Trans Dinarica : un itinéraire de rêve pour les cyclo-voyageurs


La Trans Dinarica est une véritable pépite. Il s’agit d’un itinéraire cyclable immersif à travers les paysages sauvages des Balkans. Le parcours étant encore très confidentiel, on n’y croise pas grand monde : dépêchez-vous d’aller y pédaler avant qu’elle ne se fasse connaître…

Sur les routes désertes de l’île de Pag. Croatie.

Sommaire


Sur ma route vers la Turquie, j’ai arpenté la Trans Dinarica dans trois pays : la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et l’Albanie.


L’itinéraire de la Trans Dinarica relie les pays des Balkans occidentaux, tout en traversant une superbe chaîne de montagnes, les Alpes Dinariques. Le parcours a été conçu de manière à ce que les voyageurs à vélo qui s’aventurent par là puissent découvrir toute la richesse du patrimoine local : nature sauvage, sens de l’hospitalité des habitants, sites culturels et bien sûr, gastronomie de pays…


Distance totale (*)

Dénivelé positif (*)

Altitude maximale (**)

(*) Si l’on compte les nombreuses extensions (variantes plus sportives, détours vers des sites remarquables, liaisons vers les grandes villes…), la distance totale monte à 5.000 kilomètres et le dénivelé positif à près de… 100.000 mètres !

(**) Le point culminant du parcours est le col de Sedlo (Prevoj Sedlo) dans le massif du Durmitor, au Monténégro.

Les plus sportifs et sportives s’essaieront à la totalité du parcours, d’autres préféreront simplement se balader sur de petites portions mais dans tous les cas, la Trans Dinarica offre à tous les profils de cyclovoyageurs des parcours vélo de rêve, souvent en pleine nature.


Physiquement, le parcours de la Trans Dinarica est assez exigeant.

  • Le dénivelé est important (voir les chiffres ci-dessus) : cela monte ou descend quasiment en permanence.
  • De nombreuses portions atteignent ou dépassent les 10% ! Heureusement, elles sont en général très courtes, ce qui les rend faisables.
  • Quand l’itinéraire quitte le bitume pour des chemins de terre, de boue, de cailloux et de pierres, le dénivelé devient encore plus difficile à maîtriser.

La Trans Dinarica reste accessible à toute personne voyageant à vélo : si vous avez une condition physique plutôt bonne, ou si vous êtes capable de traverser des pays ou des continents en pédalant, alors vous saurez venir à bout de la Trans Dinarica et de son copieux dénivelé. Sinon, c’est également possible en raccourcissant plus ou moins les étapes, chacun selon son niveau : le dénivelé passera alors plus facilement.


L’itinéraire traverse les pays des Balkans occidentaux :

  • Slovénie
  • Croatie
  • Bosnie-Herzégovine
  • Monténégro
  • Albanie
  • Macédoine du Nord
  • Kosovo
  • Serbie

Avant d’entrer dans les détails, voici un aperçu rapide et purement visuel de la Trans Dinarica, si vous voulez savoir à quoi elle ressemble avant de vous rendre sur place pour la tester vous-même…

Son itinéraire transite par des villages isolés.

Un village éolien en Croatie.

Les forêts sont omniprésentes.

Croatie

Le tracé passe par les Dinarides, cette chaîne de montagnes majestueuse qui serpente à travers les Balkans occidentaux.

La rivière Drin aux pieds des montagnes, Albanie

Plus rarement, le parcours quitte la montagne pour s’égarer sur la côte.

L’île de Pag, Croatie

Les villes aussi sont rares sur le parcours, mais celles qu’on traverse valent le détour.

Mostar, Bosnie-Herzégovine

L’itinéraire alterne entre routes bitumées secondaires très peu fréquentées…

Bosnie-Herzégovine

… et chemins de terre et de pierres, perdus en pleine nature.

Île de Pag, Croatie

Il nous emmène à la découverte de sites culturels locaux ainsi que dans de nombreuses zones classées : parcs nationaux, sites inscrits au patrimoine de l’humanité par l’Unesco…

En bordure du parc national de Valbona, Albanie

Les possibilités de bivouac dans la nature pullulent tout au long du parcours.

Albanie

Partout, on découvre l’hospitalité des habitants des Balkans…

Une inconnue m’offre une part de gâteau encore tiède. Albanie

… et on traverse les jolis paysages qu’offre cette superbe région méconnue, en plein cœur de l’Europe.

La rivière Zrmanja, Croatie

Bref, quand on roule sur la Trans Dinarica, on en prend plein les yeux et on se sentirait presque une âme d’aventurier !

Le bivouac quotidien sur le parcours de la Trans Dinarica

En théorie, on peut rencontrer de nombreux animaux emblématiques de cette partie de l’Europe comme l’ours brun, le loup ou le lynx. Mais en pratique, ils sont généralement très difficiles à observer car dès qu’ils repèrent des humains, par la vue, l’ouïe ou leur odorat très développé, ils s’enfuient rapidement, sans qu’on ait le temps de détecter leur présence.

Bien d’autres animaux habitent les lieux, tout aussi sauvages mais sensiblement moins discrets, comme le lièvre, le renard, diverses variétés de serpents, le chacal, certains rapaces comme le vautour fauve, etc. Ceux-là sont beaucoup plus facile à apercevoir.

Un troupeau d’ânes croates

Les animaux sauvages ne sont pas les seuls à peupler les alentours de la Trans Dinarica. On y aperçoit également de nombreux animaux d’élevage : ânes, brebis, chèvres, chevaux…

Brebis albanaises

Je développerai plus en détail les animaux rencontrés tout le long de la Trans Dinarica dans la partie suivante : « Je l’ai fait ! Retour d’expérience… »


Pour moi, arpenter la Trans Dinarica pendant des semaines, tout seul sur mon vélo et sous ma tente, fut une expérience marquante que je ne suis pas près d’oublier, et que je souhaite aujourd’hui partager.

La rivière Drin, dans le nord de l’Albanie.

Que ce soit l’aspect sportif voire parfois démoniaque du dénivelé quotidien, la magnifique nature sauvage des Balkans, les habitants accueillants que j’ai rencontrés ou encore mes bivouacs de rêve, voici quelques infos, basées exclusivement sur du vécu, qui pourront être utiles à toutes les personnes souhaitant elles aussi user leurs pneus par là-bas.


Ce qui m’a agréablement surpris dès mes premiers tours de roues sur la Trans Dinarica, effectués en Croatie, c’est la rareté des voitures sur la plupart des routes qu’emprunte l’itinéraire.

La Trans Dinarica en Croatie

Cela s’est vérifié dans tous les pays que j’ai traversés par la suite.

La Trans Dinarica en Bosnie-Herzégovine

Les concepteurs de la Trans Dinarica ont en effet privilégié au maximum les routes secondaires, sur lesquelles le trafic routier est toujours faible.

La Trans Dinarica déserte sur l’île de Pag, en Croatie.

Mais ces routes secondaires laissent parfois la place à de petites voies bitumées bien plus étroites et beaucoup plus reculées, donc encore moins fréquentées.

Une toute petite route isolée de montagne. Bosnie-Herzégovine.

Se perdre sur ces routes minuscules permet de découvrir des endroits souvent authentiques, si loin du tourisme de masse.

Petite route à Fierza, Albanie.

Les routes de la TD en images…


Mais surtout, la Trans Dinarica emprunte régulièrement des pistes et des petits chemins, de terre ou de cailloux, parfois carrément de pierres, souvent rendus boueux dès qu’il pleut.

Une piste de la Trans Dinarica. Croatie.

Il arrive que certains d’entre eux soient difficilement praticables, il convient donc de bien consulter l’itinéraire prévu sur le site officiel de la Trans Dinarica chaque jour avant de s’engager dessus, afin de ne pas avoir de mauvaise surprise. A titre d’exemple, pour l’étape la plus dure de tout mon périple, entre Tomislavgrad et Mostar (Bosnie-Herzégovine), le site de la TD prévenait les voyageurs comme moi de manière explicite :

« Voici une étape mémorable […] le revêtement devient plus meuble et jonché de pierres plus grosses, ce qui rend le cyclisme avec un vélo chargé assez difficile (préparez-vous à quelques portions de marche et de vélo). » Cette étape, « certains la trouvent horrible, d’autres la considèrent comme la meilleure étape de toute la Transdinarica »

Si vous avez prévu de faire cette étape, sachez qu’il est fortement conseillé de la faire à VTT ou en gravel, et en bikepacking, c’est-à-dire en mode maniable et léger. Pour ma part, je l’ai parcourue avec un vélo de voyage certes polyvalent mais typé route, pesant 54 kilos en tout. Résultat, j’ai progressé de 19 kilomètres en… 5h30 ! L’enfer. J’ajoute que c’était en fin d’hiver, sous une pluie permanente et dans un froid aussi glacial que pénétrant. Les pierres souvent grosses étaient glissantes et casse-gueule, je patinais dans la boue… L’enfer, vous dis-je 🙂

Quelque part entre Tomislavgrad et Mostar. Bosnie-Herzégovine.

Mais objectivement, les paysages traversés lors de cette étape, bien que souvent bouchés par une météo récalcitrante le jour de ma venue, m’ont semblé magnifiques. On se trouve là dans une nature sauvage, loin de toute présence humaine. Bref, si ce parcours est exigeant, il est également somptueux et ça, ce n’est plus l’enfer, ça devient le paradis.

La TD sur l’île de Pag, en Croatie.

D’une manière générale, les petits chemins de la TD emmènent les voyageurs à vélo dans des endroits sauvages et isolés en pleine nature.

Le chemin de la TD traverse l’île de Pag. Croatie.
Un chemin de la TD, en Croatie (au fond, petite portion de dénivelé classique…)

Quelques pistes et chemins de la TD en images…


Les côtes, les montées, les descentes et le dénivelé, c’est l’essence même de la Trans Dinarica.

Fin de la montée depuis le niveau de la mer. Croatie.

Qu’on aille là-bas pour franchir ces montagnes en mode sportif ou en mode slow tourisme, il faut s’attendre à ce que les mollets travaillent. Tout le long de l’itinéraire de la TD, quand ça ne monte pas ça descend, et inversement !

La descente qui s’offre à moi, après une montée raide. Bosnie-Herzégovine.

Le parcours est exigeant au quotidien. Dans les montagnes que j’ai traversées, j’ai grimpé tous les jours ou presque des côtes à 10% et plus. Souvent sur quelques dizaines de mètres seulement, pour les pourcentages les plus élevés (plus ou moins 15%), ce qui rendait les montées faisables, même lourdement chargé.

Les bons tuyaux avant de se lancer sur la Trans Dinarica

Si vous traversez des pays et des continents à la force des mollets, alors vous viendrez à bout de la TD et de son dénivelé permanent sans problème. Sinon, il faut savoir qu’une condition physique correcte est conseillée. Et pour mettre toutes les chances de la parcourir sans trop souffrir, voici quelques tuyaux supplémentaires, qui peuvent sembler évidents mais qu’il ne faut pas négliger…

-> Bikepacking et légèreté

Lorsque vous préparez votre voyage, mettez le moins de choses possible dans vos sacoches et dès que c’est fait, enlevez-en encore la moitié ! Car le poids est un ennemi bien plus redoutable qu’on ne le croit dans les côtes souvent pentues de la Trans Dinarica. Le bikepacking est le mode de voyage idéal sur ce parcours exigeant.


-> Un vélo adapté

Je ne suis pas passionné par la technique ni par le matériel vélo car ce que j’aime, c’est juste pédaler, néanmoins, un braquet adapté me semble capital sur ce parcours. Peut-être pas pour les plus sportifs, car ils ont largement les jambes pour passer, mais pour tous les autres. Pour parler simplement, il faut avoir un vélo qui permette de mouliner afin de faciliter au maximum les montées, notamment les plus abruptes.

Petite portion forestière et boueuse annoncée à 15% ! Croatie.

Pour ma part, avec un petit plateau de 26 dents (26-36-48) et une cassette comptant jusqu’à 36 dents (11-36), j’avais un braquet de 0,7 : cela s’est avéré parfait pour moi. Par exemple, je suis venu à bout une fois (en Grèce donc hors-TD) d’une pente de quarante mètres de long indiquée à 20%, ce dont je ne me croyais pas capable avec mon vélo de 54 kilos. Arrivé en haut, mon cœur battait sans doute son record historique de pulsations, mais quelle satisfaction d’être venu à bout de cette petite grimpette !

Si tout ce qui a trait au braquet est du chinois pour vous (comme ça l’était pour moi), alors n’hésitez pas à lire l’excellent article suivant : Transmission : quel développement pour voyager à vélo ? Il démocratise habilement tout ce charabia technique et vous permettra de faire les bons choix de matériel, avant de vous lancer sur les pentes parfois violentes de la Trans Dinarica.


-> Pédaler en zigzag et marcher

Cette technique peut sembler simpliste mais elle est tellement efficace !

Dans les pentes les plus difficiles à grimper, si on n’a pas les jambes, on peut toujours faire des zigzags sur la largeur de la route. Les voitures étant rares sur la Trans Dinarica, c’est souvent possible. Quitte à se rabattre à droite de la chaussée dès qu’on en entend une arriver. Cette technique atténue un peu la pente. J’ai grimpé ainsi chaque fois qu’une côte atteignait les 7 ou 8%. C’est-à-dire tous les jours !…

Et quand on se trouve sur des petites pistes de terre où les roues patinent, ou sur des chemins de cailloux qui glissent, il suffit de mettre brièvement sa fierté dans sa poche pour descendre du vélo puis le pousser un peu, généralement sur quelques dizaines de mètres seulement.

Sur la Trans Dinarica, sous la pluie et face au vent ! Bosnie-Herzégovine.

-> Et si c’est trop dur…

Enfin, pour ceux qui douteraient de leurs capacités physiques, un dernier conseil : n’hésitez pas à vous lancer quand même sur la TD car, si elle s’avère trop difficile, vous pourrez toujours modifier votre itinéraire en choisissant un tracé alternatif moins exigeant physiquement, via une appli comme Komoot par exemple, qui privilégie elle aussi les routes secondaires peu fréquentées. Cela abrègera vos souffrances et vous ferez un beau voyage malgré tout !


L’un des objectifs des concepteurs du parcours de la Trans Dinarica consistait à faire découvrir aux voyageurs à vélo le superbe écrin naturel dans lequel elle serpente. Incontestablement, ils ont réussi leur pari.

Les chutes de la rivière Zrmanja, Croatie.
La côte adriatique face au bivouac, en Croatie.

Que ce soit la côte adriatique, les forêts, lacs et rivières ou, bien sûr, la montagne, la TD est un véritable paradis pour les amoureux de la nature.

La rivière Drin, Albanie.
L’île de Pag, Croatie.


Les animaux sauvages

Tout au long de mon pédalage à travers les Balkans, j’ai eu beau guetter les animaux évoqués plus haut (ours, loups et lynx), je n’ai pas aperçu le moindre d’entre eux. J’ai juste entendu un loup hurler au loin, une seule fois, en Bosnie-Herzégovine, depuis ma tente que j’avais posée dans une forêt. Mais il n’y a rien à craindre : selon une étude de 2021, il n’y avait eu que six attaques de loups sur les humains depuis 2002 dans toute l’Europe, dont aucune mortelle. Autant dire que, si le loup fait souvent peur, il n’est finalement pas vraiment dangereux pour les humains.

D’autres animaux sauvages sont beaucoup plus faciles à observer dans les Balkans. J’ai pu voir des lièvres, divers rapaces, un renard et deux serpents (un peu après la Trans Dinarica, en réalité : l’un en Grèce, petit et non identifié, et le second en Turquie, un grand malpolon oriental qui atteignait les deux mètres). Mais surtout, j’ai entendu cinq ou six fois les hurlements des chacals tout au long de mes bivouacs successifs la nuit, sur la TD, en pleine nature.

Mon spot de bivouac au petit matin, quelques heures après le passage nocturne, bruyant et mélodieux d’une meute de chacals juste à côté de ma tente (Croatie).

La première fois fut la plus mémorable : ils sont venus hurler, ou plutôt chanter très fort, en passant juste à côté de ma tente, vraisemblablement alors qu’ils chassaient. J’ai été impressionné par le niveau sonore de leurs cris, qui explosent carrément les tympans mais en tant qu’amoureux de la nature, cela m’a permis de vivre un grand moment. Pour la suite de mon périple, j’ai encore entendu des chacals chanter ainsi à quatre ou cinq reprises, toujours de nuit, en Croatie puis en Bosnie-Herzégovine. Mais beaucoup plus loin de la tente. A noter que le chacal n’est pas considéré comme dangereux pour les humains.


Les animaux d’élevage

Ceux-là, on les aperçoit bien sûr plus facilement et un peu partout : ânes, brebis, chèvres, chevaux…

Ils offrent d’ailleurs souvent l’occasion aux cyclovoyageurs et voyageuses de rencontrer les bergers qui, passant leurs journées entières dans une solitude totale, ne demandent qu’à discuter avec les étrangers roulant par là.

Avec Paolo, un berger albanais.
Les bergers m’ont toujours accueilli…
… à bras ouverts !

NDLR Pour être transparent, les photos de bergers ci-dessus ont bien été prises dans les montagnes albanaises mais un peu à l’ouest de la Trans Dinarica, et non pas sur son tracé précis.

Les nombreux bergers rencontrés tout au long de mon périple ont fait partie de mes plus belles rencontres.


Les patous et les chiens errants

Impossible de terminer ce couplet sur les animaux que l’on rencontre le long de la Trans Dinarica sans aborder l’épineuse question des chiens.

Commençons par les patous. Ce sont ces énormes chiens de bergers qui sont dressés pour défendre les troupeaux de tout agresseur. Entendez par tout agresseur les loups, les ours et… les cyclovoyageurs ! Car les patous ne font aucune différence, et c’est bien ça le problème.

Les chiens errants ne sont pas plus sympas. Eux, ce qui les excite, ce sont nos mollets qui pédalent. Cela leur donne le tournis et les rend fous.

Dans tous les cas, il est inutile d’accélérer quand un chien – errant, patou ou autre – vous pourchasse. Car il ira toujours plus vite qu’un vélo chargé, sauf en descente (ce qui m’a d’ailleurs sauvé la mise une ou deux fois). Et si les chiens deviennent un peu trop agressifs, il est souvent préférable de s’arrêter, de leur parler calmement et de faire écran avec le vélo.

Sept chiens errants me harcèleront sans discontinuer pendant 30 mn (mon record), dans les montagnes bosniennes

Entre la France et la Turquie, dans tous les pays traversés, je me suis fait pourchasser une bonne vingtaine de fois au total par des chiens, au fil des semaines. Le plus souvent, cela n’a duré que quelques dizaines ou centaines de mètres avant que mes poursuivants n’abandonnent et rentrent chez eux. Je n’ai eu en tout qu’une seule morsure à déplorer : c’était en pédalant et par chance, c’est dans la semelle de ma chaussure de rando que le molosse a maladroitement planté ses ratiches ! Plus de peur que de mal pour moi, donc.


C’est l’une des grandes forces d’un voyage dans les Balkans : les habitants sont souvent ouverts à l’égard des voyageurs et voyageuses à vélo.

Sofiya m’offre son café turc préparé maison. Croatie.

Quand on pédale en solo, ils sont toujours heureux de pouvoir nous donner un coup de main.

Danilo a rempli mes bidons avec l’eau de son puits

Même les commerçants m’ont souvent offert quelque chose à boire ou à manger, alors que c’est pourtant leur gagne-pain.

Ana et Milanka me régalent. Sinj, Croatie.
Inga m’offre sa pâtisserie faite maison. Mostar, Bosnie-Herzégovine.

Mais comment faire face à tant de générosité ? J’avais entendu parler de ce sens de l’hospitalité qui caractérise les habitants des Balkans. Alors avant de partir, j’avais acheté quelques dizaines de petites tours Eiffel bleues en porte-clés (c’était la seule couleur) dans le but d’en offrir une à chaque personne qui me viendrait en aide au cours de mon périple. J’en ai distribué dans tous les pays traversés mais en Albanie, les habitants étaient si accueillants, si hospitaliers et si généreux que j’ai bien cru que j’allais tomber en rupture ! Un vrai bonheur que toutes ces rencontres…

Quelque part en Albanie (un peu à l’ouest de la TD), ce commerçant primeur de bord de route vient de m’offrir deux oranges et deux pommes. Alors forcément, je me venge, à l’aide d’une petite tour Eiffel bleue…

L’hospitalité albanaise dans toute sa splendeur.

Ces porte-clés si symboliques de mon pays constituent le petit cadeau idéal, car ils ne sont pas lourds et prennent peu place dans mes sacoches. Et en plus, ils séduisent toujours les habitants à qui je les offre.

Précisons pour terminer que les habitants des Balkans sont généralement fiers de faire découvrir aux étrangers leur gastronomie locale. Ce qui tombe bien quand on est un voyageur à vélo toujours affamé…

Vente de produits locaux. Croatie.
Spécialité albanaise.


L’itinéraire de la Trans Dinarica a été étudié pour que l’on puisse dormir dans les hébergements des petits villages traversés, et participer ainsi au soutien de l’activité économique locale.

Île de Pag, Croatie.

L’action est louable évidemment mais pour ma part, étant fan des bivouacs en pleine nature, je passais généralement deux ou trois nuits sous la tente avant d’en passer une dans une petite auberge ou une petite pension, dont le principal avantage pour moi était surtout la présence d’une douche !

Bivouac aux pieds des montagnes enneigées. Croatie.

Je ne fais pas partie de tous ceux qui aiment bien bivouaquer à la vue de tout le monde. Au contraire, je plante toujours ma tente à l’abri des regards, aussi bien pour ne pas déranger les habitants que pour ma tranquillité personnelle.

Forêt croate entre deux villages.
Bivouac dans une forêt d’arbustes. Bosnie-Herzégovine.

En d’autres termes, impossible pour moi de dormir en bord de route. Aussi, je commence généralement à chercher un spot de bivouac en fin d’après-midi, tout en roulant.

Cerné par les montagnes croates.

Mon but, c’est de trouver un petit chemin qui s’éloigne de la route, en espérant qu’il débouche sur le spot idéal : un lac, une rivière, un sous-bois agréable, une petite crique hospitalière…

Bercé par le clapotis des vaguelettes croates.

Bien sûr, quand on dort sous la tente, on doit parfois affronter des conditions météo difficiles. Cela fait partie du jeu et l’on doit faire avec mais pour ma part, j’aime ces moments d’immersion totale dans la nature brute.

Le givre après une nuit à -2°. Croatie.

En fonction de la météo justement, ou de la saison, une autre problématique se pose : l’humidité de la tente. Sa toile est souvent mouillée au petit matin. Aussi, il ne faut pas hésiter à la faire sécher chaque fois que c’est possible, juste avant de reprendre la route.

Séchage de la tente, au soleil et au vent, pendant la préparation des sacoches et du vélo. Croatie.

Un jour, après avoir essuyé des pluies diluviennes sur mon vélo toute la journée, mes vêtements soi-disants imperméables étaient imbibés et du coup, moi aussi ! Avec le froid ambiant en plus, j’étais congelé, c’est pourquoi j’ai décidé de passer la nuit à l’abri, dans une maisonnette en ruine. Mes vêtements ont séché dans les courants d’air de la maison délabrée, mon vélo leur servant d’étendoir.

Bosnie-Herzégovine

Dormir en pleine nature m’a toujours procuré un très fort sentiment de liberté. C’est l’une des raisons qui me poussent à voyager à vélo.

La cuisine au réchaud est souvent indissociable du bivouac. Albanie.
Ma routine quotidienne : le coucher du soleil face à la tente. Île de Pag, Croatie.
Vue sur mer. Île de Pag, Croatie.

Les dernières images de bivouacs…


La carte suivante montre sommairement le parcours de la Trans Dinarica (extraite du site officiel Trans Dinarica).

En cliquant pays par pays, ce site propose également de nombreux itinéraires alternatifs : rejoindre le parcours depuis les grandes villes, faire des détours pour aller visiter des sites intéressants à proximité, etc.

A titre d’exemple, c’est l’un de ces détours que j’ai utilisé pour traverser l’île de Pag, laquelle s’est avérée l’un des plus beaux endroits visités lors de ma « Trans Europa » !

Pour se procurer le parcours précis ainsi que sa trace GPS, ce que j’ai fait, il suffit donc de se connecter au site officiel : Trans Dinarica.

Bien sûr, obtenir ce parcours n’est pas gratuit mais ce n’est pas très cher non plus et surtout, cela vaut tellement le coup : si, comme moi, vous êtes un.e cycliste amoureux.se de la nature, alors le rapport qualité-prix de ces packs est carrément exceptionnel. On traverse des endroits tellement natures, isolés et sauvages sans jamais se perdre que ça vaut largement la peine, selon moi, de s’offrir ces packs.

La rivière Drin, en Albanie.

A l’inverse, l’itinéraire de la Trans Dinarica traverse peu de villes. Aussi, si vous êtes attiré.e.s par les grandes métropoles, ces packs ne vous conviendront peut-être pas : privilégiez alors plutôt les itinéraires Eurovélo (lire plus bas), qui seront beaucoup plus adaptés à vos goûts citadins (capitales, monuments, musées, hébergements etc).

Rijeka, Croatie.
Bakar, Croatie.

Pour résumer, la Trans Dinarica a plutôt tendance à fuir les zones excessivement touristiques et notamment la côte Adriatique, avec ses stations balnéaires souvent prises d’assaut, pour s’enfoncer dans les montagnes beaucoup moins fréquentées. Contrairement à Eurovélo, qui ne dévie à peu près jamais des itinéraires touristiques.

On peut se procurer le pack de la Trans Dinarica pour les huit pays à un tarif à mon avis avantageux (à partir de 90 euros), ou bien choisir un pack par pays (de 8 à 23 euros selon le pays). Le lien : se procurer le pack de navigation de la Trans Dinarica.

Remarque : au cas où vous vous poseriez la question, aucun lien de ce blog n’est sponsorisé. Je ne perçois donc aucune commission, que vous cliquiez ou non, alors, n’hésitez pas !

Le long de la Trans Dinarica

En préparant votre périple à vélo, si vous vous interrogez sur la Trans Dinarica, n’hésitez pas à me poser vos questions dans la rubrique « commentaires » (votre @dresse mail ne sera pas publiée, contrairement à votre question qui le sera avec un léger décalage, généralement de quelques heures) : c’est avec plaisir que j’y répondrai 🙂


Beaucoup plus connus que la Trans Dinarica encore confidentielle, les itinéraires Eurovélo ont fait leurs preuves depuis longtemps. Au nombre de dix-sept à ce jour, ils sillonnent l’Europe du Cap Nord à Malte, et de l’Irlande occidentale aux confins de l’Orient.

L’esprit est de constituer un réseau cohérent de grands itinéraires cyclables européens, en connectant les capitales et les grandes villes du continent. Le patrimoine naturel et culturel est mis en valeur tout en favorisant le tourisme durable.

Le réseau Eurovélo

Enfin, la sécurité des usagers est toujours prise en compte. Ainsi, les routes doivent être balisées et continues. Elles doivent également éviter les routes à fort trafic. Elles combinent donc pistes cyclables et routes secondaires, voire chemins balisés.

Le principal inconvénient, c’est que peu de ces routes Eurovélo sont totalement terminées.

Je suis attentivement l’évolution de certaines d’entre elles depuis cinq ans et pourtant, rien n’a bougé : elles en sont toujours au même stade (en général l’un des trois stades en rouge sur le tableau suivant) selon le site Eurovélo lui-même. Aucune évolution en cinq ans !

Percevoir les fonds européens, c’est bien, mais les utiliser pour procéder aux aménagements promis, ce serait mieux !

Les différents stades de développement des routes Eurovélo

J’enfonce un peu le clou : Eurovélo existe depuis 1995 mais trente ans plus tard (au 27 octobre 2025), une seule route est entièrement terminée ! Il s’agit de l’Eurovélo 19 : la route cyclable de la Meuse (1.050 km). Et cinq autres sont (enfin) à un état d’avancement supérieur à 90% :

Une seule route terminée en vingt ans, et cinq autres qui ne sont plus très loin de l’être, sur dix-sept routes en tout (les n° 16 et 18 n’existant pas encore), ce n’est quand même pas énorme. Bien sûr, il ne faut pas non plus cracher dans la soupe : ces dix-sept routes ont au moins le mérite d’exister, et Eurovélo reste un superbe projet pour les voyageurs à vélo.



La rando du Puy de Sancy et ses vues grandioses

Du haut de ses 1885 mètres d’altitude, le sommet du Puy de Sancy offre une vue panoramique à couper le souffle sur près de 15% du territoire français, paraît-il ! Ce qui en fait une randonnée incontournable, celle qu’il faut avoir faite. Si vous passez dans le coin, ne manquez pas l’occasion d’aller faire un tour tout là-haut, sur le toit du Massif Central…

Si ce volcan éteint a pris avec le temps une apparence plus anodine de simple montagne, les superbes cônes éruptifs qui l’entourent rappellent aux visiteurs le passé géologique intense de la région.

L’itinéraire détaillé dans cet article part de la station de ski du Mont-Dore, mais il y a trois autres départs possibles :

  • Super-Besse

  • Chastreix-Sancy

  • La vallée de Chaudefour.

Après avoir longé le bas de la station, on entre dans une jolie forêt à flanc de montagne.

Si le sentier qui serpente entre les arbres par ici est relativement pentu, ce n’est rien à côté de la partie suivante : le chemin qui monte alors, et qui fait office de couloir de ski l’hiver, est lui beaucoup plus abrupt. Mais il n’est pas très long, quelques centaines de mètres seulement. Quand la pente s’adoucit enfin, on se retrouve alors sur un petit sentier à flanc de volcan.

La vue est souvent considérée comme superbe tout au long de cette rando. Mais les conditions de montagne ne permettent pas toujours de vérifier cette réputation : nous faisons partie des randonneurs et randonneuses qui ont marché dans les nuages pendant toute la première partie du parcours. Pourtant, l’ascension dans une telle brume confère à la rando une atmosphère particulière, typique de la montagne.

Quand on sort enfin des nuages, on se retrouve au beau milieu des pistes de ski, avec une vue de plus en plus belle sur la nature qui nous entoure.

On aperçoit très vite les premiers volcans qui sont posés là, majestueux.

Ici, le parcours est beaucoup moins pentu que dans la première partie de la randonnée.

Aux pieds du Puy de Sancy

Dans cette partie finale de l’ascension se succèdent les paysages époustouflants sur la vallée et ses volcans.

Si l’on effectue la montée dans les nuages avec une vue bouchée, il ne faut pas trop s’inquiéter car on a de bonnes chances d’avoir droit plus haut à cette vue exceptionnelle sur la mer de nuages. Elle procure alors la sensation forte de randonner en haute montagne.

Émotions fortes au-dessus des nuages

Une fois au sommet, les émotions visuelles sont toujours intenses avec un panorama impressionnant sur les volcans qui émergent des nuages. Les puys, ces fameux monstres façonnés par les forces la nature, nous semblent tout petits vus d’ici.

La vue à 360° est belle de tous les côtés. Une table d’orientation permet de se repérer.

De l’autre côté du sommet du Puy de Sancy, on attaque la descente par un long escalier. En face arrivent les randonneurs qui font le tour en sens inverse, ou qui viennent du téléphérique.

Attention aux marches verglacées

On arrive très vite à un petit poste d’observation d’où la vue, là aussi, vaut le coup d’œil.

Le lieu est magique, beaucoup en profitent pour casser la croûte face à cette vue imprenable.

La descente se poursuit par un long escalier qui fend le paysage.

Attention, quand il a gelé la nuit (voire en journée), les marches sont verglacées et très glissantes. Il n’est pas rare de retrouver un randonneur ou une randonneuse le cul par terre. Pour être honnêtes, nous l’avons testé par nous-mêmes, nos fesses rougies peuvent en témoigner…

Une fois la descente de l’escalier avalée, une bifurcation vers la gauche permet de prendre la direction du Mont-Dore (à droite, on va vers le téléphérique). On se retrouve alors sur un petit sentier dont les pentes abruptes plongent dans la vallée.

Le chemin descendant serpente une dernière fois entre les volcans avant de rejoindre la vallée.

C’est dans cette phase finale de la descente que nous apercevrons, très loin au-dessus de nos têtes, un groupe de chamois s’enfuyant à l’approche d’un couple de randonneurs, sur une ligne de crête.


A l’heure du bilan, le constat est simple. Cette petite randonnée offre des paysages somptueux, et pas seulement depuis le sommet : c’est le cas tout au long du parcours. Elle n’est globalement pas trop difficile même si la première partie, parfois très pentue, peut paraître ardue aux personnes peu habituées à ce type d’effort.


(Pour rappel, il s’agit du parcours au départ de la station du Mont-Dore)

  • Distance : 7,2 km
  • Dénivelé : 546 m+ et 546 m-
  • Durée : +/- 3h30
  • Altitude max : 1885 m


Le parcours est très facile à suivre grâce au balisage présent tout le long de la rando.

Néanmoins, on peut également télécharger gratuitement la trace GPX sur VisuGPX (le lien est situé tout en bas de leur page).

On peut également la télécharger via l’appli Décathlon Outdoor, que nous avons testée et qui s’avère très fonctionnelle.


L’auberge de jeunesse Le Mont Dore (chalet Le Grand Volcan) est située aux pieds des pistes, et à 400 mètres seulement du point de départ de la rando du Puy de Sancy.

Il s’agit d’un grand chalet très agréable posé en pleine nature.



Ils sont bons et copieux.

Le petit déjeuner est généralement compris.

On peut commander un panier repas pour la rando.

Le dîner est parfois compris dans le prix de la nuitée, sinon il faut le réserver.

Mangeons local : une truffade


  • Adresse : route du Sancy – 63240 Le Mont-Dore
  • Téléphone : 04 73 65 03 53

Il est extrêmement variable selon la saison et selon le type d’hébergement (dortoir, chambre…)

A titre d’indication, pour un week-end férié (11 novembre), nous avons réglé 70 euros la nuit pour une chambre double avec sanitaires privatifs, et petit déjeuner inclus.


  • Pour avoir un autre aperçu de la rando du Puy de Sancy : Sancy.com

  • L’office du tourisme Auvergne Volcans Sancy donne de nombreuses infos sur les volcans, les activités outdoor etc.


Un départ a lieu toutes les 15 minutes.

Le téléphérique vous emmène à 1790 mètres d’altitude. Pour rejoindre le sommet du Puy de Sancy, il faut ensuite emprunter un escalier (+/- 20 minutes d’ascension).

Tarifs 2025 :

L’aller-retour : 20 euros par adulte, 12 euros par enfant

L’aller simple : 15 euros par adulte, 10 euros par enfant

Plus d’infos sur le site officiel : station du Mont Dore


  • Les chiens sont interdits sur l’ensemble du parcours de cette randonnée, y compris s’ils sont tenus en laisse.
  • Attention : à l’approche du sommet, en arrivant à l’escalier, attention aux marches : elles peuvent être (très) glissantes en cas de gel ou de neige, ce qui est fréquent à cette altitude.
  • Fréquentation : cette rando est victime de son succès. Il y avait beaucoup de monde quand nous l’avons faite (un 9 novembre), alors je n’ose pas imaginer ce que cela doit être en plein mois d’août…



Rando facile pour bivouac de rêve : voici une suggestion de dépaysement total en montagne.

Comment faire l’ascension du plus haut sommet des Pyrénées, le pic d’Aneto, quand on est néophyte ?

Traversée de l’Albanie à vélo. Récit détaillé d’un voyage en immersion dans l’Albanie profonde.




Rando facile et bivouac de rêve : le lac de Coume Escure par le refuge de la Glère

Les spots de bivouacs de rêve, ce n’est pas ce qui manque dans les Pyrénées. Mais quand on débute en rando, en bivouac ou les deux, on ne sait pas forcément toujours très bien comment s’y prendre, ni quel itinéraire choisir.

Alors voici une idée de rando globalement facile, qui se termine en apothéose avec un spot de bivouac de rêve. La rando parfaite pour débuter, se tester, ou encore essayer son matériel de rando et de bivouac…



Profil de la rando


L'aller simple : 6,8 km - 640 m+


La grande boucle : 19 km - 925 m+


Le départ se fait du plateau du Lienz, au niveau de la fameuse auberge Chez Louisette (alt. 1600 m).

Le plateau du Lienz

On remonte alors une prairie bordée d’arbres.

Au départ du plateau du Lienz

On rejoint assez vite un chemin carrossable, destiné à approvisionner le refuge de la Glère, plus haut.

Le chemin carrossable en direction du refuge

Dans cette première partie de la rando, la végétation est toujours présente de part et d’autre du chemin.

On finit par atteindre une petite zone arborée, après laquelle l’univers devient de plus en plus minéral.

Cette zone rocailleuse et aride débouche au moment où l’on s’y attend le moins sur le lac de la Glère.

Le lac de la Glère, vu depuis le refuge

Ce point de vue est également le site où est posé le refuge de la Glère (voir les infos pratiques, plus bas).

Le refuge de la Glère

A partir de là, le lac de Coume Escure n’est plus qu’à 400 mètres, sur un petit chemin globalement plat voire descendant.

Le lac de Coume Escure

Mais on n’est pas encore tout à fait arrivé : le superbe spot de bivouac se trouve sur la rive d’en face. Il reste donc encore environ 400 mètres à parcourir en contournant ce joli lac, sur un petit chemin qui joue parfois à cache-cache dans la végétation. On peut malgré tout progresser au jugé sans difficulté.

Et puis c’est l’arrivée, face au lac de Coume Escure dominé au loin par le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère.

Le lac de Coume Escure…
… et le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère

On peut trouver du monde autour de ce lac notamment l’été mais en général, la plupart des randonneurs s’attardent plutôt autour du lac de la Glère, ou des lacs situés un peu plus loin, dans le parc national des Pyrénées. Le lac de Coume Escure est souvent un peu plus épargné que tous ses voisins : c’est son principal atout, au même titre que la vue qu’il offre sur le double pic de la Glère.

Le lac de Coume Escure

Le cadre est très nature, c’est l’endroit idéal où poser la tente.

Coucher du soleil sur le lac de Coume Escure

Même si l’eau est toujours très froide en montagne, difficile de résister à l’appel d’un joli lac après une rando où l’on a eu chaud.

La récompense !


La plage herbeuse du lac de Coume Escure est relativement petite. Ayant fait cette rando à trois couples d’amis, il y avait néanmoins suffisamment de place pour pouvoir poser là nos trois tentes, face au lac.

Petit bivouac entre amis

Sur ce site face au coucher du soleil, prendre l’apéro entre amis est un pur bonheur.

Pour nous, un bon gueuleton est une notion indissociable du bivouac. Nous n’hésitons donc jamais à alourdir nos sacs pour cet incontournable plaisir du soir. Les puristes de la rando ne nous comprennent pas toujours mais après tout, chacun ses goûts.

Poivrons de Padrón grillés
Le barbecue en rando ? C’est possible.

Alors évidemment, nous ne faisons jamais de feux par temps de canicule ou de sécheresse, et nous les allumons toujours dans des foyers déjà existants.

Car faire un feu sur l’herbe revient à la brûler et à détériorer le sol, ce qui est une pratique à proscrire en rando-bivouac : on aime la nature, on n’est donc pas là pour la détruire.

Au fil de l’apéro et du repas, le soleil décline puis disparaît, modifiant régulièrement les couleurs et la lumière de cette vue paisible sur le lac de Coume Escure.

La nuit tombe sur le lac de Coume Escure

Si le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère apparaissent le soir en ombres chinoises au moment où le soleil se couche, il sont éclairés par une jolie lumière chaque matin quand le soleil se lève.

Lever de soleil sur le lac de Coume Escure

Alors que nous prenons le petit déjeuner, les montagnes reprennent des couleurs en face de nous.

Puis vient l’heure de lever le camp. La rando continue.

Le lac de Coume Escure

Remarque : si le spot de bivouac évoqué dans cet article est déjà occupé quand vous arrivez au lac de Coume Escure, vous pouvez tout à fait poser votre tente de l’autre côté du lac, celui par lequel on arrive en venant du refuge de la Glère. Il y a là aussi différents endroits où l’on peut bivouaquer et la vue est un jolie aussi. Le chemin menant du refuge au parc national des Pyrénées passe non loin mais ce plan B reste malgré tout une bonne alternative.


Cette rando n’étant ni très longue, ni très difficile jusqu’au lac de Coume Escure, on peut très bien la poursuivre en direction du parc national des Pyrénées, où se situent de nombreux lacs.

Les lacs de la Glère (à gauche) et de Coume Escure (à droite)

Pour cela, il faut suivre les panneaux situés au niveau du refuge de la Glère, puis le balisage tout au long du chemin.

Le parcours est globalement joli mais pour notre part, nous nous sommes arrêtés aux limites du parc national des Pyrénées le premier jour, juste avant de pouvoir apercevoir les premiers lacs du parc. Nous sommes ensuite retournés au lac de Coume Escure pour y poser nos tentes.

Attention, les règles sont évidemment plus sévères dans le parc national des Pyrénées car il s’agit d’un véritable sanctuaire de montagne. Le but est de préserver cette nature aussi belle que fragile.

La réglementation du parc national

Pour retourner au point de départ de la rando (le plateau du Lienz et l’auberge Chez Louisette) après avoir bivouaqué au lac de Coume Escure, il y a deux possibilités : soit revenir par là ou l’on est arrivé, soit finir la boucle (voir les infos pratiques, en fin d’article). Nous avons choisi la deuxième option.

Le lac et le refuge de la Glère

On commence par rejoindre et suivre le chemin du parc national des Pyrénées. Dès le début, et comme la veille pour nous puisque nous sommes déjà passés par là pour aller aux portes du parc national, ça monte.

Le lac de Coume Escure

Après avoir traversé un pierrier, on attaque une longue descente qui va continuer jusqu’à l’arrivée. Il faut traverser un petit ruisseau qui dégouline de la montagne, et dont la largeur peut varier en fonction de la saison. La descente se poursuit dans une sorte de jolie petite prairie encadrée de part et d’autre par de hautes montagnes.

La descente se poursuit dans une zone de gros blocs de pierres, qui n’est pas le passage le plus agréable ni le plus joli de la rando. On arrive un peu plus loin à la cabane de Sardiche. Pour notre part, ce sont des vaches qui nous y ont accueilli.

La cabane de la Sardiche

On arrive ensuite à un joli passage à flanc de montagne, au milieu de la végétation.

A partir de là, il ne reste plus qu’à poursuivre à travers champs et forêts en alternance, jusqu’au plateau de Lienz et au parking Chez Louisette, point de départ et d’arrivée de la rando.

Attention : pour votre timing, si vous choisissez de faire la grande boucle plutôt que l’aller – retour, la deuxième journée (12 km) est beaucoup plus longue que la première (7 km).


Le départ de la rando se fait au plateau du Lienz, au niveau du restaurant Chez Louisette. Un petit parking est situé à proximité, où l’on peut laisser la voiture un ou plusieurs jours selon l’itinéraire choisi, le temps de la rando.

Le parking et le début de la rando

Pour rejoindre ce point de départ depuis Barèges, il y a deux solutions :

  • En voiture, par une petite route de 4,6 km.
  • A pied, via un petit chemin de rando : 3 km – 386 m+


On peut évidemment faire cette randonnée en suivant le chemin carrossable. Pour le retour, si l’on fait la grande boucle, on peut se fier au balisage et aux cairns. Mais si l’on a le moindre doute, le meilleur moyen de ne pas se perdre est encore de télécharger la trace GPX.

Vous pouvez le faire sur le site VisuGpx.com : la Glère


Capacité :

  • 60 couchages (en période d’ouverture gardiennée, en général de février à octobre)
  • 20 couchages (en période hivernale d’ouverture sans gardiennage, d’octobre à février)

Réservation obligatoire :

  • Par téléphone : 09 82 12 55 32 (ou 06 80 01 25 64)
  • En ligne : @contact

Tarifs 2025 :

  • 25,50 euros par adulte
  • 17,85 euros (8-18 ans)
  • Tarifs complets sur le site officiel

Voici le site officiel, pour des infos complètes : refuge de la Glère


Chez Louisette, bien sûr ! Comme évoqué précédemment, c’est le point de départ et d’arrivée de la rando, mais il s’agit également d’une petite auberge de montagne au décor chaleureux, qui propose des plats montagnards avec un excellent rapport qualité – prix. Tout est fait maison. Le site officiel a été supprimé, voici leur Insta pour vous mettre l’eau à la bouche : Chez Louisette.

Attention : n’oubliez pas de réserver car l’auberge est réputée dans toute la région. Vous pouvez le faire via le site officiel résa Louisette, ou par téléphone au 05.62.92.67.17.


A Barèges ! C’est l’endroit le plus proche du départ de la rando et les possibilités d’hébergement sont assez nombreuses, même s’il vaut mieux prévoir de réserver à l’avance.

Nous avons dormi à l’hôtel Alphée, un peu cher (110 euros la chambre double) mais c’est le cas de nombreux hébergements à Barèges.

Point fort : le petit déjeuner, ce qui n’est pas négligeable pour prendre des forces juste avant de partir en randonnée !

Le site officiel : hôtel Alphée

Toutes les possibilités d’hébergement sur Booking à Barèges.


Il délivre toutes sortes d’informations sur la région, ses randonnées, son patrimoine etc. Surtout, il permet de s’adresser à des humains plutôt qu’à Internet…

Place Urbain Cazaux
65120 BAREGES

Téléphone
+33 (0)5 62 92 16 00


Le site du parc national des Pyrénées est incontournable : conseils pour la randonnée, bivouac et refuges, la faune et la flore, les différentes vallées, tout y est ! Toute la réglementation du parc est accessible ici.

On peut retrouver la randonnée présentée dans cet article en consultant les deux sites suivants :


La montagne est un écosystème fragile. Les règles sont donc faites, non pas pour embêter les randonneurs et randonneuses, mais pour préserver la nature. Voici quelques règles de base, d’apparence évidente mais pas suffisamment respectées :

  • Les déchets : prévoyez des sacs poubelles afin de pouvoir redescendre vos déchets. Ne laissez aucune trace de votre passage dans la nature.
  • La flore : évitez de sortir des sentiers balisés afin de ne pas abîmer la flore en la piétinant. Ni cueillette, ni prélèvement.
  • Les lacs : ne vous baignez pas dans les lacs si vous êtes enduit.e.s de crème solaire, car elle abîme le fragile écosystème lacustre. Par exemple, randonnez avec des vêtements longs, un chapeau ou une casquette, ou encore baignez-vous avec un lycra : dans le sac, ce n’est pas bien lourd.
  • Le feu : pas de feu en période de sécheresse ou de canicule. Si vous en allumez un, faites-le dans un foyer existant afin de ne pas dégrader le sol.
  • Le bruit : discrétion requise : pas de bruit, par respect de la faune locale et des autres randonneurs.

Bref, le b-a, ba, quoi…


  • Les chiens sont autorisés sur le parcours de cette randonnée, à condition qu’ils soient tenus en laisse. Un peu plus loin, dans le parc national des Pyrénées, leur présence est strictement interdite.

  • La randonnée sur ce parcours est déconseillée l’hiver car la zone est propice aux coulées de neige. Il convient de bien se renseigner auprès de professionnels avertis avant de se risquer à randonner dans la zone lorsqu’il neige.


Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires (votre adresse mail sera demandée mais pas publiée, et il faudra compter quelques heures avant la publication de la question et de la réponse).


D’autre montagnes, d’autres bivouacs…

Comment faire l’ascension du plus haut sommet des Pyrénées, le pic d’Aneto, quand on est néophyte ?

Le tour des lacs d’Ayous est une belle randonnée d’un ou deux jours avec peu de difficultés.

Traversée de l’Albanie à vélo. Récit détaillé de ce voyage en immersion dans l’Albanie profonde, au cœur des montagnes et en mode bivouac.




Tenerife : la destination bon plan…

Difficile de résumer l’île de Tenerife (Canaries) en quelques mots. Des petits villages perchés, des plages sauvages, des volcans partout, des villes coloniales multicolores, mais aussi une météo agréable toute l’année et une gastronomie délicieuse ! Que demander de plus ?…

Sans compter que cette destination pas très chère est accessible depuis l’Europe en trois ou quatre heures à peine.

Bref, Tenerife a tout du bon plan. Voici un exemple de tout ce que l’on peut découvrir en quelques jours seulement sur cette île dépaysante…


  1. Le plus beau village de l’île : Masca
  2. L’ascension du volcan Teide et les randonnées dans la caldeira
  3. Les villes coloniales
  4. Les plages
  5. Le Parc Rural d’Anaga


Masca est un minuscule village de 99 habitants.

Sur de nombreux sites et blogs, il est présenté comme le plus beau village de Tenerife. C’est donc pour nous faire notre propre idée que nous nous y sommes rendus.

Le village se divise en deux parties séparées de quelques centaines de mètres. Posée au pied d’un pain de sucre emblématique, la partie basse est la plus touristique. Et c’est dans la partie haute, plus calme car sensiblement moins fréquentée, que vivent la plupart des habitants.

Vue sur la montagne depuis le village de Masca
Le village du haut vu depuis le village du bas

Très isolé, Masca est resté accessible uniquement à pied et à dos d’âne pendant très longtemps. Puis une route a fini par être construite, et l’électricité est arrivée. Il n’empêche qu’aujourd’hui encore, accéder à ce petit village se mérite.

Car la route est à la fois très sinueuse et étroite, à tel point qu’il faut régulièrement s’arrêter sur le bord pour pouvoir laisser passer les voitures d’en face. Par contre, le bitume est en excellent état.

La route en lacets qui mène à Masca, dominée par une imposante montagne
Masca (en bas à gauche) et la route pour y accéder


  • Visiter le village du bas

Le principal attrait de Masca réside dans la vue d’ensemble des quelques maisons posées aux pieds du rocher de Catana, un pain de sucre photogénique, avec vue sur la mer au loin.

Situées sur une arête rocheuse et encadrées par deux précipices, ces habitations traditionnelles ont été construites sur les quelques rares mètres carrés du coin qui sont plus ou moins horizontaux !

Le petit village de Masca devant son pain de sucre, le rocher de Catana, avec la mer et les montagnes en arrière-plan
Masca : le village du bas

La place du village est dotée à la fois d’une jolie petite église, d’un vieil arbre impressionnant, d’une vue imprenable sur le village et d’un bar restaurant.

L'ermitage de l'Immaculée Conception, sur la place du village de Masca, sous le fameux laurier indien et avec les montagnes en arrière-plan
L’ermitage de l’Immaculée Conception

L’église fut construite au XVIIIe siècle avec des pierres volcaniques et du bois de thé.

Photo de nuit de la place du village de Masca, de l'ermitage de l'Immaculée Conception et du laurier indien de la place
Le fameux laurier indien de la place de Masca


Il est construit à flanc de colline, ce qui signifie que lorsqu’on s’y promène, soit on monte, soit on descend mais une chose est sûre : on ne marche jamais à l’horizontale !

Une chêvre au premier plan, et en arrière-plan la vue sur le petit village de Masca devant son pain de sucre, le rocher de Catana, avec la mer et les montagnes au fond
Le village du bas (à droite) vu depuis celui du haut

Soleil couchant sur la montagne au-dessus du village de Masca

Il n’y a pas une foule de choses à faire là-haut (néanmoins, il ne faut surtout pas rater le restaurant Casa Riquelme et sa terrasse divine, voir les infos pratiques ci-dessous). Mais la balade est agréable dans de jolies petites ruelles fleuries, coincées entre la mer, la montagne et le ravin.

Coucher de soleil sur la mer depuis le village de Masca
Une habitation au bord du précipice

Soleil couchant sur la montagne depuis le village de Masca
La montagne qui surplombe Masca


  • Faire la randonnée du Barranco de Masca

Barranco signifie ravin. La rando du Barranco de Masca, c’est la randonnée qui relie Masca à la plage et à la mer en passant par les gorges, à travers le réputé parc rural de Teno.

Soleil couchant sur la montagne et sur le village de Masca et le rocher de Catana

On arrive à l’océan sur une jolie plage de sable noir, la Playa de Masca.


Masca a beau n’être qu’un petit hameau, il est quand même doté d’un musée ethnographique : il raconte l’histoire des habitants de Masca, depuis ses premiers occupants aborigènes.

Le lien : musée ethnographique de Masca.


Outre son musée ethnographique, Masca compte quelques commerces et services : une poignée d’hébergements, une dizaines de bars-restaurants, un centre de la nature et une boutique de souvenirs. Rien de plus, mais c’est déjà pas mal pour un si petit village.


L’accès à ce sentier de randonnée est rigoureusement réglementé pour des raisons de sécurité, car une fois qu’on est au fond du ravin, il suffit d’un changement brusque de météo (ce qui arrive fréquemment par ici), par exemple une crue subite de la rivière, pour que les randonneurs se retrouvent coincés et exposés à des dangers potentiels.

Cela s’est déjà produit par le passé, c’est pour cette raison qu’il faut désormais réserver sa randonnée à l’avance, via le site officiel Camino Barranco de Masca.

L’itinéraire va de Masca à une plage de sable volcanique noir.

Distance : 10 km aller - retour

Durée : 3 bonnes heures à l'aller (en descente), 4 bonnes heures au retour (en montée).

Dénivelé : 800 m+ et 800 m- environ

Niveau de difficulté : élevé

Prix (écotaxe) : 28 euros par adulte, 14 euros par mineur

Les départs se font exclusivement le matin, pour que tout le monde ait le temps de rentrer dans la journée, y compris les marcheurs lents : on part avant 11h00 l’été, et avant 10h30 l’hiver.

Enfin, il y a le centre de la nature de Masca. C’est une sorte d’office du tourisme spécialisé sur ce sentier de randonnée du Barranco de Masca. Il est situé juste en-dessous de la place de Masca.

Plus d’infos : centre de la nature de Masca.

La montagne et la végétation tropicale autour du village de Masca


Il y a une dizaine de restaurants à Masca, tous ouverts en haute saison. Lors de notre venue, ils étaient quasiment tous fermés alors que nous n’étions pourtant que fin septembre. Prévoyez donc de quoi manger si vous venez hors saison, surtout le dimanche, qui est souvent le jour de fermeture hebdomadaire.

Et justement, le dimanche de notre arrivée, aucun resto n’était ouvert. On nous avait conseillé d’aller quand même jeter un œil chez Riquelme, dans la partie haute du village, la moins touristique.

Le restaurant Casa Riquelme au village de Masca
La trouvaille : le resto Casa Riquelme

A peine arrivés devant (il est 17h00), un type qui passe par là nous demande ce que nous voulons. Nous répondons que nous aurions bien aimé y manger le soir. Ce type, il s’avère que c’est Riquelme.

Il nous propose gentiment de revenir vers 20h00-20h30. Bien que son resto soit fermé, il nous promet qu’il l’ouvrira rien que pour nous !

Par contre, il nous prévient que ce sera menu unique : assiette charcuterie – fromage, puis poulet en sauce avec pommes de terre à la canarienne, et pas de dessert : il n’en a plus !

Assiette charcuterie fromage olives chez Riquelme à Masca, sur la terrasse, face au coucher du soleil sur la mer
Chez Riquelme, le repas pris en terrasse

Ce menu nous convient à merveille mais nous sommes un peu gênés que Riquelme n’ouvre son resto que pour nous. Il nous certifie que ça ne lui pose aucun problème et que nous sommes les bienvenus. Nous acceptons, ravis.

Lorsque nous revenons le soir, nous avons la bonne surprise de découvrir que le resto comporte une jolie petite terrasse que nous n’avions pas vue trois heures plus tôt.

La terrasse éclairée du restaurant Casa Riquelme dans le petit village de Masca, avec le coucher du soleil sur la mer en arrière-plan
Casa Riquelme : la terrasse face à la mer

Elle n’est pas très grande car construite à flanc de colline mais le peu de place qu’il y a sur cette pente a été parfaitement optimisé. D’un côté, la terrasse domine la mer et de l’autre, elle est surplombée par la montagne.

Au milieu des cactus et des bougainvillées, le cadre est simple mais enchanteur.

La terrasse du restaurant Casa Riquelme dans le petit village de Masca, avec le coucher du soleil sur la mer en arrière-plan
Vue sur la mer…
La terrasse éclairée du restaurant Casa Riquelme dans le petit village de Masca, avec la montagne en arrière-plan
… et vue sur la montagne

Nous regardons tranquillement le soleil se coucher en sirotant une ou deux bières, alors que nous sommes absolument seuls dans ce bout-du-monde sublime. Un privilège.

Nous ne pouvons que recommander ce petit resto : le repas, bon et pas cher, est fait maison. Et Riquelme, qui est un personnage haut en couleur, réserve un excellent accueil à ses visiteurs.

La vue sur le coucher du soleil sur la mer depuis la terrasse du restaurant Casa Riquelme, dans le petit village de Masca
La vue depuis la terrasse

Si la terrasse a des airs de petit paradis, l’intérieur du resto semble lui aussi plutôt agréable.

La salle et le bar du restaurant Casa Riquelme, dans le petit village de Masca
La salle du restaurant Casa Riquelme, dans le petit village de Masca

Si vous souhaitez manger vous aussi chez Riquelme, ne perdez pas de temps à chercher ce restaurant dans la partie basse du village, celle qui est touristique : il est situé dans la partie haute, à une dizaine de minutes de marche (attention, ça monte quand même un peu pour y aller mais la bonne nouvelle, c’est qu’au retour avec le ventre plein, ça descend !)


Il y a quelques hébergements à Masca, mais la plupart des visiteurs n’y dorment pas : le village n’est pour eux qu’un lieu de passage obligé et ils n’y restent en général qu’une heure ou deux, puis repartent.

Si toutefois vous y faites étape, comme nous, alors le plus simple pour trouver de quoi dormir à Masca, notamment en haute saison, consiste à réserver à l’avance via les plateformes habituelles : Booking (Masca), par exemple, propose six hébergements.

Nous en avons dégoté un qui cochait toutes les bonnes cases : Casa Berna.

La terrasse fleurie de l'hébergement Casa Berna, dominée par les montagnes, dans le petit village de Masca
Casa Berna : la terrasse et le jardinet

Il est idéalement placé (à 100 mètres du rocher de Catana, le fameux pain de sucre), avec un petit jardinet fleuri très agréable et une jolie vue sur les montagnes alentours. D’un point de vue pratique, on peut garer la voiture juste devant (la place est réservée).

L'hébergement Casa Berna, dominé par les montagnes et le rocher de Catana, dans le petit village de Masca
La terrasse de l'hébergement Casa Berna, dominée par les montagnes, dans le petit village de Masca
Casa Berna et sa terrasse

Deux chambres, cuisine équipée, terrasse, jardinet, parking, wi-fi, emplacement idéal, vue sur les montagnes…

Le prix : 95 euros la nuit pour quatre personnes.


Les voitures se garent toutes sur le parking situé sur le bord de la route qui mène à Masca. On ne peut pas le rater.

Quand on vient du sud, il y a un premier parking, tout petit (quelques voitures) au niveau du village du haut. 300 ou 400 mètres plus bas, il y en a un second, pas immense mais beaucoup plus grand quand même, qui surplombe le village du bas.

Attention, ils affichent vite complet tous les deux, notamment l’été.

On peut très bien se garer à un parking et aller à l’autre à pied, cela ne prend que quelques minutes de marche.

C’est au niveau du second parking qu’il y a un belvédère avec un superbe point de vue sur le village : tous les visiteurs s’y arrêtent pour prendre leurs photos.

Le petit village de Masca devant son pain de sucre, le rocher de Catana, avec la mer et les montagnes en arrière-plan
Juste en-dessous du belvédère

C’est de là également que part le petit chemin qui descend dans le hameau, jusqu’au pain de sucre. Le dénivelé est assez fort, sur un chemin en partie pavé, et le retour montant peut s’avérer un peu fatigant pour les personnes en mauvaise condition physique. Toutefois, ce chemin n’est pas très long (+/- 300 mètres environ).

Si vous avez réservé un hébergement en bas (comme Casa Berna par exemple), vous pouvez y descendre en voiture mais attention, le chemin est si étroit qu’on a du mal à y croiser… les piétons ! Or, ils sont justement nombreux à arpenter ce chemin dans les deux sens. C’est un peu galère mais ça se fait quand même.

Culminant à 3718 mètres d’altitude, le volcan Teide (qui se prononce Té-i-dé) est non seulement le plus haut sommet des îles Canaries, mais aussi celui de l’Espagne et de tout l’Océan Atlantique. Pourtant, il est loin de figurer parmi les plus hauts volcans du monde. Du moins si l’on mesure leur hauteur par rapport au niveau de la mer.

Car si l’on prend en compte leur hauteur totale, c’est-à-dire depuis leur base située au fond des océans, le Teide devient alors… le troisième volcan le plus haut du monde ! Seuls deux volcans hawaïens le précèdent.

Vue aérienne sur l'île de Tenerife, dominée par le volcan Teide
Le volcan Teide domine l’île de Tenerife

Depuis le plancher océanique, la hauteur réelle du Teide dépasse ainsi les 7000 mètres, ce qui en fait une montagne située à mi-chemin entre… le Mont Blanc et l’Everest !

On peut faire l’ascension de cette impressionnante montagne volcanique à pied mais aussi en téléphérique. Depuis le sommet, on peut assister à des levers et couchers du soleil majestueux.

Coucher de soleil depuis le volcan Teide, au-dessus de la mer de nuages
Le coucher du soleil depuis le Teide

Mais il y a également de nombreuses randonnées à faire dans les paysages lunaires de la caldeira : soit au milieu des nombreux volcans qu’elle contient, soit à travers une végétation étonnante, ou encore sur des chemins qui descendent tranquillement jusqu’à l’océan…

Bref, c’est tout le parc national du Teide qui est une pure merveille : inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est d’ailleurs le parc le plus visité d’Europe.


Une route unique traverse entièrement le parc national du Teide et mène jusqu’au volcan.

La route TF-21 est l'unique route qui traverse entièrement le parc national du Teide et sa caldeira
L’unique route qui traverse entièrement le parc

Mais elle permet aussi d’observer des panoramas exceptionnels tout au long du chemin. Notamment, il y a des cratères partout, souvent drappés de nuages.

Volcans, nuages et forêts dans le parc national du Teide

Si vous y allez entre fin mai et début juillet, vous aurez la chance de pouvoir observer l’une des stars des lieux, la vipérine de Tenerife, en pleine floraison.

Une vipérine de Tenerife fanée, cette plante herbacée endémique de l'île de Tenerife
Une vipérine de Tenerife fanée (en septembre)

C’est à cette époque de l’année que cette magnifique plante herbacée, endémique de l’île et qui peut atteindre les deux à trois mètres de haut, se pare de centaines de petites fleurs couleur rouge corail.

En poursuivant la route vers le Teide, il y a le passage obligé aux Roques de Garcia. Il s’agit de formations rocheuses aux formes tourmentées, derrière lesquelles on aperçoit le volcan, au loin.

Aux Roques de Garcia, le Roque Cinchado et en arrière-plan, le Teide
Les Roques de Garcia et en arrière-plan, le Teide

Le plus connu de ces rochers, le Roque Cinchado, semble tenir miraculeusement en équilibre au milieu d’un décor de western.

Aux Roques de Garcia, le Roque Cinchado dans un décor de western
Le Roque Cinchado

Un peu plus loin, c’est la dernière ligne droite vers le maître des lieux : le Teide.

La partie finale de la route TF-21, qui mène au volcan Teide


Le volcan Teide étant un site naturel d’exception, il est victime de son succès. Aussi, pour le préserver du tourisme de masse, les autorités ont instauré l’obligation d’obtenir un permis pour en faire l’ascension.

Le but est forcément noble mais l’inconvénient, c’est que ce permis est assez long obtenir : il faut compter deux à trois mois minimum, et parfois un ou deux mois de plus, notamment en haute saison.

C’est ce qui dissuade bon nombre de touristes de tenter l’expérience car, ne connaissant pas l’existence de ce permis obligatoire, ils en font souvent la demande trop tard par rapport aux dates de leur voyage, alors qu’ils ont déjà réservé l’avion.

Si c’est votre cas, il vous reste quand même trois options pour vous rendre au sommet du géant : faire l’ascension soit de nuit (pour laquelle l’autorisation n’est pas nécessaire), soit en téléphérique, soit avec un tour-opérateur et ses guides officiels.

Le soleil se couche sur la mer de nuages au-dessus de la caldeira du volcan Teide
Coucher de soleil depuis le sommet du Teide


Tout d’abord, il faut savoir que ce permis est gratuit, mais que seuls 200 permis sont délivrés chaque jour (guides officiels compris).

Attention : il est nominatif, ce qui signifie que vous êtes la seule personne à pouvoir en bénéficier. Les contrôles existent réellement (notamment à l’entrée du sentier Telesforo Bravo, c’est-à-dire entre l’arrivée du téléphérique et le sommet du Teide), et il vous faudra présenter à la fois votre permis d’ascension et votre pièce d’identité).

Enfin, il faut savoir que ce permis ne concerne pas toute l’ascension du Teide, mais seulement sa partie finale, qui commence à la Rambleta, c’est-à-dire la partie supérieure du téléphérique, située à 3555 mètres d’altitude, et va jusqu’au sommet. En-dessous, pas besoin de permis.

Voilà pour les généralités.

En résumé, pour obtenir son permis, la règle est simple : il faut préparer son voyage longtemps à l’avance.

La caldeira vue depuis la station basse du téléphérique, sur les flancs du volcan Teide
La caldeira vue depuis le Teide


Le permis est obligatoire pour grimper au sommet en journée, de 9h00 à 17h00. Avant 9h00 et après 17h00, plus besoin de permis.

La date ainsi que le créneau horaire sont choisis au moment ou l’on fait la demande de permis. Ce qui signifie qu’il y a zéro flexibilité, et qu’il faut espérer qu’il fera beau ce jour-là : c’est le principal inconvénient.

La demande de permis doit être effectuée via le site officiel de réservation des parcs nationaux espagnols : reservasparquesnacionales.es (soyez patients, la connexion est parfois incroyablement longue).

L'ombre gigantesque du volcan Teide sur la caldeira et sur la mer de nuages, pendant le coucher du soleil
L’ombre du Teide sur la caldeira


Malgré toutes ces contraintes, il est quand même autorisé de grimper sans permis en haut du Teide, avant 9h00 et après 17h00. Ce qui laisse plusieurs options.


Pour cette option, la règle est d’être au sommet avant 9h00. Il ne faut donc pas hésiter à planifier un départ vers 2h00 du matin.

Le principal avantage, c’est qu’on peut choisir la date de l’ascension un jour où les prévisions météo sont bonnes. Alors qu’avec le permis réservé plusieurs mois à l’avance, on n’a aucune certitude de ce côté-là.

Pour cette ascension de nuit, le départ se fait au parking de la Montaña Blanca (2350 mètres d’altitude).

Il ne faut pas négliger le mal des montagnes, qui peut rendre l’ascension pénible et la faire durer beaucoup plus longtemps que prévu. D’où l’importance de prévoir une petite marge afin d’être sûrs d’arriver là-haut avant 9h00…


L’itinéraire est exactement le même que pour l’ascension de nuit, mais on monte sur deux jours au lieu d’un, en passant la nuit au refuge. On fait donc la première étape, qui va du parking de la Montaña Blanca (2350 mètres d’altitude) au refuge (3260 mètres d’altitude) le premier jour sachant que pour cette étape, le permis n’est pas nécessaire. Puis on fait l’ascension finale tôt le lendemain matin (n’oublions pas que sans permis, il faut être au sommet avant 9h00), après la nuit passée au refuge.

Du coup, pour ceux qui sont sensibles au mal des montagnes, cette option peut être une solution intéressante : elle permet en effet de s’acclimater une nuit entière à 3260 mètres, au lieu d’enchaîner non stop jusqu’au sommet (3718 m).

Attention : le refuge est toujours complet, il faut donc le réserver des semaines à l’avance, et parfois bien plus… Ce qui pose finalement le même problème que pour l’obtention du permis d’ascension, avec d’une part l’obligation de s’organiser longtemps avant le voyage, et d’autre part celle de choisir une date fixe…


En choisissant cette option, vous n’avez aucune formalité à accomplir pour obtenir le permis, c’est le tour-opérateur qui s’en charge lui-même ! Ainsi, le principal avantage est la très forte diminution du délai pour obtenir le permis : il passe de plusieurs mois si vous faites les formalités vous-même, à quelques jours seulement avec cette option clé-en-main ! Et en plus, vous ne vous occupez de rien…

Avec cette option, en haute saison, on peut en principe réserver seulement 8 à 10 jours à l’avance (faites-le quand même un peu plus tôt si vous pouvez, histoire d’être sûrs d’avoir une place). En basse saison, il arrive même que le délai descende à 2 ou 3 jours !

Le lien : Volcano Teide.com

Pour cette formule d’ascension, la durée annoncée est d’environ 6h00, et le prix de 135 euros par personne.

A peu près tout est inclus : le permis donc, mais aussi l’aller-retour en téléphérique, le guide (en espagnol ou en anglais, mais pas en français)… Il vous reste juste à prévoir de quoi manger et boire.


Attention : avec cette option, on n’atteint pas tout à fait le sommet du Teide car on s’arrête à la Rambleta (la station du haut du téléphérique) située à 3555 mètres d’altitude. C’est-à-dire juste en-dessous du sommet du géant (3718 m).

Tarifs de l’aller-retour en téléphérique en journée, de 9h00 à 18h00 (l’horaire varie légèrement en fonction de la saison) :

  • 41 euros par adulte
  • 20,50 euros par enfant (moins de 13 ans)

L’accès n’est pas autorisé aux enfants de moins 3 ans, aux femmes enceintes ni aux personnes souffrant de maladies cardiovasculaires.

L’accès aux personnes handicapées serait à l’étude mais n’existe pas à l’heure actuelle.

Le téléphérique au niveau de la station basse, sur les flancs du volcan Teide
La station du bas du téléphérique (2556 m)

A noter qu’il ne faut que 8 minutes au téléphérique pour effectuer le trajet.

Pour réserver son billet de téléphérique en journée : Volcano Teide téléphérique de jour

Même si on n’est pas tout à fait au sommet du volcan, il faut bien avouer que le panorama est exceptionnel là aussi, surtout si l’on choisit l’option du téléphérique au coucher du soleil. Il faut alors réserver quelques jours à l’avance, et c’est l’option que nous avons choisie.

La caldeira du volcan Teide et la mer de nuages vus depuis la Rambleta, éclairés par la lumière chaude du soleil couchant
La vue sur la caldeira depuis la Rambleta (la station du haut du téléphérique, à 3555 m)

Le prix n’est pas donné (70 euros par adulte, 49.50 euros par enfant de 8 à 13 ans) mais le spectacle en vaut tellement la peine…

Il faut noter que l’accès n’est pas autorisé aux enfants de moins de 8 ans.

La caldeira du volcan Teide et la mer de nuages vus depuis la Rambleta, éclairés par la lumière chaude du soleil couchant

Attention : des vêtements longs (pantalon, veste etc.) sont obligatoires pour l’option téléphérique au coucher du soleil. Si vous avez un short ou un T-shirt, vous ne passerez pas, les agents sont intransigeants sur ce point.

Le soleil se couche sur la mer de nuages au-dessus de la caldeira du volcan Teide

Il se peut en effet qu’il fasse extrêmement froid là-haut, 0°C voire parfois moins, c’est pourquoi cette règle de sécurité est incontournable : ceux qui ne la respectent pas sont refoulés et non remboursés, y compris lorsque la température là-haut est de 10 ou 15°C.

Le soleil vien de se coucher sur la mer de nuages au-dessus de la caldeira du volcan Teide. Au premier, plan le cratère béant d'un volcan
Un cratère, en contrebas

Le seul inconvénient de cette formule, c’est qu’elle est très encadrée. Il y a 90 personnes réparties en trois groupes d’une trentaine de personnes chacun, avec un guide par groupe.

On va au rythme du guide et, pour des raisons écologiques, on n’est pas autorisé à sortir du chemin, l’écosystème tout autour étant fragile. Mais heureusement, le spectacle vaut le coup quand même.

Andres sur le sentier de la Rambleta devant les couleurs du ciel juste après le coucher du soleil
Andres, guide officiel

Pour réserver son billet de téléphérique au coucher du soleil : Volcano Teide coucher du soleil

Durée : 2 heures environ.


Il existe de nombreuses façons de découvrir les beautés du parc national du Teide, puisqu’il comporte pas moins de 41 itinéraires balisés de randonnées !

Un excellent site décrit dans le détail un grand nombre de ces randonnées : webtenerife.

Distance, dénivelé, altitude, niveau de difficulté, descriptif de l’itinéraire, vidéos, tout y est ! N’hésitez pas à vous y référer pour choisir et planifier vos randos…

Le volcan Teide, l'intérieur de la caldeira, la mer de cendres, la forêt de pins et quelques roches volcaniques, vus depuis le volcan Trevejo
Au fond, le Teide

Parmi tous ces sentiers de randonnées, celui qui mène au Chinyero. Ce volcan qui culmine à 1552 mètres d’altitude est notamment connu pour avoir été le dernier en éruption sur toute l’île de Tenerife. C’était en 1909.

Le départ se fait dans le petit village de San Jose de Los Llanos.

Une maison coloniale colorée éclairée par le soleil levant dans le petit village de San Jose de Los Llanos
Le départ de la rando, à San Jose de Los Llanos

En partant tôt le matin, on aperçoit le soleil se lever au loin, derrière les volcans vers lesquels on se dirige.

Le soleil se lève derrière le volcan Teide, vu depuis le petit village de San Jose de Los Llanos
Lever du soleil sur les volcans, depuis San Jose de Los Llanos

Très vite, on quitte le village pour s’enfoncer dans une jolie forêt de pins, dans laquelle on va marcher un bon petit moment.

Le petit village de San Jose de Los Llanos éclairé par la lumière chaude du soleil levant, vu depuis la forêt de pins
On quitte le village pour la forêt

Le dénivelé montant est modéré, ce qui rend la marche plutôt facile et agréable. Et le sentier est si bien balisé qu’il n’est pas possible de se tromper.

Randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Bonne direction : continuer
Randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Mauvaise direction : faire demi-tour

La sortie de la forêt est mémorable car elle coïncide avec l’arrivée dans la caldeira, face à un joli volcan, le Trevejo.

Son éruption de 1706 ravagea le vieux port de la ville de Garachico, située 8 kilomètres en contrebas. La lave eut beau s’arrêter aux pieds de l’église, l’édifice s’enflamma quand même à cause de l’extrême chaleur due à la proximité de la lave.

Cette éruption, qui amorça le déclin de la ville, fut celle qui eut le plus de conséquences sociales et économiques dans toute l’histoire volcanique de l’île.

Vue sur le volcan Trevejo, pendant la randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Le volcan Trevejo

En arrière-plan du Trevejo, on aperçoit au loin le Teide, majestueux.

Vue sur le volcan Teide, pendant la randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Au loin, le Teide

A partir de là, on rejoint le Chinyero en empruntant des chemins de lave sur laquelle prospèrent les pins.

Chemin de lave et de roches volcaniques, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Randonneuse au milieu des roches volcaniques dans la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero

Si vous faites cette rando et qu’au retour, comme nous, vous n’êtes pas encore rassasiés par ces paysages, alors vous pouvez faire une petite bifurcation juste après avoir fait demi-tour au Chinyero.

Une petite extension de 2 kilomètres (donc 4 km aller-retour) en direction des Sables Noirs (Arenas Negras) permet alors de continuer à en prendre plein les yeux dans ces paysages lunaires.

Panneaux directionnels dans la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero

Cela permet de prolonger le plaisir au milieu d’amas de roches volcaniques, dont la noirceur contraste avec le vert des pins omniprésents. Sur cette partie, le dénivelé est un peu plus prononcé que sur le parcours précédent mais la distance de cette extension étant relativement courte, ça passe sans trop de difficulté.

Randonneuse au milieu des roches volcaniques dans la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero

Ensuite, le retour se fait sur le même chemin que l’aller. On repasse donc devant le Trevejo. Il faut noter qu’il est interdit d’en faire l’ascension car il s’agit d’un milieu fragile qui doit être préservé, comme l’indique un gros panneau situé juste devant.

Vue sur le volcan Trevejo depuis la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Le Trevejo

Il ne reste plus qu’à traverser la forêt de pins en sens inverse jusqu’à San Jose de Los Llanos.

La petite église de San Jose de Los Llanos, point de départ de la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
La petite église de San Jose de Los Llanos

D’un point de vue pratique, il y a un petit parking municipal gratuit juste à côté de l’église, où l’on peut laisser la voiture pendant toute la rando.


San Cristobal de La Laguna (classée au patrimoine mondial de l’Unesco) et La Orotava sont généralement présentées comme les deux plus belles villes coloniales de l’île.

La Orotava est une ville que l’on pourrait presque qualifier de verticale ! Car il faut avoir des mollets solides pour arpenter son dénivelé très marqué, à flanc de colline. La ville historique est située dans la partie basse (aussi, gare à vous si votre hôtel est, lui, dans la partie haute !)

Cette place est un lieu incontournable de la ville puisqu’elle comprend plusieurs points d’intérêt.

D’un côté, on trouve l’église San Agustin. Elle abritait à une époque un ancien couvent de moines augustins.

L'église San Agustin à La Orotava
L’église San Agustin

Un peu plus loin, on a une jolie vue dégagée sur la mer ainsi que sur une partie de la ville.

La vue sur la mer depuis la place de la constitution de La Orotava

A l’opposé se trouve le Liceo de Taoro. Il s’agit d’un palais urbain du 20e siècle, entouré de jardins abondants et fleuris.

Le Liceo de Taoro, dans la ville coloniale de La Orotava
Le Liceo de Taoro

Il accueille aujourd’hui des expositions d’art ainsi que des concerts, mais on peut également y boire un verre.

Une salle d'époque du Liceo de Taoro, dans la ville coloniale de La Orotava
Le liceo de Taoro

Enfin, au centre de la place, on trouve un joli kiosque de style mauresque.

Il est un peu devenu au fil du temps l’emblème de la place.

Au rez-de-chaussée et à l’ombre des arbres, il abrite un bar-restaurant qui sert des plats canariens typiques.

Le fameux kiosque de style mauresque, dans la ville coloniale de La Orotava


Construite au 16e siècle puis détruite au 18e par des séismes, et enfin reconstruite 60 ans plus tard, elle est aujourd’hui considérée comme le plus bel exemple d’architecture baroque des Canaries.

L'église Notre-Dame de la Conception, dans la ville coloniale de La Orotava
L’église Notre-Dame-de-la-Conception

Inspiré de celui de la cathédrale de Florence, son dôme constitue sa caractéristique architecturale la plus notable.

L'église Notre-Dame de la Conception et les façades colorées des maisons coloniales, dans la ville coloniale de La Orotava


Encore appelés Jardins Victoria, c’est en guise de protestation qu’ils furent construits au 19e siècle par la marquise de la Quinta Roja. En effet, à la mort de son fils, l’évêché ordonna qu’il fut enterré dans le cimetière des non catholiques, au motif qu’il appartenait à la franc-maçonnerie.

Les Jardins du marquisat de la Quinta Roja et le Liceo de Taoro, dans la ville coloniale de La Orotava

Pour contourner cette véritable humiliation, la marquise fit construire ces jardins, au milieu desquels se trouve le mausolée destiné à son fils.

Les Jardins du marquisat de la Quinta Roja et le mausolée de la Marquise, dans la ville coloniale de La Orotava

L’évêché finit par revenir sur son interdiction et l’enterrement put avoir lieu dans le caveau familial, mais ce mausolée constitue aujourd’hui encore un symbole fort contre l’intolérance religieuse.


Il a été conçu pour être la pépinière de son voisin, le jardin d’acclimatation. C’est pourtant un superbe jardin à part entière, qui constitue un véritable poumon vert en plein cœur de la ville.

Un dragonnier de Tenerife, dans le jardin Hijuela del botanico (la fille du botaniste) de la ville coloniale de La Orotava
Un dragonnier des Canaries
Un oiseau de paradis, dans le jardin Hijuela del botanico (la fille du botaniste) de la ville coloniale de La Orotava
Un « oiseau de paradis »

Déclaré bien culturel en tant que jardin historique, il est très fourni en plantes tropicales.

Un fuschia hybride, dans le jardin Hijuela del botanico (la fille du botaniste) de la ville coloniale de La Orotava
Un fuschia hybride
Gros plan d'une feuille en contrejour, dans le jardin Hijuela del botanico (la fille du botaniste) de la ville coloniale de La Orotava
Un anthurium, dans le jardin Hijuela del botanico (la fille du botaniste) de la ville coloniale de La Orotava
Un anthurium


Qui dit ville coloniale dit ruelles colorées, et La Orotava ne fait pas exception à la règle.

Les façades colorées des maisons dans les ruelles de la ville coloniale de La Orotava
Les façades colorées des maisons dans les ruelles de la ville coloniale de La Orotava
Une maison colorée dans une ruelle pentue

La seule chose, c’est que ces maisons se méritent ! En effet, le fort dénivelé de la ville oblige à monter ou à descendre en permanence dans des rues parfois très pentues.

Les façades colorées des maisons dans les ruelles de la ville coloniale de La Orotava
La façade colorée et le balcon à encorbellement d'une maison dans les ruelles de la ville coloniale de La Orotava


Il s’agit d’un bâtiment néoclassique abritant une riche collection de peintures.

L'hôtel de la ville dans la ville coloniale de La Orotava
L’hôtel de ville


C’est une ville classée au patrimoine de l’Unesco. Les églises y sont si nombreuses qu’on la surnomme parfois « la Florence des Canaries ». Aujourd’hui, on l’appelle surtout par son diminutif : La Laguna.


L’église fut détruite par un incendie en 1964 et n’a toujours pas été reconstruite.

Le clocher du couvent San Agustin et la végétation dans la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Le clocher du couvent San Agustin

En revanche, on peut accéder à son cloître qui abrite un jardin luxuriant.

Le clocher du couvent San Agustin, son cloître et sa végétation dans la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Le cloître San Agustin

Les salles attenantes abritent des expositions d’art réalisées par des artistes ténérifiens.


C’est la toute première église qui fut construite sur l’île (1502).

L'église Notre-Dame de la Conception et la place de la Conception, dans la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Le clocher de N-D de la Conception

Sa principale attraction quand on la visite, c’est la possibilité de monter au sommet du clocher pour admirer la ville d’en-haut.

Quand vous êtes là-haut, regardez bien l’heure.

Car toutes les quinze minutes, toutes les cloches se mettent à sonner en même temps, et ça explose les tympans…

Le clocher de l'église Notre-Dame de la Conception, dans la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Le clocher de N-D de la Conception


L’édifice d’origine est une petite chapelle construite en 1511, qui fut aménagée à plusieurs reprises au fil des siècles, pour aboutir à la cathédrale actuelle. Sa façade néoclassique fut construite en 1820.

La cathédrale de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
La cathédrale

Son grand dôme peut être vu depuis de nombreux endroits de la ville.

Le dôme de la cathédrale et une façade de maison colorée, dans la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna

A l’intérieur se trouve un trésor. Mais un vrai. Car c’est ici que sont rassemblées toutes les pièces d’orfèvrerie des Canaries. Des couronnes, les deux plus grands chandeliers en argent d’Espagne, des costumes d’époque richement décorés etc.

Des couronnes et leurs bijoux, dans la cathédrale de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
La Vierge et le Christ dans la cathédrale de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Des chandeliers dans la cathédrale de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna

Enfin, l’une des pièces majeures de cette cathédrale, c’est sa fameuse chaire en marbre de Carrare, très finement sculptée.

La chaire en marbre de Carrare, à l'intérieur de la cathédrale de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
A gauche, la chaire en marbre de Carrare


Il s’agit d’un palais baroque du XVIIe siècle, dont l’architecture est typique des Canaries.

Le palais Salazar à la tombée de la nuit, dans la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Le palais Salazar

Des galeries à colonnes encadrent le jardin, et l’intérieur du palais abrite une importante collection de peintures et de sculptures.

Le palais Salazar à la tombée de la nuit, dans la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna


La plupart des rues du centre historique sont piétonnes.

Les façades colorées des maisons dans une ruelle de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Les façades colorées des maisons dans une ruelle de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna

Elles permettent de se balader tranquillement de monument en monument, et sont remplies de commerces, de bars et de restaurants.

Des chaussures multicolores dans la vitrine d'un magasin de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna
Un magasin de chaussures

Les façades colorées des maisons dans une ruelle de la ville coloniale de San Cristobal de la Laguna, avec un clocher en arrière-plan

Il ne s’agit évidemment pas de faire ici une liste exhaustive de toutes les plages de Tenerife. Voici simplement quelques exemples de plages qu’on peut trouver tout autour de l’île, souvent très natures et très sauvages…

A propos de plages natures et sauvages, la Playa de Castro en est une !

Depuis la route où se trouve un petit parking, il faut marcher une bonne vingtaine de minutes sur la Rambla de Castro, un chemin qui offre de jolis points de vue sur la mer tout le long du littoral.

L'ermitage de San Pedro, au début de la Rambla de Castro, en allant à la Playa de Castro
L’ermitage de San Pedro, au début de la Rambla de Castro

Attention : le chemin descend à l’aller, le retour est donc plus difficile et plus long, surtout par forte chaleur. Il faut donc prévoir de l’eau par temps chaud.

La Casona de Castro domine la mer, sur la Rambla de Castro
La Casona de Castro

En poursuivant, on arrive au fortin de San Bernardo (XVIIIe siècle), qui domine l’océan.

Les canons du fortin San Bernardo dominent la mer, au-dessus de la Playa de Castro
La vue depuis le fortin San Bernardo

A partir de là, on attaque la descente finale vers la plage de Castro.

Le chemin descendant vers la Playa de Castro
Le chemin descendant à l’aller…
Le chemin qui remonte de la Playa de Castro
… et montant au retour !

Dominée par les palmiers dattiers, la Playa de Castro est une petite plage composée à la fois de sable volcanique noir et de galets.

Vue aérienne sur la Playa de Castro et ses palmiers dattiers
La Playa de Castro

Elle est coincée entre deux falaises et quand on foule enfin son sable noir, on comprend pourquoi beaucoup la considèrent comme l’une des plus belles plages de l’île. Y compris quand le soleil brille par son absence, comme lors de notre venue.

La Playa de Castro, son sable volcanique noir, les vagues de l'océan, la falaise et les palmiers dattiers
Playa de Castro

La Playa de Castro, son sable volcanique noir, les vagues de l'océan et la falaise
Playa de Castro

Deux cascades dégoulinent sur cette plage sauvage depuis le haut des falaises. La première n’est pas très impressionnante, la deuxième est le lieu de rassemblement de tou/te/s les intagrameurs/euses qui viennent jusqu’ici.

La cascade de la Playa de Castro tombe de la falaise sur un rocher posé sur la plage

Le site n’a pourtant rien d’exceptionnel mais apparemment, il plaît beaucoup.

L’eau atterrit sur un gros rocher posé sur la plage, et tout le monde se fait photographier devant.

La cascade de la Playa de Castro tombe sur un rocher posé sur la plage

Il faut préciser que la mer est parfois agitée ici, ce qui dissuade parfois les baigneurs de piquer une tête, mais cela ajoute à la magie de cette plage sauvage.

La Playa de Castro, son sable volcanique noir, les vagues de l'océan, la falaise et les palmiers dattiers
Playa de Castro

Les palmiers dattiers sous un ciel nuageux spectaculaire dominent la Playa de Castro


Nous sommes allés à cette plage par erreur, en cherchant à rejoindre la magnifique Playa de Benijo, l’une des plus belles de Tenerife paraît-il. Pensant à tort y être arrivés, nous n’avons hélas pas poussé plus loin que la Playa del Roque de Las Bodegas. Ce n’est que plus tard que nous avons réalisé notre erreur.

Vue sur la mer depuis les montagnes qui dominent la Playa de Benijo
Dans l’eau, les rochers de la Playa de Benijo

Bref, pour arriver à l’une puis à l’autre, il faut prendre une route qui descend de la montagne en offrant de jolis points de vue sur la mer. Comme un peu partout sur cette île, finalement.

Vue sur la mer et le village de Taganana, depuis la montagne
Le village de Taganana

La playa del Roque de las Bodegas est située à proximité du village de Taganana. Elle est vaste et bien qu’elle soit située en contrebas d’une route (pas trop passante), le massif d’Anaga qui la surplombe lui donne un certain charme.

La Playa del Roque de Las Bodegas, la mer, les vagues, la plage de sable volcanique noir et la montagne

Mais surtout, le gros avantage de cette plage familiale, c’est qu’elle est située à proximité d’un certain nombre de restaurants où l’on propose de la cuisine locale, souvent basée sur la pêche du jour.

Un petit escalier et des bittes d'amarrage à proximité de la Playa del Roque de Las Bodegas

Si vous arrivez vous aussi à cette plage, sachez que la fameuse Playa de Benijo n’est située qu’à 1,5 km de là, en longeant la côte…

Plage de rochers et mer agitée à proximité de la Playa del Roque de Las Bodegas


Avec un avion du retour pour la France planifié à 4h00 du mat’ et donc un lever à 1h00, nous avions dégoté un petit appartement pas très loin de l’aéroport pour passer notre dernière nuit (ou plutôt demi-nuit) à Tenerife. Le nom de ce village ? Costa del Silencio.

Et là, pour notre dernière journée, nous avons eu une bonne surprise à la lisière du village : la découverte de la plage de la Montagne Jaune.

La playa de la Montaña Amarilla, ses rochers, ses falaises jaunes et sa mer verte
La playa de la Montaña Amarilla

Elle est située à l’entrée est de la ville.

Il s’agit d’une jolie plage à l’aspect inhabituel, car elle est située aux pieds d’un cratère qui plonge ses falaises jaunes (en réalité plutôt marron-orangées) dans l’eau verte.

La playa de la Montaña Amarilla, ses rochers, ses falaises jaunes et sa mer verte

L’eau est si transparente que les clubs de plongée proposent de nombreux baptêmes sur ce site : les roches volcaniques forment des arches et des grottes sous-marines dans lesquelles les poissons s’abritent.


Pour une fois, nous n’avons pas plongé mais voici quand même quelques-uns des clubs de plongée les mieux notés du coin :

Wet Monster : il est situé Playa Amarilla.

Dive Lovers Tenerife : situé à 1 km de la Plage Jaune.

LJ Diving Tenerife : non loin de la Playa Amarilla, et focalisé sur les plongées éco-responsables.

Mosaïque de poisson du club de plongée sur la Playa de la Montaña Amarilla


La plage est constituée de roches mais elle comporte un espace aménagé doté d’un petit escalier pour se mettre facilement à l’eau.

N’oubliez pas palmes, masque et tuba, mais aussi chaussures de rochers.

La playa de la Montaña Amarilla, ses rochers, ses falaises jaunes et sa mer verte


Elle est située elle aussi à Costa del Silencio, mais cette fois-ci à la sortie ouest de la ville.

Pour y accéder, on passe d’abord devant une autre plage posée au bord de la route : la playa Las Galletas.

La Playa las Galletas à la sortie de Costa del Silencio
Playa Las Galletas

Ce sont surtout des locaux qui y font trempette.

C’est juste après cette plage qu’est située la playa los Enojados. Il faut marcher cinq minutes sur un petit sentier pour l’atteindre.

La Playa los Enojados et son sable volcanique noir
Playa los Enojados

On arrive alors sur une jolie petite plage de sable volcanique noir.

La Playa los Enojados, son sable volcanique noir, la mer et des bateaux
Playa los Enojados

La plage n’est pas grande mais elle est très agréable. Elle est généralement appréciée pour sa beauté naturelle.

La Playa los Enojados et son sable volcanique noir
Playa los Enojados

De petits sentiers permettent de longer la côte au milieu d’une végétation où les cactus prolifèrent.

Des cactus au-dessus de la Playa los Enojados

C’est dans ce cadre typique de l’île qu’on découvre d’autre petites plages et criques, de plus en plus désertes au fur et à mesure que l’on marche.

Une plage juste après la Playa los Enojados

Il n’y a aucun service sur cette plage. Cela contribue à son charme car du coup, elle n’est pas très fréquentée. Si vous souhaitez y passer la journée, il faut donc prévoir de quoi manger et boire.

La Playa los Enojados et un panneau appelant à la garder propre
« Gardons notre plage propre »

Enfin, l’eau y est généralement calme.

Situé à l’extrême nord-est de l’île, il est classé Réserve de biosphère par l’Unesco, et ses paysages atypiques valent vraiment le détour.

Vue sur des maisons, les montagnes et la mer depuis le mirador Jardina
Depuis le mirador Jardina

Avec ses miradors qui offrent des points de vue magnifiques, ses forêts remplies d’arbres aux formes tourmentées, ou encore ses petits villages pleins de charme, on peut aussi bien le traverser en voiture que prendre le temps de le parcourir en randonnée.

Le petit village de Lomo de las Bodegas, devant la mer et les montagnes
Le petit village de Lomo de las Bodegas

L’itinéraire décrit ci-dessous relie la jolie ville coloniale de San Cristobal de La Laguna (160.000 habitants) au petit village de Chamorga, isolé dans les montagnes (35 habitants dans une poignée de maisons).

La route qui traverse le parc rural d'Anaga, cernée par la végétation
La route qui traverse le Parc Rural d’Anaga


Sur la première partie de la route entre La Laguna et Chamorga se succèdent des belvédères d’où la vue est chaque fois sublime. Les photos ne restituent pas complètement la grandeur des paysages, mais voici quand même à quoi ils ressemblent.

Vue depuis le belvédère de la Jardina sur le volcan Teide, la ville de San Cristobal de la Laguna, et des cratères de volcans éteints, dans le parc rural d'Anaga
Le Teide vu depuis le belvédère de Jardina

Des villages, des forêts, des cratères de volcans et en toile de fond, l’océan : les paysages qu’on observe depuis ces belvédères sont aussi jolis que variés.

La vue sur l'océan et sur un petit village coloré depuis le belvédère de Jardina dans le parc rural d'Anaga
La vue sur l’océan depuis le belvédère de Jardina

Voici quelques liens sur les principaux miradors du Parc Rural d’Anaga : Jardina, Pico del Ingles, Cruz del Carmen. Toutefois, il suffit de suivre la route (voire les panneaux lorsqu’il y a un court détour à faire) pour enchaîner ces belvédères, d’où la vue est souvent saisissante.

La vue sur l'océan et les montagnes dans les nuages depuis un mirador dans le parc rural d'Anaga

Et quand il n’y a pas de miradors, on peut toujours s’arrêter sur le bas-côté chaque fois qu’il y a une belle vue sur la mer ou la montagne. C’est-à-dire assez souvent…

Vue sur la mer et sur un bateau au mouillage à Santa Cruz de Tenerife, dans le parc rural d'Anaga
Bateau au mouillage à Santa Cruz de Tenerife

A noter : la vue peut parfois être bouchée car, ces miradors étant situés en altitude, ils sont régulièrement traversés par les nuages.


… ou plus précisément, el Camino Viejo al Pico del Ingles.

Il suffit de cinq ou dix minutes pour jeter un œil à ce lieu insolite, même si on peut y rester évidemment plus longtemps. Mais bien qu’on puisse en faire le tour assez vite, c’est vrai qu’il vaut le coup d’œil.

El Camino Viejo al Pico del Ingles dans le parc rural d'Anaga
El Camino Viejo al Pico del Ingles

Une entaille a été creusée dans la roche et le sol de la forêt pour y faire passer un petit bout de route, le but étant qu’il soit situé au même niveau que la route principale située à proximité. Ce qui permet de relier les deux tronçons.

La forêt moussue et humide à côté d'el Camino Viejo al Pico del Ingles dans le parc rural d'Anaga

La forêt située de part et d’autre de cette route est extrêmement humide, et ses arbres aux branches moussues et aux formes biscornues semblent sortis tout droit de chez Walt Disney.

L’atmosphère y est envoûtante et le paysage unique.

La brume qui investit souvent les lieux ajoute au côté mystérieux de ce site inhabituel.

Du coup, il est l’un des plus photographiés de tout le Parc Rural d’Anaga.

Bon à savoir : on ne peut pas se promener sur ce chemin pendant des heures car il ne mesure que 100 à 200 mètres de long !

De plus, il y a toujours un peu de monde qui le fréquente, surtout l’été. L’idéal pour s’y retrouver plus ou moins seul, c’est d’y aller relativement tôt le matin.

El Camino Viejo al Pico del Ingles dans le parc rural d'Anaga


Chamorga est un village minuscule perdu dans les montagnes, avec des airs de bout-du-monde.

Le minuscule village de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga
Chamorga, 35 âmes

Ce petit village isolé est le point de départ de différents parcours de randonnées à travers la montagne, sa faune et sa flore. Certains itinéraires vont même jusqu’à la mer.

Cactus en fleurs à côté du minuscule village de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga
Petite rando autour de Chamorga
Panneaux directionnels de randonnées dans le minuscule village de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga
Chamorga, paradis des randonneurs

Ces agréables chemins offrent régulièrement de jolis points de vues sur la mer, ou sur les quelques villages qui se sont perdus par ici.

Le petit village de La Cumbrilla, à côté du minuscule hameau de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga
Le petit village coloré de La Cumbrilla

Vue sur les rochers et la mer à côté du minuscule village de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga

Ces petits sentiers à flanc de montagne traversent une jolie végétation posée sur la rocaille et comportant notamment beaucoup de cactus.

Le chemin de randonnée qui mène au minuscule village de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga
Au fond, Chamorga
Cactus en fleurs à côté du minuscule village de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga
Cactus à côté du minuscule village de Chamorga, dans le parc rural d'Anaga


Tenerife est une petite île où les paysages sont si variés, la nature si généreuse et les activités si nombreuses, qu’une semaine s’avère largement insuffisante pour la découvrir comme elle le mérite.

Vue sur les montagnes dans la brume et sur la mer, dans le parc rural d'Anaga
Le Parc Rural d’Anaga

Pour notre part, en six jours seulement, il fallait faire des choix, c’est pourquoi nous avons zappé notamment toutes les activités liées à la mer qui sont possibles à Tenerife : faire du kayak avec les tortues, observer les baleines, plonger dans des eaux tropicales poissonneuses etc.

Vue sur la mer, sur la végétation et sur des petites piscines naturelles à l'entrée de la ville de Garachico
A l’entrée de Garachico

Ce sera donc pour une prochaine fois car c’est sûr, nous reviendrons sur cette île qui nous a tant plu…

Vue sur les volcans et sur la mer de nuages depuis le sommet du volcan Teide, au coucher du soleil
Depuis le sommet du Teide

Vue aérienne sur l'île de Tenerife, sur l'océan et sur les nuages, depuis l'avion
Adios Tenerife…




Tenerife : ascension du volcan Teide et randonnée dans la caldeira

Culminant à 3718 mètres d’altitude, le volcan Teide (qui se prononce Té-i-dé) est non seulement le plus haut sommet des îles Canaries, mais aussi celui de l’Espagne et de tout l’Océan Atlantique. Pourtant, il est loin de figurer parmi les plus hauts volcans du monde. Du moins si l’on mesure leur hauteur par rapport au niveau de la mer.

Car si l’on prend en compte leur hauteur totale, c’est-à-dire depuis leur base située au fond des océans, le Teide devient alors… le troisième volcan le plus haut du monde ! Seuls deux volcans hawaïens le précèdent.

Vue aérienne sur l'île de Tenerife, dominée par le volcan Teide
Le volcan Teide domine l’île de Tenerife

Depuis le plancher océanique, la hauteur réelle du Teide dépasse ainsi les 7000 mètres, ce qui en fait une montagne située à mi-chemin entre le Mont Blanc et l’Everest !

On peut faire l’ascension de cette impressionnante montagne volcanique à pied mais aussi en téléphérique. Depuis le sommet, on peut assister à des levers et couchers du soleil majestueux.

Coucher de soleil depuis le volcan Teide, au-dessus de la mer de nuages
Le coucher du soleil depuis le Teide

Mais il y a également de nombreuses randonnées à faire dans les paysages lunaires de la caldeira : soit au milieu des nombreux volcans qu’elle contient, soit à travers une végétation étonnante, ou encore sur des chemins qui descendent tranquillement jusqu’à l’océan…

Bref, c’est tout le parc national du Teide qui est une pure merveille : inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est d’ailleurs le parc le plus visité d’Europe.



Une route unique traverse entièrement le parc national du Teide et mène jusqu’au volcan.

La route TF-21 est l'unique route qui traverse entièrement le parc national du Teide et sa caldeira
L’unique route qui traverse le parc

Mais elle permet aussi d’observer des panoramas exceptionnels tout au long du chemin. Notamment, il y a des cratères partout, souvent drappés de nuages.

Volcans, nuages et forêts dans le parc national du Teide

Si vous y allez entre fin mai et début juillet, vous aurez la chance de pouvoir observer l’une des stars des lieux, la vipérine de Tenerife, en pleine floraison.

Une vipérine de Tenerife fanée, cette plante herbacée endémique de l'île de Tenerife
Une vipérine de Tenerife fanée (en septembre)

C’est à cette époque de l’année que cette magnifique plante herbacée, endémique de l’île et qui peut atteindre les deux à trois mètres de haut, se pare de centaines de petites fleurs couleur rouge corail.

En poursuivant la route vers le Teide, il y a le passage obligé aux Roques de Garcia. Il s’agit de formations rocheuses aux formes tourmentées, derrière lesquelles on aperçoit le volcan, au loin.

Aux Roques de Garcia, le Roque Cinchado et en arrière-plan, le Teide
Les Roques de Garcia et en arrière-plan, le Teide

Le plus connu de ces rochers, le Roque Cinchado, semble tenir miraculeusement en équilibre au milieu d’un décor de western.

Aux Roques de Garcia, le Roque Cinchado dans un décor de western
Le Roque Cinchado

Un peu plus loin, c’est la dernière ligne droite vers le maître des lieux : le Teide.

La partie finale de la route TF-21, qui mène au volcan Teide

Le volcan Teide étant un site naturel d’exception, il est victime de son succès. Aussi, pour le préserver du tourisme de masse, les autorités ont instauré l’obligation d’obtenir un permis pour en faire l’ascension.

Le but est forcément noble mais l’inconvénient, c’est que ce permis est assez long obtenir : il faut compter deux à trois mois minimum, et parfois un ou deux mois de plus, notamment en haute saison.

C’est ce qui dissuade bon nombre de touristes de tenter l’expérience car, ne connaissant pas l’existence de ce permis obligatoire, ils en font souvent la demande trop tard par rapport aux dates de leur voyage, alors qu’ils ont déjà réservé l’avion.

Si c’est votre cas, il vous reste quand même trois options pour vous rendre au sommet du géant : faire l’ascension soit de nuit (pour laquelle l’autorisation n’est pas nécessaire), soit en téléphérique, soit avec un tour-opérateur et ses guides officiels.

Le soleil se couche sur la mer de nuages au-dessus de la caldeira du volcan Teide
Coucher de soleil depuis le sommet du Teide


Tout d’abord, il faut savoir que ce permis est gratuit, mais que seuls 200 permis sont délivrés chaque jour (guides officiels compris).

Attention : il est nominatif, ce qui signifie que vous êtes la seule personne à pouvoir en bénéficier. Les contrôles existent réellement (notamment à l’entrée du sentier Telesforo Bravo, c’est-à-dire entre l’arrivée du téléphérique et le sommet du Teide), et il vous faudra présenter à la fois votre permis d’ascension et votre pièce d’identité).

Enfin, il faut savoir que ce permis ne concerne pas toute l’ascension du Teide, mais seulement sa partie finale, qui commence à la Rambleta, c’est-à-dire la partie supérieure du téléphérique, située à 3555 mètres d’altitude, et va jusqu’au sommet. En-dessous, pas besoin de permis.

Voilà pour les généralités.

En résumé, pour obtenir son permis, la règle est simple : il faut préparer son voyage longtemps à l’avance.

La caldeira vue depuis la station basse du téléphérique, sur les flancs du volcan Teide
La caldeira vue depuis le Teide


Le permis est obligatoire pour grimper au sommet en journée, de 9h00 à 17h00. Avant 9h00 et après 17h00, plus besoin de permis.

La date ainsi que le créneau horaire sont choisis au moment ou l’on fait la demande de permis. Ce qui signifie qu’il y a zéro flexibilité, et qu’il faut espérer qu’il fera beau ce jour-là : c’est le principal inconvénient.

La demande de permis doit être effectuée via le site officiel de réservation des parcs nationaux espagnols : reservasparquesnacionales.es (soyez patients, la connexion est parfois incroyablement longue).

L'ombre gigantesque du volcan Teide sur la caldeira et sur la mer de nuages, pendant le coucher du soleil
L’ombre du Teide sur la caldeira


Malgré toutes ces contraintes, il est quand même autorisé de grimper sans permis en haut du Teide, avant 9h00 et après 17h00. Ce qui laisse plusieurs options.


Pour cette option, la règle est d’être au sommet avant 9h00. Il ne faut donc pas hésiter à planifier un départ vers 2h00 du matin.

Le principal avantage, c’est qu’on peut choisir la date de l’ascension un jour où les prévisions météo sont bonnes. Alors qu’avec le permis réservé plusieurs mois à l’avance, on n’a aucune certitude de ce côté-là.

Pour cette ascension de nuit, le départ se fait au parking de la Montaña Blanca (2350 mètres d’altitude).

Il ne faut pas négliger le mal des montagnes, qui peut rendre l’ascension pénible et la faire durer beaucoup plus longtemps que prévu. D’où l’importance de prévoir une petite marge afin d’être sûrs d’arriver là-haut avant 9h00…


L’itinéraire est exactement le même que pour l’ascension de nuit, mais on monte sur deux jours au lieu d’un, en passant la nuit au refuge. On fait donc la première étape, qui va du parking de la Montaña Blanca (2350 mètres d’altitude) au refuge (3260 mètres d’altitude) le premier jour sachant que pour cette étape, le permis n’est pas nécessaire. Puis on fait l’ascension finale tôt le lendemain matin (n’oublions pas que sans permis, il faut être au sommet avant 9h00), après la nuit passée au refuge.

Du coup, pour ceux qui sont sensibles au mal des montagnes, cette option peut être une solution intéressante : elle permet en effet de s’acclimater une nuit entière à 3260 mètres, au lieu d’enchaîner non stop jusqu’au sommet (3718 m).

Attention : le refuge est toujours complet, il faut donc le réserver des semaines à l’avance, et parfois bien plus… Ce qui pose finalement le même problème que pour l’obtention du permis d’ascension, avec d’une part l’obligation de s’organiser longtemps avant le voyage, et d’autre part celle de choisir une date fixe…


En choisissant cette option, vous n’avez aucune formalité à accomplir pour obtenir le permis, c’est le tour-opérateur qui s’en charge lui-même ! Ainsi, le principal avantage est la très forte diminution du délai pour obtenir le permis : il passe de plusieurs mois si vous faites les formalités vous-même, à quelques jours seulement avec cette option clé-en-main ! Et en plus, vous ne vous occupez de rien…

Avec cette option, en haute saison, on peut en principe réserver seulement 8 à 10 jours à l’avance (faites-le quand même un peu plus tôt si vous pouvez, histoire d’être sûrs d’avoir une place). En basse saison, il arrive même que le délai descende à 2 ou 3 jours !

Le lien : Volcano Teide.com

Pour cette formule d’ascension, la durée annoncée est d’environ 6h00, et le prix de 135 euros par personne.

A peu près tout est inclus : le permis donc, mais aussi l’aller-retour en téléphérique, le guide (en espagnol ou en anglais, mais pas en français)… Il vous reste juste à prévoir de quoi manger et boire.


Attention : avec cette option, on n’atteint pas tout à fait le sommet du Teide car on s’arrête à la Rambleta (la station du haut du téléphérique) située à 3555 mètres d’altitude. C’est-à-dire juste en-dessous du sommet du géant (3718 m).

Tarifs de l’aller-retour en téléphérique en journée, de 9h00 à 18h00 (l’horaire varie légèrement en fonction de la saison) :

  • 41 euros par adulte
  • 20,50 euros par enfant (moins de 13 ans)

L’accès n’est pas autorisé aux enfants de moins 3 ans, aux femmes enceintes ni aux personnes souffrant de maladies cardiovasculaires.

L’accès aux personnes handicapées serait à l’étude mais n’existe pas à l’heure actuelle.

Le téléphérique au niveau de la station basse, sur les flancs du volcan Teide
La station du bas du téléphérique (2556 m)

A noter qu’il ne faut que 8 minutes au téléphérique pour effectuer le trajet.

Pour réserver son billet de téléphérique en journée : Volcano Teide téléphérique de jour

Même si on n’est pas tout à fait au sommet du volcan, il faut bien avouer que le panorama est exceptionnel là aussi, surtout si l’on choisit l’option du téléphérique au coucher du soleil. Il faut alors réserver quelques jours à l’avance, et c’est l’option que nous avons choisie.

La caldeira du volcan Teide et la mer de nuages vus depuis la Rambleta, éclairés par la lumière chaude du soleil couchant
La vue sur la caldeira depuis la Rambleta (la station du haut du téléphérique, à 3555 m)

Le prix n’est pas donné (70 euros par adulte, 49.50 euros par enfant de 8 à 13 ans) mais le spectacle en vaut tellement la peine…

Il faut noter que l’accès n’est pas autorisé aux enfants de moins de 8 ans.

La caldeira du volcan Teide et la mer de nuages vus depuis la Rambleta, éclairés par la lumière chaude du soleil couchant

Attention : des vêtements longs (pantalon, veste etc.) sont obligatoires pour l’option téléphérique au coucher du soleil. Si vous avez un short ou un T-shirt, vous ne passerez pas, les agents sont intransigeants sur ce point.

Le soleil se couche sur la mer de nuages au-dessus de la caldeira du volcan Teide

Il se peut en effet qu’il fasse extrêmement froid là-haut, 0°C voire parfois moins, c’est pourquoi cette règle de sécurité est incontournable : ceux qui ne la respectent pas sont refoulés et non remboursés, y compris lorsque la température là-haut est de 10 ou 15°C.

Le soleil vien de se coucher sur la mer de nuages au-dessus de la caldeira du volcan Teide. Au premier, plan le cratère béant d'un volcan
Le cratère d’un volcan, en contrebas

Le seul inconvénient de cette formule, c’est qu’elle est très encadrée. Il y a 90 personnes réparties en trois groupes d’une trentaine de personnes chacun, avec un guide par groupe.

On va au rythme du guide et, pour des raisons écologiques, on n’est pas autorisé à sortir du chemin, l’écosystème tout autour étant fragile. Mais heureusement, le spectacle vaut le coup quand même.

Andres sur le sentier de la Rambleta devant les couleurs du ciel juste après le coucher du soleil
Andres, guide officiel

Pour réserver son billet de téléphérique au coucher du soleil : Volcano Teide coucher du soleil

Durée : 2 heures environ.

Il existe de nombreuses façons de découvrir les beautés du parc national du Teide, puisqu’il comporte pas moins de 41 itinéraires balisés de randonnées !

Un excellent site décrit dans le détail un grand nombre de ces randonnées : webtenerife.

Distance, dénivelé, altitude, niveau de difficulté, descriptif de l’itinéraire, vidéos, tout y est ! N’hésitez pas à vous y référer pour choisir et planifier vos randos…

Le volcan Teide, l'intérieur de la caldeira, la mer de cendres, la forêt de pins et quelques roches volcaniques, vus depuis le volcan Trevejo
Au fond, le Teide

Parmi tous ces sentiers de randonnées, celui qui mène au Chinyero. Ce volcan qui culmine à 1552 mètres d’altitude est notamment connu pour avoir été le dernier en éruption sur toute l’île de Tenerife. C’était en 1909.

Le départ se fait dans le petit village de San Jose de Los Llanos.

Une maison coloniale colorée éclairée par le soleil levant dans le petit village de San Jose de Los Llanos
Le départ de la rando, à San Jose de Los Llanos

En partant tôt le matin, on aperçoit le soleil se lever au loin, derrière les volcans vers lesquels on se dirige.

Le soleil se lève derrière le volcan Teide, vu depuis le petit village de San Jose de Los Llanos
Lever du soleil sur les volcans, depuis San Jose de Los Llanos

Très vite, on quitte le village pour s’enfoncer dans une jolie forêt de pins, dans laquelle on va marcher un bon petit moment.

Le petit village de San Jose de Los Llanos éclairé par la lumière chaude du soleil levant, vu depuis la forêt de pins
On quitte le village pour la forêt

Le dénivelé montant est modéré, ce qui rend la marche plutôt facile et agréable. Et le sentier est si bien balisé qu’il n’est pas possible de se tromper.

Randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Bonne direction : continuer
Randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Mauvaise direction : faire demi-tour

La sortie de la forêt est mémorable car elle coïncide avec l’arrivée dans la caldeira, face à un joli volcan, le Trevejo.

Son éruption de 1706 ravagea le vieux port de la ville de Garachico, située 8 kilomètres en contrebas. La lave eut beau s’arrêter aux pieds de l’église, l’édifice s’enflamma quand même à cause de l’extrême chaleur due à la proximité de la lave.

Cette éruption, qui amorça le déclin de la ville, fut celle qui eut le plus de conséquences sociales et économiques dans toute l’histoire volcanique de l’île.

Vue sur le volcan Trevejo, pendant la randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Le volcan Trevejo

En arrière-plan du Trevejo, on aperçoit au loin le Teide, majestueux.

Vue sur le volcan Teide, pendant la randonnée dans la forêt de pins entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Au loin, le Teide

A partir de là, on rejoint le Chinyero en empruntant des chemins de lave sur laquelle prospèrent les pins.

Chemin de lave et de roches volcaniques, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Randonneuse au milieu des roches volcaniques dans la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero

Si vous faites cette rando et qu’au retour, comme nous, vous n’êtes pas encore rassasiés par ces paysages, alors vous pouvez faire une petite bifurcation juste après avoir fait demi-tour au Chinyero.

Une petite extension de 2 kilomètres (donc 4 km aller-retour) en direction des Sables Noirs (Arenas Negras) permet alors de continuer à en prendre plein les yeux dans ces paysages lunaires.

Panneaux directionnels dans la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero

Cela permet de prolonger le plaisir au milieu d’amas de roches volcaniques, dont la noirceur contraste avec le vert des pins omniprésents. Sur cette partie, le dénivelé est un peu plus prononcé que sur le parcours précédent mais la distance de cette extension étant relativement courte, ça passe sans trop de difficulté.

Chemin de randonnée au milieu des roches volcaniques dans la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Randonneuse au milieu des roches volcaniques dans la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero

Ensuite, le retour se fait sur le même chemin que l’aller. On repasse donc devant le Trevejo. Il faut noter qu’il est interdit d’en faire l’ascension car il s’agit d’un milieu fragile qui doit être préservé, comme l’indique un gros panneau situé juste devant.

Vue sur le volcan Trevejo depuis la forêt de pins, pendant la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
Le Trevejo

Il ne reste plus qu’à traverser la forêt de pins en sens inverse jusqu’à San Jose de Los Llanos.

La petite église de San Jose de Los Llanos, point de départ de la randonnée entre San Jose de Los Llanos et le volcan Chinyero
La petite église de San Jose de Los Llanos

D’un point de vue pratique, il y a un petit parking municipal gratuit juste à côté de l’église, où l’on peut laisser la voiture pendant toute la rando.