. Incontestablement, ils ont réussi leur pari.

Les chutes de la rivière Zrmanja, Croatie.
La côte adriatique face au bivouac, en Croatie.

Que ce soit la côte adriatique, les forêts, lacs et rivières, ou bien sûr la montagne, la TD est un véritable paradis pour les amoureux de la nature.

La rivière Drin, Albanie.
L’île de Pag, Croatie.


Les animaux sauvages

Tout au long de mon pédalage à travers les Balkans, j’ai eu beau guetter les animaux évoqués plus haut (ours, loups et lynx), je n’ai pas aperçu le moindre d’entre eux. J’ai juste entendu un loup hurler au loin, une seule fois, en Bosnie-Herzégovine, depuis ma tente que j’avais posée dans une forêt. Mais il n’y a rien à craindre : selon une étude de 2021, il n’y avait eu que six attaques de loups sur les humains depuis 2002 dans toute l’Europe, dont aucune mortelle. Autant dire que, si le loup fait souvent peur, il n’est finalement pas vraiment dangereux pour les humains.

D’autres animaux sauvages sont beaucoup plus faciles à observer dans les Balkans. J’ai pu voir des lièvres, divers rapaces, un renard et deux serpents (un peu après la Trans Dinarica, en réalité : l’un en Grèce, petit et non identifié, et le second en Turquie, un grand malpolon oriental qui atteignait les deux mètres). Mais surtout, j’ai entendu cinq ou six fois les hurlements des chacals tout au long de mes bivouacs successifs la nuit, sur la TD, en pleine nature.

La première fois fut la plus mémorable : ils sont venus hurler, ou plutôt chanter très fort, en passant juste à côté de ma tente, vraisemblablement alors qu’ils chassaient.

Mon spot de bivouac au petit matin, quelques heures après le passage nocturne, bruyant et mélodieux d’une meute de chacals juste à côté de ma tente (Croatie).

J’ai été impressionné par le niveau sonore de leurs cris, qui explosent carrément les tympans mais en tant qu’amoureux de la nature, cela m’a permis de vivre un grand moment. Pour la suite de mon périple, j’ai encore entendu des chacals chanter ainsi à quatre ou cinq reprises, toujours de nuit, en Croatie puis en Bosnie-Herzégovine. Mais beaucoup plus loin de la tente. A noter que le chacal n’est pas considéré comme dangereux pour les humains.


Les animaux d’élevage

Ceux-là, on les aperçoit bien sûr plus facilement et un peu partout : ânes, brebis, chèvres, chevaux…

Ils offrent d’ailleurs souvent l’occasion aux cyclovoyageurs et voyageuses de rencontrer les bergers qui, passant leurs journées entières dans une solitude totale, ne demandent qu’à discuter avec les étrangers roulant par là.

Avec Paolo, un berger albanais.
Les bergers m’ont toujours accueilli…
… à bras ouverts !

NDLR Pour être transparent, les photos de bergers ci-dessus ont bien été prises dans les montagnes albanaises mais un peu à l’ouest de la Trans Dinarica, et non pas sur son tracé précis.

Les nombreux bergers rencontrés tout au long de mon périple ont fait partie de mes plus belles rencontres.


Les patous et les chiens errants

Impossible de terminer ce couplet sur les animaux que l’on rencontre le long de la Trans Dinarica sans aborder l’épineuse question des chiens.

Commençons par les patous. Ce sont ces énormes chiens de bergers qui sont dressés pour défendre les troupeaux de tout agresseur. Entendez par tout agresseur les loups, les ours et… les cyclovoyageurs ! Car les patous ne font aucune différence, et c’est bien ça le problème.

Les chiens errants ne sont pas plus sympas. Eux, ce qui les excite, ce sont nos mollets qui pédalent. Cela leur donne le tournis et les rend fous.

Dans tous les cas, il est inutile d’accélérer quand un chien – errant, patou ou autre – vous pourchasse. Car il ira toujours plus vite qu’un vélo chargé, sauf en descente (ce qui m’a d’ailleurs sauvé la mise une ou deux fois). Et si les chiens deviennent un peu trop agressifs, il est souvent préférable de s’arrêter, de leur parler calmement et de faire écran avec le vélo.

Sept chiens errants me harcèleront sans discontinuer pendant 30 mn (mon record), dans les montagnes bosniennes

Entre la France et la Turquie, dans tous les pays traversés, je me suis fait pourchasser une bonne vingtaine de fois au total par des chiens, au fil des semaines. Le plus souvent, cela n’a duré que quelques dizaines ou centaines de mètres avant que mes poursuivants n’abandonnent et ne rentrent chez eux. Je n’ai eu en tout qu’une seule morsure à déplorer : c’était en pédalant et par chance, c’est dans la semelle de ma chaussure de rando que le molosse a maladroitement planté ses ratiches ! Plus de peur que de mal pour moi, donc.


C’est l’une des grandes forces d’un voyage dans les Balkans : les habitants sont souvent ouverts à l’égard des voyageurs et voyageuses à vélo.

Sofiya m’offre son café turc préparé maison. Croatie.

Quand on pédale en solo, ils sont toujours heureux de pouvoir nous donner un coup de main.

Danilo a rempli mes bidons avec l’eau de son puits

Même les commerçants m’ont souvent offert quelque chose à boire ou à manger, alors que c’est pourtant leur gagne-pain.

Ana et Milanka me régalent. Sinj, Croatie.
Inga m’offre sa pâtisserie faite maison. Mostar, Bosnie-Herzégovine.

Mais comment faire face à tant de générosité ? J’avais entendu parler de ce sens de l’hospitalité qui caractérise les habitants des Balkans. Alors avant de partir, j’avais acheté quelques dizaines de petites tours Eiffel bleues en porte-clés (c’était la seule couleur) dans le but d’en offrir une à chaque personne qui me viendrait en aide au cours de mon périple. J’en ai distribué dans tous les pays traversés mais en Albanie, les habitants étaient si accueillants, si hospitaliers et si généreux que j’ai bien cru que j’allais tomber en rupture de stock ! Un vrai bonheur que toutes ces rencontres…

Quelque part en Albanie, ce commerçant primeur de bord de route vient de m’offrir deux oranges et deux pommes. Alors forcément je me venge, à l’aide d’une petite tour Eiffel bleue…

L’hospitalité albanaise dans toute sa splendeur.

Ces porte-clés si symboliques de mon pays constituent le petit cadeau idéal, car ils ne sont pas lourds et prennent peu de place dans mes sacoches. Et en plus, ils séduisent toujours les habitants à qui je les offre.

Précisons pour terminer que les habitants des Balkans sont généralement fiers de faire découvrir aux étrangers leur gastronomie locale. Ce qui tombe bien quand on est un voyageur à vélo toujours affamé…

Vente de produits locaux. Croatie.
Spécialité albanaise.


L’itinéraire de la Trans Dinarica a été étudié pour que l’on puisse manger et dormir dans les établissement des petits villages traversés, et participer ainsi au soutien de l’activité économique locale : restaurants et hôtels, maisons d’hôtes, chambres chez l’habitant, petites auberges…

Île de Pag, Croatie.

L’action est louable évidemment mais pour ma part, étant fan des bivouacs en pleine nature, je passais généralement deux ou trois nuits sous la tente avant d’en passer une dans une petite auberge ou une petite pension, dont le principal avantage pour moi était surtout la présence d’une douche !

Bivouac en face des montagnes enneigées. Croatie.

Si beaucoup de voyageurs aiment bien bivouaquer à la vue de tout le monde, apparemment parce que cela les sécurise, moi au contraire, je plante toujours ma tente à l’abri des regards, aussi bien pour ne pas déranger les habitants que pour ma tranquillité personnelle.

Forêt croate à l’écart des villages.
Bivouac dans une forêt d’arbustes. Bosnie-Herzégovine.

En d’autres termes, impossible pour moi de dormir en bord de route. Aussi, je commence généralement à chercher un spot de bivouac en fin d’après-midi, tout en roulant tant qu’il fait jour.

Cerné par les montagnes croates.

Mon but, c’est de trouver un petit chemin qui s’éloigne de la route, en espérant qu’il débouche sur le spot idéal : un lac, une rivière, un sous-bois agréable, une petite crique hospitalière…

Bercé par le clapotis des vaguelettes croates.

Bien sûr, quand on dort sous la tente, on doit parfois affronter des conditions météo difficiles. Cela fait partie du jeu et l’on doit faire avec mais pour ma part, j’aime ces moments d’immersion totale dans la nature brute.

Le givre après une nuit à -2°. Croatie.

En fonction de la météo justement, ou de la saison, une autre problématique se pose : l’humidité de la tente. Sa toile est souvent mouillée au petit matin. Aussi, je la fais sécher chaque fois que c’est possible en préparant mes affaires, juste avant de reprendre la route.

Séchage de la tente, au soleil et au vent, pendant la préparation des sacoches et du vélo. Croatie.

Un jour, après avoir essuyé des pluies diluviennes sur mon vélo toute la journée, mes vêtements soi-disants imperméables étaient imbibés et du coup, moi aussi ! Avec le froid ambiant en plus, j’étais congelé, c’est pourquoi j’ai décidé de passer la nuit à l’abri, dans une maisonnette en ruine. Mes vêtements ont séché dans les courants d’air de la maison délabrée, mon vélo leur servant d’étendoir.

Bosnie-Herzégovine

Dormir en pleine nature m’a toujours procuré un très fort sentiment de liberté. C’est l’une des raisons qui me poussent à voyager à vélo.

La cuisine au réchaud est souvent indissociable du bivouac. Albanie.
Ma routine quotidienne : le coucher du soleil face à la tente. Île de Pag, Croatie.
Vue sur mer. Île de Pag, Croatie.

Les dernières images de bivouacs…


La carte suivante montre sommairement le parcours de la Trans Dinarica (extraite du site officiel Trans Dinarica).

En cliquant pays par pays, ce site propose également de nombreux itinéraires alternatifs : rejoindre le parcours depuis les grandes villes, faire des détours pour aller visiter des sites intéressants à proximité, etc.

A titre d’exemple, c’est l’un de ces détours que j’ai utilisé pour traverser l’île de Pag, laquelle s’est avérée l’un des plus beaux endroits visités lors de ma « Trans Europa » !

Pour se procurer le parcours précis ainsi que sa trace GPS, ce que j’ai fait, il suffit donc de se connecter au site officiel : Trans Dinarica.

Bien sûr, obtenir ce parcours n’est pas gratuit mais ce n’est pas très cher non plus et surtout, cela vaut tellement le coup : si, comme moi, vous êtes un.e cycliste amoureux.se de la nature, alors le rapport qualité-prix de ces packs est carrément exceptionnel. On traverse des endroits tellement natures, isolés et sauvages sans jamais se perdre que ça vaut largement le coup, selon moi, de s’offrir ces packs.

La rivière Drin, en Albanie.

A l’inverse, l’itinéraire de la Trans Dinarica traverse peu de villes. Aussi, si vous êtes attiré.e.s par les grandes métropoles, ces packs ne vous conviendront peut-être pas : privilégiez alors plutôt les itinéraires Eurovélo (lire plus bas), qui seront beaucoup plus adaptés à vos goûts citadins (capitales, monuments, musées, hébergements etc).

Rijeka, Croatie.
Bakar, Croatie.

Pour résumer, la Trans Dinarica a plutôt tendance à fuir les zones excessivement touristiques et notamment la côte Adriatique, avec ses stations balnéaires souvent prises d’assaut, pour s’enfoncer dans les montagnes beaucoup moins fréquentées. Contrairement à Eurovélo, qui ne dévie à peu près jamais des itinéraires touristiques.

On peut se procurer l’itinéraire de la Trans Dinarica pays par pays (de 8 à 23 euros selon le pays), ou carrément le pack complet pour les huit pays (à partir de 90 euros). Le lien : se procurer le pack de navigation de la Trans Dinarica.

Remarque : au cas où vous vous poseriez la question, aucun lien de ce blog n’est sponsorisé. Je ne perçois donc aucune commission, que vous cliquiez ou non, alors, n’hésitez pas !

Le long de la Trans Dinarica

En préparant votre périple à vélo, si vous vous interrogez sur la Trans Dinarica, n’hésitez pas à me poser vos questions dans la rubrique « commentaires » (votre @dresse mail ne sera pas publiée, contrairement à votre question qui le sera avec un léger décalage, généralement de quelques heures) : c’est avec plaisir que j’y répondrai 🙂


Beaucoup plus connus que la Trans Dinarica encore confidentielle, les itinéraires Eurovélo ont fait leurs preuves depuis longtemps. Au nombre de dix-sept à ce jour, ils sillonnent l’Europe du Cap Nord à Malte, et de l’Irlande occidentale aux confins de l’Orient.

L’esprit est de constituer un réseau cohérent de grands itinéraires cyclables européens, en connectant les capitales et les grandes villes du continent. Le patrimoine naturel et culturel est mis en valeur tout en favorisant le tourisme durable.

Le réseau Eurovélo

Enfin, la sécurité des usagers est toujours prise en compte. Ainsi, les routes doivent être balisées et continues. Elles doivent également éviter les routes à fort trafic. Elles combinent donc pistes cyclables et routes secondaires, voire chemins balisés.

Le principal inconvénient, c’est que peu de ces routes Eurovélo sont totalement terminées.

Je suis attentivement l’évolution de certaines d’entre elles depuis cinq ans et pourtant, rien n’a bougé : elles en sont toujours au même stade (en général l’un des trois stades en rouge sur le tableau suivant) selon le site Eurovélo lui-même. Aucune évolution en cinq ans !

Les différents stades de développement des routes Eurovélo

Percevoir les fonds européens, c’est bien, mais les utiliser pour procéder aux aménagements promis, ce serait mieux !

J’enfonce un peu le clou : Eurovélo existe depuis 1995 mais trente ans plus tard (au 27 octobre 2025), une seule route est entièrement terminée ! Il s’agit de l’Eurovélo 19 : la route cyclable de la Meuse (1.050 km). Et cinq autres sont (enfin) à un état d’avancement supérieur à 90% :

Une seule route terminée en vingt ans, et cinq autres qui ne sont plus très loin de l’être, sur dix-sept routes en tout (les n° 16 et 18 n’existant pas encore), ce n’est quand même pas énorme. Bien sûr, il ne faut pas non plus cracher dans la soupe : ces dix-sept routes ont au moins le mérite d’exister, et Eurovélo reste un superbe projet pour les voyageurs à vélo.





Terre des Sept Couleurs : la féérie de Chamarel (Maurice)

Terre des Sept Couleurs à Chamarel, Maurice

Le géoparc de Chamarel est un site époustouflant qui offre aux visiteurs un spectacle atypique. Ce petit bijou de la nature est situé à proximité du village de Chamarel, dans le sud-ouest de l’île Maurice. Photos, conseils, infos pratiques : voici l’essentiel à savoir pour profiter au mieux de ce site d’exception.


  1. Le géoparc de Chamarel
    1. Les chutes de Chamarel
    2. La Terre des Sept Couleurs
    3. Le parc des tortues et le jardin endémique
    4. Infos pratiques
  2. La Rhumerie Chamarel
    1. Visite et dégustation
    2. Infos pratiques
  3. Que visiter dans les environs ?

La visite comprend l’accès à trois sites : les chutes de Chamarel (il s’agit en réalité d’un simple point de vue), la Terre des Sept Couleurs et le parc des tortues.

Peu après le guichet d’entrée, après une poignée de minutes, on arrive à un petit parking où il faut se garer. C’est là que se situe le premier des deux points de vues sur les chutes de Chamarel, au loin.

Les chutes de Chamarel

Située au cœur d’une végétation luxuriante, la double cascade s’élève à une centaine de mètres au-dessus du sol : c’est la plus haute de l’île Maurice.

Pour rejoindre le second point de vue, il faut poursuivre un court instant sur un petit sentier, agréable et ombragé.

Quelques panneaux explicatifs en pleine nature permettent d’en apprendre un peu plus sur ce petit coin enchanteur.

On arrive au second point de vue, légèrement différent du premier.

Les chutes de Chamarel

Il est possible de descendre au pied des chutes et de s’y baigner, via une randonnée à travers la nature sauvage qui les entoure : voir la rando des chutes de Chamarel.

Il s’agit d’une randonnée guidée car l’accès n’est pas libre : il traverse des terrains privés.

Durée : 3 heures. Baignade dans le bassin.

Les chutes de Chamarel sont situées au cœur d’une végétation luxuriante

Après cette jolie mise en bouche, on arrive au clou du spectacle : la promenade autour des dunes de la Terre des Sept Couleurs.


Un parking permet de se garer juste devant l’entrée. Et dès qu’on arrive sur le site, on est saisi par cette étonnante profusion de couleurs car ici, la terre n’est pas noire !

La Terre des Sept Couleurs

Il n’est pas possible de marcher sur les dunes, afin de ne pas les abîmer. On se balade donc sur un sentier qui ceinture le site, et qui traverse parfois des zones ombragées.


Mais comment les Sept Couleurs se sont-elles formées ?

L’île Maurice est d’origine volcanique : ce sont les éruptions successives qui lui ont donné naissance en la faisant progressivement sortir de l’eau.

Au cours des millions d’années qui ont suivi, la lave s’est lentement décomposée sous l’effet du climat tropical : cyclones dévastateurs, pluies diluviennes, chaleur torride.

Ce sont les particules de fer et d’aluminium nées de ces intempéries qui colorent aujourd’hui ce paysage bigarré : le fer donne à la terre les teintes chaudes (rouge, brun et jaune) et l’aluminium les teintes froides (violet, bleu, vert et pourpre).

Les 7 couleurs
Les 7 couleurs

Des couleurs figées

L’une des particularités les plus étonnantes de ces dunes, c’est que leurs couleurs ne se mélangent jamais.

En effet, l’aluminium et le fer ont une tendance naturelle à se repousser, c’est pourquoi, même si l’on mélangeait ces couleurs, elles finiraient par reprendre leur place d’origine.

Même lorsque de fortes pluies dégoulinent sur ces dunes, elles conservent à peu près toujours leur apparence d’origine.

Se rafraîchir face aux dunes

A l’issue de cette promenade hors du commun, on arrive à une terrasse panoramique où il est possible de prendre un rafraîchissement, face aux dunes.

A noter qu’ici, sous les arbres, on peut rencontrer un joli petit habitant : le Foudi de Maurice, encore appelé Cardinal. Attiré par les miettes laissées sur cette terrasse par les visiteurs, on le croise assez facilement. Et comme les dunes, il arbore des couleurs vives.

Le Foudi de Maurice, ou Cardinal

Il s’agit d’un oiseau endémique en danger d’extinction qui faisait partie, en 2012, des 100 animaux les plus menacés au monde. La marée noire de 2020, due au naufrage du Wakashio, n’a pas arrangé sa situation, malgré des efforts notables pour le préserver.


Ils sont situés au début de la promenade, à proximité immédiate de l’enclos qui ceinture les dunes.

Tous deux sont relativement petits et on en fait assez vite le tour.

Il serait donc dommage de les louper, a fortiori si vous avez des enfants : ils se régaleront sans doute plus à observer ces énormes tortues que les dunes multicolores !

Géoparc de Chamarel : les tortues d’Aldabra

On peut approcher de près ces énormes reptiles à carapace, dont les caractéristiques sont impressionnantes : les tortues d’Aldabra peuvent peser jusqu’à 250 kilos, et vivre pendant 150 ans.

Entre les dunes aux Sept Couleurs et le parc des tortues se trouve le jardin endémique. Il s’agit de quelques espèces végétales locales plantées çà et là, comportant parfois un petit panneau explicatif.


Le tarif de base (taux de conversion de mars 2026) est de :

750 roupies mauriciennes par adulte, soit 14 euros.

375 roupies mauriciennes par enfant, soit 7 euros.

Pour les résidents, ces prix passent à 400 roupies par adulte et 200 roupies par enfant.

Mais il existe d’autres formules : visite de la plantation de café (la seule du pays), découverte de la vie locale, dégustation de jus de canne fraîchement pressé etc. Tous les détail sur le site officiel : les différentes offres


Ouvert du lundi au samedi : de 8h30 à 17h00 l’hiver (en principe 21/03-20/12), et de 8h30 à 17h30 l’été (en principe 21/12-20/03)


Si vous manquez vraiment de temps, comptez environ 45 mn, trajet en voiture compris, pour visiter uniquement la Terre des Sept Couleurs.

Sinon, pour visiter l’ensemble des sites (points de vue sur les chutes d’eau, promenade des dunes et parc des tortues), il faut bien compter 1h30 à 2h00, en prenant son temps.


Il y a deux possibilités d’accès.

L’arrivée au Géoparc se fait en principe en voiture. Une route serpente ensuite à travers la forêt tropicale.

Le point de vue des cascades de Chamarel est situé à 1,5 km environ du guichet d’entrée, et les dunes à 3 km.

Dans les deux cas, il y a un parking.

Mais si on a suffisamment de temps (et de courage), on peut tout à fait parcourir ce trajet à pied afin de mieux profiter du site. L’aller-retour, qui comporte un peu de dénivelé, est long de 6 km.

Le Geoparc de Chamarel

Si vous n’êtes pas logés à proximité, comptez environ 1h10 de voiture depuis Port-Louis, 50 mn depuis Flic en Flac, ou encore 1h00 depuis l’aéroport de Mahébourg.


Et oui, il en faut bien quelques-unes ! Alors, voici une liste non exhaustive de ce qui est interdit dans le Géoparc de Chamarel :

  • Ramasser de la terre (ainsi que toute plante, fleur ou roche)
  • Utiliser un drone
  • Marcher sur les dunes
  • Fumer, boire de l’alcool
  • Être accompagné d’animaux (sauf animaux d’assistance)
  • Donner à manger aux tortues (car elles ont un régime alimentaire spécifique)

Ce blog est l’un des rares, le seul peut-être, sur lequel vous trouverez des photos des dunes de Chamarel montrant leurs couleurs entièrement naturelles ! En effet, à peu près partout ailleurs, vous verrez des photos où les couleurs des dunes sont saturées à l’excès, grâce à (ou à cause de ?) la retouche numérique.

Je n’ai ni Photoshop, ni aucun logiciel de retouche digne de ce nom. Pour les photos de dunes publiées dans cet article, j’ai simplement utilisé le logiciel gratuit de Microsoft destiné aux débutants, qui ne permet que certaines retouches de base. J’ai légèrement modifié quelques cadrages et contrastes, c’est tout, mais je n’ai pas touché aux couleurs.

Les dunes de Chamarel sont si belles et leurs teintes naturelles si intenses, qu’il me semble absurde d’exagérer encore leurs couleurs.

Dans tout cet article, voici ma photo où les couleurs sont les plus vives :

C’est déjà étonnant, non ?

A titre de comparaison, voici les mêmes dunes, telles qu’elles ressortent à la première recherche sur Google :

Si vous revenez à ma photo précédente, elle devient subitement plus terne, limite tristounette. Et pourtant, c’est elle qui est naturelle.

Alors bien sûr, je pourrais faire comme tout le monde en sur-saturant mes images moi aussi, mais y aurait-il un intérêt à cela ?…

Toujours ma même photo, mais en mode fallacieux cette fois-ci !

Dans une moindre mesure que tous ces abus, même nos smartphones comportent tous un réglage interne qui sature un peu les couleurs de toutes les photos que nous prenons, automatiquement. C’est pour éviter cet excès que je n’ai publié, dans cette partie consacrée aux dunes, aucune image prise avec mon smartphone (à l’exception… des panneaux directionnels !)

Pour illustrer cet article, j’ai utilisé un 24×36 reflex. Mes images sont donc beaucoup moins spectaculaires que celles des autres blogs, c’est vrai, mais elles ont au moins le mérite de vous montrer la réalité telle qu’elle est, sans artifice. Et au moins, vous ne serez pas décu.e.s en arrivant là-bas…


Ailleurs sur Maurice…


Elle est située à cinq kilomètres seulement de la Terre aux Sept Couleurs, il ne faut donc pas hésiter à faire ce léger détour pour aller la découvrir.


La visite se déroule en deux phases. On commence par un tour guidé de la distillerie (20 minutes), puis on enchaîne avec un moment qui n’est pas le plus déplaisant : la dégustation (20 minutes). Pour terminer, le magasin de la rhumerie étant situé juste avant la sortie, on repart rarement les mains vides…

L’arrivée à la rhumerie

Dès la conception de la rhumerie, c’est-à-dire avant sa construction, le futur visiteur a été mis au centre de toutes les attentions.

Posée aux pieds des montagnes, cernée par les cannes à sucre et décorée de nombreuses plantes et fleurs exotiques, ce n’est pas l’usine la plus désagréable à visiter.

Il n’est pas question de retracer ici toutes les étapes de la fabrication du rhum mais pour faire simple, le ou la guide explique en détail tout ce processus, de l’arrivée de la canne à sucre dans la distillerie à la mise en bouteilles du précieux breuvage.

Chamarel est la seule rhumerie de tout l’Océan Indien à pratiquer la double distillation

Puis vient la seconde partie de la visite : la dégustation. Et là, surprise. On nous fait goûter, non pas un verre, comme dans une autre rhumerie visitée il y a quelques années aux Antilles, mais… dix !

Passons aux choses sérieuses…

Oui, vous avez bien lu, dix verres. Rhums blancs, vieux ou ambrés ainsi que liqueurs aux parfums divers, Chamarel nous fait ingurgiter toute la panoplie de son brillant savoir-faire !


La rhumerie est située à 500 mètres du village de Chamarel, et à 5 km de la Terre aux Sept Couleurs.

Les visites se font du lundi au samedi, de 9h30 à 16h30. Il y a possibilité de visites privées (avec dégustation bien sûr).

Visite groupée : 650 roupies (12 euros). Visite privée : 1500 roupies (28 euros). Taux de conversion mars 2026.


Vous trouverez toutes les infos complémentaires sur le site officiel : Rhumerie Chamarel.


La rhumerie dispose de son propre restaurant, l’Alchimiste. Il propose des mets élaborés à base des produits du domaine.

Il était complet lors de notre visite, nous n’avions pas réservé donc nous n’avons pas pu y manger, et nous le regrettons.

Aussi, si vous ne voulez pas faire la même erreur que nous, pensez à réserver un peu à l’avance : c’est conseillé pour le midi, obligatoire pour le soir.

Le prix des menus, lesquels ne sont pas avares en rhum, débute à 40 euros environ, et il comprend la visite et la dégustation.

De plus, ces menus mettent l’eau à la bouche : consulter la carte de l’Alchimiste (je vous préviens tout de suite, si vous cliquez, ça va vous donner faim et soif…)

Tél. +230 483 4980 – info@rhumeriedechamarel.com


Les sites intéressants à visiter ne manquent pas à Maurice. Mais s’il fallait n’en citer qu’un, situé non loin de Chamarel, nous choisirions la plage du Morne.

La plage du Morne

Elle est située à 20 minutes (13 kilomètres) de Chamarel et, avec son sable blanc, ses eaux translucides et ses cocotiers, sans compter le Morne Brabant en arrière-plan, elle a tout de la plage paradisiaque.

Après la Terre aux Sept Couleurs de Chamarel, voici un autre site incontournable de l’île Maurice…


Chamarel…




Le jardin de cactus de Lanzarote : découvrez une oasis surprenante

Jardin de cactus de Lanzarote César Manrique Gros plan sur une forêt de cactées fleuries

A Lanzarote, le jardin de cactus est une œuvre végétale de César Manrique qui s’intègre parfaitement dans les paysages naturels de l’île. L’exotisme de cette végétation piquante, plantée dans un insolite écrin volcanique, exerce une fascination certaine sur la plupart des visiteurs. Petit tour d’horizon de ce jardin d’exception.


LE JARDIN DE CACTUS EN BREF

📍 Localisation : à Guatiza, dans le nord-ouest de Lanzarote.

🚶 Durée totale : 1h en moyenne (de 1/2h minimum à 2h, voire plus selon les goûts).

⭐ Intérêt principal : les cactus dans toute leur splendeur, de toutes les formes, toutes les dimensions, et avec des fleurs de toutes les couleurs !

🎒 Niveau : un peu de marche sans aucune difficulté.

🕒 Meilleure saison : douceur toute l'année !

Avec ces 4500 spécimens de cactus, issus de 1400 espèces différentes provenant des cinq continents, César Manrique a réussi le tour de force de faire de ce jardin exceptionnel l’un des plus réputés de la planète.

Le jardin de cactus et le volcan Montaña Tinamala
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Cobrada

Pour donner naissance à ce site épatant, Manrique a jeté son dévolu sur une ancienne zone agricole qui avait été laissée à l’abandon au fil des années. Située dans un joli cadre naturel, aux pieds des cratères et au milieu des roches volcaniques, il l’a réhabilitée avant d’y faire prospérer ces innombrables variétés de cactus. Son éternel objectif était alors atteint : relier l’art et la nature de la manière la plus harmonieuse qui soit.

Ce jardin magistral, qui constitue une véritable œuvre d’art, s’intègre donc parfaitement à son environnement naturel et volcanique.

Le sol est recouvert de picòn, cette fameuse cendre volcanique, et comporte quelques petits bassins où flottent des nénuphars et nagent de gros poissons rouges.

Dans ce sanctuaire paisible règnent le calme et la sérénité. Les cactus prennent toutes les formes possibles, mais aussi toutes les couleurs imaginables lorsqu’ils sont en fleurs.

Il faut déambuler tranquillement dans ces allées pour mieux s’imprégner de l’atmosphère poétique créée par ces cactées en tous genres. Comme de nombreux visiteurs, nous avons été touchés par la magie qui se dégage de ce site atypique.

Au fond du jardin, un vieux moulin domine le site. Parmi les différentes variétés de cactus qui prospèrent à ses pieds, mentionnons le coussin de belle-mère, au nom si explicite…

Le fameux coussin de belle-mère…

Le jardin de cactus est ouvert tous les jours de 10h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30), 365 jours par an.

Adultes : 8,50 euros – Adultes en situation de handicap : 6 euros

Enfants : 4,25 euros – Enfants en situation de handicap : 3 euros


Le site est doté d’un vaste parking.

A l’intérieur, il y a une cafétéria qui sert à manger et à boire à des tarifs corrects : voir le menu.

A noter que deux œuvres de Manrique décorent les toilettes, pour distinguer celles des femmes de celles des hommes.

L’entrée des toilettes hommes…
… et celle des toilettes femmes.

Le jardin de cactus est situé dans le nord-ouest de l’île à Guatiza, qui dépend de la municipalité de Teguise, bien que cette ville soit située à 15 minutes de là.

Costa Teguise est également à 15 minutes, Arrecife à 20 minutes, Puerto del Carmen à 30 minutes.


Juste à côté du jardin de cactus est situé un lieu naturel époustouflant, auquel nous avons consacré un article à part entière : Los Roferos, encore appelé Stratified City.

Depuis le jardin de cactus :

  • En voiture : 5 minutes.
  • A pied : 50 minutes à 1 heure.


Le jardin de cactus a été conçu en amphithéâtre



Et encore quelques photos : car c’est vraiment trop difficile de s’arrêter de photographier ces jolies plantes, quand on déambule dans les allées de ce jardin d’exception…





Lanzarote sauvage : explorez les paysages naturels les plus surprenants de l’île

Couverte de champs de lave, de cratères et de falaises qui plongent dans l’océan, Lanzarote est une île qui a été façonnée par un volcanisme intense. La nature y a créé des paysages sauvages et atypiques, parfaits pour explorer l’île sous son visage le plus brut et le plus spectaculaire. Voici notre sélection des sites les plus étonnants…




LANZAROTE EN BREF...

🗺️ Ce que vous verrez : des couloirs de lave, un littoral déchiqueté, une lagune colorée, des points de vues saisissants...

🚗 Accès : facile en voiture.

🎒 Niveau : facile, peu de marche.

⭐ Ce qui rend l’île incontournable : hors saison, l'avion n'est pas cher, il fait doux toute l'année et les paysages naturels sont époustouflants.



Imaginez le cratère d’un ancien volcan qui émerge d’une mer profondément bleue. Ses parois sont marron-orangé et un lac vert repose au fond, cerné par une plage de sable noir. Et bien vous ne rêvez pas, ce paysage étonnant et inhabituel existe : il s’appelle Charco de los Clicos.

Charco de los Clicos : el Lago Verde

Avant d’accéder à ce panorama atypique, il ne faut pas rater le minuscule détour par le mirador El Golfo. Il permet d’admirer la plage du même nom, constituée de sable noir volcanique.

La plage el Golfo vue depuis le mirador

Ensuite, quand on arrive à la lagune, on est saisi par sa couleur verte qui présente un gros contraste avec le noir de la plage volcanique.

Pourquoi la lagune est-elle verte ?

Pour commencer, la présence de la lagune à cet endroit est due aux infiltrations de l’eau de mer au fond de l’ancien cratère. Puis peu à peu, elle a été colonisée par des algues : ce sont elles qui lui ont donné cette couleur verte.

El Lago Verde

Ce site a de véritables airs de bout du monde. Bien qu’exposé aux vents et aux embruns, son panorama sublime respire le calme et la sérénité.

Pour parfaire la visite, on peut aller se régaler dans l’un des excellents restaurants du petit village voisin, El Golfo, posé à 600 mètres de là (voir les conseils pratiques ci-dessous).



L’accès au site est gratuit mais le chemin est balisé, on ne peut pas aller jusqu’à la lagune pour s’y baigner par exemple, le but étant de préserver cet espace naturel unique.


Le site est doté d’un parking gratuit, en bordure de la route LZ-703.


Le mirador El Golfo qui domine la plage est situé à droite du parking. A quelques mètres de là démarre le chemin très court (moins de cinq minutes de marche) qui mène au point de vue sur El Charco de los Clicos et sa lagune verte.


Le temps de visite est globalement court. Même en prenant son temps, il est peu probable qu’il dépasse la demi-heure même si, évidemment, on peut flâner sur place autant qu’on veut.

Ce gain de temps permet donc, soit de visiter d’autres sites dans cette zone de l’île (Los Hervideros par exemple), soit d’aller prendre un verre et/ou manger un morceau face à la mer à El Golfo, à 600 mètres de là.


El Golfo est un village doté de nombreux petits bars et restaurants, qui ont tous les pieds dans l’eau. Nous avons testé le restaurant Bogavente et nous le recommandons fortement : terrasse exceptionnelle, cuisine délicieuse, service sympa, prix contenus (20 à 40 euros le repas complet). Du coup, le rapport qualité-prix est excellent.

Sangria au resto Bogavente
Le resto Bogavente

Charco de los Clicos est situé dans le sud-ouest de l’île : à 15 minutes de Playa Blanca, à 25 minutes de Puerto del Carmen, à 30 minutes d’Arrecife et de Teguise.



Las Grietas signifie les fissures en espagnol. Lorsqu’on arpente les failles de ce site très nature et atypique, on ressent une atmosphère particulière, emprunte de mystère.

Las Grietas

La première fissure est aussi haute qu’étroite.

Par endroits, elle dépasse parfois les cinq mètres de haut alors qu’en largeur, elle se resserre considérablement, laissant péniblement passer les humains.

Au fil de la progression, il faut donc carrément se contorsionner pour pouvoir franchir certaines zones, ce qui procure une petite sensation d’aventure.

Les rayons du soleil se fraient un chemin comme ils peuvent jusqu’au fond de ces petites failles, mettant en valeur les stries naturelles des parois.

Au fil de la journée et de l’évolution de la lumière, les couleurs peuvent varier, rendant le site particulièrement photogénique (même si, le jour de notre visite, la lumière était le plus souvent voilée).

L’un des gros avantages du site, c’est qu’il a su rester authentique. Car contrairement à bien d’autres lieux à visiter sur Lanzarote, il n’y a aucun aménagement, aucun guichet, aucune barrière, aucune contrainte : le site a su rester 100% nature, on peut se balader où l’on veut, comme on veut, quand on veut, ce qui change de certaines visites très (trop ?) encadrées sur l’île. Une raison de plus pour aller le visiter.

Comment ce site atypique s’est-il créé ?

Les fissures dégoulinent des flancs d’un volcan, la Montaña Blanca. Elles sont tout simplement le fruit de l’érosion ainsi que de l’action du vent et de la pluie sur la lave solidifiée, au fil du temps.



L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.


Un assez grand parking naturel gratuit est disponible sur le bord de la route (la LZ-35).

A partir de là, il faut marcher sur le chemin pendant quelques minutes pour arriver à la première fissure.


Chaussures : il est préférable de porter des chaussures fermées car certains endroits sont assez glissants au fond des fissures, même en chaussures de rando. Alors en tongs…

Fréquentation : s’il y a un peu trop de monde à votre goût lorsque vous arrivez dans la première fissure, ne vous y engagez pas et rendez-vous directement dans la deuxième ou la troisième, situées juste derrière : elles sont sensiblement moins fréquentés alors que tout le monde se précipite sur la première.

Le vent : éviter de visiter le site par temps venteux car le sable voltige dans les fissures, ce qui peut devenir gênant.

S’y rendre en début ou en fin de journée : il y a moins de monde, et la lumière est plus photogénique.


Le site se visite assez rapidement. 45 minutes voire une heure seront largement suffisantes pour la plupart des visiteurs et visiteuses, en incluant les 15 minutes de marche aller – retour, du parking aux fissures.


Las Grietas jouit d’un emplacement plus ou moins central sur l’île, légèrement sud, ce qui lui permet d’être accessible assez rapidement de presque tous les endroits de l’île.

Ainsi, Puerto del Carmen et Arrecife sont à 10 minutes, Teguise à 15 minutes et Playa Blanca à 25 minutes.



Le Mirador del Rio est un belvédère situé au sommet d’une falaise, 500 mètres au-dessus de la mer. Sa terrasse panoramique offre une vue à couper le souffle sur la jolie petite île voisine de la Graciosa et sur El Rio, ce petit bras de mer qui la sépare de Lanzarote.

L’ile de la Graciosa vue depuis le mirador del Rio

La Graciosa est une toute petite île volcanique sauvage, peu habitée, et dont les plages de sable blanc se détachent parfaitement sur la mer d’un bleu profond. La vue panoramique à 180° a un côté sidérant, que les photos ne peuvent restituer.

Malgré ses dimensions réduites (8 km de long par 4 km de large), l’île de la Graciosa compte sur ses terres pas moins de cinq volcans.

Le volcan Montaña Amarilla, sur La Graciosa

Situé tout au nord de Lanzarote, le mirador del Rio fait partie de l’œuvre de César Manrique, le fameux artiste à la fois local et international. Ce site s’inscrit dans son travail sur l’intégration de l’art dans la nature. A Lanzarote, ce lieu magnifique est incontournable.

A l’intérieur de cette œuvre architecturale renommée et parfaitement intégrée à l’environnement, on trouve une sculpture de Manrique, un bar-restaurant dont les tables donnent sur des fenêtres panoramiques hypnotiques, ou encore un escalier en colimaçon réputé…

Vue sur les volcans de Lanzarote


Le prix : 8,50 euros par adulte et 4,25 euros par enfant.

Horaires d’ouverture : 10h00 – 16h40

La cafétéria et le magasin ferment à 16h50.


Idéalement, il faut s’y rendre par beau temps. Si la météo n’est pas optimale, il est préférable d’attendre le lendemain car c’est par beau temps que la vue est vraiment exceptionnelle.


Commodités

Il y a un parking gratuit à cent mètres du mirador.

A l’intérieur de ce dernier, il y a toutes les commodités : toilettes, magasin de souvenirs, bar, restaurant…


Pour être honnête, oui ! En effet, bien que le Mirador del Rio nous semble incontournable, si seule la vue vous intéresse, alors sachez que vous pouvez très bien faire l’impasse sur le mirador : il y a différents points de vues quasi-identiques et entièrement gratuits accessibles depuis la route LZ-202, situés juste à gauche du mirador.

Il y a même un autre mirador, le Mirador de Guinate qui lui est gratuit, situé deux kilomètres après le Mirador del Rio. Après une descente en virages, on se retrouve sur une petite route trop étroite pour que deux véhicules puissent se croiser. Il faut alors guetter une petite impasse sur la droite. Là, on se gare sur un parking gratuit. Et ici aussi, de cet autre mirador, la vue est somptueuse.

La vue sur La Graciosa depuis le mirador de Guinate

Un chemin de randonnée comportant des vues éblouissantes existe entre Orzola et le Mirador del Rio.

Distance : 13 km / Dénivelé : 710 m+ et 649 m- / Durée approximative : +/- 6h00 / Difficulté moyenne

Nous ne l’avons pas testée mais pour plus d’infos, et pour télécharger la trace GPX : VisoRando Lanzarote


Le plus beau site à visiter alentour est justement la petite île de la Graciosa.

Pour s’y rendre, il faut prendre le bateau depuis la petite ville d’Orzola, située à 3 kilomètres du Mirador del Rio à vol d’oiseau, mais à 10 kilomètres par la route !

Deux compagnies assurent la traversée, Lineas Maritimas Romeo et Biosfera Express. Elles alternent les départs, ce qui offre aux touristes une multitude d’horaires quotidiens.

Durée de la traversée : 25 minutes.

Prix de la traversée : 60 euros en moyenne (le tarif varie fortement suivant la saison : entre 30 et 120 euros l’aller-retour).

Attention : les ferries ne prennent pas les voitures. Il faut en louer une sur l’île de La Graciosa ou, mieux encore, un vélo (électrique ou pas mais attention, il y a du dénivelé et du sable).


Le Mirador del Rio est situé à l’extrême nord de l’île.

Il est situé à 15 minutes d’Haria, à 35 minutes de Teguise et Arrecife ou encore à 45 minutes de Puerto del Carmen.


Pour commencer, il faut remonter à l’éruption du mont Corona, il y a plus de 4000 ans. Le volcan cracha un tel volume de lave qu’elle atteignit une épaisseur de 400 mètres !

Pendant que la croûte extérieure de l’un des torrents de lave séchait, la roche en fusion continuait à s’écouler à l’intérieur. Bien plus tard, quand la source de lave se tarit à la fin de l’éruption, elle laissa la place à cet immense tube volcanique : 8 kilomètres de long, dont plus d’un kilomètre est entièrement immergé sous l’océan.

Deux portions de ce tunnel peuvent être visitées : légèrement à l’intérieur des terres, La Cueva de los Verdes et à proximité de la mer, Los Jameos del Agua. Voici une description détaillée de ces deux merveilles de la nature.


Cette première portion du tube de lave est aménagée pour qu’on puisse la visiter à pied (la grotte ne peut pas se visiter seul et sans guide).

Le groupe au début de la visite

La longueur du tunnel est d’environ un kilomètre, sa hauteur atteint au maximum les 50 mètres et sa largeur les 15 mètres.

Mais à l’inverse, on doit se baisser par endroits pour pouvoir traverser les parties les plus étroites du couloir.

L’aménagement de ce couloir de lave fut confié en 1960 à Jesús Soto, un artiste vénézuelo-français. Il y apporta le moins de modifications possible afin de conserver au maximum l’ambiance naturelle des lieux. Ses aménagements furent donc minimalistes : il conçut un chemin praticable pour les visiteurs (aplanissement du sol, création de quelques escaliers, sécurisation des lieux), et il disposa un éclairage coloré de manière optimale.

Il voulait que ce site sauvage et atypique conserve tout son naturel et toute son authenticité, en lui conférant une ambiance mystérieuse dans un cadre féérique. Et force est de constater qu’une fois à l’intérieur, la magie opère.

Au fil de la progression du groupe, on peut observer les différentes strates de lave ainsi que ses différentes couleurs.

Au-dessus de nos têtes, on aperçoit de minuscules stalactites : ce sont les milliers de gouttelettes qu’elle a laissées sur les parois de la voûte en se solidifiant.

C’est à ce niveau-là que se situe un auditorium, dont les qualités acoustiques sont paraît-il exceptionnelles.

En fin de visite arrive le clou du spectacle.

Le tube de lave est mis en valeur par l’éclairage à cet endroit-là, et à nos pieds se trouve un gouffre tout aussi bien éclairé.

Mais quand la guide demande à un visiteur de jeter un caillou dans cette crevasse, surprise : c’est en réalité un lac dont la surface est au niveau de nos pieds.

Il était si calme qu’il s’était transformé en véritable miroir, et on croyait vraiment qu’il y avait un gouffre sous nos pieds à la place de ce petit lac intérieur.

Ce trompe-l’œil naturel est sidérant et le lieu est de toute beauté.

La visite se termine sur cette partie bluffante du tunnel, le temps de remonter à la surface de la Terre !



Le site est ouvert de 9h30 à 16h15 tous les jours (365/365)

Pour réserver sur le site officiel : Réserver les billets


  • Adultes : 16 euros par personne (11,20 euros si handicap)
  • Enfants (de 7 à 12 ans) : 8 euros (5,60 euros si handicap)
  • Enfants (moins de 7 ans) : gratuit.
La sortie de la galerie

Elle dure 45 à 50 minutes. On ne peut pas trop flâner en route car les groupes se suivent de près, c’est un peu l’usine…


Stationnement : il y a un vaste parking gratuit à proximité du site.

Toilettes : il est également doté de toilettes (avec tables à langer) mais à l’entrée du tunnel. Il faut donc prendre ses précautions avant de descendre dans les entrailles de la terre !

Restauration : il n’y a rien à manger ni à boire sur place.


Personnes à mobilité réduite : en raison de sa configuration (certains passages sont très étroits ou très bas), le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Claustrophobie : les personnes claustrophobes peuvent se sentir oppressées dans ce site souterrain qui comporte quelques couloirs et escaliers très étroits.

Poussettes : elles ne sont pas admises dans le tunnel.

Animaux de compagnies : ils ne sont pas admis non plus, à l’exception des chiens d’assistance.


La Cueva de los Verdes est située tout au nord-ouest de l’île, en bordure de la LZ-205, et à un kilomètres de Los Jameos del Agua.

Pour s’y rendre, il faut 25 minutes depuis Costa Teguise et Teguise, 30 minutes depuis Arrecife ou encore 40 minutes depuis Puerto del Carmen. Et si vous venez de Playa Blanca, à l’extrémité opposée de l’île, alors il vous faudra 1 heure.



Créé sur un site naturel unique par César Manrique, Los Jameos del Agua est un centre d’art, de culture et de tourisme. Situé dans le même tunnel de lave que la Cueva de los Verdes mais un peu plus loin, il s’agit d’un site étonnant qui met en avant l’insertion harmonieuse de l’art dans la nature, selon les principes chers à l’artiste.

Los Jameos del Agua est donc le prolongement naturel du site présenté ci-dessus, La Cueva de los Verdes.

Sur ce second site, une partie de la voûte s’effondra par endroits, créant de grands trous dans le plafond (ce sont ces trous que désigne le mot aborigène Jameos).

Puis l’eau de mer s’infiltra au fil du temps au fond de ce tunnel, créant une sorte de lac intérieur.

Los Jameos del Agua

L’artiste optimisa de façon exceptionnelle une partie de ce tunnel de lave pour créer les différentes parties de son œuvre.

Il disposa des plantes exubérantes à l’intérieur du couloir volcanique, afin d’augmenter encore la sensation du visiteur de se sentir dans un environnement naturel d’exception.

Puis il conçut un bar et un restaurant improbables au bout du lac intérieur, où l’on peut donc boire un verre ou manger un morceau dans ce décor unique.

A la sortie de ce couloir volcanique se trouve la surprise du chef : une piscine d’une blancheur éblouissante dont les parois arrondies épousent en partie les formes de la lave solidifiée.

Le tunnel de lave qui reprend un peu plus loin comprend un auditorium de 550 places aux qualités acoustiques paraît-il exceptionnelles, et au cadre visuel somptueux. Toujours pour rester fidèle à ses grands principes artistiques, Manrique disposa les sièges en suivant la pente descendante naturelle du sol de lave, ce qui permet aux spectateurs d’avoir une visibilité parfaite.

Et puisque la nature est au centre du génie artistique de Manrique, mentionnons le fameux Munidopsis Polymorpha ! Ce crabe minuscule (un centimètre de long) est endémique de Lanzarote. Après avoir vécu 4000 ans dans la pénombre, il a fini par devenir aveugle et il a perdu peu à peu toutes ses couleurs, pour être totalement blanc aujourd’hui.

Très sensible à la rouille, il a failli disparaître ces dernières années à cause de la présence dans le lac souterrain de nombreuses pièces de monnaie jetées par les touristes. Ce qu’il est désormais interdit de faire.

Enfin, une Maison des Volcans a été érigée sur le site, au-dessus du tunnel de lave. Il s’agit d’un musée dédié à la volcanologie de l’île.



  • Ouverture : 10h00 – 17h15 tous les jours

  • Pour le restaurant : 12h00 – 16h00 tous les jours, 19h00 – 21h00 le mercredi et le vendredi

  • Les prix (2025) : 16 euros par adulte (11,20 euros si handicap) – 8,25 euros par enfant de 7 à 12 ans (5,60 euros si handicap) – Gratuit aux moins de 7 ans

Stationnement : il y a un vaste parking gratuit à proximité du site.

Restauration : un bar-restaurant fait face au lac.

Toilettes : le site est doté de toilettes.

Baignade interdite, que ce soit dans le lac intérieur ou la piscine extérieure.


Ou du moins, ne la jetez pas dans le lac intérieur : c’est désormais interdit afin de protéger les petits crabes blancs endémiques de l’île, qui ont failli disparaître par le passé à cause de cette pratique aussi répandue qu’inutile…

Ce lac héberge d’ailleurs 76 autres espèces endémiques, elles aussi à protéger…


Los Jameos del Agua est situé tout au nord-ouest de l’île, en bordure de la LZ-1, et à un kilomètre de La Cueva de los Verdes.

Pour s’y rendre, il faut 25 minutes depuis Costa Teguise et Teguise, 30 minutes depuis Arrecife ou encore 40 minutes depuis Puerto del Carmen. Et si vous venez de Playa Blanca, à l’extrémité opposée de l’île, alors il vous faudra 1 heure.



Stratified City est un site qui permet d’admirer de somptueux paysages naturels, composés de formations rocheuses aux formes tourmentées sur fond de volcans.

Les formations rocheuses de Stratified City

Notre visite sur ce site étonnant s’est déroulée un jour où la lumière du soleil jouait à cache-cache entre les nuages. Pas l’idéal pour les photos, j’ai donc décidé d’y revenir le lendemain matin très tôt, au lever du soleil, pour essayer de faire de meilleures images. Je me suis alors retrouvé tout seul pendant plus d’une heure face à des panoramas de toute beauté.

Stratified City et le volcan Montaña de Guenia

Quand le soleil levant éclaire le site de sa lumière chaude, le paysage s’enflamme. Les différentes formations rocheuses aux formes énigmatiques (colonnes, arches et petites grottes) se mettent alors à rougeoyer. Ce panorama est d’une beauté sauvage qui ne laisse pas insensibles les amoureux.ses de la nature.

Le volcan Montaña de Guenia

A l’origine, ce site, également appelé Los Roferos, était une carrière d’extraction de roches, celles avec lesquelles sont construites les maisons de l’île. Au fil du temps, la carrière a fini par péricliter et être abandonnée. L’activité minière avait déjà commencé à creuser ces formations rocheuses, et la nature a fini le travail grâce à la pluie et au vent, ainsi qu’à son activité permanente d’érosion.

Le volcan Montaña de Tinaguache, sous une arche de Stratified City

Se balader au milieu de ces curieuses formations rocheuses face à des volcans majestueux laisse un souvenir impérissable.

Le volcan Montaña de Tinaguache


Le site est déjà photogénique sous la lumière brute de la mi-journée mais pour le photographier dans les meilleures conditions, il faut impérativement venir au lever ou au coucher du soleil. C’est à ces moments-là, pendant les fameuses golden hours, qu’il se présente sous son plus beau jour.

En arrivant, garez bien votre voiture côté route et non pas coté formations rocheuses. Sinon, en fonction des photos que vous prendrez, vous risqueriez d’avoir votre véhicule dans votre champ de vision…

La boulette : garer sa voiture en plein dans le champ de la photo

Le conseil précédent vaut également pour tous les visiteurs : le meilleur moment pour admirer les lieux, ce sont les premières et les dernières lueurs du jour, car ce sont les deux moments de la journée où les couleurs sont de loin les plus belles.

L’autre avantage, c’est qu’à ces moments-là, surtout tôt le matin, le site est vide de touristes : on peut alors profiter des lieux tout seul.


Un parking naturel borde le site, le long de la route.

Il n’y a pas d’autres commodités.


L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.


Le site se visite assez rapidement. On peut y passer quelques minutes comme une bonne heure, voire plus si l’on veut faire le tour de toutes les formations rocheuses, en prenant le temps de les photographier et de les admirer.


Vous pouvez trouver différents noms qui désignent tous ce seul et même site : Stratified City, Ciudada Estratificada, Los Roferos (qui vient de rofe, le nom des pierres qui étaient extraites du site), Antigua Rofera de Teseguite…


Stratified City se situe juste au bord de la route (la LZ-404). Lorsqu’on arrive à hauteur du site, on ne peut pas le rater car on aperçoit les formations rocheuses depuis la voiture : on est arrivé.


Le site se trouve dans l’ouest de l’île et il est accessible relativement rapidement depuis à peu près tous les points de l’île : l’une des villes les plus éloignées du site, Playa Blanca, n’est qu’à 45 minutes.

Pour les autres villes principales, Puerto del Carmen est à 25 minutes, Arrecife à 20 minutes, Haria à 15 minutes et Teguise à 5 minutes.



La Geria est une vallée viticole du centre de Lanzarote, classée Réserve de Biosphère par l’Unesco, qui présente des paysages uniques au monde.

La vigne de la Geria cernée par les volcans

La vigne y est cultivée depuis trois siècle avec un savoir-faire endémique à l’île. Après les éruptions de Timanfaya en 1730, les viticulteurs ont commencé à faire de grands trous circulaires dans le sol. Au centre de chaque trou, ils ont creusé suffisamment en profondeur pour atteindre la terre qui avait été recouverte par la lave. Ils ont alors planté leurs ceps de vigne à ce niveau-là, pour qu’ils prennent racine dans la terre fertile.

Mais ce n’est par tout. Car pour parfaire leur œuvre, ils ont construit patiemment des murets semi-circulaires en roches volcaniques (les zocos) sur le rebord de chaque trou, afin de protéger les ceps du vent. L’ingéniosité de ce mode d’agriculture réside enfin dans la pente des trous, qui permet de faire dégouliner la rosée du matin jusqu’aux pieds de vigne afin de les alimenter en eau. Et là, le picòn, cette fameuse cendre volcanique qui recouvre le sol, présente la particularité de conserver l’humidité, pour le plus grand bénéfice de la vigne.

La répétition de ces anneaux à perte de vue a un impact visuel qui ne laisse pas les visiteurs insensibles. Le contraste des villages blancs sur la terre volcanique noire et l’omniprésence des volcans en arrière-plan ajoutent à la magie de ces paysages inimitables.



Le point fort des paysages de la Geria, c’est l’impact visuel de ce graphisme viticole. Pour optimiser les images, l’idéal consiste à utiliser un drone (dans la limite des autorisations de vols évidemment) car c’est vus du ciel que ces paysages sont le plus impressionnants.


La route des vins de la Geria est la LZ-30, qui relie Mogaza à Uga. Elle est bordée de nombreuses caves et bodegas, ainsi bien sûr que de ces paysages de vignes si typiques de l’île. Des visites, des dégustations et des ventes de ces vins locaux y sont organisées : si vous cherchiez une idée de cadeau…

Voici un lien vers l’une des caves les plus réputées de l’île : El Grifo.


Quand on visite la Geria, on peut prolonger le plaisir par un petit détour vers la grotte de Los Naturalistas, longue de 1600 mètres.

Les infos sur le web étant rares, voici comment s’y rendre : sur la route des vins (la LZ-30), lorsqu’on arrive dans le petit village de Masdache (à environ 5 kilomètres de Mogaza et 10 kilomètres de Uga), il faut prendre la LZ-58 en direction du nord (tourner à droite si l’on vient de Mogaza, et à gauche si l’on vient de Uga). La grotte est située deux kilomètres plus loin, sur la gauche. Coordonnées GPS : 29.01200,-13.65966


La Geria est située dans le centre de l’île.

Puerto del Carmen est à 15 minutes, Playa Blanca et Arrecife sont à 20 minutes.



La randonnée de la Montaña Colorada est l’une de celles qu’il ne faut pas rater à Lanzarote. En réalité, c’est plus une balade qu’une véritable randonnée, elle est donc de niveau très facile. Il s’agit de faire à pied le tour d’un volcan, qui offre de jolis paysages tout au long du parcours.

Le départ de la balade est facile à trouver : il se trouve au bout du parking et aux pieds du volcan, on ne peut pas se tromper.

Un panneau montrant le plan détaillé de la rando se trouve là, sur lequel on distingue d’ailleurs très bien le flanc rouge du volcan.

Le panneau du départ

A partir de là, il suffit de suivre un petit chemin balisé qui est jalonné de quinze panneau explicatifs. Ils donnent une foule d’informations relatives au site : les différentes curiosités visibles tout au long du parcours, l’activité volcanique ou encore, la culture de la vigne à flanc de volcan. Tout y est pour mieux s’imprégner des lieux.

Assez rapidement après le départ, on arrive au flanc sud-est du volcan : c’est ce côté-là qui est rougeâtre et qui fait la réputation du site ainsi que de sa courte randonnée.

La Montaña Colorada, ou le volcan rouge

Tout au long du parcours, on aperçoit au loin une multitude d’autres volcans, posés au milieu des roches volcaniques.

Les volcans autour de la Montaña Colorada

Cette petite rando est une jolie balade qui comporte un seul inconvénient : les visiteurs ne sont pas autorisés à sortir du sentier dans un but de préservation de l’environnement, lequel est fragile par ici.

Le tour de la Montaña Colorada

Ce type d’interdiction vaut pour de nombreux sites à Lanzarote et cela a parfois un petit côté frustrant.

Par exemple, il n’est pas possible de s’approcher de la fameuse Bomba Volcanica Gigantesca, cet énorme rocher volcanique qui fut projeté à quelques centaines de mètres de hauteur avant de s’écraser au sol.

Ses dimensions :

  • 4 m de large
  • 5 m de haut (sans compter la partie enfouie dans la cendre volcanique)

Nombreux sont ceux qui sortent du sentier malgré l’interdiction, et piétinent les zones prohibées pour aller photographier cette fameuse Bombe avec le volcan rouge en arrière-plan.

La fameuse Bombe Volcanique Gigantesque

En conclusion, la randonnée de la Montaña Colorada est à faire absolument parce qu’elle est belle, facile et rapide. Cela ne vaut donc vraiment pas la peine de faire l’impasse dessus…



Distance : 3 km

Dénivelé : 50 mètres

Durée : 1 heure à 1h 30

Niveau : très facile


Un parking de terre est situé aux pieds du volcan. Le départ est au bout du parking.

Le parking vu depuis la Montaña Colorada

Il n’y a aucune autre commodité sur place, donc prévoyez tout ce dont vous avez besoin : de l’eau, à manger, casquette, crème solaire etc.


C’est au lever du soleil que la face rouge du volcan bénéficie de la plus belle lumière. En fin de journée, il est à l’ombre, il est donc préférable de venir marcher ici le matin.

En haute saison (juillet – août), le parcours peut être assez fréquenté. Aussi, plus on fait cette rando tôt, moins on a de chances de croiser du monde. Le reste de l’année, le site est plus agréable car il n’est pas trop fréquenté.


Si vous manquez de temps, vous pouvez vous contenter de rejoindre le versant rouge du volcan pour l’admirer, puis faire demi-tour.

Pour cela, il faut compter une demi-heure environ, cette durée étant évidemment variable en fonction du rythme de marche de chacun.

Mais surtout, si vous êtes pressé.e, ne vous trompez pas de sens ! Depuis le parking, il faut faire le tour dans le sens des panneaux (sens contraire des aiguilles d’une montre). Sinon, ce sera beaucoup plus long !


En quittant la Montaña Colorada, il y a une autre petite randonnée à ne pas rater à un kilomètre de là : la randonnée de la Montaña Cuervo.

Le principe est le même, c’est-à-dire qu’on fait le tour du volcan. Mais le gros avantage de cette rando-là, c’est qu’on peut pénétrer dans le cratère, qui vaut le coup d’œil.

La Montaña Cuervo


La Montaña Colorada est située en plein cœur du parc national des volcans de Lanzarote. Ce qui en fait un site rapidement accessible en voiture, où que l’on se trouve sur l’île (le plus souvent entre 15 et 30 minutes).


Contrairement aux sites présentés ci-dessus, le jardin de cactus de Lanzarote n’est pas un site naturel à proprement parler.

Mais cette œuvre végétale de César Manrique s’intègre si parfaitement aux paysages naturels de l’île qu’elle a forcément sa place dans cet article.

Avec ces 4500 spécimens de cactus issus de 1400 espèces différentes, et provenant des cinq continents, César Manrique a réussi le tour de force de faire de ce jardin exceptionnel l’un des plus réputés de la planète.

Le jardin de cactus et le volcan Montaña Tinamala
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Cobrada

Le sol est recouvert de picòn, cette fameuse cendre volcanique, et comporte quelques petits bassins où flottent des nénuphars et nagent de gros poissons rouges. Priorité de César Manrique, ce jardin magistral, qui constitue une véritable œuvre d’art, s’intègre parfaitement dans son environnement naturel et volcanique.

Dans ce sanctuaire paisible règnent le calme et la sérénité. Les cactus prennent toutes les formes possibles, mais aussi toutes les couleurs imaginables lorsqu’ils sont en fleurs.

Il faut déambuler tranquillement dans ces allées pour mieux s’imprégner de l’atmosphère poétique créée par ces cactées en tous genres.

Au fond du jardin, un vieux moulin domine le site. Parmi les différentes variétés de cactus qui prospèrent à ses pieds, mentionnons le coussin de belle-mère, au nom si explicite…

Le fameux coussin de belle-mère…


Le jardin de cactus est ouvert tous les jours de 10h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30), 365 jours par an.

Adultes : 8,50 euros – Adultes en situation de handicap : 6 euros

Enfants : 4,25 euros – Enfants en situation de handicap : 3 euros


Le site est doté d’un vaste parking.

A l’intérieur, il y a une cafétéria qui sert à manger et à boire à des tarifs corrects : voir le menu.

A noter que deux œuvres de Manrique décorent les toilettes, pour distinguer celles des femmes de celles des hommes.

L’entrée des toilettes hommes…
… et celle des toilettes femmes.

Le jardin de cactus est situé dans l’ouest de l’île à Guatiza, qui dépend de la municipalité de Teguise, bien que la ville soit située à 15 minutes de là.

Costa Teguise est également à 15 minutes, Arrecife à 20 minutes, Puerto del Carmen à 30 minutes.


Le jardin de cactus a été conçu en amphithéâtre


La forte activité volcanique de Lanzarote a façonné des paysages naturels étonnants aux quatre coins de l’île. Cette dernière étant relativement petite, il est assez facile d’explorer tous ces sites en quelques jours seulement, sans jamais avoir à se dépêcher.

Le prix du billet d’avion n’est pas cher hors saison, le vol est rapide depuis l’Europe, avec laquelle il n’y a quasiment pas de décalage horaire (une heure), le climat est doux toute l’année…

Conclusion : foncez sur Lanzarote, vous ne le regretterez pas…