Découvrez Nendaz, le cœur des Alpes suisses

Vu depuis Haute-Nendaz, le sommet du Bietschhorn domine Veysonnaz sous les nuages et une lumière orageuse.

Dans les Alpes suisses, la commune de Nendaz est une sorte de camp de base pour les activités de montagne : il y a le ski bien sûr ainsi que tous les autres sports d’hiver (la station compte quelque 410 kilomètres de pistes), mais aussi les randonnées, le VTT, le parapente, l’alpinisme, la tyrolienne, la détente (spa, massages)… Les possibilités d’activités pour les enfants sont également nombreuses, qu’elles soient sportives ou pédagogiques.

Nendaz

Avec ses petits chalets accrochés à flanc de montagne, Nendaz à un côté authentique. Tout autour, on découvre des panoramas alpins parfois époustouflants. Et que dire de la gastronomie locale, qui permet de reprendre des calories après avoir passé des heures à en brûler dans les activités de la journée ? Sans oublier la gentillesse des habitants, souvent accueillants et souriants.

Vu depuis Nendaz, le Bietschhorn domine Veysonnaz

Difficile pour nous d’écrire un article pléthorique sur Nendaz car nous n’y avons passé que quelques jours en plein été, mais le coin nous a tellement plu que nous nous devons de partager les belles choses que nous avons tout juste eu le temps d’y découvrir.

Sion vue depuis Nendaz

Alors si vous avez vous aussi quelques jours de libres sans savoir où les passer, voici une idée de destination : Nendaz.

Nendaz

La première randonnée que nous avons faite s’est avérée une excellente surprise tellement nous l’avons trouvée belle. Elle emmène les randonneurs et randonneuses autour du lac de Cleuson, dont elle permet d’admirer pendant une bonne partie du trajet l’étonnante couleur bleu turquoise. En plus, le parcours est facile puisqu’il descend en permanence.

Lire notre article Combatseline – Siviez par le lac de Cleuson

La randonnée Combatseline – Siviez

Notre deuxième randonnée était tout aussi nature, avec elle aussi un parcours descendant donc facile : elle passe par le lac de Tracouet puis par une forêt de mélèzes multi-centenaires, et elle permet de rencontrer de nombreux animaux, d’élevage et sauvages, dans leur environnement alpin…

Lire notre article la descente de Tracouet à Nendaz.

La randonnée Tracouet – Nendaz

Tout d’abord, il faut préciser qu’à Nendaz, il y a… deux Nendaz ! Nous parlons ici de Haute-Nendaz (située à 1365 mètres d’altitude), centre névralgique de la station de Nendaz. Basse-Nendaz, plus calme car beaucoup moins touristique, est située un peu avant, à 992 mètres d’altitude.

Haute-Nendaz

L’office du tourisme officiel de Nendaz permet de réserver les hébergements de la station selon différents critères :


Le site officiel de l’office du tourisme de Nendaz propose une multitude d’activités extrêmement diversifiées, pour les grands comme pour les petits : balades gourmandes, initiation au cor, trekkings de plusieurs jours, tir à l’arc, tours guidés de VTT… Suivez le guide : les expériences à Nendaz.


La vue depuis Nendaz

Plus d’images…




Randonnée facile : la descente de Tracouet à Nendaz (Suisse)

Cette belle randonnée descend en permanence, ce qui la rend très accessible. Elle traverse des alpages, elle permet d’admirer des mélèzes multi-centenaires ainsi que la faune locale, et elle offre de jolies vues sur les Alpes.


Distance : 11,5 km

Dénivelé positif : quasi-nul !

Dénivelé négatif : 820 m

Durée : +/- 3h00

Niveau globalement facile mais principale difficulté : la descente est souvent abrupte, parfois au milieu de grosses pierres instables.


  1. Comment accéder au départ de la randonnée ?
  2. L’itinéraire et la faune
  3. Quelques infos pratiques

Il faut prendre une télécabine à Haute-Nendaz pour rejoindre le point de départ de la randonnée.

La montée de Nendaz à Tracouet

Pendant l’ascension qui dure huit minutes, un panorama vertigineux plonge sur la vallée et les montagnes.

L’altitude de départ (Nendaz) est de 1387 mètres, celle d’arrivée (Tracouet) de 2199.

Le terminus de la télécabine

En haut, le coin n’est pas franchement sauvage car ici, on se trouve au beau milieu des pistes de ski.

La première curiosité que l’on aperçoit est le lac de Tracouet (ou Lac Noir), protégé pour ses batraciens.

Le lac de Tracouet

Si l’on continue tout droit, on atteint la forêt des mélèzes de Balavaux : 250 de ces résineux sont multi-centenaires. Parmi tous ces vieillards, le « Roi de Balavaux », considéré comme le plus vieux mélèze d’Europe, avec son tronc de 12 mètres de circonférence et son âge vénérable estimé à un millénaire.

Il convient de mentionner ici cette forêt de Balavaux même si nous n’avons pas poussé jusque-là : nous avons pris d’emblée un petit chemin sur la droite, au niveau du lac. Il descend en direction de la vallée et permet de pénétrer dans la nature, loin des pylônes de ski qui dominent le Lac Noir.

Le début de la descente traverse à la fois des petits bouts de forêts et des zones pastorales. Lors de notre venue, nous avons été accueillis par un concert de grosses cloches joué par un troupeau de vaches d’Hérens, qui semblaient n’avoir que deux autres activités : ruminer et dormir.

L’itinéraire se poursuit et très vite, on pénètre dans une agréable forêt de mélèzes et de sapins.

Si vous en avez la possibilité, privilégiez l’automne pour randonner dans le coin : la forêt se pare de sublimes couleurs automnales, paraît-il. L’été indien suisse.

Un peu plus loin, on arrive aux croix de Jean-Pierre érigées en pleine forêt, face aux montagnes.

Lors de notre venue, à la sortie de cette première partie de la forêt, un chevreuil a brusquement surgi des arbustes face à nous, avant de s’enfuir dans la foulée par des bonds aussi légers que gracieux.

De nombreux animaux peuplent en effet cette jolie forêt. Nous avons pu voir des écureuils, qui ne sont pas rares dans ces arbres et à peine étions-nous sortis du bois que nous avons aperçu deux aigles royaux, loin au-dessus de nos têtes. Les vautours fauves sont également nombreux dans la zone.

Niveau difficulté, précisons que la descente est par endroits très abrupte, certaines portions étant jonchées de grosses pierres, qui peuvent s’avérer inconfortables pour les chevilles fragiles exposées aux entorses récurrentes. Le chemin reste tout à fait praticable mais il faut rester vigilant.

Que ce soit dans la forêt ou dans les quelques clairières vaguement arborées que traverse l’itinéraire, le sentier est toujours très bien balisé : il est difficile de se tromper.

On marche encore un bon petit moment face aux montagnes qui apparaissent au loin, dans un cadre toujours très nature.

Puis on arrive à la clairière Pra Da Dzeu (qui signifie pré dans la forêt en patois). Il s’agit d’une prairie calme et agréable qui fait face aux montagnes.

A partir de là, on traverse une dernière forêt, toujours aussi accueillante mais un peu plus fréquentée celle-là, car accessible par la route depuis Nendaz.

On atteint alors la dernière partie de la randonnée, où se succèdent les premiers chalets de Nendaz.

Il ne reste plus qu’à suivre la route jusqu’à l’arrivée, au cœur de Nendaz.


Tarifs 2026 (aller simple puisqu’on descend à pied)

  • 15 CHF par adulte : 16 euros (*)
  • 13 CHF par jeune (16-25 ans) : 14 euros (*)
  • 8 CHF par enfant (8-15 ans) : 8,50 euros (*)
  • GRATUIT : moins de 8 ans et plus de 78 ans

(*) taux de conversion du 21/08/2026

Si vous arrivez en voiture, il y a un petit parking (qui peut être vite plein) aux pieds de la gare de départ de la télécabine.

Tarif du parking : 5 CHF (1 à 4 heures) et 10 CHF (plus de 4 heures).


Tout au long de la randonnée, le balisage est omniprésent, que ce soit par le biais de panneaux directionnels ou de fléchage.

Il suffit donc de rester vigilant tout en marchant, afin de ne pas se tromper et d’arriver à destination sans difficulté.

A noter que cette randonnée peut aussi être faite dans le sens de la montée. Elle devient alors beaucoup plus sportive et il faut savoir que certains passages pierreux sont à la fois techniques et très pentus.

Il est donc possible de faire la boucle entière Nendaz – Tracouet – Nendaz sans prendre la télécabine.


Pour cette descente à VTT, qui vous emmène notamment voir les fameux mélèzes de Balavaux, il convient de suivre les panneaux directionnels n° 133. On peut aussi faire la montée (dans ce cas, suivre les panneaux n° 132).

Le transport des VTT, qu’ils soient dotés ou non d’assistance électrique, est gratuit dans les remontées mécaniques (le transport des vélos, pas des cyclistes !)

Qu’il s’agisse de la simple location de VTT ou d’un tour guidé, on trouve à Nendaz différents loueurs de VTT, le plus souvent électriques mais pas seulement :

Onyabike Nendaz

Intersport Mariethoz Nendaz


L’office du tourisme officiel de Nendaz permet de réserver les hébergements de la station selon différents critères :

Les chalets de Nendaz

Si vous avez oublié votre pique-nique pour la rando, vous avez un plan B : le restaurant de Tracouet, situé à l’arrivée de la télécabine. Avec sa terrasse, il offre une vue sublime sur la vallée en contrebas et les montagnes en face.


Juste au-dessus de Nendaz se trouve le départ d’une autre randonnée, réputée être l’une des plus belles de la région. Elle longe notamment le lac de Cleuson, dont elle permet d’admirer pendant une bonne partie du trajet l’étonnante couleur bleu turquoise. De plus, le parcours est facile puisqu’il descend lui aussi en permanence.

Lire notre article Combatseline – Siviez par le lac de Cleuson

La randonnée Combatseline – Siviez





Une randonnée aussi facile que jolie : Combatseline – Cleuson – Siviez (Suisse)

Un sentier de randonnée domine un joli lac bleu turquoise

Cette petite randonnée valaisanne a tout pour plaire : elle offre de très beaux panoramas, elle est globalement facile, elle monte très peu et descend beaucoup ! Elle peut donc être réalisée en famille et même sans GPS car il est à peu près impossible de se perdre.



LE PROFIL

Distance : 11,7 km

Dénivelé positif : +78 m

Dénivelé négatif : -583 m

Durée : 3 à 4 heures

Condition préalable : prendre un télésiège pour rejoindre le départ


Table des matières


Cette randonnée est une boucle de Siviez à Siviez mais sa particularité, c’est qu’on rejoint le départ par une montée en télésiège.

Le télésiège Siviez-Combatseline

L’ascension ne dure qu’une poignée de minutes pour passer de 1733 mètres d’altitude (Siviez, départ du télésiège) à 2240 mètres (Combatseline, arrivée du télésiège).

Au fil de la montée, ouvrez les yeux : nous avons aperçu une marmotte en contrebas.

A l’arrivée du télésiège se situe le véritable point de départ de la randonnée. Dès les premiers mètres, on passe juste à côté du restaurant de Combatseline, dont la terrasse plongeant sur la vallée vous fera peut-être craquer : prendre quelques forces avant de commencer vraiment à marcher !

Le restaurant de Combatseline

La première partie de la randonnée prend la direction de l’ancien bisse de Chervé (en Suisse, un bisse est un petit canal aménagé qui recueille l’eau des rivières descendant de la montagne, afin d’irriguer les cultures).

Il faut compter plus ou moins 45 minutes de marche pour l’atteindre.

Pendant la première partie de l’itinéraire, on traverse de jolies zones arborées.

Plus loin, le sentier étant situé à flanc de montagne, on jouit en permanence d’une vue plongeant sur la vallée et les montagnes.

La zone est aussi sauvage que paisible.

On traverse parfois de petites cascades qui dégoulinent tranquillement de la montagne, en direction de la vallée.


Peu après l’ancien bisse de Chervé, on aperçoit la principale curiosité de la rando : le lac de Cleuson et sa couleur vive.

Pendant une heure et demie environ selon le rythme de chacun et chacune, le sentier longe en direction du sud la rive orientale du lac, sur lequel il offre une multitude de vues.

Comptez plutôt deux heures si vous vous arrêtez toutes les cinq minutes pour mitrailler le paysage, qui est sublime par ici.

La vue est idéale pour faire une pause pique-nique.

Personne ne s’y trompe d’ailleurs car c’est la seule zone de toute la rando (avec la partie finale, juste avant le retour sur Siviez), où nous avons rencontré un tout petit peu de monde, chacun mangeant un morceau en admirant le paysage.

Une barre de céréales et ça repart…

Le sentier était en effet quasiment désert tout le long du parcours le jour de notre venue, à notre grande surprise puisque c’était pourtant en pleine saison (un 12 août).

A noter toutefois que l’ombre est rare dans ce joli coin.

Cette partie de la rando, comme toujours depuis le départ, est facile car elle comporte un dénivelé certes montant mais infime, qu’on ne ressent pas vraiment.

L’itinéraire se poursuit jusqu’au lieu-dit La Gouille, situé au bout du lac.

C’est là qu’on amorce la descente, sur un chemin devenu carrossable.

La pente est faible donc la descente se fait tranquillement le long du lac, toujours sur sa rive orientale mais en remontant vers le nord, désormais.

Dans une zone qui peut être extrêmement fleurie en fonction de la saison, on finit par arriver au barrage de Cleuson.


Il marque la fin des vues sur le lac, qui ont agrémenté jusque-là une longue partie de la rando.

Sitôt le barrage traversé, on arrive à la petite chapelle Saint-Barthélémy, dont la présence surprend un peu dans ce paysage alpin.

La chapelle Saint-Barthélémy

A partir du barrage, on attaque la dernière partie de la randonnée : la descente jusqu’à Siviez, point de départ et d’arrivée. Pour cela, deux options.

Avant le barrage – On rentre par la route : on ne peut pas la rater, elle est située juste avant le barrage et part du petit parking non goudronné situé là.

Le petit parking à côté du barrage

Après le barrage – Après avoir traversé le barrage, on passe devant la chapelle puis l’on emprunte un petit sentier descendant assez abrupt et sinueux.

Le petit sentier sinueux vu depuis le barrage…
… et le barrage vu depuis le petit sentier sinueux !

Cet itinéraire constitue le début d’une descente très nature, beaucoup plus que si l’on choisit l’option du retour à Siviez par la route.

Dernière forêt avant Siviez.
Au centre de l’image, au loin : Siviez, arrivée de la rando.

Depuis le barrage, il faut compter environ 1h15 à 1h45 selon le rythme de chacun pour rejoindre Siviez, point de départ et d’arrivée de la rando.

A noter que depuis le barrage, cette partie de la rando descend en permanence.

C’est elle qui fait travailler les muscles des jambes, contrairement à toute la première partie de la rando qui comprend un dénivelé montant si faible qu’il en est indolore !


Distance : 21 kilomètres

Durée : 35 minutes.

Il s’agit d’une route de montagne, en lacets, qui passe de 500 mètres d’altitude au départ de Sion, à 1733 mètres à Siviez.

Durée : 1h10.

Prix : 17,20 CHF l’aller – retour (environ 19 euros)

Le site de réservation du bus : Car postal Sion – Siviez


Nendaz et ses 7.000 habitants sont nichés au cœur des Quatre Vallées. C’est le principal point de départ vers les nombreuses activités du coin.

L’office du tourisme officiel de Nendaz permet de réserver les hébergements de la station selon différents critères :

Vous n’avez que l’embarras du choix : randonnées, VTT, tyrolienne, parapente, alpinisme etc : réserver une activité.


Le parcours a beau être fléché, le sentier est unique, il ne comporte presque aucun croisement et il est donc quasiment impossible de se tromper.

Voici le profil de la randonnée :



Distance : 11,7 km

Dénivelé positif : +78 m

Dénivelé négatif : -583 m

Durée : 3 à 4 heures

Condition préalable : prendre un télésiège pour rejoindre le départ



Il convient de prendre un aller simple, et non pas l’aller – retour.

Achat des billets : on se les procure soit sur place au guichet, soit en ligne sur le site officiel : billets télésiège Siviez.

Tarif 2026 : 15 CHF (environ 16 euros).

Horaires : 9h00 – 16h30 (tous les jours)

Attention, ce télésiège fonctionne l’été, l’automne et l’hiver mais… pas le printemps !

Exemple : en 2026, il a ouvert seulement le 6 juin.


Encore une jolie randonnée très nature, avec elle aussi un parcours descendant donc facile. Elle passe par le lac de Tracouet puis par une forêt de mélèzes multi-centenaires, et elle permet de rencontrer de nombreux animaux, d’élevage et sauvages, dans leur environnement alpin…

Lire notre article la descente de Tracouet à Nendaz.

La randonnée Tracouet – Nendaz

Il s’agit d’un sentier pédagogique qui emmène petits et grands à travers l’habitat des gros ruminants locaux.

Observation des troupeaux, fabrication du fromage à partir du lait, etc : six ateliers explicatifs sont dédiés aux bambins, avec la vache Cheesy pour mascotte amicale.

Le sentier à suivre est adapté aux poussettes, et un sentier bis un peu plus nature est proposé aux marcheurs.

Le site officiel : sentier de la vache d’Hérens.


Barrage de Cleuson : attention au bivouac, risques d’immersion.
Respecter la faune sauvage…



Trans Dinarica : un itinéraire de rêve pour les cyclo-voyageurs


La Trans Dinarica est une véritable pépite. Il s’agit d’un itinéraire cyclable immersif à travers les paysages sauvages des Balkans. Le parcours étant encore très confidentiel, on n’y croise pas grand monde : dépêchez-vous d’aller y pédaler avant qu’elle ne se fasse connaître…

Sur les routes désertes de l’île de Pag. Croatie.

Sommaire


Sur ma route vers la Turquie, j’ai arpenté la Trans Dinarica dans trois pays : la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et l’Albanie.


L’itinéraire de la Trans Dinarica relie les pays des Balkans occidentaux, tout en traversant une superbe chaîne de montagnes, les Alpes Dinariques. Le parcours a été conçu de manière à ce que les voyageurs à vélo qui s’aventurent par là puissent découvrir toute la richesse du patrimoine local : nature sauvage, sens de l’hospitalité des habitants, sites culturels et bien sûr, gastronomie de pays…


Distance totale (*)

Dénivelé positif (*)

Altitude maximale (**)

(*) Si l’on compte les nombreuses extensions de l’itinéraire (variantes plus sportives, détours vers des sites remarquables, liaisons vers les grandes villes…), la distance totale monte à 5.000 kilomètres et le dénivelé positif à près de… 100.000 mètres !

(**) Le point culminant du parcours est le col de Sedlo (Prevoj Sedlo) dans le massif du Durmitor, au Monténégro.

Les plus sportifs et sportives s’essaieront à la totalité du parcours, d’autres préféreront simplement se balader sur de petites portions mais dans tous les cas, la Trans Dinarica offre à tous les profils de cyclovoyageurs des parcours vélo de rêve, souvent en pleine nature.


Physiquement, le parcours de la Trans Dinarica est assez exigeant.

  • Le dénivelé est important (voir les chiffres ci-dessus) : cela monte ou descend quasiment en permanence.
  • De nombreuses portions atteignent ou dépassent les 10% ! Heureusement, elles sont en général très courtes, ce qui ne les rend pas insurmontables.
  • Quand l’itinéraire quitte le bitume pour des chemins de terre, de boue, de cailloux et de pierres, le dénivelé devient plus difficile à maîtriser.

La Trans Dinarica reste accessible à toute personne voyageant à vélo : si vous avez une condition physique plutôt bonne, ou si vous êtes capable de traverser des pays ou des continents en pédalant, alors vous saurez venir à bout de la Trans Dinarica et de son copieux dénivelé. Sinon, c’est également possible en raccourcissant plus ou moins les étapes, chacun selon son niveau : le dénivelé quotidien moyen, ainsi réduit, passera alors plus facilement.


L’itinéraire traverse les pays des Balkans occidentaux :

  • Slovénie
  • Croatie
  • Bosnie-Herzégovine
  • Monténégro
  • Albanie
  • Macédoine du Nord
  • Kosovo
  • Serbie

Avant d’entrer dans les détails, voici un aperçu rapide et purement visuel de la Trans Dinarica, si vous voulez savoir à quoi elle ressemble avant de vous rendre sur place pour la tester vous-même…

Son itinéraire transite par des villages isolés.

Un village éolien en Croatie.

Les forêts sont omniprésentes.

Croatie

Le tracé passe par les Dinarides, cette chaîne de montagnes majestueuse qui serpente à travers les Balkans occidentaux.

La rivière Drin aux pieds des montagnes, Albanie

Plus rarement, le parcours quitte la montagne pour s’égarer sur la côte.

L’île de Pag, Croatie

Les villes aussi sont rares sur le parcours, mais celles qu’on traverse valent le détour.

Mostar, Bosnie-Herzégovine

L’itinéraire alterne entre routes bitumées secondaires très peu fréquentées…

Bosnie-Herzégovine

… et chemins de terre et de pierres, perdus en pleine nature.

Île de Pag, Croatie

Il nous emmène à la découverte de sites culturels locaux ainsi que dans de nombreuses zones classées : parcs nationaux, sites inscrits au patrimoine de l’humanité par l’Unesco…

En bordure du parc national de Valbona, Albanie

Les possibilités de bivouac dans la nature pullulent tout au long du parcours.

Albanie

Partout, on découvre l’hospitalité des habitants des Balkans…

Une inconnue m’offre une part de gâteau encore tiède. Albanie

… et on traverse les jolis paysages qu’offre cette superbe région méconnue, en plein cœur de l’Europe.

La rivière Zrmanja, Croatie

Bref, quand on roule sur la Trans Dinarica, on en prend plein les yeux et on se sentirait presque une âme d’aventurier !

Le bivouac quotidien sur le parcours de la Trans Dinarica

En théorie, on peut rencontrer de nombreux animaux emblématiques de cette partie de l’Europe comme l’ours brun, le loup ou le lynx. Mais en pratique, ils sont généralement très difficiles à observer car dès qu’ils repèrent des humains, ils s’enfuient rapidement, le plus souvent sans qu’on ait le temps de détecter leur présence.

Bien d’autres animaux habitent les lieux, tout aussi sauvages mais sensiblement moins discrets, comme le lièvre, le renard, diverses variétés de serpents, le chacal, certains rapaces comme le vautour fauve, etc. Ceux-là sont beaucoup plus facile à apercevoir.

Un troupeau d’ânes croates

Les animaux sauvages ne sont pas les seuls à peupler les alentours de la Trans Dinarica. On y aperçoit également de nombreux animaux d’élevage : ânes, brebis, chèvres, chevaux…

Brebis albanaises

Je développerai plus en détail les animaux rencontrés tout le long de la Trans Dinarica dans la partie suivante : « Je l’ai fait ! Retour d’expérience… »


Pour moi, arpenter la Trans Dinarica pendant des semaines, tout seul sur mon vélo et sous ma tente, fut une expérience marquante que je ne suis pas près d’oublier, et que je souhaite aujourd’hui partager.

La rivière Drin, dans le nord de l’Albanie.

Que ce soit l’aspect sportif voire parfois démoniaque du dénivelé quotidien, la magnifique nature sauvage des Balkans, les habitants accueillants que j’ai rencontrés ou encore mes bivouacs de rêve, voici quelques infos basées exclusivement sur du vécu, qui pourront vous être utiles si vous souhaitez vous aussi user vos pneus par là-bas.


Ce qui m’a agréablement surpris dès mes premiers tours de roues sur la Trans Dinarica, effectués en Croatie, c’est la rareté des voitures sur la plupart des routes qu’emprunte l’itinéraire.

La Trans Dinarica en Croatie

Cela s’est vérifié dans tous les pays que j’ai traversés par la suite.

La Trans Dinarica en Bosnie-Herzégovine

Les concepteurs de la Trans Dinarica ont en effet privilégié au maximum les routes secondaires, sur lesquelles le trafic routier est toujours faible.

La Trans Dinarica déserte sur l’île de Pag, en Croatie.

Mais ces routes secondaires laissent parfois la place à de petites voies bitumées bien plus étroites et beaucoup plus reculées, donc encore moins fréquentées.

Une toute petite route isolée de montagne. Bosnie-Herzégovine.

Se perdre sur ces routes minuscules permet de découvrir des endroits souvent authentiques, si loin du tourisme de masse.

Petite route à Fierza, Albanie.

Les routes de la TD en images…


Mais il n’y a pas que le bitume car régulièrement, la Trans Dinarica emprunte aussi des pistes et des petits chemins, de terre ou de cailloux, parfois carrément de pierres, souvent rendus boueux dès qu’il pleut.

Une piste de la Trans Dinarica. Croatie.

Il arrive que certains d’entre eux soient difficilement praticables, il convient donc de bien consulter l’itinéraire prévu sur le site officiel de la Trans Dinarica chaque jour avant de s’engager dessus, afin de ne pas avoir de mauvaise surprise. A titre d’exemple, pour l’étape la plus dure de tout mon périple, entre Tomislavgrad et Mostar (Bosnie-Herzégovine), le site de la TD prévenait les voyageurs comme moi de manière explicite :

« Voici une étape mémorable […] le revêtement devient plus meuble et jonché de pierres plus grosses, ce qui rend le cyclisme avec un vélo chargé assez difficile (préparez-vous à quelques portions de marche et de vélo). » Cette étape, « certains la trouvent horrible, d’autres la considèrent comme la meilleure étape de toute la Transdinarica »

Si vous avez prévu de faire cette étape, sachez qu’il est fortement conseillé de la faire à VTT ou en gravel, et en bikepacking, c’est-à-dire en mode maniable et léger. Pour ma part, je l’ai parcourue avec un vélo de voyage certes polyvalent mais typé route, pesant 54 kilos en tout ! En plus, c’était en fin d’hiver, sous une pluie permanente et dans un froid aussi glacial que pénétrant. Les pierres souvent grosses étaient glissantes et casse-gueules, je patinais dans la boue… Résultat, j’ai progressé de 19 kilomètres en… 5h30 ! L’enfer 🙂

Quelque part entre Tomislavgrad et Mostar. Bosnie-Herzégovine.

Mais objectivement, les paysages traversés lors de cette étape, bien que souvent bouchés par une météo récalcitrante le jour de ma venue, m’ont semblé magnifiques. On se trouve là dans une nature sauvage, loin de toute présence humaine. Bref, si ce parcours est exigeant, il est également somptueux et ça, quand il fait beau, ce n’est plus l’enfer, ça devient le paradis.

La TD sur l’île de Pag, en Croatie.

D’une manière générale, les petits chemins de la TD emmènent les voyageurs à vélo dans des endroits sauvages et isolés en pleine nature.

Le chemin de la TD serpente à travers l’île de Pag. Croatie.
Un chemin de la TD, en Croatie (au fond, petite portion de dénivelé classique…)

Plus d’images…


Les côtes, les montées, les descentes et le dénivelé, c’est l’essence même de la Trans Dinarica.

Fin de la montée depuis le niveau de la mer. Croatie.

Qu’on aille là-bas pour franchir ces montagnes en mode sportif ou en mode slow tourisme, il faut s’attendre à ce que les mollets travaillent. Tout le long de l’itinéraire de la TD, quand ça ne monte pas ça descend, et inversement !

La descente qui s’offre à moi, après une longue montée raide. Bosnie-Herzégovine.

Le parcours est exigeant au quotidien. Dans les montagnes que j’ai traversées, j’ai grimpé tous les jours ou presque des côtes à 10% et plus. Souvent sur quelques dizaines de mètres seulement, pour les pourcentages les plus élevés (plus ou moins 15%), ce qui rendait les montées faisables, même lourdement chargé.

Les bons tuyaux avant de se lancer sur la Trans Dinarica

Si vous avez déjà traversé des pays et des continents à la force des mollets, alors vous viendrez à bout de la TD et de son dénivelé permanent sans problème. Sinon, il faut savoir qu’une condition physique correcte est conseillée. Et pour mettre de son côté toutes les chances de la parcourir sans trop souffrir, voici quelques tuyaux supplémentaires, qui peuvent sembler évidents mais qu’il ne faut pas négliger…

-> Bikepacking et légèreté

Lorsque vous préparez votre voyage, mettez évidemment le moins de choses possible dans vos sacoches mais dès que c’est fait, enlevez-en encore la moitié ! Car le poids est un ennemi bien plus redoutable qu’on ne le croit dans les côtes souvent pentues de la Trans Dinarica. Le bikepacking est le mode de voyage idéal sur ce parcours exigeant.


-> Un vélo adapté

Je ne suis pas passionné par la technique ni par le matériel vélo car ce que j’aime, c’est juste pédaler, néanmoins, un braquet adapté me semble capital sur ce parcours. Peut-être pas pour les plus sportifs, car ils ont largement les jambes pour passer de l’autre côté des montagnes, mais pour tous les autres. Pour parler simplement, il faut avoir un vélo qui permette de mouliner afin de faciliter au maximum les montées, notamment les plus abruptes.

Petite portion forestière et boueuse annoncée à 15% ! Croatie.

Pour ma part, avec un petit plateau de 26 dents (26-36-48) et une cassette qui en comptait jusqu’à 36 (11-36), j’avais un braquet de 0,7 : cela s’est avéré parfait pour moi. Par exemple, je suis venu à bout une fois (en Grèce donc hors-TD) d’une pente de quarante mètres de long indiquée par mon GPS à 20%, ce dont je ne me croyais pas capable avec mon vélo de 54 kilos. Arrivé en haut, mon cœur battait sans doute son record historique de pulsations, mais quelle satisfaction d’être venu à bout de cette petite grimpette !

Si tout ce qui a trait au braquet est du chinois pour vous (comme ça l’était pour moi), alors n’hésitez pas à lire l’excellent article suivant : Transmission : quel développement pour voyager à vélo ? Il démocratise habilement tout ce charabia technique et vous permettra de faire les bons choix de matériel, avant de vous lancer sur les pentes parfois violentes de la Trans Dinarica.


-> Pédaler en zigzag et marcher

Cette technique peut sembler simpliste mais elle est tellement efficace !

Dans les pentes les plus difficiles à grimper, si on n’a pas les jambes, on peut toujours faire des zigzags sur la largeur de la route. Les voitures étant rares sur la Trans Dinarica, c’est souvent possible. Quitte à se rabattre à droite de la chaussée dès qu’on en entend une arriver. Cette technique atténue un peu la pente. J’ai grimpé ainsi chaque fois qu’une côte atteignait les 7 ou 8%. C’est-à-dire tous les jours !…

Et quand on se trouve sur des petites pistes de terre où les roues patinent, ou sur des chemins de cailloux qui glissent, il suffit de mettre brièvement sa fierté dans sa poche pour descendre du vélo puis le pousser un peu en marchant, généralement sur quelques dizaines de mètres seulement.

Sur la Trans Dinarica, sous la pluie et face au vent ! Bosnie-Herzégovine.

-> Et si c’est trop dur…

Enfin, pour ceux qui douteraient de leurs capacités physiques, un dernier conseil : n’hésitez pas à vous lancer quand même sur la TD car, si elle s’avère trop difficile, vous pourrez toujours modifier votre itinéraire en choisissant un tracé alternatif moins exigeant physiquement, via une appli comme Komoot par exemple, qui privilégie elle aussi les routes secondaires peu fréquentées. Cela abrègera vos souffrances et vous ferez un beau voyage malgré tout !


L’un des objectifs des concepteurs du parcours de la Trans Dinarica consistait à faire découvrir aux voyageurs à vélo le superbe écrin naturel dans lequel elle serpente. Incontestablement, ils ont réussi leur pari.

Les chutes de la rivière Zrmanja, Croatie.
La côte adriatique face au bivouac, en Croatie.

Que ce soit la côte adriatique, les forêts, lacs et rivières, ou bien sûr la montagne, la TD est un véritable paradis pour les amoureux de la nature.

La rivière Drin, Albanie.
L’île de Pag, Croatie.


Les animaux sauvages

Tout au long de mon pédalage à travers les Balkans, j’ai eu beau guetter les animaux évoqués plus haut (ours, loups et lynx), je n’ai pas aperçu le moindre d’entre eux. J’ai juste entendu un loup hurler au loin, une seule fois, en Bosnie-Herzégovine, depuis ma tente que j’avais posée dans une forêt. Mais il n’y a rien à craindre : selon une étude de 2021, il n’y avait eu que six attaques de loups sur les humains depuis 2002 dans toute l’Europe, dont aucune mortelle. Autant dire que, si le loup fait souvent peur, il n’est finalement pas vraiment dangereux pour les humains.

D’autres animaux sauvages sont beaucoup plus faciles à observer dans les Balkans. J’ai pu voir des lièvres, divers rapaces, un renard et deux serpents (un peu après la Trans Dinarica, en réalité : l’un en Grèce, petit et non identifié, et le second en Turquie, un grand malpolon oriental qui atteignait les deux mètres). Mais surtout, j’ai entendu cinq ou six fois les hurlements des chacals tout au long de mes bivouacs successifs la nuit, sur la TD, en pleine nature.

La première fois fut la plus mémorable : ils sont venus hurler, ou plutôt chanter très fort, en passant juste à côté de ma tente, vraisemblablement alors qu’ils chassaient.

Mon spot de bivouac au petit matin, quelques heures après le passage nocturne, bruyant et mélodieux d’une meute de chacals juste à côté de ma tente (Croatie).

J’ai été impressionné par le niveau sonore de leurs cris, qui explosent carrément les tympans mais en tant qu’amoureux de la nature, cela m’a permis de vivre un grand moment. Pour la suite de mon périple, j’ai encore entendu des chacals chanter ainsi à quatre ou cinq reprises, toujours de nuit, en Croatie puis en Bosnie-Herzégovine. Mais beaucoup plus loin de la tente. A noter que le chacal n’est pas considéré comme dangereux pour les humains.


Les animaux d’élevage

Ceux-là, on les aperçoit bien sûr plus facilement et un peu partout : ânes, brebis, chèvres, chevaux…

Ils offrent d’ailleurs souvent l’occasion aux cyclovoyageurs et voyageuses de rencontrer les bergers qui, passant leurs journées entières dans une solitude totale, ne demandent qu’à discuter avec les étrangers roulant par là.

Avec Paolo, un berger albanais.
Les bergers m’ont toujours accueilli…
… à bras ouverts !

NDLR Pour être transparent, les photos de bergers ci-dessus ont bien été prises dans les montagnes albanaises mais un peu à l’ouest de la Trans Dinarica, et non pas sur son tracé précis.

Les nombreux bergers rencontrés tout au long de mon périple ont fait partie de mes plus belles rencontres.


Les patous et les chiens errants

Impossible de terminer ce couplet sur les animaux que l’on rencontre le long de la Trans Dinarica sans aborder l’épineuse question des chiens.

Commençons par les patous. Ce sont ces énormes chiens de bergers qui sont dressés pour défendre les troupeaux de tout agresseur. Entendez par tout agresseur les loups, les ours et… les cyclovoyageurs ! Car les patous ne font aucune différence, et c’est bien ça le problème.

Les chiens errants ne sont pas plus sympas. Eux, ce qui les excite, ce sont nos mollets qui pédalent. Cela leur donne le tournis et les rend fous.

Dans tous les cas, il est inutile d’accélérer quand un chien – errant, patou ou autre – vous pourchasse. Car il ira toujours plus vite qu’un vélo chargé, sauf en descente (ce qui m’a d’ailleurs sauvé la mise une ou deux fois). Et si les chiens deviennent un peu trop agressifs, il est souvent préférable de s’arrêter, de leur parler calmement et de faire écran avec le vélo.

Sept chiens errants me harcèleront sans discontinuer pendant 30 mn (mon record), dans les montagnes bosniennes

Entre la France et la Turquie, dans tous les pays traversés, je me suis fait pourchasser une bonne vingtaine de fois au total par des chiens, au fil des semaines. Le plus souvent, cela n’a duré que quelques dizaines ou centaines de mètres avant que mes poursuivants n’abandonnent et ne rentrent chez eux. Je n’ai eu en tout qu’une seule morsure à déplorer : c’était en pédalant et par chance, c’est dans la semelle de ma chaussure de rando que le molosse a maladroitement planté ses ratiches ! Plus de peur que de mal pour moi, donc.


C’est l’une des grandes forces d’un voyage dans les Balkans : les habitants sont souvent ouverts à l’égard des voyageurs et voyageuses à vélo.

Sofiya m’offre son café turc préparé maison. Croatie.

Quand on pédale en solo, ils sont toujours heureux de pouvoir nous donner un coup de main.

Danilo a rempli mes bidons avec l’eau de son puits

Même les commerçants m’ont souvent offert quelque chose à boire ou à manger, alors que c’est pourtant leur gagne-pain.

Ana et Milanka me régalent. Sinj, Croatie.
Inga m’offre sa pâtisserie faite maison. Mostar, Bosnie-Herzégovine.

Mais comment faire face à tant de générosité ? J’avais entendu parler de ce sens de l’hospitalité qui caractérise les habitants des Balkans. Alors avant de partir, j’avais acheté quelques dizaines de petites tours Eiffel bleues en porte-clés (c’était la seule couleur) dans le but d’en offrir une à chaque personne qui me viendrait en aide au cours de mon périple. J’en ai distribué dans tous les pays traversés mais en Albanie, les habitants étaient si accueillants, si hospitaliers et si généreux que j’ai bien cru que j’allais tomber en rupture de stock ! Un vrai bonheur que toutes ces rencontres…

Quelque part en Albanie, ce commerçant primeur de bord de route vient de m’offrir deux oranges et deux pommes. Alors forcément je me venge, à l’aide d’une petite tour Eiffel bleue…

L’hospitalité albanaise dans toute sa splendeur.

Ces porte-clés si symboliques de mon pays constituent le petit cadeau idéal, car ils ne sont pas lourds et prennent peu de place dans mes sacoches. Et en plus, ils séduisent toujours les habitants à qui je les offre.

Précisons pour terminer que les habitants des Balkans sont généralement fiers de faire découvrir aux étrangers leur gastronomie locale. Ce qui tombe bien quand on est un voyageur à vélo toujours affamé…

Vente de produits locaux. Croatie.
Spécialité albanaise.


L’itinéraire de la Trans Dinarica a été étudié pour que l’on puisse manger et dormir dans les établissement des petits villages traversés, et participer ainsi au soutien de l’activité économique locale : restaurants et hôtels, maisons d’hôtes, chambres chez l’habitant, petites auberges…

Île de Pag, Croatie.

L’action est louable évidemment mais pour ma part, étant fan des bivouacs en pleine nature, je passais généralement deux ou trois nuits sous la tente avant d’en passer une dans une petite auberge ou une petite pension, dont le principal avantage pour moi était surtout la présence d’une douche !

Bivouac en face des montagnes enneigées. Croatie.

Si beaucoup de voyageurs aiment bien bivouaquer à la vue de tout le monde, apparemment parce que cela les sécurise, moi au contraire, je plante toujours ma tente à l’abri des regards, aussi bien pour ne pas déranger les habitants que pour ma tranquillité personnelle.

Forêt croate à l’écart des villages.
Bivouac dans une forêt d’arbustes. Bosnie-Herzégovine.

En d’autres termes, impossible pour moi de dormir en bord de route. Aussi, je commence généralement à chercher un spot de bivouac en fin d’après-midi, tout en roulant tant qu’il fait jour.

Cerné par les montagnes croates.

Mon but, c’est de trouver un petit chemin qui s’éloigne de la route, en espérant qu’il débouche sur le spot idéal : un lac, une rivière, un sous-bois agréable, une petite crique hospitalière…

Bercé par le clapotis des vaguelettes croates.

Bien sûr, quand on dort sous la tente, on doit parfois affronter des conditions météo difficiles. Cela fait partie du jeu et l’on doit faire avec mais pour ma part, j’aime ces moments d’immersion totale dans la nature brute.

Le givre après une nuit à -2°. Croatie.

En fonction de la météo justement, ou de la saison, une autre problématique se pose : l’humidité de la tente. Sa toile est souvent mouillée au petit matin. Aussi, je la fais sécher chaque fois que c’est possible en préparant mes affaires, juste avant de reprendre la route.

Séchage de la tente, au soleil et au vent, pendant la préparation des sacoches et du vélo. Croatie.

Un jour, après avoir essuyé des pluies diluviennes sur mon vélo toute la journée, mes vêtements soi-disants imperméables étaient imbibés et du coup, moi aussi ! Avec le froid ambiant en plus, j’étais congelé, c’est pourquoi j’ai décidé de passer la nuit à l’abri, dans une maisonnette en ruine. Mes vêtements ont séché dans les courants d’air de la maison délabrée, mon vélo leur servant d’étendoir.

Bosnie-Herzégovine

Dormir en pleine nature m’a toujours procuré un très fort sentiment de liberté. C’est l’une des raisons qui me poussent à voyager à vélo.

La cuisine au réchaud est souvent indissociable du bivouac. Albanie.
Ma routine quotidienne : le coucher du soleil face à la tente. Île de Pag, Croatie.
Vue sur mer. Île de Pag, Croatie.

Les dernières images de bivouacs…


La carte suivante montre sommairement le parcours de la Trans Dinarica (extraite du site officiel Trans Dinarica).

En cliquant pays par pays, ce site propose également de nombreux itinéraires alternatifs : rejoindre le parcours depuis les grandes villes, faire des détours pour aller visiter des sites intéressants à proximité, etc.

A titre d’exemple, c’est l’un de ces détours que j’ai utilisé pour traverser l’île de Pag, laquelle s’est avérée l’un des plus beaux endroits visités lors de ma « Trans Europa » !

Pour se procurer le parcours précis ainsi que sa trace GPS, ce que j’ai fait, il suffit donc de se connecter au site officiel : Trans Dinarica.

Bien sûr, obtenir ce parcours n’est pas gratuit mais ce n’est pas très cher non plus et surtout, cela vaut tellement le coup : si, comme moi, vous êtes un.e cycliste amoureux.se de la nature, alors le rapport qualité-prix de ces packs est carrément exceptionnel. On traverse des endroits tellement natures, isolés et sauvages sans jamais se perdre que ça vaut largement le coup, selon moi, de s’offrir ces packs.

La rivière Drin, en Albanie.

A l’inverse, l’itinéraire de la Trans Dinarica traverse peu de villes. Aussi, si vous êtes attiré.e.s par les grandes métropoles, ces packs ne vous conviendront peut-être pas : privilégiez alors plutôt les itinéraires Eurovélo (lire plus bas), qui seront beaucoup plus adaptés à vos goûts citadins (capitales, monuments, musées, hébergements etc).

Rijeka, Croatie.
Bakar, Croatie.

Pour résumer, la Trans Dinarica a plutôt tendance à fuir les zones excessivement touristiques et notamment la côte Adriatique, avec ses stations balnéaires souvent prises d’assaut, pour s’enfoncer dans les montagnes beaucoup moins fréquentées. Contrairement à Eurovélo, qui ne dévie à peu près jamais des itinéraires touristiques.

On peut se procurer l’itinéraire de la Trans Dinarica pays par pays (de 8 à 23 euros selon le pays), ou carrément le pack complet pour les huit pays (à partir de 90 euros). Le lien : se procurer le pack de navigation de la Trans Dinarica.

Remarque : au cas où vous vous poseriez la question, aucun lien de ce blog n’est sponsorisé. Je ne perçois donc aucune commission, que vous cliquiez ou non, alors, n’hésitez pas !

Le long de la Trans Dinarica

En préparant votre périple à vélo, si vous vous interrogez sur la Trans Dinarica, n’hésitez pas à me poser vos questions dans la rubrique « commentaires » (votre @dresse mail ne sera pas publiée, contrairement à votre question qui le sera avec un léger décalage, généralement de quelques heures) : c’est avec plaisir que j’y répondrai 🙂


Beaucoup plus connus que la Trans Dinarica encore confidentielle, les itinéraires Eurovélo ont fait leurs preuves depuis longtemps. Au nombre de dix-sept à ce jour, ils sillonnent l’Europe du Cap Nord à Malte, et de l’Irlande occidentale aux confins de l’Orient.

L’esprit est de constituer un réseau cohérent de grands itinéraires cyclables européens, en connectant les capitales et les grandes villes du continent. Le patrimoine naturel et culturel est mis en valeur tout en favorisant le tourisme durable.

Le réseau Eurovélo

Enfin, la sécurité des usagers est toujours prise en compte. Ainsi, les routes doivent être balisées et continues. Elles doivent également éviter les routes à fort trafic. Elles combinent donc pistes cyclables et routes secondaires, voire chemins balisés.

Le principal inconvénient, c’est que peu de ces routes Eurovélo sont totalement terminées.

Je suis attentivement l’évolution de certaines d’entre elles depuis cinq ans et pourtant, rien n’a bougé : elles en sont toujours au même stade (en général l’un des trois stades en rouge sur le tableau suivant) selon le site Eurovélo lui-même. Aucune évolution en cinq ans !

Les différents stades de développement des routes Eurovélo

Percevoir les fonds européens, c’est bien, mais les utiliser pour procéder aux aménagements promis, ce serait mieux !

J’enfonce un peu le clou : Eurovélo existe depuis 1995 mais trente ans plus tard (au 27 octobre 2025), une seule route est entièrement terminée ! Il s’agit de l’Eurovélo 19 : la route cyclable de la Meuse (1.050 km). Et cinq autres sont (enfin) à un état d’avancement supérieur à 90% :

Une seule route terminée en vingt ans, et cinq autres qui ne sont plus très loin de l’être, sur dix-sept routes en tout (les n° 16 et 18 n’existant pas encore), ce n’est quand même pas énorme. Bien sûr, il ne faut pas non plus cracher dans la soupe : ces dix-sept routes ont au moins le mérite d’exister, et Eurovélo reste un superbe projet pour les voyageurs à vélo.





Les plus belles plages de l’île Maurice

Les plus belles plages de l'île Maurice

Entourée de sable blanc qui plonge inlassablement dans l’eau turquoise, l’île Maurice dispose de plages paradisiaques sur tout son littoral. Voici une liste non exhaustive des plus belles d’entre elles.



Le morne Brabant, c’est cette grande et belle montagne rocheuse qui domine les plages du sud-ouest de l’île, et qui leur donne un certain cachet.

Le morne Brabant domine la plage

La mer y est translucide. A son extrémité nord, la plage est bordée de filaos.

Puis très vite, ce sont les cocotiers qui prennent le relai.

La plage est bordée d’hôtels et comme elle est réputée être l’une des plus belles de l’île, sinon la plus belle, on n’y est jamais vraiment seul.

Au sud de la plage, on accède à un spot beaucoup plus exposé au vent, réputé pour le kite-surf.

Au niveau pratique, un long parking sous les filaos borde la plage, où l’on trouve des camions qui servent à manger et à boire…


La plage du Morne


Située au nord-ouest de Maurice, voici une plage magnifique bien qu’elle ne réponde pas exactement aux critères habituellement évocateurs de rêve : elle ne compte en effet aucun cocotier !

La plage de Mont Choisy

Mais son mince ruban de sable blanc est calé entre une superbe forêt de filaos, et la mer dont les couleurs sont particulièrement attrayantes.

Cette plage est réputée être l’une des plus belles de l’île, ce n’est pas nous qui dirons le contraire tellement elle nous a séduits. Et le signe qui ne trompe pas, c’est que les locaux eux-mêmes s’y rendent en nombre pour y passer leurs week-ends entiers en famille avec hamacs, barbecues, glacières…

Hamacs dans les filaos de Mont Choisy

Plus on marche sur la plage en direction du sud, moins on y trouve de monde. Si vous voulez être à peu près tranquilles, garez-vous non pas au début de la plage mais un peu plus loin. Il y aura toujours un peu de monde, mais moins.

Et une fois dans l’eau, il faut bien dire que nous avons été surpris par l’intensité des couleurs, malgré un temps nuageux.

Comme si Mont Choisy n’avait pas assez d’avantages, elle fait partie des plages mauriciennes orientées à l’ouest, c’est-à-dire face au coucher du soleil.

La partie nord de la plage n’est pas privatisée par les hôtels qui la bordent, contrairement aux apparences : elle reste en accès libre.

C’est à ce niveau qu’est située l’une des zones de Maurice réputées pour le snorkeling.

La profondeur est très faible, plus ou moins un mètre selon la marée.

Il s’agit donc surtout d’un snorkeling adapté aux enfants, ainsi qu’à ceux qui mettent la tête sous l’eau pour la première fois.

Couple de pompaneaux muscadins

Impossible de descendre en apnée donc, toutefois on aperçoit bon nombre de jolis poissons colorés, typiques des mers tropicales.

Un poisson-papillon vagabond

Bon à savoir

Si vous décidez de faire du snorkeling sur ce spot, n’y allez pas à marée basse : vous risqueriez par endroits de vous échouer ! La profondeur est vraiment trop faible, il faut y aller soit à marée haute, soit entre la marée haute et la marée basse, mais pas quand elle est au minimum.


Parking

La plage de Mont Choisy s’étend sur environ 3 km. On peut garer la voiture à peu près tout le long de la plage, sous les filaos.

Où manger ?

Toujours sous les filaos, on trouve de nombreux camions qui proposent de quoi manger et boire, les pieds dans l’eau. On peut donc passer la journée entière sur place, même quand on n’a strictement rien prévu pour le repas.

Street-food à Mont Choisy

Où dormir ?

L’hôtel La Maison du Nord est idéal pour rayonner dans tout le nord de l’île, et notamment pour découvrir ses plages idylliques.

La Maison du Nord

Si l’accueil des Mauriciens est très chaleureux partout dans l’île, que dire de La Maison du Nord ? L’ensemble du personnel est incroyablement souriant, accueillant et aux petits soins pour ses clients. Un véritable régal…

Prix

A partir de 61 euros la nuitée mais très variable selon la saison (91 euros quand nous y étions, en mars).

Emplacement

Toutes les plages du nord de l’île sont situées à proximité, à commencer par celle, sublime, de Mont Choisy.


La plage de Mont Choisy


D’un côté, il est difficile de dire que cette plage est l’une des plus jolies de l’île car elle comporte un inconvénient majeur : sur toute une partie, elle est bordée de gros sacs de sable destinés à lutter contre l’érosion.

La plage de Bain Bœuf 

Mais d’un autre côté, cette plage donne sur un petit lagon paradisiaque, protégé par la barrière de corail un peu plus au large.

Bain Bœuf  et son lagon

Certaines zones sont particulièrement agréables pour le farniente puisque, pour changer, on peut poser la serviette sur de la pelouse, à l’ombre des innombrables cocotiers qui se pavanent au-dessus de la mer.

Enfin, si l’on veut éviter d’avoir la vue sur les sacs de sable, il suffit de marcher un peu le long de la plage en direction de l’ouest (c’est-à-dire en laissant la mer à droite) : par là, on trouve de jolies petites plages qui font face à ce superbe lagon, mais sans les sacs anti-érosion.


Commodités

Un parking permet de se garer le long de la plage. Juste à côté, on trouve quelques camions pour manger, un stand de souvenirs, notamment de vêtements (paréos etc.), et des toilettes publiques.


Où dormir ?

L’hôtel La Maison du Nord est idéal pour rayonner dans tout le nord de l’île, et notamment pour découvrir ses plages idylliques (voir toutes les infos ci-dessus, à la fin du paragraphe sur la plage de Mont Choisy)

La Maison du Nord


A ne pas rater dans les environs

Il y a un site à ne surtout pas rater, à 2 km seulement de la plage de Bain Bœuf , en direction de l’est : Notre-Dame-Auxiliatrice de Cap Malheureux !

Sous ce nom à rallonge se cache une jolie petite église fleurie, avec la mer turquoise en toile de fond.

Pas besoin d’être croyant pour trouver le site carrément enchanteur.

Juste derrière sont situés quelques bouts de plages agréables, ainsi qu’un petit restaurant qui sert la pêche du jour : fraîcheur garantie.

La plage aux pieds de la petite église rouge

La plage de Bain Bœuf et Cap Malheureux


Elle est située dans le sud-ouest de l’île, et c’est l’une des plages les plus sauvages et les plus agréables de Maurice.

La plage de Tamarin

Sa particularité, c’est qu’à son extrémité nord se jettent dans la mer deux rivières descendant des montagnes : la rivière Tamarin et la rivière du Rempart.

La rivière du Rempart

Ces deux rivières peuvent parfois créer des courants plus ou moins forts, notamment à marée haute. Il est alors préférable de se baigner un peu plus loin (il suffit de marcher trente secondes).

En se rejoignant, les deux rivières se jettent dans la mer

Mais le plus souvent, la zone est calme et tout le monde se baigne dans le lit de ces deux rivières.

Cette plage très fréquentée par les locaux est la plus authentique de toutes celles où nous avons posé nos serviettes, sur tout le pourtour de l’île.

Tamarin est un ancien petit village de pêcheurs, dont l’activité a décliné au fil des années.

Aujourd’hui, la plage est à la fois fréquentée par des touristes, des pêcheurs, des surfers et des locaux, ce qui lui confère une ambiance aussi décontractée qu’agréable.

Louis Arnaud répare ses filets de pêche

Au niveau pratique, de nombreux arbres bordent la plage, ce qui permet de poser la serviette à l’ombre quand le soleil tape fort.

Enfin, cette plage comporte un dernier avantage, et pas le moindre : elle est orientée à l’ouest, c’est-à-dire pile en face des couchers du soleil.

Objectivement, ceux que nous avons vus étaient beaux mais n’avaient rien d’exceptionnel.

Pourtant, cette plage est connue pour offrir quelques-uns des plus beaux couchers du soleil de l’île, paraît-il, alors, n’hésitez pas à aller le vérifier par vous-mêmes…


On peut se garer tout le long de la plage. Bien qu’assez vaste, le parking peut saturer : il suffit alors de se garer dans les rues du village puis de marcher quelques minutes.


Il y a trois ou quatre stands de plage avec de la nourriture locale, bonne et pas chère.

Inconvénient : ils sont victimes de leur succès, aussi, à l’heure du déjeuner le midi, il faut faire la queue et elle est parfois assez longue : 10, 15, 20 personnes…

Il vaut donc mieux s’y prendre tôt, sinon, on peut acheter des plats à emporter au Ye Man, le restaurant du Veranda Tamarin Hotel situé lui aussi face à la plage.

En dernier recours, il suffit de marcher une poignée de minutes en direction des petites rues du village, où se trouvent quelques points de vente.


Face à la plage se trouve un excellent hôtel, le Veranda Tamarin Hotel & Spa : voir le site officiel.

Le prix : à partir de 125 euros la nuit

Le personnel est adorable, l’hôtel est idéalement situé, les repas sont bons.

La piscine principale de l’hôtel

Mais l’hôtel bénéficie d’un point fort : sa petite piscine à débordement face à la mer. Et comme il fait souvent chaud, elle est dotée d’un bar…

La petite piscine à débordement

C’est vraiment l’endroit idéal pour savourer les fins de journée : on peut vous le certifier, on l’a testé sans modération…

Enfin, l’hôtel dispose d’un spa, et il propose diverses excursions sur l’île.


  • Observation des dauphins

La baie de Tamarin héberge environ 500 dauphins ! Il existe différentes possibilités pour aller les observer. Une façon un peu plus originale que le bateau consiste à les approcher en kayak : observer les dauphins en kayak. Nous ne l’avons pas testé mais l’observation des dauphins dans la baie de Tamarin est un grand classique.


  • Plongée sous-marine

Face à la plage de Tamarin se trouve le club de plongée Tamarin Ocean Pro Diving Center. Le matériel est en bon état, l’encadrement est très sympa, comme partout à Maurice, mais le tarif était un peu élevé (70 euros). Le spot doit être superbe quand la visibilité est bonne, ce qui n’était pas le cas le jour de ma plongée.


  • Louer un surf ou un paddle

La plage de Tamarin est réputée pour être l’un des meilleurs spots de surf de toute l’île, voire le meilleur.

Leur site internet étant hors service à l’heure où nous écrivons ces lignes, voici les coordonnées de Tamarin Bay Surf School, le seul point de location de surfs, paraît-il, de l’île Maurice.

Mail : nish.suntoo@gmail.com – Tél : +230 5745 6759


Que visiter aux alentours ?

Le site phare du coin, c’est la Terre des Sept Couleurs à Chamarel : situé à 19 km en direction du sud, c’est un petit coin de nature hors du commun à ne rater sous aucun prétexte…


La plage de Tamarin


Grand Baie est un village situé au nord de l’île, réputé notamment pour ses jolies plages de sable fin.

La plage publique de Grand Baie

Elles présentent toutes la caractéristique d’être situées en ville. Ce qui signifie qu’elles disposent de toutes les commodités nécessaires : bars, restaurants etc.

Tout comme la plage de Bain Bœuf située non loin et évoquée ci-dessus, celle de Grand Baie se trouve à proximité de la fameuse petite église de Cap Malheureux, qu’il ne faut pas manquer d’aller voir.

Notre-Dame Auxiliatrice de Cap Malheureux

Où dormir ?

L’hôtel La Maison du Nord est idéal pour rayonner dans tout le nord de l’île, et notamment pour découvrir ses plages idylliques (voir toutes les infos ci-dessus, à la fin du paragraphe sur la plage de Mont Choisy)

La Maison du Nord

La plage de Grand Baie


Si les plages du nord de l’île sont réputées compter parmi les plus belles de Maurice, il y en a quelques-unes dans le sud qui ne sont pas en reste. C’est le cas de celle de Blue Bay.

Il s’agit d’une plage publique ombragée, assez fréquentée par les locaux, ce qui est souvent bon signe.

La baignade est protégée, l’atmosphère est paisible, et de petits stands situés juste derrière la plage permettent de s’acheter de quoi pique-niquer les pieds dans l’eau.

Protégée par une barrière de corail au loin, Blue Bay s’ouvre sur un lagon paradisiaque.

Depuis le bord, on peut rejoindre une zone de coraux assez poissonneuse.

Snorkeling à Blue Bay

Les coraux sont dans une zone fréquentée et, si certains sont encore colorés, d’autres sont morts.

Mais dans tous les cas, ils sont fréquentés par de nombreux poissons colorés, qu’on peut approcher de près.


Pratique

La plage de Blue Bay est située non loin de l’aéroport, ce qui en fait un point de chute idéal lorsqu’on vient d’atterrir, ou juste avant de repartir…


La plage de Blue Bay


Le littoral de l’île Maurice offre un choix infini de plages de rêve. Elles sont rarement désertes mais elles ont toutes ce côté enchanteur que les visiteurs recherchent : cocotiers et filaos, sable blanc, eaux turquoises, poissons multicolores…


Les plus belles plages de l’île Maurice…


Ailleurs sur Maurice…




Terre des Sept Couleurs : la féérie de Chamarel (Maurice)

Terre des Sept Couleurs à Chamarel, Maurice

Le géoparc de Chamarel est un site époustouflant qui offre aux visiteurs un spectacle atypique. Ce petit bijou de la nature est situé à proximité du village de Chamarel, dans le sud-ouest de l’île Maurice. Photos, conseils, infos pratiques : voici l’essentiel à savoir pour profiter au mieux de ce site d’exception.


  1. Le géoparc de Chamarel
    1. Les chutes de Chamarel
    2. La Terre des Sept Couleurs
    3. Le parc des tortues et le jardin endémique
    4. Infos pratiques
  2. La Rhumerie Chamarel
    1. Visite et dégustation
    2. Infos pratiques
  3. Que visiter dans les environs ?

La visite comprend l’accès à trois sites : les chutes de Chamarel (il s’agit en réalité d’un simple point de vue), la Terre des Sept Couleurs et le parc des tortues.

Peu après le guichet d’entrée, après une poignée de minutes, on arrive à un petit parking où il faut se garer. C’est là que se situe le premier des deux points de vues sur les chutes de Chamarel, au loin.

Les chutes de Chamarel

Située au cœur d’une végétation luxuriante, la double cascade s’élève à une centaine de mètres au-dessus du sol : c’est la plus haute de l’île Maurice.

Pour rejoindre le second point de vue, il faut poursuivre un court instant sur un petit sentier, agréable et ombragé.

Quelques panneaux explicatifs en pleine nature permettent d’en apprendre un peu plus sur ce petit coin enchanteur.

On arrive au second point de vue, légèrement différent du premier.

Les chutes de Chamarel

Il est possible de descendre au pied des chutes et de s’y baigner, via une randonnée à travers la nature sauvage qui les entoure : voir la rando des chutes de Chamarel.

Il s’agit d’une randonnée guidée car l’accès n’est pas libre : il traverse des terrains privés.

Durée : 3 heures. Baignade dans le bassin.

Les chutes de Chamarel sont situées au cœur d’une végétation luxuriante

Après cette jolie mise en bouche, on arrive au clou du spectacle : la promenade autour des dunes de la Terre des Sept Couleurs.


Un parking permet de se garer juste devant l’entrée. Et dès qu’on arrive sur le site, on est saisi par cette étonnante profusion de couleurs car ici, la terre n’est pas noire !

La Terre des Sept Couleurs

Il n’est pas possible de marcher sur les dunes, afin de ne pas les abîmer. On se balade donc sur un sentier qui ceinture le site, et qui traverse parfois des zones ombragées.


Mais comment les Sept Couleurs se sont-elles formées ?

L’île Maurice est d’origine volcanique : ce sont les éruptions successives qui lui ont donné naissance en la faisant progressivement sortir de l’eau.

Au cours des millions d’années qui ont suivi, la lave s’est lentement décomposée sous l’effet du climat tropical : cyclones dévastateurs, pluies diluviennes, chaleur torride.

Ce sont les particules de fer et d’aluminium nées de ces intempéries qui colorent aujourd’hui ce paysage bigarré : le fer donne à la terre les teintes chaudes (rouge, brun et jaune) et l’aluminium les teintes froides (violet, bleu, vert et pourpre).

Les 7 couleurs
Les 7 couleurs

Des couleurs figées

L’une des particularités les plus étonnantes de ces dunes, c’est que leurs couleurs ne se mélangent jamais.

En effet, l’aluminium et le fer ont une tendance naturelle à se repousser, c’est pourquoi, même si l’on mélangeait ces couleurs, elles finiraient par reprendre leur place d’origine.

Même lorsque de fortes pluies dégoulinent sur ces dunes, elles conservent à peu près toujours leur apparence d’origine.

Se rafraîchir face aux dunes

A l’issue de cette promenade hors du commun, on arrive à une terrasse panoramique où il est possible de prendre un rafraîchissement, face aux dunes.

A noter qu’ici, sous les arbres, on peut rencontrer un joli petit habitant : le Foudi de Maurice, encore appelé Cardinal. Attiré par les miettes laissées sur cette terrasse par les visiteurs, on le croise assez facilement. Et comme les dunes, il arbore des couleurs vives.

Le Foudi de Maurice, ou Cardinal

Il s’agit d’un oiseau endémique en danger d’extinction qui faisait partie, en 2012, des 100 animaux les plus menacés au monde. La marée noire de 2020, due au naufrage du Wakashio, n’a pas arrangé sa situation, malgré des efforts notables pour le préserver.


Ils sont situés au début de la promenade, à proximité immédiate de l’enclos qui ceinture les dunes.

Tous deux sont relativement petits et on en fait assez vite le tour.

Il serait donc dommage de les louper, a fortiori si vous avez des enfants : ils se régaleront sans doute plus à observer ces énormes tortues que les dunes multicolores !

Géoparc de Chamarel : les tortues d’Aldabra

On peut approcher de près ces énormes reptiles à carapace, dont les caractéristiques sont impressionnantes : les tortues d’Aldabra peuvent peser jusqu’à 250 kilos, et vivre pendant 150 ans.

Entre les dunes aux Sept Couleurs et le parc des tortues se trouve le jardin endémique. Il s’agit de quelques espèces végétales locales plantées çà et là, comportant parfois un petit panneau explicatif.


Le tarif de base (taux de conversion de mars 2026) est de :

750 roupies mauriciennes par adulte, soit 14 euros.

375 roupies mauriciennes par enfant, soit 7 euros.

Pour les résidents, ces prix passent à 400 roupies par adulte et 200 roupies par enfant.

Mais il existe d’autres formules : visite de la plantation de café (la seule du pays), découverte de la vie locale, dégustation de jus de canne fraîchement pressé etc. Tous les détail sur le site officiel : les différentes offres


Ouvert du lundi au samedi : de 8h30 à 17h00 l’hiver (en principe 21/03-20/12), et de 8h30 à 17h30 l’été (en principe 21/12-20/03)


Si vous manquez vraiment de temps, comptez environ 45 mn, trajet en voiture compris, pour visiter uniquement la Terre des Sept Couleurs.

Sinon, pour visiter l’ensemble des sites (points de vue sur les chutes d’eau, promenade des dunes et parc des tortues), il faut bien compter 1h30 à 2h00, en prenant son temps.


Il y a deux possibilités d’accès.

L’arrivée au Géoparc se fait en principe en voiture. Une route serpente ensuite à travers la forêt tropicale.

Le point de vue des cascades de Chamarel est situé à 1,5 km environ du guichet d’entrée, et les dunes à 3 km.

Dans les deux cas, il y a un parking.

Mais si on a suffisamment de temps (et de courage), on peut tout à fait parcourir ce trajet à pied afin de mieux profiter du site. L’aller-retour, qui comporte un peu de dénivelé, est long de 6 km.

Le Geoparc de Chamarel

Si vous n’êtes pas logés à proximité, comptez environ 1h10 de voiture depuis Port-Louis, 50 mn depuis Flic en Flac, ou encore 1h00 depuis l’aéroport de Mahébourg.


Et oui, il en faut bien quelques-unes ! Alors, voici une liste non exhaustive de ce qui est interdit dans le Géoparc de Chamarel :

  • Ramasser de la terre (ainsi que toute plante, fleur ou roche)
  • Utiliser un drone
  • Marcher sur les dunes
  • Fumer, boire de l’alcool
  • Être accompagné d’animaux (sauf animaux d’assistance)
  • Donner à manger aux tortues (car elles ont un régime alimentaire spécifique)

Ce blog est l’un des rares, le seul peut-être, sur lequel vous trouverez des photos des dunes de Chamarel montrant leurs couleurs entièrement naturelles ! En effet, à peu près partout ailleurs, vous verrez des photos où les couleurs des dunes sont saturées à l’excès, grâce à (ou à cause de ?) la retouche numérique.

Je n’ai ni Photoshop, ni aucun logiciel de retouche digne de ce nom. Pour les photos de dunes publiées dans cet article, j’ai simplement utilisé le logiciel gratuit de Microsoft destiné aux débutants, qui ne permet que certaines retouches de base. J’ai légèrement modifié quelques cadrages et contrastes, c’est tout, mais je n’ai pas touché aux couleurs.

Les dunes de Chamarel sont si belles et leurs teintes naturelles si intenses, qu’il me semble absurde d’exagérer encore leurs couleurs.

Dans tout cet article, voici ma photo où les couleurs sont les plus vives :

C’est déjà étonnant, non ?

A titre de comparaison, voici les mêmes dunes, telles qu’elles ressortent à la première recherche sur Google :

Si vous revenez à ma photo précédente, elle devient subitement plus terne, limite tristounette. Et pourtant, c’est elle qui est naturelle.

Alors bien sûr, je pourrais faire comme tout le monde en sur-saturant mes images moi aussi, mais y aurait-il un intérêt à cela ?…

Toujours ma même photo, mais en mode fallacieux cette fois-ci !

Dans une moindre mesure que tous ces abus, même nos smartphones comportent tous un réglage interne qui sature un peu les couleurs de toutes les photos que nous prenons, automatiquement. C’est pour éviter cet excès que je n’ai publié, dans cette partie consacrée aux dunes, aucune image prise avec mon smartphone (à l’exception… des panneaux directionnels !)

Pour illustrer cet article, j’ai utilisé un 24×36 reflex. Mes images sont donc beaucoup moins spectaculaires que celles des autres blogs, c’est vrai, mais elles ont au moins le mérite de vous montrer la réalité telle qu’elle est, sans artifice. Et au moins, vous ne serez pas décu.e.s en arrivant là-bas…


Ailleurs sur Maurice…


Elle est située à cinq kilomètres seulement de la Terre aux Sept Couleurs, il ne faut donc pas hésiter à faire ce léger détour pour aller la découvrir.


La visite se déroule en deux phases. On commence par un tour guidé de la distillerie (20 minutes), puis on enchaîne avec un moment qui n’est pas le plus déplaisant : la dégustation (20 minutes). Pour terminer, le magasin de la rhumerie étant situé juste avant la sortie, on repart rarement les mains vides…

L’arrivée à la rhumerie

Dès la conception de la rhumerie, c’est-à-dire avant sa construction, le futur visiteur a été mis au centre de toutes les attentions.

Posée aux pieds des montagnes, cernée par les cannes à sucre et décorée de nombreuses plantes et fleurs exotiques, ce n’est pas l’usine la plus désagréable à visiter.

Il n’est pas question de retracer ici toutes les étapes de la fabrication du rhum mais pour faire simple, le ou la guide explique en détail tout ce processus, de l’arrivée de la canne à sucre dans la distillerie à la mise en bouteilles du précieux breuvage.

Chamarel est la seule rhumerie de tout l’Océan Indien à pratiquer la double distillation

Puis vient la seconde partie de la visite : la dégustation. Et là, surprise. On nous fait goûter, non pas un verre, comme dans une autre rhumerie visitée il y a quelques années aux Antilles, mais… dix !

Passons aux choses sérieuses…

Oui, vous avez bien lu, dix verres. Rhums blancs, vieux ou ambrés ainsi que liqueurs aux parfums divers, Chamarel nous fait ingurgiter toute la panoplie de son brillant savoir-faire !


La rhumerie est située à 500 mètres du village de Chamarel, et à 5 km de la Terre aux Sept Couleurs.

Les visites se font du lundi au samedi, de 9h30 à 16h30. Il y a possibilité de visites privées (avec dégustation bien sûr).

Visite groupée : 650 roupies (12 euros). Visite privée : 1500 roupies (28 euros). Taux de conversion mars 2026.


Vous trouverez toutes les infos complémentaires sur le site officiel : Rhumerie Chamarel.


La rhumerie dispose de son propre restaurant, l’Alchimiste. Il propose des mets élaborés à base des produits du domaine.

Il était complet lors de notre visite, nous n’avions pas réservé donc nous n’avons pas pu y manger, et nous le regrettons.

Aussi, si vous ne voulez pas faire la même erreur que nous, pensez à réserver un peu à l’avance : c’est conseillé pour le midi, obligatoire pour le soir.

Le prix des menus, lesquels ne sont pas avares en rhum, débute à 40 euros environ, et il comprend la visite et la dégustation.

De plus, ces menus mettent l’eau à la bouche : consulter la carte de l’Alchimiste (je vous préviens tout de suite, si vous cliquez, ça va vous donner faim et soif…)

Tél. +230 483 4980 – info@rhumeriedechamarel.com


Les sites intéressants à visiter ne manquent pas à Maurice. Mais s’il fallait n’en citer qu’un, situé non loin de Chamarel, nous choisirions la plage du Morne.

La plage du Morne

Elle est située à 20 minutes (13 kilomètres) de Chamarel et, avec son sable blanc, ses eaux translucides et ses cocotiers, sans compter le Morne Brabant en arrière-plan, elle a tout de la plage paradisiaque.

Après la Terre aux Sept Couleurs de Chamarel, voici un autre site incontournable de l’île Maurice…


Chamarel…




Falassarna : la plage brute de l’ouest crétois

Plage de Falassarna Crète Eaux turquoise Crique Paysage

Grâce à sa beauté brute, Falassarna est considérée comme l’une des plus belles plages de Crète. Sable blanc, petites criques et eaux turquoise, elle répond aux critères de la plage idéale.



La première chose que nous avons remarquée en arrivant sur place, c’est la foule même si, en plein mois d’août, c’est normal ! En effet, tout le monde se précipite sur la plage principale car elle est aménagée : transats, parasols, snacks.

La plage aménagée de Falassarna (Crète)
La plage de Falassarna

Mais ce qui nous a sauté aux yeux en même temps, c’est la beauté du site ainsi que les couleurs de l’eau.

Une petite crique à côté de la plage de Falassarna (Crète)

Plutôt qu’une plage à proprement parler, il s’agit en réalité d’une succession de plages de sable fin, de petites criques et, par endroits, de dunes.

Une petite crique à côté de la plage de Falassarna (Crète)
Les petites criques de Falassarna

Le tout s’étend sur trois kilomètres. Chacun a donc de quoi y trouver son compte.

Falassarna est victime de son succès l’été mais heureusement, il existe des moyens de profiter des lieux sans subir la foule.

D’une part, la plage est si longue qu’une partie seulement est aménagée, ce qui laisse toute la place qu’il faut, à ceux qui ne louent pas de transat, pour étendre les serviettes un peu plus loin, à l’écart de la foule.

D’autre part, pour ceux qui veulent se retrouver encore plus seuls, il suffit de marcher quelques minutes pour découvrir très vite des petites plages et des petites criques désertes.

Une petite plage déserte à côté de la plage de Falassarna (Crète)

Il suffit de partir du sud de la zone des transats, c’est-à-dire de la gauche quand on est face à la mer : on se retrouve alors très vite à peu près seul (après trois ou quatre minutes de marche) dans de petites criques, ou sur de petites plages de sable fin.

De là, il y a également la possibilité d’aller marcher dans de petites dunes sauvages et désertes, elles aussi.

Dunes de sable à côté de la plage de Falassarna (Crète)
Les dunes de Falassarna

Il faut noter que le naturisme est toléré à l’écart de la plage aménagée.

La côte étant orientée à l’ouest, il arrive que le vent souffle. C’est donc également un spot apprécié des véliplanchistes, kitesurfers etc.

Kitesurfers en face de la plage de Falassarna (Crète)
Kitesurf à Falassarna

Le littoral a été particulièrement bien préservé ici puisqu’il n’y a aucun hébergement sur la plage. Ils sont situés un peu en arrière et ne dénaturent donc pas le paysage.



Falassarna est située dans le nord-ouest de l’île, à 188 kilomètres d’Heraklion (3h00 en voiture) et 51 kilomètres de La Canée (1h00 en voiture).


Parking – On trouve des parkings un peu partout le long des trois kilomètres de plage. Ils sont faciles d’accès, et gratuits.

Plage – La plage principale est aménagée : transats, parasols, snacks.

Activités – Possibilité de pratiquer les sports nautiques ainsi que la plongée sous-marine :

  • Le club de plongée est à Platanos (6 km de Falassarna) : Scuba Diving Club. Contact : divebuddyclub@gmail.com (+30)6987019820

Le littoral ayant été bien préservé, il n’y a aucun hôtel ni hébergement quelconque en bord de mer. Ce n’est peut-être pas très pratique, mais c’est ce qui contribue à faire le charme de Falassarna : il n’y a aucun bétonnage de la côte, et c’est ce qu’on apprécie quand on vient profiter de cette belle plage.

Alors où dormir ?

Voici la liste des hébergements qui sont à la fois les plus proches de Falassarna et les mieux notés : Booking Falassarna


Au bout de la plage, à l’extrémité nord, un petit chemin (20 minutes de marche ou 5 minutes de voiture) permet de rejoindre les ruines du village antique de Falassarna.


Falassarna est une plage incontournable lors de tout voyage en Crète. Tout le monde y trouve son compte, qu’on soit adepte de baignades et de bronzage, de repos sur un transat un verre à la main, ou encore de beaux paysages (la plage et ses environs sont très instagrammables).

Les abords de la plage de Falassarna (Crète)
Deux instagrammeuses reviennent d’un shooting photo


Ailleurs en Crète…







Le jardin de cactus de Lanzarote : découvrez une oasis surprenante

Jardin de cactus de Lanzarote César Manrique Gros plan sur une forêt de cactées fleuries

A Lanzarote, le jardin de cactus est une œuvre végétale de César Manrique qui s’intègre parfaitement dans les paysages naturels de l’île. L’exotisme de cette végétation piquante, plantée dans un insolite écrin volcanique, exerce une fascination certaine sur la plupart des visiteurs. Petit tour d’horizon de ce jardin d’exception.


LE JARDIN DE CACTUS EN BREF

📍 Localisation : à Guatiza, dans le nord-ouest de Lanzarote.

🚶 Durée totale : 1h en moyenne (de 1/2h minimum à 2h, voire plus selon les goûts).

⭐ Intérêt principal : les cactus dans toute leur splendeur, de toutes les formes, toutes les dimensions, et avec des fleurs de toutes les couleurs !

🎒 Niveau : un peu de marche sans aucune difficulté.

🕒 Meilleure saison : douceur toute l'année !

Avec ces 4500 spécimens de cactus, issus de 1400 espèces différentes provenant des cinq continents, César Manrique a réussi le tour de force de faire de ce jardin exceptionnel l’un des plus réputés de la planète.

Le jardin de cactus et le volcan Montaña Tinamala
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Cobrada

Pour donner naissance à ce site épatant, Manrique a jeté son dévolu sur une ancienne zone agricole qui avait été laissée à l’abandon au fil des années. Située dans un joli cadre naturel, aux pieds des cratères et au milieu des roches volcaniques, il l’a réhabilitée avant d’y faire prospérer ces innombrables variétés de cactus. Son éternel objectif était alors atteint : relier l’art et la nature de la manière la plus harmonieuse qui soit.

Ce jardin magistral, qui constitue une véritable œuvre d’art, s’intègre donc parfaitement à son environnement naturel et volcanique.

Le sol est recouvert de picòn, cette fameuse cendre volcanique, et comporte quelques petits bassins où flottent des nénuphars et nagent de gros poissons rouges.

Dans ce sanctuaire paisible règnent le calme et la sérénité. Les cactus prennent toutes les formes possibles, mais aussi toutes les couleurs imaginables lorsqu’ils sont en fleurs.

Il faut déambuler tranquillement dans ces allées pour mieux s’imprégner de l’atmosphère poétique créée par ces cactées en tous genres. Comme de nombreux visiteurs, nous avons été touchés par la magie qui se dégage de ce site atypique.

Au fond du jardin, un vieux moulin domine le site. Parmi les différentes variétés de cactus qui prospèrent à ses pieds, mentionnons le coussin de belle-mère, au nom si explicite…

Le fameux coussin de belle-mère…

Le jardin de cactus est ouvert tous les jours de 10h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30), 365 jours par an.

Adultes : 8,50 euros – Adultes en situation de handicap : 6 euros

Enfants : 4,25 euros – Enfants en situation de handicap : 3 euros


Le site est doté d’un vaste parking.

A l’intérieur, il y a une cafétéria qui sert à manger et à boire à des tarifs corrects : voir le menu.

A noter que deux œuvres de Manrique décorent les toilettes, pour distinguer celles des femmes de celles des hommes.

L’entrée des toilettes hommes…
… et celle des toilettes femmes.

Le jardin de cactus est situé dans le nord-ouest de l’île à Guatiza, qui dépend de la municipalité de Teguise, bien que cette ville soit située à 15 minutes de là.

Costa Teguise est également à 15 minutes, Arrecife à 20 minutes, Puerto del Carmen à 30 minutes.


Juste à côté du jardin de cactus est situé un lieu naturel époustouflant, auquel nous avons consacré un article à part entière : Los Roferos, encore appelé Stratified City.

Depuis le jardin de cactus :

  • En voiture : 5 minutes.
  • A pied : 50 minutes à 1 heure.


Le jardin de cactus a été conçu en amphithéâtre



Et encore quelques photos : car c’est vraiment trop difficile de s’arrêter de photographier ces jolies plantes, quand on déambule dans les allées de ce jardin d’exception…





Profitez d’un village calme et pittoresque : Arrieta (Lanzarote)

Maisons blanches du village d'Arrieta sur une coulée de lave face à la mer, volcans en arrière-plan

Réputé pour son calme et sa douceur de vivre, Arrieta est un petit village côtier qui a une âme. Peu touristique en dehors de la saison estivale, sa situation est idéale pour s’y poser quelques jours : cela permet de rayonner dans tout le nord de l’île, qui ne manque pas de sites intéressants à visiter. Avec ses plages agréables et ses excellents restaurants, ce charmant petit village constitue une halte incontournable.



Souvent appelée le chalet Juanita en français, cette bâtisse singulière est à Arrieta ce que la tour Eiffel est à Paris ! C’est-à-dire son symbole.

La Casa Juanita, sa plage et sa piscine naturelle

Derrière cette étrange maison colorée se cache une histoire tragique, celle de la petite Juanita.

Casa Juanita

Atteinte de tuberculose au début du XXe siècle, ses médecins préconisèrent une cure en bord de mer. Ils pensaient que respirer abondamment l’iode marin aurait des conséquences favorables sur sa santé.

Casa Juanita

En 1916, ses parents fortunés lui firent donc construire en bord de mer cette demeure qui porte son nom. Pour l’architecture, ils s’inspirèrent tout simplement de la maison de sa poupée.

Malheureusement, cinq ans plus tard, la maladie finit par emporter Juanita à l’âge de dix-sept ans. Elle fut enterrée dans le village voisin de Haría, où elle repose toujours.

Casa Juanita

Aujourd’hui, la maison appartient à une famille d’Arrecife qui, paraît-il, la loue de temps en temps…


Lorsqu’on arrive à Arrieta par le sud, la première vision que l’on a du village est celle de sa longue plage de sable fin faisant face à l’océan. C’est la plage de la Garita.

La plage de la Garita borde le village d’Arrieta

Avec ses huit cents mètres de long, elle est réputée assez calme car elle est abritée des vents dominants qui soufflent sur l’île. L’océan s’y déchaîne donc rarement.

Tout au bout de la plage, côté village, il y a une jetée très prisée des enfants et des ados car elle offre la possibilité de faire des plongeons dans la mer.

La Garita

Le climat étant doux tout au long de l’année à Lanzarote, on peut se baigner à la Garita à n’importe quelle période, comme partout sur l’île.


Située aux pieds de la fameuse Casa Juanita, cette plage est déjà toute petite mais en plus, elle subit un peu la variation des marées. L’eau y est extrêmement calme puisqu’une digue, prolongée par une rangée de gros rochers, ferme quasiment l’accès à la mer. C’est ce qui fait de cet endroit une jolie petite piscine naturelle, particulièrement adaptée aux familles.

La petite plage de Casa Juanita et sa piscine naturelle

Acculé entre les volcans et l’océan, Arrieta est un petit village de pêcheurs qui fut construit sur une coulée de lave.

Arrieta les pieds dans l’eau

L’un de ses gros points forts, c’est qu’il est peu touristique, en dehors de la saison estivale.

On peut donc s’y balader en toute tranquillité, et cette découverte du village à pied est rapide : en prenant son temps, la balade dure une quinzaine de minutes.

Elle démarre de l’une des deux extrémités du village, c’est-à-dire soit de la plage de la Casa Juanita, soit celle de la Garita. Dans les deux cas, il y a un parking naturel pour garer la voiture.

Arrieta

Chaque matin, les pêcheurs partent en mer et à leur retour, on peut voir les restaurateurs du village venir s’approvisionner avec la pêche du jour. De la mer à l’assiette, ici, la fraîcheur est garantie.

La rue principale est justement colonisée par une dizaines de restaurants, dont certains sont réputés. La plupart d’entre eux offrent une terrasse face à la mer.

Il y a aussi la possibilité de flâner dans ces jolies petites ruelles qui font le charme d’Arrieta.

En faisant un court détour en direction de l’intérieur des terres, on peut visiter le musée de l’aloe vera, à l’entrée du village.

Il y en a trois autres identiques sur l’île (à Punta Mujeres, Yaiza et Teguise, ainsi qu’un dernier sur l’île voisine de la Graciosa).

Le musée de l’aloe vera d’Arrieta

La balade se termine à la plage de la Garita ou à celle de Casa Juanita, en fonction du sens choisi.

La petite piscine naturelle de Casa Juanita, sur fond de volcans


S’il n’y a plus de places dans les petites rues à proximité, on peut se garer sur le parking qui fait face à la mer et à la Casa Juanita, dans une sorte de terrain vague.

A trente mètres de la jetée qui fait face à la Casa Juanita se trouve le minuscule restaurant El Pisquito.

Il ne comporte pas de salle : on mange exclusivement dehors, sur une petite terrasse qui domine la mer. Les prix sont bon marché, la nourriture délicieuse, le personnel adorable.

La petite adresse parfaite, à tel point qu’elle est vite devenue notre cantine.

Attention : il vaut mieux réserver, y compris en basse saison. Sinon, il y a d’autres restaurants à proximité..

Le resto el Pisquito


Là aussi, la plage est dotée d’un vaste parking naturel.

La plage de la Garita est dotée de WC et de douches.

La Casa de la Playa est un restaurant très agréable, posé sur la plage.

La nourriture y est délicieuse, les prix très corrects et la vue sur la mer parfaite.

La Casa de la Playa

Possibilité de ramener une foule de cadeaux et de souvenirs, dérivés non seulement de cette plante, mais aussi des roches volcaniques, de la vigne etc.

L’entrée est gratuite.

Le site internet : musée de l’aloe vera.


Si vous souhaitez photographier le coucher du soleil ou dîner face à lui, vous êtes du mauvais côté de l’île ! Ici, le soleil se lève derrière la mer mais se couche à l’opposé, derrière les volcans.


Les sites intéressants ne manquent pas dans le nord de l’île.

Depuis Arrieta, voici les temps approximatifs de trajets :

  • Cueva de los Verdes et Jameos del Agua : 7 minutes.
  • Mirador del Rio : 15 minutes.
  • Haria : 10 minutes.
  • Jardin de cactus : 8 minutes.


Arrieta est un petit village de pêcheurs authentique, avec beaucoup de charme et qui se visite paisiblement. Idéalement placé, il permet en plus de découvrir les principaux sites touristiques du nord de l’île. C’est donc un village à ne pas rater.






Découvrir les panoramas fascinants de Los Roferos (Stratified City, Lanzarote)

Arche de roches volcaniques, volcan Montaña de Tinaguache, lever du soleil, Los Roferos, Lanzarote

Los Roferos est un site qui permet d’admirer de somptueux paysages naturels, composés de formations rocheuses aux formes tourmentées sur fond de volcans. Niché dans le nord de Lanzarote, il est facile d’accès et n’est pas encore surfréquenté. Par endroits, on se croirait carrément dans l’ouest américain.

Photos, description, infos pratiques, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter au mieux de ce site méconnu mais, selon nous, incontournable.

Les formations rocheuses de Los Roferos

Notre visite sur ce site étonnant s’est déroulée un jour où la lumière du soleil jouait à cache-cache entre les nuages. Pas l’idéal pour les photos, j’ai donc décidé d’y revenir le lendemain matin très tôt, au lever du soleil, pour essayer de faire de meilleures images. Je me suis alors retrouvé tout seul pendant plus d’une heure face à des panoramas de toute beauté.

Stratified City et le volcan Montaña de Guenia

Quand le soleil levant éclaire le site de sa lumière chaude, le paysage s’enflamme brusquement. Les différentes formations rocheuses aux formes énigmatiques (colonnes, arches et petites grottes) se mettent alors à rougeoyer. Ce panorama est d’une beauté sauvage qui ne laisse pas insensibles les amoureux.ses de la nature.

Le volcan Montaña de Guenia

A l’origine, Los Roferos, qu’on appelle également Stratified City, était une carrière d’extraction de roches, celles avec lesquelles sont construites les maisons de l’île. Au fil du temps, la carrière a fini par péricliter et être abandonnée. L’activité minière avait déjà commencé à creuser ces formations rocheuses, et la nature a fini le travail grâce à la pluie, au vent et à son activité permanente d’érosion.

Le volcan Montaña de Tinaguache, sous une arche de Stratified City

Aujourd’hui encore, la nature continue à façonner les paysages de ce site atypique. Particulièrement photogénique et sans doute très instagramable, Stratified City n’est pourtant pas encore pris d’assaut par les touristes même si, en haute saison (juillet – août), il vaut quand mieux y aller tôt le matin si l’on veut être tranquille.

Se balader au milieu de ces curieuses formations rocheuses face à des volcans majestueux laisse un souvenir impérissable.

Le volcan Montaña de Tinaguache


Le site est déjà photogénique sous la lumière brute de la mi-journée mais pour le photographier dans les meilleures conditions, il faut impérativement venir au lever ou au coucher du soleil. C’est à ces moments-là, pendant les fameuses golden hours, qu’il se présente sous sa plus belle lumière.

En arrivant, garez bien votre voiture à côté de la route et non pas à coté des formations rocheuses. Sinon, en fonction des photos que vous prendrez, vous risqueriez d’avoir votre véhicule dans votre champ de vision…

La boulette : garer sa voiture en plein dans le champ de la photo

Un parking naturel borde le site, le long de la route.

Il n’y a pas d’autres commodités.


Stratified City se situe juste au bord de la route (la LZ-404).

Lorsqu’on arrive à hauteur du site, on ne peut pas le rater car on aperçoit les formations rocheuses depuis la voiture : c’est qu’on est arrivé.


L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.


Le site se visite assez rapidement. On peut y passer quelques minutes comme une bonne heure, voire plus si l’on veut faire le tour de toutes les formations rocheuses, en prenant le temps de les photographier et de les admirer.


Le conseil précédent vaut également pour tous les visiteurs : le meilleur moment pour admirer les lieux, ce sont les premières et les dernières lueurs du jour, car ce sont les deux moments de la journée où les couleurs sont de loin les plus belles.

L’autre avantage, c’est qu’à ces moments-là, surtout tôt le matin, le site est vide de touristes : on peut alors profiter des lieux tout seul.


Vous pouvez trouver différents noms qui désignent tous ce seul et même site : Stratified City, Los Roferos (qui vient de rofe, le nom des pierres qui étaient extraites du site), Ciudada Estratificada, Antigua Rofera de Teseguite…


Si Los Roferos vous plaît, alors vous pourriez tomber sous le charme d’un autre site naturel d’origine volcanique, lui aussi façonné par l’érosion au fil des millénaires : Las Grietas (qui signifie les fissures). Il est situé à environ 20 km et 20 minutes de Los Roferos.

Tout comme les principales curiosités naturelles de Lanzarote, vous pouvez le retrouver dans notre article Lanzarote sauvage : explorez les paysages les plus surprenants de l’île.

Las Grietas


Le site se trouve dans l’ouest de l’île et il est accessible relativement rapidement depuis à peu près tous les points de l’île : l’une des villes les plus éloignées du site, Playa Blanca, n’est qu’à 45 minutes.

Pour les autres villes principales, Puerto del Carmen est à 25 minutes, Arrecife à 20 minutes, Haria à 15 minutes et Teguise à 5 minutes.


Pour résumer, Los Roferos est un site naturel atypique qui offre des paysages sublimes et fascinants. Ne faisant généralement pas partie des circuits touristiques, il est encore peu fréquenté pour l’instant. C’est pourquoi il faut vite en profiter avant que le secret ne se répande…






Lanzarote sauvage : explorez les paysages naturels les plus surprenants de l’île

Couverte de champs de lave, de cratères et de falaises qui plongent dans l’océan, Lanzarote est une île qui a été façonnée par un volcanisme intense. La nature y a créé des paysages sauvages et atypiques, parfaits pour explorer l’île sous son visage le plus brut et le plus spectaculaire. Voici notre sélection des sites les plus étonnants…




LANZAROTE EN BREF...

🗺️ Ce que vous verrez : des couloirs de lave, un littoral déchiqueté, une lagune colorée, des points de vues saisissants...

🚗 Accès : facile en voiture.

🎒 Niveau : facile, peu de marche.

⭐ Ce qui rend l’île incontournable : hors saison, l'avion n'est pas cher, il fait doux toute l'année et les paysages naturels sont époustouflants.



Imaginez le cratère d’un ancien volcan qui émerge d’une mer profondément bleue. Ses parois sont marron-orangé et un lac vert repose au fond, cerné par une plage de sable noir. Et bien vous ne rêvez pas, ce paysage étonnant et inhabituel existe : il s’appelle Charco de los Clicos.

Charco de los Clicos : el Lago Verde

Avant d’accéder à ce panorama atypique, il ne faut pas rater le minuscule détour par le mirador El Golfo. Il permet d’admirer la plage du même nom, constituée de sable noir volcanique.

La plage el Golfo vue depuis le mirador

Ensuite, quand on arrive à la lagune, on est saisi par sa couleur verte qui présente un gros contraste avec le noir de la plage volcanique.

Pourquoi la lagune est-elle verte ?

Pour commencer, la présence de la lagune à cet endroit est due aux infiltrations de l’eau de mer au fond de l’ancien cratère. Puis peu à peu, elle a été colonisée par des algues : ce sont elles qui lui ont donné cette couleur verte.

El Lago Verde

Ce site a de véritables airs de bout du monde. Bien qu’exposé aux vents et aux embruns, son panorama sublime respire le calme et la sérénité.

Pour parfaire la visite, on peut aller se régaler dans l’un des excellents restaurants du petit village voisin, El Golfo, posé à 600 mètres de là (voir les conseils pratiques ci-dessous).



L’accès au site est gratuit mais le chemin est balisé, on ne peut pas aller jusqu’à la lagune pour s’y baigner par exemple, le but étant de préserver cet espace naturel unique.


Le site est doté d’un parking gratuit, en bordure de la route LZ-703.


Le mirador El Golfo qui domine la plage est situé à droite du parking. A quelques mètres de là démarre le chemin très court (moins de cinq minutes de marche) qui mène au point de vue sur El Charco de los Clicos et sa lagune verte.


Le temps de visite est globalement court. Même en prenant son temps, il est peu probable qu’il dépasse la demi-heure même si, évidemment, on peut flâner sur place autant qu’on veut.

Ce gain de temps permet donc, soit de visiter d’autres sites dans cette zone de l’île (Los Hervideros par exemple), soit d’aller prendre un verre et/ou manger un morceau face à la mer à El Golfo, à 600 mètres de là.


El Golfo est un village doté de nombreux petits bars et restaurants, qui ont tous les pieds dans l’eau. Nous avons testé le restaurant Bogavente et nous le recommandons fortement : terrasse exceptionnelle, cuisine délicieuse, service sympa, prix contenus (20 à 40 euros le repas complet). Du coup, le rapport qualité-prix est excellent.

Sangria au resto Bogavente
Le resto Bogavente

Charco de los Clicos est situé dans le sud-ouest de l’île : à 15 minutes de Playa Blanca, à 25 minutes de Puerto del Carmen, à 30 minutes d’Arrecife et de Teguise.



Las Grietas signifie les fissures en espagnol. Lorsqu’on arpente les failles de ce site très nature et atypique, on ressent une atmosphère particulière, emprunte de mystère.

Las Grietas

La première fissure est aussi haute qu’étroite.

Par endroits, elle dépasse parfois les cinq mètres de haut alors qu’en largeur, elle se resserre considérablement, laissant péniblement passer les humains.

Au fil de la progression, il faut donc carrément se contorsionner pour pouvoir franchir certaines zones, ce qui procure une petite sensation d’aventure.

Les rayons du soleil se fraient un chemin comme ils peuvent jusqu’au fond de ces petites failles, mettant en valeur les stries naturelles des parois.

Au fil de la journée et de l’évolution de la lumière, les couleurs peuvent varier, rendant le site particulièrement photogénique (même si, le jour de notre visite, la lumière était le plus souvent voilée).

L’un des gros avantages du site, c’est qu’il a su rester authentique. Car contrairement à bien d’autres lieux à visiter sur Lanzarote, il n’y a aucun aménagement, aucun guichet, aucune barrière, aucune contrainte : le site a su rester 100% nature, on peut se balader où l’on veut, comme on veut, quand on veut, ce qui change de certaines visites très (trop ?) encadrées sur l’île. Une raison de plus pour aller le visiter.

Comment ce site atypique s’est-il créé ?

Les fissures dégoulinent des flancs d’un volcan, la Montaña Blanca. Elles sont tout simplement le fruit de l’érosion ainsi que de l’action du vent et de la pluie sur la lave solidifiée, au fil du temps.



L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.


Un assez grand parking naturel gratuit est disponible sur le bord de la route (la LZ-35).

A partir de là, il faut marcher sur le chemin pendant quelques minutes pour arriver à la première fissure.


Chaussures : il est préférable de porter des chaussures fermées car certains endroits sont assez glissants au fond des fissures, même en chaussures de rando. Alors en tongs…

Fréquentation : s’il y a un peu trop de monde à votre goût lorsque vous arrivez dans la première fissure, ne vous y engagez pas et rendez-vous directement dans la deuxième ou la troisième, situées juste derrière : elles sont sensiblement moins fréquentés alors que tout le monde se précipite sur la première.

Le vent : éviter de visiter le site par temps venteux car le sable voltige dans les fissures, ce qui peut devenir gênant.

S’y rendre en début ou en fin de journée : il y a moins de monde, et la lumière est plus photogénique.


Le site se visite assez rapidement. 45 minutes voire une heure seront largement suffisantes pour la plupart des visiteurs et visiteuses, en incluant les 15 minutes de marche aller – retour, du parking aux fissures.


Las Grietas jouit d’un emplacement plus ou moins central sur l’île, légèrement sud, ce qui lui permet d’être accessible assez rapidement de presque tous les endroits de l’île.

Ainsi, Puerto del Carmen et Arrecife sont à 10 minutes, Teguise à 15 minutes et Playa Blanca à 25 minutes.



Le Mirador del Rio est un belvédère situé au sommet d’une falaise, 500 mètres au-dessus de la mer. Sa terrasse panoramique offre une vue à couper le souffle sur la jolie petite île voisine de la Graciosa et sur El Rio, ce petit bras de mer qui la sépare de Lanzarote.

L’ile de la Graciosa vue depuis le mirador del Rio

La Graciosa est une toute petite île volcanique sauvage, peu habitée, et dont les plages de sable blanc se détachent parfaitement sur la mer d’un bleu profond. La vue panoramique à 180° a un côté sidérant, que les photos ne peuvent restituer.

Malgré ses dimensions réduites (8 km de long par 4 km de large), l’île de la Graciosa compte sur ses terres pas moins de cinq volcans.

Le volcan Montaña Amarilla, sur La Graciosa

Situé tout au nord de Lanzarote, le mirador del Rio fait partie de l’œuvre de César Manrique, le fameux artiste à la fois local et international. Ce site s’inscrit dans son travail sur l’intégration de l’art dans la nature. A Lanzarote, ce lieu magnifique est incontournable.

A l’intérieur de cette œuvre architecturale renommée et parfaitement intégrée à l’environnement, on trouve une sculpture de Manrique, un bar-restaurant dont les tables donnent sur des fenêtres panoramiques hypnotiques, ou encore un escalier en colimaçon réputé…

Vue sur les volcans de Lanzarote


Le prix : 8,50 euros par adulte et 4,25 euros par enfant.

Horaires d’ouverture : 10h00 – 16h40

La cafétéria et le magasin ferment à 16h50.


Idéalement, il faut s’y rendre par beau temps. Si la météo n’est pas optimale, il est préférable d’attendre le lendemain car c’est par beau temps que la vue est vraiment exceptionnelle.


Commodités

Il y a un parking gratuit à cent mètres du mirador.

A l’intérieur de ce dernier, il y a toutes les commodités : toilettes, magasin de souvenirs, bar, restaurant…


Pour être honnête, oui ! En effet, bien que le Mirador del Rio nous semble incontournable, si seule la vue vous intéresse, alors sachez que vous pouvez très bien faire l’impasse sur le mirador : il y a différents points de vues quasi-identiques et entièrement gratuits accessibles depuis la route LZ-202, situés juste à gauche du mirador.

Il y a même un autre mirador, le Mirador de Guinate qui lui est gratuit, situé deux kilomètres après le Mirador del Rio. Après une descente en virages, on se retrouve sur une petite route trop étroite pour que deux véhicules puissent se croiser. Il faut alors guetter une petite impasse sur la droite. Là, on se gare sur un parking gratuit. Et ici aussi, de cet autre mirador, la vue est somptueuse.

La vue sur La Graciosa depuis le mirador de Guinate

Un chemin de randonnée comportant des vues éblouissantes existe entre Orzola et le Mirador del Rio.

Distance : 13 km / Dénivelé : 710 m+ et 649 m- / Durée approximative : +/- 6h00 / Difficulté moyenne

Nous ne l’avons pas testée mais pour plus d’infos, et pour télécharger la trace GPX : VisoRando Lanzarote


Le plus beau site à visiter alentour est justement la petite île de la Graciosa.

Pour s’y rendre, il faut prendre le bateau depuis la petite ville d’Orzola, située à 3 kilomètres du Mirador del Rio à vol d’oiseau, mais à 10 kilomètres par la route !

Deux compagnies assurent la traversée, Lineas Maritimas Romeo et Biosfera Express. Elles alternent les départs, ce qui offre aux touristes une multitude d’horaires quotidiens.

Durée de la traversée : 25 minutes.

Prix de la traversée : 60 euros en moyenne (le tarif varie fortement suivant la saison : entre 30 et 120 euros l’aller-retour).

Attention : les ferries ne prennent pas les voitures. Il faut en louer une sur l’île de La Graciosa ou, mieux encore, un vélo (électrique ou pas mais attention, il y a du dénivelé et du sable).


Le Mirador del Rio est situé à l’extrême nord de l’île.

Il est situé à 15 minutes d’Haria, à 35 minutes de Teguise et Arrecife ou encore à 45 minutes de Puerto del Carmen.


Pour commencer, il faut remonter à l’éruption du mont Corona, il y a plus de 4000 ans. Le volcan cracha un tel volume de lave qu’elle atteignit une épaisseur de 400 mètres !

Pendant que la croûte extérieure de l’un des torrents de lave séchait, la roche en fusion continuait à s’écouler à l’intérieur. Bien plus tard, quand la source de lave se tarit à la fin de l’éruption, elle laissa la place à cet immense tube volcanique : 8 kilomètres de long, dont plus d’un kilomètre est entièrement immergé sous l’océan.

Deux portions de ce tunnel peuvent être visitées : légèrement à l’intérieur des terres, La Cueva de los Verdes et à proximité de la mer, Los Jameos del Agua. Voici une description détaillée de ces deux merveilles de la nature.


Cette première portion du tube de lave est aménagée pour qu’on puisse la visiter à pied (la grotte ne peut pas se visiter seul et sans guide).

Le groupe au début de la visite

La longueur du tunnel est d’environ un kilomètre, sa hauteur atteint au maximum les 50 mètres et sa largeur les 15 mètres.

Mais à l’inverse, on doit se baisser par endroits pour pouvoir traverser les parties les plus étroites du couloir.

L’aménagement de ce couloir de lave fut confié en 1960 à Jesús Soto, un artiste vénézuelo-français. Il y apporta le moins de modifications possible afin de conserver au maximum l’ambiance naturelle des lieux. Ses aménagements furent donc minimalistes : il conçut un chemin praticable pour les visiteurs (aplanissement du sol, création de quelques escaliers, sécurisation des lieux), et il disposa un éclairage coloré de manière optimale.

Il voulait que ce site sauvage et atypique conserve tout son naturel et toute son authenticité, en lui conférant une ambiance mystérieuse dans un cadre féérique. Et force est de constater qu’une fois à l’intérieur, la magie opère.

Au fil de la progression du groupe, on peut observer les différentes strates de lave ainsi que ses différentes couleurs.

Au-dessus de nos têtes, on aperçoit de minuscules stalactites : ce sont les milliers de gouttelettes qu’elle a laissées sur les parois de la voûte en se solidifiant.

C’est à ce niveau-là que se situe un auditorium, dont les qualités acoustiques sont paraît-il exceptionnelles.

En fin de visite arrive le clou du spectacle.

Le tube de lave est mis en valeur par l’éclairage à cet endroit-là, et à nos pieds se trouve un gouffre tout aussi bien éclairé.

Mais quand la guide demande à un visiteur de jeter un caillou dans cette crevasse, surprise : c’est en réalité un lac dont la surface est au niveau de nos pieds.

Il était si calme qu’il s’était transformé en véritable miroir, et on croyait vraiment qu’il y avait un gouffre sous nos pieds à la place de ce petit lac intérieur.

Ce trompe-l’œil naturel est sidérant et le lieu est de toute beauté.

La visite se termine sur cette partie bluffante du tunnel, le temps de remonter à la surface de la Terre !



Le site est ouvert de 9h30 à 16h15 tous les jours (365/365)

Pour réserver sur le site officiel : Réserver les billets


  • Adultes : 16 euros par personne (11,20 euros si handicap)
  • Enfants (de 7 à 12 ans) : 8 euros (5,60 euros si handicap)
  • Enfants (moins de 7 ans) : gratuit.
La sortie de la galerie

Elle dure 45 à 50 minutes. On ne peut pas trop flâner en route car les groupes se suivent de près, c’est un peu l’usine…


Stationnement : il y a un vaste parking gratuit à proximité du site.

Toilettes : il est également doté de toilettes (avec tables à langer) mais à l’entrée du tunnel. Il faut donc prendre ses précautions avant de descendre dans les entrailles de la terre !

Restauration : il n’y a rien à manger ni à boire sur place.


Personnes à mobilité réduite : en raison de sa configuration (certains passages sont très étroits ou très bas), le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Claustrophobie : les personnes claustrophobes peuvent se sentir oppressées dans ce site souterrain qui comporte quelques couloirs et escaliers très étroits.

Poussettes : elles ne sont pas admises dans le tunnel.

Animaux de compagnies : ils ne sont pas admis non plus, à l’exception des chiens d’assistance.


La Cueva de los Verdes est située tout au nord-ouest de l’île, en bordure de la LZ-205, et à un kilomètres de Los Jameos del Agua.

Pour s’y rendre, il faut 25 minutes depuis Costa Teguise et Teguise, 30 minutes depuis Arrecife ou encore 40 minutes depuis Puerto del Carmen. Et si vous venez de Playa Blanca, à l’extrémité opposée de l’île, alors il vous faudra 1 heure.



Créé sur un site naturel unique par César Manrique, Los Jameos del Agua est un centre d’art, de culture et de tourisme. Situé dans le même tunnel de lave que la Cueva de los Verdes mais un peu plus loin, il s’agit d’un site étonnant qui met en avant l’insertion harmonieuse de l’art dans la nature, selon les principes chers à l’artiste.

Los Jameos del Agua est donc le prolongement naturel du site présenté ci-dessus, La Cueva de los Verdes.

Sur ce second site, une partie de la voûte s’effondra par endroits, créant de grands trous dans le plafond (ce sont ces trous que désigne le mot aborigène Jameos).

Puis l’eau de mer s’infiltra au fil du temps au fond de ce tunnel, créant une sorte de lac intérieur.

Los Jameos del Agua

L’artiste optimisa de façon exceptionnelle une partie de ce tunnel de lave pour créer les différentes parties de son œuvre.

Il disposa des plantes exubérantes à l’intérieur du couloir volcanique, afin d’augmenter encore la sensation du visiteur de se sentir dans un environnement naturel d’exception.

Puis il conçut un bar et un restaurant improbables au bout du lac intérieur, où l’on peut donc boire un verre ou manger un morceau dans ce décor unique.

A la sortie de ce couloir volcanique se trouve la surprise du chef : une piscine d’une blancheur éblouissante dont les parois arrondies épousent en partie les formes de la lave solidifiée.

Le tunnel de lave qui reprend un peu plus loin comprend un auditorium de 550 places aux qualités acoustiques paraît-il exceptionnelles, et au cadre visuel somptueux. Toujours pour rester fidèle à ses grands principes artistiques, Manrique disposa les sièges en suivant la pente descendante naturelle du sol de lave, ce qui permet aux spectateurs d’avoir une visibilité parfaite.

Et puisque la nature est au centre du génie artistique de Manrique, mentionnons le fameux Munidopsis Polymorpha ! Ce crabe minuscule (un centimètre de long) est endémique de Lanzarote. Après avoir vécu 4000 ans dans la pénombre, il a fini par devenir aveugle et il a perdu peu à peu toutes ses couleurs, pour être totalement blanc aujourd’hui.

Très sensible à la rouille, il a failli disparaître ces dernières années à cause de la présence dans le lac souterrain de nombreuses pièces de monnaie jetées par les touristes. Ce qu’il est désormais interdit de faire.

Enfin, une Maison des Volcans a été érigée sur le site, au-dessus du tunnel de lave. Il s’agit d’un musée dédié à la volcanologie de l’île.



  • Ouverture : 10h00 – 17h15 tous les jours

  • Pour le restaurant : 12h00 – 16h00 tous les jours, 19h00 – 21h00 le mercredi et le vendredi

  • Les prix (2025) : 16 euros par adulte (11,20 euros si handicap) – 8,25 euros par enfant de 7 à 12 ans (5,60 euros si handicap) – Gratuit aux moins de 7 ans

Stationnement : il y a un vaste parking gratuit à proximité du site.

Restauration : un bar-restaurant fait face au lac.

Toilettes : le site est doté de toilettes.

Baignade interdite, que ce soit dans le lac intérieur ou la piscine extérieure.


Ou du moins, ne la jetez pas dans le lac intérieur : c’est désormais interdit afin de protéger les petits crabes blancs endémiques de l’île, qui ont failli disparaître par le passé à cause de cette pratique aussi répandue qu’inutile…

Ce lac héberge d’ailleurs 76 autres espèces endémiques, elles aussi à protéger…


Los Jameos del Agua est situé tout au nord-ouest de l’île, en bordure de la LZ-1, et à un kilomètre de La Cueva de los Verdes.

Pour s’y rendre, il faut 25 minutes depuis Costa Teguise et Teguise, 30 minutes depuis Arrecife ou encore 40 minutes depuis Puerto del Carmen. Et si vous venez de Playa Blanca, à l’extrémité opposée de l’île, alors il vous faudra 1 heure.



Stratified City est un site qui permet d’admirer de somptueux paysages naturels, composés de formations rocheuses aux formes tourmentées sur fond de volcans.

Les formations rocheuses de Stratified City

Notre visite sur ce site étonnant s’est déroulée un jour où la lumière du soleil jouait à cache-cache entre les nuages. Pas l’idéal pour les photos, j’ai donc décidé d’y revenir le lendemain matin très tôt, au lever du soleil, pour essayer de faire de meilleures images. Je me suis alors retrouvé tout seul pendant plus d’une heure face à des panoramas de toute beauté.

Stratified City et le volcan Montaña de Guenia

Quand le soleil levant éclaire le site de sa lumière chaude, le paysage s’enflamme. Les différentes formations rocheuses aux formes énigmatiques (colonnes, arches et petites grottes) se mettent alors à rougeoyer. Ce panorama est d’une beauté sauvage qui ne laisse pas insensibles les amoureux.ses de la nature.

Le volcan Montaña de Guenia

A l’origine, ce site, également appelé Los Roferos, était une carrière d’extraction de roches, celles avec lesquelles sont construites les maisons de l’île. Au fil du temps, la carrière a fini par péricliter et être abandonnée. L’activité minière avait déjà commencé à creuser ces formations rocheuses, et la nature a fini le travail grâce à la pluie et au vent, ainsi qu’à son activité permanente d’érosion.

Le volcan Montaña de Tinaguache, sous une arche de Stratified City

Se balader au milieu de ces curieuses formations rocheuses face à des volcans majestueux laisse un souvenir impérissable.

Le volcan Montaña de Tinaguache


Le site est déjà photogénique sous la lumière brute de la mi-journée mais pour le photographier dans les meilleures conditions, il faut impérativement venir au lever ou au coucher du soleil. C’est à ces moments-là, pendant les fameuses golden hours, qu’il se présente sous son plus beau jour.

En arrivant, garez bien votre voiture côté route et non pas coté formations rocheuses. Sinon, en fonction des photos que vous prendrez, vous risqueriez d’avoir votre véhicule dans votre champ de vision…

La boulette : garer sa voiture en plein dans le champ de la photo

Le conseil précédent vaut également pour tous les visiteurs : le meilleur moment pour admirer les lieux, ce sont les premières et les dernières lueurs du jour, car ce sont les deux moments de la journée où les couleurs sont de loin les plus belles.

L’autre avantage, c’est qu’à ces moments-là, surtout tôt le matin, le site est vide de touristes : on peut alors profiter des lieux tout seul.


Un parking naturel borde le site, le long de la route.

Il n’y a pas d’autres commodités.


L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.


Le site se visite assez rapidement. On peut y passer quelques minutes comme une bonne heure, voire plus si l’on veut faire le tour de toutes les formations rocheuses, en prenant le temps de les photographier et de les admirer.


Vous pouvez trouver différents noms qui désignent tous ce seul et même site : Stratified City, Ciudada Estratificada, Los Roferos (qui vient de rofe, le nom des pierres qui étaient extraites du site), Antigua Rofera de Teseguite…


Stratified City se situe juste au bord de la route (la LZ-404). Lorsqu’on arrive à hauteur du site, on ne peut pas le rater car on aperçoit les formations rocheuses depuis la voiture : on est arrivé.


Le site se trouve dans l’ouest de l’île et il est accessible relativement rapidement depuis à peu près tous les points de l’île : l’une des villes les plus éloignées du site, Playa Blanca, n’est qu’à 45 minutes.

Pour les autres villes principales, Puerto del Carmen est à 25 minutes, Arrecife à 20 minutes, Haria à 15 minutes et Teguise à 5 minutes.



La Geria est une vallée viticole du centre de Lanzarote, classée Réserve de Biosphère par l’Unesco, qui présente des paysages uniques au monde.

La vigne de la Geria cernée par les volcans

La vigne y est cultivée depuis trois siècle avec un savoir-faire endémique à l’île. Après les éruptions de Timanfaya en 1730, les viticulteurs ont commencé à faire de grands trous circulaires dans le sol. Au centre de chaque trou, ils ont creusé suffisamment en profondeur pour atteindre la terre qui avait été recouverte par la lave. Ils ont alors planté leurs ceps de vigne à ce niveau-là, pour qu’ils prennent racine dans la terre fertile.

Mais ce n’est par tout. Car pour parfaire leur œuvre, ils ont construit patiemment des murets semi-circulaires en roches volcaniques (les zocos) sur le rebord de chaque trou, afin de protéger les ceps du vent. L’ingéniosité de ce mode d’agriculture réside enfin dans la pente des trous, qui permet de faire dégouliner la rosée du matin jusqu’aux pieds de vigne afin de les alimenter en eau. Et là, le picòn, cette fameuse cendre volcanique qui recouvre le sol, présente la particularité de conserver l’humidité, pour le plus grand bénéfice de la vigne.

La répétition de ces anneaux à perte de vue a un impact visuel qui ne laisse pas les visiteurs insensibles. Le contraste des villages blancs sur la terre volcanique noire et l’omniprésence des volcans en arrière-plan ajoutent à la magie de ces paysages inimitables.



Le point fort des paysages de la Geria, c’est l’impact visuel de ce graphisme viticole. Pour optimiser les images, l’idéal consiste à utiliser un drone (dans la limite des autorisations de vols évidemment) car c’est vus du ciel que ces paysages sont le plus impressionnants.


La route des vins de la Geria est la LZ-30, qui relie Mogaza à Uga. Elle est bordée de nombreuses caves et bodegas, ainsi bien sûr que de ces paysages de vignes si typiques de l’île. Des visites, des dégustations et des ventes de ces vins locaux y sont organisées : si vous cherchiez une idée de cadeau…

Voici un lien vers l’une des caves les plus réputées de l’île : El Grifo.


Quand on visite la Geria, on peut prolonger le plaisir par un petit détour vers la grotte de Los Naturalistas, longue de 1600 mètres.

Les infos sur le web étant rares, voici comment s’y rendre : sur la route des vins (la LZ-30), lorsqu’on arrive dans le petit village de Masdache (à environ 5 kilomètres de Mogaza et 10 kilomètres de Uga), il faut prendre la LZ-58 en direction du nord (tourner à droite si l’on vient de Mogaza, et à gauche si l’on vient de Uga). La grotte est située deux kilomètres plus loin, sur la gauche. Coordonnées GPS : 29.01200,-13.65966


La Geria est située dans le centre de l’île.

Puerto del Carmen est à 15 minutes, Playa Blanca et Arrecife sont à 20 minutes.



La randonnée de la Montaña Colorada est l’une de celles qu’il ne faut pas rater à Lanzarote. En réalité, c’est plus une balade qu’une véritable randonnée, elle est donc de niveau très facile. Il s’agit de faire à pied le tour d’un volcan, qui offre de jolis paysages tout au long du parcours.

Le départ de la balade est facile à trouver : il se trouve au bout du parking et aux pieds du volcan, on ne peut pas se tromper.

Un panneau montrant le plan détaillé de la rando se trouve là, sur lequel on distingue d’ailleurs très bien le flanc rouge du volcan.

Le panneau du départ

A partir de là, il suffit de suivre un petit chemin balisé qui est jalonné de quinze panneau explicatifs. Ils donnent une foule d’informations relatives au site : les différentes curiosités visibles tout au long du parcours, l’activité volcanique ou encore, la culture de la vigne à flanc de volcan. Tout y est pour mieux s’imprégner des lieux.

Assez rapidement après le départ, on arrive au flanc sud-est du volcan : c’est ce côté-là qui est rougeâtre et qui fait la réputation du site ainsi que de sa courte randonnée.

La Montaña Colorada, ou le volcan rouge

Tout au long du parcours, on aperçoit au loin une multitude d’autres volcans, posés au milieu des roches volcaniques.

Les volcans autour de la Montaña Colorada

Cette petite rando est une jolie balade qui comporte un seul inconvénient : les visiteurs ne sont pas autorisés à sortir du sentier dans un but de préservation de l’environnement, lequel est fragile par ici.

Le tour de la Montaña Colorada

Ce type d’interdiction vaut pour de nombreux sites à Lanzarote et cela a parfois un petit côté frustrant.

Par exemple, il n’est pas possible de s’approcher de la fameuse Bomba Volcanica Gigantesca, cet énorme rocher volcanique qui fut projeté à quelques centaines de mètres de hauteur avant de s’écraser au sol.

Ses dimensions :

  • 4 m de large
  • 5 m de haut (sans compter la partie enfouie dans la cendre volcanique)

Nombreux sont ceux qui sortent du sentier malgré l’interdiction, et piétinent les zones prohibées pour aller photographier cette fameuse Bombe avec le volcan rouge en arrière-plan.

La fameuse Bombe Volcanique Gigantesque

En conclusion, la randonnée de la Montaña Colorada est à faire absolument parce qu’elle est belle, facile et rapide. Cela ne vaut donc vraiment pas la peine de faire l’impasse dessus…



Distance : 3 km

Dénivelé : 50 mètres

Durée : 1 heure à 1h 30

Niveau : très facile


Un parking de terre est situé aux pieds du volcan. Le départ est au bout du parking.

Le parking vu depuis la Montaña Colorada

Il n’y a aucune autre commodité sur place, donc prévoyez tout ce dont vous avez besoin : de l’eau, à manger, casquette, crème solaire etc.


C’est au lever du soleil que la face rouge du volcan bénéficie de la plus belle lumière. En fin de journée, il est à l’ombre, il est donc préférable de venir marcher ici le matin.

En haute saison (juillet – août), le parcours peut être assez fréquenté. Aussi, plus on fait cette rando tôt, moins on a de chances de croiser du monde. Le reste de l’année, le site est plus agréable car il n’est pas trop fréquenté.


Si vous manquez de temps, vous pouvez vous contenter de rejoindre le versant rouge du volcan pour l’admirer, puis faire demi-tour.

Pour cela, il faut compter une demi-heure environ, cette durée étant évidemment variable en fonction du rythme de marche de chacun.

Mais surtout, si vous êtes pressé.e, ne vous trompez pas de sens ! Depuis le parking, il faut faire le tour dans le sens des panneaux (sens contraire des aiguilles d’une montre). Sinon, ce sera beaucoup plus long !


En quittant la Montaña Colorada, il y a une autre petite randonnée à ne pas rater à un kilomètre de là : la randonnée de la Montaña Cuervo.

Le principe est le même, c’est-à-dire qu’on fait le tour du volcan. Mais le gros avantage de cette rando-là, c’est qu’on peut pénétrer dans le cratère, qui vaut le coup d’œil.

La Montaña Cuervo


La Montaña Colorada est située en plein cœur du parc national des volcans de Lanzarote. Ce qui en fait un site rapidement accessible en voiture, où que l’on se trouve sur l’île (le plus souvent entre 15 et 30 minutes).


Contrairement aux sites présentés ci-dessus, le jardin de cactus de Lanzarote n’est pas un site naturel à proprement parler.

Mais cette œuvre végétale de César Manrique s’intègre si parfaitement aux paysages naturels de l’île qu’elle a forcément sa place dans cet article.

Avec ces 4500 spécimens de cactus issus de 1400 espèces différentes, et provenant des cinq continents, César Manrique a réussi le tour de force de faire de ce jardin exceptionnel l’un des plus réputés de la planète.

Le jardin de cactus et le volcan Montaña Tinamala
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Cobrada

Le sol est recouvert de picòn, cette fameuse cendre volcanique, et comporte quelques petits bassins où flottent des nénuphars et nagent de gros poissons rouges. Priorité de César Manrique, ce jardin magistral, qui constitue une véritable œuvre d’art, s’intègre parfaitement dans son environnement naturel et volcanique.

Dans ce sanctuaire paisible règnent le calme et la sérénité. Les cactus prennent toutes les formes possibles, mais aussi toutes les couleurs imaginables lorsqu’ils sont en fleurs.

Il faut déambuler tranquillement dans ces allées pour mieux s’imprégner de l’atmosphère poétique créée par ces cactées en tous genres.

Au fond du jardin, un vieux moulin domine le site. Parmi les différentes variétés de cactus qui prospèrent à ses pieds, mentionnons le coussin de belle-mère, au nom si explicite…

Le fameux coussin de belle-mère…


Le jardin de cactus est ouvert tous les jours de 10h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30), 365 jours par an.

Adultes : 8,50 euros – Adultes en situation de handicap : 6 euros

Enfants : 4,25 euros – Enfants en situation de handicap : 3 euros


Le site est doté d’un vaste parking.

A l’intérieur, il y a une cafétéria qui sert à manger et à boire à des tarifs corrects : voir le menu.

A noter que deux œuvres de Manrique décorent les toilettes, pour distinguer celles des femmes de celles des hommes.

L’entrée des toilettes hommes…
… et celle des toilettes femmes.

Le jardin de cactus est situé dans l’ouest de l’île à Guatiza, qui dépend de la municipalité de Teguise, bien que la ville soit située à 15 minutes de là.

Costa Teguise est également à 15 minutes, Arrecife à 20 minutes, Puerto del Carmen à 30 minutes.


Le jardin de cactus a été conçu en amphithéâtre


La forte activité volcanique de Lanzarote a façonné des paysages naturels étonnants aux quatre coins de l’île. Cette dernière étant relativement petite, il est assez facile d’explorer tous ces sites en quelques jours seulement, sans jamais avoir à se dépêcher.

Le prix du billet d’avion n’est pas cher hors saison, le vol est rapide depuis l’Europe, avec laquelle il n’y a quasiment pas de décalage horaire (une heure), le climat est doux toute l’année…

Conclusion : foncez sur Lanzarote, vous ne le regretterez pas…








Rando facile, volcan spectaculaire : la Montaña Colorada

La randonnée de la Montaña Colorada est l’une de celles qu’il ne faut pas rater à Lanzarote. En réalité, c’est plus une balade qu’une véritable randonnée, elle est donc de niveau très facile. Il s’agit de faire à pied le tour d’un volcan, qui offre de jolis paysages tout le long du parcours.

Le sentier de la Montaña Colorada (au fond, la Montaña Negra)


Le départ de la balade est facile à trouver : il se trouve au bout du parking et aux pieds du volcan, on ne peut pas se tromper.

Un panneau montrant le plan détaillé de la rando se trouve là, sur lequel on distingue d’ailleurs très bien le flanc rouge du volcan.

Le panneau du départ

A partir de là, il suffit de suivre un petit chemin balisé qui est jalonné de quinze panneau explicatifs. Ils donnent une foule d’informations relatives au site : les différentes curiosités visibles tout au long du parcours, l’activité volcanique ou encore, la culture de la vigne à flanc de volcan. Tout y est pour mieux s’imprégner des lieux.

Assez rapidement après le départ, on arrive au flanc sud-est du volcan : c’est ce côté-là qui est rougeâtre et qui fait la réputation du site ainsi que de sa courte randonnée.

La Montaña Colorada, ou le volcan rouge

Tout au long du parcours, on aperçoit au loin une multitude d’autres volcans, posés au milieu des roches volcaniques.

Les volcans autour de la Montaña Colorada

Parmi eux, la Montaña Negra. Il s’agit du troisième plus haut sommet de l’île (518 m) et il offre la possibilité, lui aussi, de randonner sur son pourtour.

Lichens et Montaña Negra

Cette petite rando est une jolie balade qui comporte un seul inconvénient : les visiteurs ne sont pas autorisés à sortir du sentier dans un but de préservation de l’environnement, lequel est fragile par ici. Il n’est donc pas possible d’escalader la Montaña Colorada.

Le tour de la Montaña Colorada

Ce type d’interdiction vaut pour de nombreux sites à Lanzarote et cela a parfois un petit côté frustrant.

Par exemple, il n’est pas possible de s’approcher de la fameuse Bomba Volcanica Gigantesca, cet énorme rocher volcanique qui fut projeté à quelques centaines de mètres de hauteur avant de s’écraser au sol.

Ses dimensions :

  • 4 m de large
  • 5 m de haut (sans compter la partie enfouie dans la cendre volcanique)

Nombreux sont ceux qui sortent du sentier malgré l’interdiction, et piétinent les zones prohibées pour aller photographier cette fameuse Bombe avec le volcan rouge en arrière-plan.

La fameuse Bombe Volcanique Gigantesque

En conclusion, la randonnée de la Montaña Colorada est à faire absolument parce qu’elle est belle, facile et rapide. Cela ne vaut donc vraiment pas la peine de faire l’impasse dessus…


Distance : 3 km

Dénivelé : 50 mètres

Durée : 1 heure à 1h 30

Niveau : très facile


  • La Montaña Colorada est située en plein cœur du parc national des volcans de Lanzarote. Ce qui en fait un site rapidement accessible en voiture, où que l’on se trouve sur l’île (le plus souvent entre 15 et 30 minutes).

  • Un parking de terre est situé aux pieds du volcan. Le départ est au bout du parking.
Le parking vu depuis la Montaña Colorada

  • Si vous arrivez du sud-ouest (via la route LZ 30), alors vous traverserez la très pittoresque zone viticole de la Geria, qui présente une particularité notable : la vigne est plantée au centre de grands trous creusés dans la cendre volcanique.
La zone viticole de la Geria

N’hésitez pas à visiter le beau site internet du fameux domaine viticole El Grifo.


C’est au lever du soleil que la face rouge du volcan bénéficie de la plus belle lumière. En fin de journée, il est à l’ombre, il est donc préférable de venir marcher ici le matin.

En haute saison (juillet – août), le parcours peut être assez fréquenté. Aussi, plus on fait cette rando tôt, moins on a de chances de croiser du monde. Le reste de l’année, le site est plus agréable car il n’est pas trop fréquenté.

Si vous manquez de temps, vous pouvez vous contenter de rejoindre le versant rouge du volcan pour l’admirer, puis faire demi-tour.

Pour cela, il faut compter une demi-heure environ, cette durée étant évidemment variable en fonction du rythme de marche de chacun.

Mais surtout, si vous êtes pressé.e, ne vous trompez pas de sens ! Depuis le parking, il faut faire le tour dans le sens des panneaux (sens contraire des aiguilles d’une montre). Sinon, ce sera beaucoup plus long !

Il n’y a aucune commodité sur place, donc prévoyez tout ce dont vous avez besoin : de l’eau, à manger, casquette, crème solaire etc.


En quittant la Montaña Colorada, il y a une autre petite randonnée à ne pas rater à un kilomètre de là : la randonnée de la Montaña Cuervo.

Le principe est le même, c’est-à-dire qu’on fait le tour du volcan. Mais le gros avantage de cette rando-là, c’est qu’on peut pénétrer dans le cratère, qui vaut le coup d’œil.

La Montaña Cuervo





La rando du Puy de Sancy et ses vues grandioses

Du haut de ses 1885 mètres d’altitude, le sommet du Puy de Sancy offre une vue panoramique à couper le souffle sur près de 15% du territoire français, paraît-il ! Ce qui en fait une randonnée incontournable, celle qu’il faut avoir faite. Si vous passez dans le coin, ne manquez pas l’occasion d’aller faire un tour tout là-haut, sur le toit du Massif Central…

Si ce volcan éteint a pris avec le temps une apparence plus anodine de simple montagne, les superbes cônes éruptifs qui l’entourent rappellent aux visiteurs le passé géologique intense de la région.

L’itinéraire détaillé dans cet article part de la station de ski du Mont-Dore, mais il y a trois autres départs possibles :

  • Super-Besse

  • Chastreix-Sancy

  • La vallée de Chaudefour.

Après avoir longé le bas de la station, on entre dans une jolie forêt à flanc de montagne.

Si le sentier qui serpente entre les arbres par ici est relativement pentu, ce n’est rien à côté de la partie suivante : le chemin qui monte alors, et qui fait office de couloir de ski l’hiver, est lui beaucoup plus abrupt. Mais il n’est pas très long, quelques centaines de mètres seulement. Quand la pente s’adoucit enfin, on se retrouve alors sur un petit sentier à flanc de volcan.

La vue est souvent considérée comme superbe tout au long de cette rando. Mais les conditions de montagne ne permettent pas toujours de vérifier cette réputation : nous faisons partie des randonneurs et randonneuses qui ont marché dans les nuages pendant toute la première partie du parcours. Pourtant, l’ascension dans une telle brume confère à la rando une atmosphère particulière, typique de la montagne.

Quand on sort enfin des nuages, on se retrouve au beau milieu des pistes de ski, avec une vue de plus en plus belle sur la nature qui nous entoure.

On aperçoit très vite les premiers volcans qui sont posés là, majestueux.

Ici, le parcours est beaucoup moins pentu que dans la première partie de la randonnée.

Aux pieds du Puy de Sancy

Dans cette partie finale de l’ascension se succèdent les paysages époustouflants sur la vallée et ses volcans.

Si l’on effectue la montée dans les nuages avec une vue bouchée, il ne faut pas trop s’inquiéter car on a de bonnes chances d’avoir droit plus haut à cette vue exceptionnelle sur la mer de nuages. Elle procure alors la sensation forte de randonner en haute montagne.

Émotions fortes au-dessus des nuages

Une fois au sommet, les émotions visuelles sont toujours intenses avec un panorama impressionnant sur les volcans qui émergent des nuages. Les puys, ces fameux monstres façonnés par les forces la nature, nous semblent tout petits vus d’ici.

La vue à 360° est belle de tous les côtés. Une table d’orientation permet de se repérer.

De l’autre côté du sommet du Puy de Sancy, on attaque la descente par un long escalier. En face arrivent les randonneurs qui font le tour en sens inverse, ou qui viennent du téléphérique.

Attention aux marches verglacées

On arrive très vite à un petit poste d’observation d’où la vue, là aussi, vaut le coup d’œil.

Le lieu est magique, beaucoup en profitent pour casser la croûte face à cette vue imprenable.

La descente se poursuit par un long escalier qui fend le paysage.

Attention, quand il a gelé la nuit (voire en journée), les marches sont verglacées et très glissantes. Il n’est pas rare de retrouver un randonneur ou une randonneuse le cul par terre. Pour être honnêtes, nous l’avons testé par nous-mêmes, nos fesses rougies peuvent en témoigner…

Une fois la descente de l’escalier avalée, une bifurcation vers la gauche permet de prendre la direction du Mont-Dore (à droite, on va vers le téléphérique). On se retrouve alors sur un petit sentier dont les pentes abruptes plongent dans la vallée.

Le chemin descendant serpente une dernière fois entre les volcans avant de rejoindre la vallée.

C’est dans cette phase finale de la descente que nous apercevrons, très loin au-dessus de nos têtes, un groupe de chamois s’enfuyant à l’approche d’un couple de randonneurs, sur une ligne de crête.


A l’heure du bilan, le constat est simple. Cette petite randonnée offre des paysages somptueux, et pas seulement depuis le sommet : c’est le cas tout au long du parcours. Elle n’est globalement pas trop difficile même si la première partie, parfois très pentue, peut paraître ardue aux personnes peu habituées à ce type d’effort.


(Pour rappel, il s’agit du parcours au départ de la station du Mont-Dore)

  • Distance : 7,2 km
  • Dénivelé : 546 m+ et 546 m-
  • Durée : +/- 3h30
  • Altitude max : 1885 m


Le parcours est très facile à suivre grâce au balisage présent tout le long de la rando.

Néanmoins, on peut également télécharger gratuitement la trace GPX sur VisuGPX (le lien est situé tout en bas de leur page).

On peut également la télécharger via l’appli Décathlon Outdoor, que nous avons testée et qui s’avère très fonctionnelle.


L’auberge de jeunesse Le Mont Dore (chalet Le Grand Volcan) est située aux pieds des pistes, et à 400 mètres seulement du point de départ de la rando du Puy de Sancy.

Il s’agit d’un grand chalet très agréable posé en pleine nature.



Ils sont bons et copieux.

Le petit déjeuner est généralement compris.

On peut commander un panier repas pour la rando.

Le dîner est parfois compris dans le prix de la nuitée, sinon il faut le réserver.

Mangeons local : une truffade


  • Adresse : route du Sancy – 63240 Le Mont-Dore
  • Téléphone : 04 73 65 03 53

Il est extrêmement variable selon la saison et selon le type d’hébergement (dortoir, chambre…)

A titre d’indication, pour un week-end férié (11 novembre), nous avons réglé 70 euros la nuit pour une chambre double avec sanitaires privatifs, et petit déjeuner inclus.


  • Pour avoir un autre aperçu de la rando du Puy de Sancy : Sancy.com

  • L’office du tourisme Auvergne Volcans Sancy donne de nombreuses infos sur les volcans, les activités outdoor etc.


Un départ a lieu toutes les 15 minutes.

Le téléphérique vous emmène à 1790 mètres d’altitude. Pour rejoindre le sommet du Puy de Sancy, il faut ensuite emprunter un escalier (+/- 20 minutes d’ascension).

Tarifs 2025 :

L’aller-retour : 20 euros par adulte, 12 euros par enfant

L’aller simple : 15 euros par adulte, 10 euros par enfant

Plus d’infos sur le site officiel : station du Mont Dore


  • Les chiens sont interdits sur l’ensemble du parcours de cette randonnée, y compris s’ils sont tenus en laisse.
  • Attention : à l’approche du sommet, en arrivant à l’escalier, attention aux marches : elles peuvent être (très) glissantes en cas de gel ou de neige, ce qui est fréquent à cette altitude.
  • Fréquentation : cette rando est victime de son succès. Il y avait beaucoup de monde quand nous l’avons faite (un 9 novembre), alors je n’ose pas imaginer ce que cela doit être en plein mois d’août…



Rando facile pour bivouac de rêve : voici une suggestion de dépaysement total en montagne.

Comment faire l’ascension du plus haut sommet des Pyrénées, le pic d’Aneto, quand on est néophyte ?

Traversée de l’Albanie à vélo. Récit détaillé d’un voyage en immersion dans l’Albanie profonde.




Rando facile et bivouac de rêve : le lac de Coume Escure par le refuge de la Glère

Les spots de bivouacs de rêve, ce n’est pas ce qui manque dans les Pyrénées. Mais quand on débute en rando, en bivouac ou les deux, on ne sait pas forcément toujours très bien comment s’y prendre, ni quel itinéraire choisir.

Alors voici une idée de rando globalement facile, qui se termine en apothéose avec un spot de bivouac de rêve. La rando parfaite pour débuter, se tester, ou encore essayer son matériel de rando et de bivouac…



Profil de la rando


L'aller simple : 6,8 km - 640 m+


La grande boucle : 19 km - 925 m+


Le départ se fait du plateau du Lienz, au niveau de la fameuse auberge Chez Louisette (alt. 1600 m).

Le plateau du Lienz

On remonte alors une prairie bordée d’arbres.

Au départ du plateau du Lienz

On rejoint assez vite un chemin carrossable, destiné à approvisionner le refuge de la Glère, plus haut.

Le chemin carrossable en direction du refuge

Dans cette première partie de la rando, la végétation est toujours présente de part et d’autre du chemin.

On finit par atteindre une petite zone arborée, après laquelle l’univers devient de plus en plus minéral.

Cette zone rocailleuse et aride débouche au moment où l’on s’y attend le moins sur le lac de la Glère.

Le lac de la Glère, vu depuis le refuge

Ce point de vue est également le site où est posé le refuge de la Glère (voir les infos pratiques, plus bas).

Le refuge de la Glère

A partir de là, le lac de Coume Escure n’est plus qu’à 400 mètres, sur un petit chemin globalement plat voire descendant.

Le lac de Coume Escure

Mais on n’est pas encore tout à fait arrivé : le superbe spot de bivouac se trouve sur la rive d’en face. Il reste donc encore environ 400 mètres à parcourir en contournant ce joli lac, sur un petit chemin qui joue parfois à cache-cache dans la végétation. On peut malgré tout progresser au jugé sans difficulté.

Et puis c’est l’arrivée, face au lac de Coume Escure dominé au loin par le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère.

Le lac de Coume Escure…
… et le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère

On peut trouver du monde autour de ce lac notamment l’été mais en général, la plupart des randonneurs s’attardent plutôt autour du lac de la Glère, ou des lacs situés un peu plus loin, dans le parc national des Pyrénées. Le lac de Coume Escure est souvent un peu plus épargné que tous ses voisins : c’est son principal atout, au même titre que la vue qu’il offre sur le double pic de la Glère.

Le lac de Coume Escure

Le cadre est très nature, c’est l’endroit idéal où poser la tente.

Coucher du soleil sur le lac de Coume Escure

Même si l’eau est toujours très froide en montagne, difficile de résister à l’appel d’un joli lac après une rando où l’on a eu chaud.

La récompense !


La plage herbeuse du lac de Coume Escure est relativement petite. Ayant fait cette rando à trois couples d’amis, il y avait néanmoins suffisamment de place pour pouvoir poser là nos trois tentes, face au lac.

Petit bivouac entre amis

Sur ce site face au coucher du soleil, prendre l’apéro entre amis est un pur bonheur.

Pour nous, un bon gueuleton est une notion indissociable du bivouac. Nous n’hésitons donc jamais à alourdir nos sacs pour cet incontournable plaisir du soir. Les puristes de la rando ne nous comprennent pas toujours mais après tout, chacun ses goûts.

Poivrons de Padrón grillés
Le barbecue en rando ? C’est possible.

Alors évidemment, nous ne faisons jamais de feux par temps de canicule ou de sécheresse, et nous les allumons toujours dans des foyers déjà existants.

Car faire un feu sur l’herbe revient à la brûler et à détériorer le sol, ce qui est une pratique à proscrire en rando-bivouac : on aime la nature, on n’est donc pas là pour la détruire.

Au fil de l’apéro et du repas, le soleil décline puis disparaît, modifiant régulièrement les couleurs et la lumière de cette vue paisible sur le lac de Coume Escure.

La nuit tombe sur le lac de Coume Escure

Si le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère apparaissent le soir en ombres chinoises au moment où le soleil se couche, il sont éclairés par une jolie lumière chaque matin quand le soleil se lève.

Lever de soleil sur le lac de Coume Escure

Alors que nous prenons le petit déjeuner, les montagnes reprennent des couleurs en face de nous.

Puis vient l’heure de lever le camp. La rando continue.

Le lac de Coume Escure

Remarque : si le spot de bivouac évoqué dans cet article est déjà occupé quand vous arrivez au lac de Coume Escure, vous pouvez tout à fait poser votre tente de l’autre côté du lac, celui par lequel on arrive en venant du refuge de la Glère. Il y a là aussi différents endroits où l’on peut bivouaquer et la vue est un jolie aussi. Le chemin menant du refuge au parc national des Pyrénées passe non loin mais ce plan B reste malgré tout une bonne alternative.


Cette rando n’étant ni très longue, ni très difficile jusqu’au lac de Coume Escure, on peut très bien la poursuivre en direction du parc national des Pyrénées, où se situent de nombreux lacs.

Les lacs de la Glère (à gauche) et de Coume Escure (à droite)

Pour cela, il faut suivre les panneaux situés au niveau du refuge de la Glère, puis le balisage tout au long du chemin.

Le parcours est globalement joli mais pour notre part, nous nous sommes arrêtés aux limites du parc national des Pyrénées le premier jour, juste avant de pouvoir apercevoir les premiers lacs du parc. Nous sommes ensuite retournés au lac de Coume Escure pour y poser nos tentes.

Attention, les règles sont évidemment plus sévères dans le parc national des Pyrénées car il s’agit d’un véritable sanctuaire de montagne. Le but est de préserver cette nature aussi belle que fragile.

La réglementation du parc national

Pour retourner au point de départ de la rando (le plateau du Lienz et l’auberge Chez Louisette) après avoir bivouaqué au lac de Coume Escure, il y a deux possibilités : soit revenir par là ou l’on est arrivé, soit finir la boucle (voir les infos pratiques, en fin d’article). Nous avons choisi la deuxième option.

Le lac et le refuge de la Glère

On commence par rejoindre et suivre le chemin du parc national des Pyrénées. Dès le début, et comme la veille pour nous puisque nous sommes déjà passés par là pour aller aux portes du parc national, ça monte.

Le lac de Coume Escure

Après avoir traversé un pierrier, on attaque une longue descente qui va continuer jusqu’à l’arrivée. Il faut traverser un petit ruisseau qui dégouline de la montagne, et dont la largeur peut varier en fonction de la saison. La descente se poursuit dans une sorte de jolie petite prairie encadrée de part et d’autre par de hautes montagnes.

La descente se poursuit dans une zone de gros blocs de pierres, qui n’est pas le passage le plus agréable ni le plus joli de la rando. On arrive un peu plus loin à la cabane de Sardiche. Pour notre part, ce sont des vaches qui nous y ont accueilli.

La cabane de la Sardiche

On arrive ensuite à un joli passage à flanc de montagne, au milieu de la végétation.

A partir de là, il ne reste plus qu’à poursuivre à travers champs et forêts en alternance, jusqu’au plateau de Lienz et au parking Chez Louisette, point de départ et d’arrivée de la rando.

Attention : pour votre timing, si vous choisissez de faire la grande boucle plutôt que l’aller – retour, la deuxième journée (12 km) est beaucoup plus longue que la première (7 km).


Le départ de la rando se fait au plateau du Lienz, au niveau du restaurant Chez Louisette. Un petit parking est situé à proximité, où l’on peut laisser la voiture un ou plusieurs jours selon l’itinéraire choisi, le temps de la rando.

Le parking et le début de la rando

Pour rejoindre ce point de départ depuis Barèges, il y a deux solutions :

  • En voiture, par une petite route de 4,6 km.
  • A pied, via un petit chemin de rando : 3 km – 386 m+


On peut évidemment faire cette randonnée en suivant le chemin carrossable. Pour le retour, si l’on fait la grande boucle, on peut se fier au balisage et aux cairns. Mais si l’on a le moindre doute, le meilleur moyen de ne pas se perdre est encore de télécharger la trace GPX.

Vous pouvez le faire sur le site VisuGpx.com : la Glère


Capacité :

  • 60 couchages (en période d’ouverture gardiennée, en général de février à octobre)
  • 20 couchages (en période hivernale d’ouverture sans gardiennage, d’octobre à février)

Réservation obligatoire :

  • Par téléphone : 09 82 12 55 32 (ou 06 80 01 25 64)
  • En ligne : @contact

Tarifs 2025 :

  • 25,50 euros par adulte
  • 17,85 euros (8-18 ans)
  • Tarifs complets sur le site officiel

Voici le site officiel, pour des infos complètes : refuge de la Glère


Chez Louisette, bien sûr ! Comme évoqué précédemment, c’est le point de départ et d’arrivée de la rando, mais il s’agit également d’une petite auberge de montagne au décor chaleureux, qui propose des plats montagnards avec un excellent rapport qualité – prix. Tout est fait maison. Le site officiel a été supprimé, voici leur Insta pour vous mettre l’eau à la bouche : Chez Louisette.

Attention : n’oubliez pas de réserver car l’auberge est réputée dans toute la région. Vous pouvez le faire via le site officiel résa Louisette, ou par téléphone au 05.62.92.67.17.


A Barèges ! C’est l’endroit le plus proche du départ de la rando et les possibilités d’hébergement sont assez nombreuses, même s’il vaut mieux prévoir de réserver à l’avance.

Nous avons dormi à l’hôtel Alphée, un peu cher (110 euros la chambre double) mais c’est le cas de nombreux hébergements à Barèges.

Point fort : le petit déjeuner, ce qui n’est pas négligeable pour prendre des forces juste avant de partir en randonnée !

Le site officiel : hôtel Alphée

Toutes les possibilités d’hébergement sur Booking à Barèges.


Il délivre toutes sortes d’informations sur la région, ses randonnées, son patrimoine etc. Surtout, il permet de s’adresser à des humains plutôt qu’à Internet…

Place Urbain Cazaux
65120 BAREGES

Téléphone
+33 (0)5 62 92 16 00


Le site du parc national des Pyrénées est incontournable : conseils pour la randonnée, bivouac et refuges, la faune et la flore, les différentes vallées, tout y est ! Toute la réglementation du parc est accessible ici.

On peut retrouver la randonnée présentée dans cet article en consultant les deux sites suivants :


La montagne est un écosystème fragile. Les règles sont donc faites, non pas pour embêter les randonneurs et randonneuses, mais pour préserver la nature. Voici quelques règles de base, d’apparence évidente mais pas suffisamment respectées :

  • Les déchets : prévoyez des sacs poubelles afin de pouvoir redescendre vos déchets. Ne laissez aucune trace de votre passage dans la nature.
  • La flore : évitez de sortir des sentiers balisés afin de ne pas abîmer la flore en la piétinant. Ni cueillette, ni prélèvement.
  • Les lacs : ne vous baignez pas dans les lacs si vous êtes enduit.e.s de crème solaire, car elle abîme le fragile écosystème lacustre. Par exemple, randonnez avec des vêtements longs, un chapeau ou une casquette, ou encore baignez-vous avec un lycra : dans le sac, ce n’est pas bien lourd.
  • Le feu : pas de feu en période de sécheresse ou de canicule. Si vous en allumez un, faites-le dans un foyer existant afin de ne pas dégrader le sol.
  • Le bruit : discrétion requise : pas de bruit, par respect de la faune locale et des autres randonneurs.

Bref, le b-a, ba, quoi…


  • Les chiens sont autorisés sur le parcours de cette randonnée, à condition qu’ils soient tenus en laisse. Un peu plus loin, dans le parc national des Pyrénées, leur présence est strictement interdite.

  • La randonnée sur ce parcours est déconseillée l’hiver car la zone est propice aux coulées de neige. Il convient de bien se renseigner auprès de professionnels avertis avant de se risquer à randonner dans la zone lorsqu’il neige.


Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires (votre adresse mail sera demandée mais pas publiée, et il faudra compter quelques heures avant la publication de la question et de la réponse).


D’autre montagnes, d’autres bivouacs…

Comment faire l’ascension du plus haut sommet des Pyrénées, le pic d’Aneto, quand on est néophyte ?

Le tour des lacs d’Ayous est une belle randonnée d’un ou deux jours avec peu de difficultés.

Traversée de l’Albanie à vélo. Récit détaillé de ce voyage en immersion dans l’Albanie profonde, au cœur des montagnes et en mode bivouac.




La Turquie à vélo (suite et fin du périple)

Voici le récit détaillé d’un voyage en Turquie, huitième et dernière étape d’une traversée de l’Europe à vélo, où j’ai prévu de visiter la fameuse Cappadoce. Mais un coup du sort ne me permettra pas de découvrir ce vaste pays comme je l’avais prévu…

En provenance de la Grèce, je décide d’entrer en Turquie non pas par voie terrestre à vélo, mais par la mer en bateau. Je fais donc une courte traversée de la petite île de Nisyros, l’une des plus belles de Grèce, à sa voisine, celle de Kos. C’est de cette dernière que partent les ferries pour la Turquie.

En montant à bord, je me blesse au genou gauche. Inutile de détailler ce sombre souvenir ici car il ne passionnera personne mais si je le mentionne malgré tout, c’est parce qu’il me contraindra à revoir mes plans de visite du pays. Même si dans un premier temps, je me sens en état de continuer à rouler, ce que je fais donc.

En provenance de Kos la grecque, le ferry accoste Bodrum la turque. Cette station balnéaire est plus réputée dans le monde aujourd’hui pour ses plages, son farniente, ses activités nautiques et sa vie nocturne que pour son histoire pourtant riche : c’est ici que naquit Hérodote, ou encore que fut érigé le fameux mausolée d’Halicarnasse, l’une des Sept Merveilles du Monde. Alexandre le Grand, qui passa lui aussi par ici, incendia la cité.

Brochette de bateaux de luxe amarrés à Bodrum

Mais aujourd’hui, c’est surtout grâce à sa situation idéale, au bord de la Mer Égée, que Bodrum attire jusqu’à un demi-million de touristes l’été. Et même si je me retrouve ici au printemps, cette foule, c’est tout ce que je fuis justement depuis le début de mon périple. Alors une chose est sûre : je ne vais pas m’attarder longtemps dans cette ville que je trouve globalement surfaite, à l’exact opposé de l’authenticité que je recherche en voyage. J’y passe juste une nuit, dans une petite pension située à l’écart du centre-ville très fréquenté, pour essayer de reposer un peu mon genou abîmé. Je quitterai cette fourmilière touristique demain matin.

Quelques pierres du mausolée d’Halicarnasse, l’une des Sept Merveilles du Monde, ont servi à construire la forteresse de Bodrum

Après une nuit écourtée par les muezzins du voisinage, je reprends ma route en direction de la Cappadoce. A la sortie de la ville, je croise un couple de sangliers. A mon approche, ils traversent un petit terrain de buissons au milieu des maisons. Je n’imaginais pas voir ces mammifères à groin se balader en toute impunité en pleine ville, dans ce pays dont la population de croyants les abhorre.

La sortie de Bodrum

Une fois sorti de l’ancienne Halicarnasse, mon itinéraire côtier m’offre de jolies vues plongeantes sur la mer. Je comprends alors mieux pourquoi il y a tant de touristes dans les parages.

Les environs de Bodrum

J’arrive assez rapidement sur une quatre-voies. En Turquie, les vélos y sont autorisés, de même que sur les autoroutes. Ici, les poids lourds qui me doublent m’emportent à grande vitesse dans leur sillage, grâce à l’appel d’air qu’ils créent derrière eux. Je me retrouve ainsi à rouler à des vitesses folles, notamment dans les descentes. Je me régale, c’est tellement grisant.

En revanche, il y a quelques portions sur lesquelles la largeur de la bande est très réduite, voire inexistante et dans ces endroits, je me retrouve à rouler avec voitures et camions sur la file de droite. Et ça, ce n’est plus du tout une partie de plaisir. Cela me vaut un ou deux coups de klaxon mais globalement, la cohabitation se passe bien car quasiment aucun véhicule ne me frôle.

Toutefois, je prends vite conscience que sur cette quatre-voies, il n’y a aucun paysage à voir, aucun village à traverser ni aucune rencontre à faire. C’est pourquoi je décide d’en sortir et d’aller voir de plus près à quoi ressemble la Turquie profonde.

Petite route de montagne (sud-ouest de la Turquie)

Dans cette région calme de la Turquie, la petite route de montagne qui défile sous mes pneus est bordée de fleurs. Au contraire de la quatre-voies d’où je viens, les voitures sont rares ici, et le silence règne.

A la sortie de la ville de Milas est posé un paisible lac bleu. Sur ses berges, quelques habitants du coin sont venus poser leur table de camping pour pique-niquer en famille.

Le lac de Milas

Je monterais bien ma tente ici, face à ce joli paysage lacustre mais il y a un peu trop de monde à mon goût. Moi qui aime bien bivouaquer discrètement, je décide de quitter le lac pour planter ma tente quelques kilomètres plus loin.

Après une nuit passée dans le silence des montagnes, j’attaque la journée suivante avec de grosses montées. Bien que pas encore réveillé, mon genou tient toujours le choc.

Au fil de la journée, la chaleur devient de plus en plus intense. A l’entrée d’un village, je m’arrête pour discuter avec un habitant devant son hangar. Il s’appelle Ashkan, il est menuisier et il me fait visiter son atelier.

Ashkan dans son atelier

Sans doute compatissant à la vue de ma tête desséchée par une matinée de pédalage montagneux en plein cagnard, Ashkan envoie son fils Inan m’offrir une grande bouteille d’eau fraîche : à ce moment-là, l’hospitalité turque, dont j’avais déjà entendu parler, devient réalité.

Inan m’offre une grande bouteille d’eau fraîche

Je poursuis ma route mais quand j’arrive dans la ville de Yatagan, mon genou est proche de l’obésité. Pourtant, je n’ai roulé que trente-huit kilomètres aujourd’hui, mais sous un soleil qui m’a fait fondre et surtout, avec près de neuf cents mètres de dénivelé positif. J’ai notamment dû forcer pas mal pour grimper plusieurs pentes entre 10 et 15%, sur mon vélo de 54 kilos. Cet effort de pédalage soutenu voire intense, à l’évidence, mon genou ne l’a pas adoré : il est devenu énorme.

Je décide de m’arrêter dans cette ville inconnue pour reposer mon articulation récalcitrante pendant quelques jours.

J’achète des petits pois surgelés, non pas pour les manger mais pour glacer mon genou, et j’achète une genouillère dans une pharmacie.

Soixante-douze heures plus tard, mon genou n’a pas dégonflé d’un millimètre. Sans entrer dans les détails ici, je décide de mettre un terme à mon périple et de rentrer chez moi. Je ne verrai pas la Cappadoce.

Dans la campagne turque

Afin de ne pas polluer un tel périple, je fais le choix de ne pas céder à la facilité : pour le retour, au lieu de prendre l’avion qui me tend pourtant les bras, j’effectuerai quelques traversées au long cours en bateau, et les liaisons en voitures de location. Quand ce ne sera pas possible, je pédalerai un peu malgré tout. Ce voyage retour me reviendra sensiblement plus cher qu’un aller simple en avion, et il me prendra une douzaine de jours au lieu de trois heures mais au moins, l’esprit de mon périple sera préservé et je pourrai être fier de mon voyage jusqu’au dernier kilomètre.

La mosquée Rüya Gibye

Et pour commencer, comme il n’y a pas de voitures de location ici, à Yatagan (les plus proches se trouvent quarante kilomètres plus loin, à Mugla), je n’ai pas vraiment le choix : je vais devoir retourner à Bodrum à vélo.

La campagne turque, pendant le chemin du retour

Je prends donc le même chemin qu’à l’aller et je repasse devant les mêmes paysages : des forêts verdoyantes, la mer d’un bleu intense…

Après les quelques dizaines de nuits que j’ai eu la chance de passer sous la tente au cours des dernières semaines, c’est maintenant l’heure de mon dernier bivouac.

Avec un dénivelé globalement descendant malgré quelques pentes raides, ma patte folle tiendra le coup jusqu’à Bodrum, d’où je quitterai la Turquie.


Le chemin du retour :

  • Traversée Bodrum (Turquie) – Île de Kos ( Grèce)

L’île de Kos


  • Traversée Kos – Athènes

Athènes


  • Traversée Patras (Grèce) – Ancône ( Italie), après la jonction Athènes – Patras en voiture de location

Ancône


  • Traversée Gênes (Italie) – Barcelone (Espagne), après la jonction Ancône – Gênes en voiture de location

De Gênes à Barcelone


  • Retour à Bordeaux en voiture

La dernière galère de mon périple, malgré une voiture de location neuve : crevaison à Tarrega !


Comme dans tous les pays précédents que j’ai traversés au cours de ce périple de la France à la Turquie, je n’ai pas rencontré le moindre problème de sécurité avec les automobilistes turcs. Je n’ai jamais vraiment croisé de chauffards. Il y a bien eu quelques bolides qui fonçaient sur les quatre-voies limitées à cent dix kilomètres heure, mais ils passaient toujours loin de moi et ne me mettaient donc jamais en danger. Sur les petites routes de campagne et de montagne ainsi que dans les villes et villages, les voitures faisaient là aussi toujours très attention à moi. D’après ce que j’en ai vu, les routes turques m’ont donc paru très sûres pour les cyclistes. Mais le pays est vaste : se comportent-ils aussi bien ailleurs ?…


Les itinéraires Eurovélo ont fait leurs preuves depuis longtemps. Au nombre de dix-sept à ce jour, ils sillonnent l’Europe du Cap Nord à Malte, et de l’Irlande occidentale aux confins de l’Orient.

L’esprit est de constituer un réseau cohérent de grands itinéraires cyclables européens, en connectant les capitales et les grandes villes du continent. Le patrimoine naturel et culturel est mis en valeur tout en favorisant le tourisme durable.

L’un des principes de base d’Eurovélo, c’est de toujours prendre en compte la sécurité des usagers. Ainsi, les routes doivent être balisées et continues. Elles doivent également éviter les routes à fort trafic. Elles combinent donc pistes cyclables et routes secondaires, voire chemins balisés.

Le réseau Eurovélo

La Turquie est très peu concernée par le réseau Eurovélo. Elle ne compte en effet que deux petites portions d’itinéraires sur son territoire : l’une est située dans la partie européenne du pays (au nord-ouest d’Istanbul), et l’autre se trouve autour d’Izmir. Lien vers le réseau Eurovélo en Turquie

Mais si j’évoque quand même ce vaste réseau cyclable ici, c’est parce que les nombreux itinéraires qu’il comporte à travers le continent peuvent s’avérer utiles pour pédaler jusqu’en Turquie, quel que soit le pays européen d’où l’on vient.


Il est facile de se rendre à Bodrum en bateau depuis la petite île grecque voisine de Kos puisque plusieurs compagnies assurent la traversée. On trouve donc normalement des ferries tous les jours.

Réserver un ferry Kos – Bodrum avec :

Prix : il varie selon la saison et la compagnie mais il tourne autour de 30 euros pour un piéton adulte. Le transport du vélo est gratuit (il serait néanmoins prudent de demander confirmation à l’achat du billet).

Durée : environ 30 minutes.

Attention : si en basse saison on peut en général acheter son billet au dernier moment, en haute saison il est préférable de réserver à l’avance.

Douane : cette traversée inclut un passage de frontière (Grèce – Turquie), ce qui signifie qu’il faut prévoir le temps de passage de la douane. Mais surtout, les voyageurs à vélo s’exposent à la confiscation des couteaux, cartouches de gaz etc. D’après ma propre expérience, les douaniers ne sont pas très regardants : à l’aller, ils m’ont laissé passer sans me contrôler et au retour, ils m’ont contrôlé mais sans rien confisquer. En revanche, lors d’une autre traversée (en Italie), on m’a confisqué toutes mes cartouches de gaz, donc c’est une situation rageante qui peut toujours se produire quand on passe une douane…


Si vous avez eu la chance de séjourner à Nisyros (lire l’article : Nisyros, la plus belle île de Grèce ?…), alors il vous faut faire au préalable la traversée entre Nisyros et Kos avant de rejoindre Bodrum :

Réserver un ferry Nisyros – Kos avec :

Prix : très variable, de moins de 10 euros à près de 20 euros pour un piéton selon la saison, la compagnie, le type de navire etc. Gratuité pour le vélo.

Durée : de 45 mn à 1h45, selon le type de navire.

Fréquence : en basse saison, il n’y a que deux traversées par semaine (à vérifier, cette fréquence pouvant changer).

Attention : en haute saison, il est plus prudent de réserver son billet à l’avance.




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