TANZANIE : AU CŒUR DE LA SAVANE

Parc du Serengeti Tanzanie savane herbeuse gazelle

Tout au long de notre périple en Tanzanie, nous avons arpenté les fabuleux parcs animaliers du nord. Nous avons également été à la rencontre des habitants, notamment d’un peuple mythique : les Masaï.


  1. Les parcs animaliers
  2. Les Masaï
  3. La campagne et ses habitants
  4. Infos pratiques


Afin de préserver sa flore et surtout sa faune exceptionnelles, la Tanzanie a protégé pas moins du tiers de son territoire.

On traverse ces grands espaces naturels en 4×4, dont le chauffeur a reçu une triple formation très poussée : il est chauffeur-mécanicien, guide touristique incollable sur la faune locale, et trilingue. Le nôtre, Babou, nous passionnera du début à la fin du safari avec ses histoires africaines.

Les quatorze parcs nationaux du pays constituent de véritables sanctuaires pour les animaux sauvages de Tanzanie. Nous en avons arpenté quatre : celui du lac Manyara, le fameux Serengeti, le cratère du Ngorongoro et le Tarangire.


Il est relativement petit et ce n’est sans doute pas le plus impressionnant. Mais pour qui vient d’une grande ville occidentale comme nous, le choc est immédiat quand même, car on y croise déjà toutes sortes d’animaux : singes, éléphants, gnous à barbiche etc.

Singe Vervet

Sans compter la principale attraction de ce parc : le lac Manyara et l’importante colonie de flamands roses qui y vivent, du moins à certaines périodes de l’année.


C’est l’un des parcs animaliers les plus réputés de toute l’Afrique et quand on le visite, on comprend vite pourquoi.

Aloe Vera dominant l’entrée du Serengeti

Moins de cinq minutes après avoir passé l’entrée du parc, nous apercevons déjà notre première lionne qui se tapit sur le bord de la piste, à quelques mètres de notre 4×4.

Elle est camouflée dans les herbes hautes de la même couleur que sa robe, les yeux rivés sur le troupeau d’impalas qui broutent un peu plus loin.

Lionne à l’affût

Elle s’apprête à lancer son attaque contre eux, et nous commençons déjà à nous demander comment nous pouvons préparer nos fistons à la boucherie qui s’annonce.

Mais les 4×4 arrivant les uns après les autres, le troupeau d’impalas s’éloigne tranquillement.

Un mal pour un bien apparemment pour notre lionne, puisqu’elle décide finalement de s’affaler au beau milieu de l’étroite piste, ce qui oblige notre chauffeur à faire un écart pour ne pas lui rouler dessus.

Jeune lionne maculée du sang de son dernier repas

C’est au-delà de nos espérances : nous avons tout juste passé l’entrée de ce parc mythique que, non seulement nous n’avons attendu qu’une poignée de minutes avant de pouvoir observer une lionne à l’affût mais en plus, nous passons à une cinquantaine de centimètres d’elle seulement, juste séparés par la vitre du 4×4.

Du coup, ironie du sort, avec mon téléobjectif de 300 mm qui m’a coûté un bras, il m’est impossible de la photographier tellement elle est près !

Heureusement, les autres occasions de tirer le portrait à ce grand félin seront fréquentes dans le Serengeti, car nous en croiserons plusieurs fois par jour.


Dès le début du safari, Babou nous avait expliqué qu’il existait trois types de savanes : herbeuse, arbustive et arborée.

Maman babouin promène son petit

La particularité de celle du Serengeti, c’est qu’elle fait partie de la première catégorie : des plaines entières sont ainsi recouvertes d’herbes plus ou moins hautes et couleur paille vu la saison (nous sommes en juillet).

Jeunes guépards

L’avantage, c’est qu’on peut voir les animaux de très loin, notamment toutes sortes d’antilopes, dont les bonds gracieux ne cessent de nous impressionner.

Un chacal dévore une carcasse d’oiseau

On trouve quand même des zones arborées dans le Serengeti, et les animaux qui vont avec.

La famille éléphants

Tanzanie (25)

D’une manière générale, ce qui frappe dans ce parc si réputé, c’est la densité incroyable d’animaux qu’on y rencontre.

Antilope
Une hyène tapie dans les herbes nous observe

Observation des babouins

Il y en a de toutes les sortes, de toutes les dimensions, le spectacle ne s’arrête jamais…

Maman babouin et son bébé


Le Ngorongoro est un immense volcan endormi dont la caldeira mesure une vingtaine de kilomètres de diamètre. Au fond, c’est une véritable oasis de vie : toute la faune africaine semble s’être donné rendez-vous dans ce superbe écrin végétal. Les parois de la caldeira sont hautes de cinq cents mètres et forment une barrière naturelle empêchant les animaux d’en sortir.

La densité d’animaux nous avait déjà paru importante dans le Serengeti, car nous ne passions jamais plus de cinq minutes sans en apercevoir. Mais au fond du Ngorongoro, c’est vraiment impressionnant : on a des animaux en ligne de mire en permanence.

Une grue à tête couronnée


Les scènes de la vie quotidienne se succèdent : nous apercevons d’abord un chacal, les pattes dans l’eau, qui tente en vain d’intégrer des flamands roses à son menu du jour.

Un chacal vient de mettre en fuite un groupe de flamands roses

Puis un premier moment fort : la mise bas d’une gazelle. Le faon, c’est son nom à lui aussi, doit absolument réussir à se lever dès les premières minutes de sa vie pour aller téter sa mère. En effet, c’est ce premier lait qui lui donnera la force indispensable de marcher afin d’aller se mettre à l’abri des prédateurs.

Hélas, l’équilibre de notre petit faon s’avère très précaire et il ne cesse de s’affaler, pas vraiment aidé par sa mère qui le fait vaciller à plusieurs reprises.

La scène ressemble à s’y méprendre à celle où un autre faon, Bambi, certes plus connu mais pas plus doué, prend gamelle sur gamelle en tentant de marcher sur la glace.

Mais qu’importe, la petite gazelle finit enfin par réussir à téter sa mère et gagner ainsi la première bataille de sa vie. Mais pas la dernière…

Première tétée du nouveau-né

Au fil des virages qu’avale notre 4×4, nous avons l’impression de tourner à une vitesse effrénée les pages de cette encyclopédie à ciel ouvert : lions, antilopes, gnous, flamands, zèbres, tous les animaux de la savane défilent sous nos yeux écarquillés. Un moment magique.

Aigle pêcheur

 


Pourtant, le moment le plus impressionnant est encore à venir : après avoir repéré l’odeur fétide d’une charogne, Babou roule quelques minutes au ralenti, guidé par son nez. Et il nous dégote rapidement deux couples de lions en train de se reposer autour des restes d’un zèbre, dont seule subsiste une patte arrière qui gît dans les herbes.

L’une des deux lionnes se lève alors et à sa façon de se frotter contre son compagnon, lequel dormait paisiblement jusque-là, nous comprenons vite qu’elle est en chaleur. Le lion en question, bien qu’encore assoupi, ne se fait pas trop prier pour accomplir sa besogne.

Puis le couple se roule par terre et s’amuse un peu avant de se rendormir brièvement en plein soleil.

Babou nous explique alors que lorsqu’une lionne a ses chaleurs, elle a besoin d’avoir un rapport… toutes les dix minutes pendant huit à dix jours ! Puis il ajoute que si le mâle fatigue un peu, la lionne change de partenaire. En tout cas, celle que nous observons a en effet un sacré appétit car nous assisterons à plusieurs accouplements successifs.

Moralité  – Manger, dormir, s’accoupler : par ici, la vie des lions a l’air nettement moins rude que celle des zèbres ou des gazelles…


C’est notre quatrième et dernier parc. Même si l’on y croise beaucoup d’animaux, il nous paraît un cran en-dessous des deux merveilles que sont le Serengeti et le Ngorongoro. Mais ce joli parc est à voir quand même, notamment pour ses deux spécialités : les baobabs et les éléphants.


Cet arbre possède un pedigree étonnant : notamment, il peut atteindre l’âge vénérable de mille ans, voire friser les deux mille. Du coup, sa circonférence peut dépasser les douze mètres.

Tanzanie (26)


Nous aurons dans ce parc quelques petites palpitations lorsqu’un jeune éléphant prendra un air menaçant en agitant sa trompe dans notre direction, les oreilles dressées. Babou nous explique alors que lorsque quelque chose qu’il ne connaît pas l’intrigue, c’est ainsi que ce pachyderme renifle. Le but : détecter par l’odeur un éventuel danger.

Malgré ce comportement, Babou est zen car il a coupé le moteur. Nous le sommes un peu moins. D’autant moins que les éléphants se rassemblent assez vite autour du jeune renifleur et l’imitent, face à nous. Puis ils finissent par s’approcher avant de traverser la piste au trot derrière notre 4×4. Le gros mâle qui ferme la marche passe en barrissant dans notre direction, en nous défiant du regard.

Nous terminerons notre séjour tanzanien au Tarangire en observant les animaux habituels, mais toujours sans la moindre lassitude.


Ce peuple vit de part et d’autre de la frontière entre la Tanzanie et le Kenya. Semi-nomades, la tradition veut qu’ils soient à la fois éleveurs et guerriers.

Le village masaï. Au fond, l’école.

S’ils sont devenus célèbres dans le monde entier, c’est pour la tradition selon laquelle tout jeune Masaï devait tuer un lion pour pouvoir passer à l’âge adulte. Il s’agirait en fait d’un mythe et pourtant, la frontière avec la réalité reste floue. En effet, de tous temps, les Masaï ont bel et bien tué des lions car cela les couvrait de prestige. Ces temps sont révolus puisque aujourd’hui, tuer cet animal n’est plus autorisé.

Les Masaï se divisent en deux catégories : ceux qui souhaitent conserver leurs traditions, et ceux qui préfèrent se développer par le biais du tourisme. Si les premiers sont à l’écart des chemins touristiques, pas les seconds. Il n’est donc pas trop difficile de trouver l’un de leurs villages sur le bord de la piste et c’est ce que nous avons fait, entre les parcs du Serengeti et du Ngorongoro.

Dès notre arrivée, les femmes Masaï nous arrachent Marie pour l’emmener danser avec elles. Pendant ce temps, un solide guerrier guide nos deux fils, Victor et Arthur, vers le groupe des hommes. Ces derniers ont beau chanter et sauter de manière tout à fait pacifique, nos fistons ne sont qu’à moitié rassurés.


Après avoir récupéré Marie, nous faisons le tour du village en compagnie d’un jeune Masaï qui parle à peu près anglais, et qui nous explique leur mode de vie et leurs traditions.

Nous entrons discuter dans sa case, construite en branches et en boue séchée. Elle est également tapissée de bouse de vache (séchée donc non malodorante), qui fait office d’isolant thermique.

Les cases du village masaï

Étonnant mais terriblement efficace, car il fait particulièrement bon à l’intérieur alors que dehors, la chaleur est écrasante.

On nous emmène ensuite dans l’école du village ou une vingtaine d’enfants de tout âge suivent le même enseignement. Nous avons droit à un chant de bienvenue que nos petits hôtes hurlent avec beaucoup d’enthousiasme. Puis Victor et Arthur sont invités à s’asseoir parmi eux, ce qui provoque l’effondrement du banc de fortune, fait de branchages divers. Tous les enfants assis dessus s’affalent par terre à l’exception d’Arthur qui, stoïque, provoque un éclat de rire général.

L’école des petits Masaï

Lorsque vient l’heure de quitter le village, nous nous demandons si les Masaï n’ont pas suivi une formation chez Ikea. En effet, de même que le géant suédois fait suivre à ses clients un chemin précisément tracé pour leur faire visiter l’ensemble du magasin sans en rater le moindre recoin, nos Masaï ont installé sur une barrière de branches, entre l’école et notre 4×4, une multitude de bijoux qu’ils ont confectionnés à base de petites perles. On ne peut donc pas les rater.

Ils nous parent tous les quatre de ces colliers et bracelets faits main. Adeptes que nous sommes du tourisme équitable, nous nous prêtons volontiers à ce petit jeu jusqu’au moment de passer à la caisse : à partir de cinquante dollars le modeste bracelet de perles dont le prix de revient s’élève à une poignée de centimes, le prix nous paraît quand même rédhibitoire. Nous reposons donc poliment nos ornements puis discutons encore quelques instants avec nos hôtes avant de les quitter.

Ce final nous gâche un peu la visite pour laquelle nous avions déjà versé un « droit d’entrée » de cinquante dollars. Avec du recul, nous ne regrettons absolument pas d’avoir passé cette matinée en compagnie de ce peuple mythique. Alors évidemment, cela manque un peu d’authenticité. Mais nos fils ont appris plein de choses à cette occasion, et nous aussi.


En quittant le Ngorongoro, nous nous rendons à un lodge situé quelques kilomètres plus loin, où nous avons rendez-vous avec un jeune habitant du coin, James. Il est cuistot dans cet établissement mais arrondit ses fins de mois en faisant visiter la campagne et les villages des alentours aux voyageurs de passage.

Le lodge


Avant de nous emmener dans un village perdu au milieu des plantations de café, il tient à nous montrer comment les habitants de la campagne tanzanienne, de même que les Masaï, utilisent la nature généreuse qui les entoure comme une gigantesque pharmacie à ciel ouvert.

Il nous invite tout d’abord à tester le dentifrice local : il s’agit de mâcher des feuilles d’eucalyptus dont les vertus aseptisantes nettoient la bouche. Elles servent plus généralement à désinfecter les plaies.

James ramasse ensuite des espèces de petits cailloux noirs comme du charbon. Il nous explique qu’en cas de morsure de serpent, lesquels pullulent dans la région, il faut frotter ces petits cailloux sur la zone infectée afin de ralentir la progression du venin dans l’organisme. Cela permettrait de gagner du temps pour aller voir un médecin et se faire administrer un antidote.

Puis il cueille de petits fruits appelés « demlèlè », qui ressemblent à une tomate-cerise jaune. Le jus qu’ils contiennent, délayé dans un peu d’eau, fait tout simplement office de savon.

 


Après une bonne heure d’étude en pharmacologie 100% bio, nous arrivons dans un minuscule hameau où nous sommes accueillis par une habitante, dont le visage respire autant la gentillesse que la pauvreté.

Elle nous invite à la suivre dans un petit abri. Là, juchée pieds nus au sommet d’un énorme tas de bouse de vache qui suinte entre ses orteils, elle nous explique qu’elle passe ses journées à la sortir de l’abri pour la faire sécher au soleil, puis à la rentrer le soir pour qu’elle ne prenne pas l’humidité de la nuit. Comme chez les Masaï, cette bouse de vache, qu’elle malaxe de ses mains une partie de la journée pour l’aider à sécher, est utilisée pour isoler thermiquement les parois des habitations.

En sortant, c’est donc une main maculée de bouse qu’elle tend gentiment à Victor et Arthur. Marie et moi sommes fiers de voir que, bien que pas très ragoûtés, ils la serrent quand même sans hésiter. Nous faisons de même, par politesse et par respect, en n’oubliant pas d’attraper discrètement et dès que possible une lingette désinfectante.

Mais entre-temps, Arthur, qui a déjà oublié ce qu’il a sur les mains, porte machinalement ses doigts à la bouche ! Qu’importe, tels de vrais Masaï, nous nous frottons tous les quatre les mains avec les feuilles du premier eucalyptus venu, et nous en faisons surtout mâcher à Arthur pour qu’il s’aseptise la bouche. La leçon de vie africaine transmise par James un instant plus tôt porte déjà ses fruits.

Avant de prendre congé de cette dame, elle nous montre fièrement toute sa fortune : une vieille chèvre, qui n’en a visiblement plus pour très longtemps. Nous la remercions chaleureusement en lui glissant un billet qui pourra l’aider un peu.

Nous terminons cette visite initiatique en passant devant un puits situé au milieu de nulle part. Il est pourtant vital pour tous les habitants du coin, qui s’y pressent assez nombreux. Certains doivent faire une ou deux heures de marche jusque-là chaque jour pour y puiser l’eau dont a besoin toute leur famille pour vivre.

Victor et Arthur connaissaient déjà la théorie selon laquelle l’eau douce est une ressource précieuse, mais elle prend là tout son sens : ils réalisent ainsi que les maisons du monde entier ne sont pas toutes équipées d’un robinet.


 

  • Plus d’images ?  → « Autour du monde » en passant par la Tanzanie (vidéo)

 


J’avoue que c’est un peu hors-sujet mais j’ai une belle-mère exceptionnelle : pour son anniversaire, c’est elle qui nous a offert un cadeau, et quel cadeau : un séjour en Tanzanie pour toute la famille ! C’est donc elle qui a réservé le tour, mais je me suis quand même procuré quelques infos pratiques…


L’idéal, mais aussi le plus cher, consiste à réserver le tour avant son départ, a fortiori en haute saison (juin à septembre). Nous sommes passés par Léopard Tours, une grosse agence tanzanienne, très pro, avec d’excellents chauffeurs-guides.

Mais on peut aussi préparer son safari sur place, moyennant toutefois quelques précautions.

D’abord, prendre le temps de bien comparer les offres et ne surtout pas se précipiter, malgré la pression que peuvent mettre les agences et leurs rabatteurs.

Ensuite, pour faire descendre le prix, l’hébergement en tente s’impose : on dort alors en dehors des parcs. Cela signifie qu’on passe forcément un peu plus de temps dans le 4×4, pour rejoindre les parcs le matin et en sortir le soir.

  • Le prix : il a flambé en quelques années. Alors qu’on pouvait organiser son safari pour moins de 200 euros, par personne et par jour, jusqu’au milieu des années 2010, il faut compter au minimum 250 à 300 euros aujourd’hui pour des prestations similaires (basse saison, petite tente sans sanitaires etc…). A noter que ce prix comprend la fameuse taxe controversée de 18% créée en 2016, et applicable à tous les produits touristiques…
  • Bon à savoir : pour proposer des prix compétitifs, les agences ont tendance à entasser les clients dans les 4×4, et à limiter repas et boissons, en quantité comme en qualité. A prendre en compte au moment de la négociation.
  • Attention : le chauffeur-guide est obligatoire à l’intérieur des parcs et réserves.

Une alternative : découvrir les parcs du Kenya voisin, moins chers… pour l’instant ! La réputation du Masaï Mara ou d’Amboseli n’est plus à faire. Nous avions visité celui de Tsavo Est il y a quelques années et les prix étaient dérisoires comparé à ce qui se pratique aujourd’hui en Tanzanie. En revanche, la densité d’animaux était très faible et la qualité du safari n’avait rien eu à voir…

Si on n’a pas de contrainte de budget, alors l’idéal consiste à réserver les nuits dans les lodges situés dans les parcs.

D’une manière générale, il ne faut pas négliger la sécurité dans les parcs, y compris dans l’enceinte des lodges. Il y a parfois des accidents mortels avec les animaux : même si c’est rare, ça arrive (attaque mortelle d’un léopard sur un enfant en 2005 dans l’enceinte d’un hôtel du Tarangire).


Beaucoup de voyageurs prolongent leur safari tanzanien à Zanzibar, petit archipel paradisiaque situé dans  l’Océan Indien. Cela permet de se délasser sur de longues plages désertes de sable blanc, après quelques jours de safari passés dans un 4×4 à arpenter des pistes poussiéreuses et bosselées…

Si l’on a choisi un safari organisé par une agence, l’extension de quelques jours à Zanzibar constitue en général un surcoût élevé : les agences en question ont tendance à se faire plaisir.

Toutefois, il est vrai que les hébergements ne sont pas donnés, le camping étant par exemple interdit. Mais en comparant les prix sur les traditionnels sites de réservations en ligne, on parvient vite à trouver de petits hébergements très corrects à des prix très abordables.





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AU CŒUR DES ANDES : LE PÉROU

Le lac Titicaca : l’île de Ticonata

C’est un voyage en immersion au cœur de l’Amérique du Sud que nous avons fait, pour y découvrir à la fois la culture andine dans les endroits les plus reculés, les paysages à couper le souffle qui bordent chaque chemin, et les vestiges précolombiens un peu partout…

Nous n’avions que deux semaines à passer sur place pour faire notre périple dans cette partie du monde qui nous attirait comme des aimants. Alors en préparant ce voyage, il nous a fallu faire des choix. Et pour nous, trois sites étaient incontournables :

  • le Machu Picchu au Pérou
  • les grands espaces du Salar d’Uyuni et du Sud-Lipez en Bolivie
  • le lac Titicaca de part et d’autre de la frontière entre les deux pays.

Outre ces trois sites, nous avons quand même pu flâner un peu partout au fil du parcours : à Lima et Cuzco au Pérou, ou encore à La Paz et Tiwanaku en Bolivie…

Une foule d’autres sites nous attiraient mais si nous manquions de temps pour en faire plus, c’est aussi parce que dans cette région du monde, un certain nombre de paramètres allongent les temps de trajets : l’acclimatation à l’altitude, les routes sinueuses des montagnes, ou encore les distances relativement longues (la superficie du Pérou et celle de la Bolivie représentent chacune le double de celle de la France)…


  1. Lima
  2. Cuzco
  3. Aguas Calientes
  4. Le Machu Picchu
  5. Le lac Titicaca
  6. Infos pratiques


Pour rejoindre notre première étape péruvienne, le mythique Machu Picchu, il nous faut passer par la ville de Cuzco. Ça tombe bien, elle est dotée d’un aéroport international. Mais le problème, c’est qu’elle est située à 3400 mètres d’altitude, soit l’équivalent du plus haut sommet des Pyrénées, rien que ça ! Or, si nous descendons directement de l’avion à cette altitude-là, il y a de fortes chances que nous soyons atteints par le fameux « sorroche », ce mal typique des montagnes.

C’est pourquoi nous avons préféré prendre un vol pour Lima, qui est située au niveau de la mer. De là, nous ferons quelques 21h30 de bus pour rejoindre Cuzco. Du moins en théorie, car le trajet durera finalement un peu plus de 25 heures… Le but de ce long voyage est de monter progressivement en altitude, afin de nous y accoutumer peu à peu et de résister ainsi au sorroche.

En attendant de prendre ce fameux bus, nous avons une demi-journée devant nous pour visiter un peu la capitale péruvienne. Au moment de quitter l’hôtel, la personne de l’accueil nous met directement dans l’ambiance de cette partie du monde : elle nous apprend en effet que cette nuit, il y a eu un tremblement de terre assez fort non loin de Lima (5,1 sur l’échelle de Richter). Apparemment, beaucoup de gens l’ont ressenti mais pas nous, qui étions trop occupés à récupérer du long vol depuis la France ainsi que du décalage horaire.

Notre hôtel étant situé à proximité immédiate de la basilique et du monastère Saint-François-d’Assise, c’est là que nous faisons notre première halte.

Cet édifice religieux abrite aussi les catacombes. Des milliers d’ossements y sont exposés, dans des souterrains sombres et exigus : comme toujours dans ce genre d’endroit, les lieux nous font frissonner.

Après la visite des catacombes, nous faisons un bref tour du centre-ville, où certaines ruelles sont bordées de belles bâtisses coloniales toutes plus colorées les unes que les autres.

Mais l’heure tourne et le départ pour Cuzco approche. Nous rejoignons donc la gare routière afin de monter dans le bus qui va nous faire traverser le pays en direction du Machu Picchu.

Le trajet en bus Lima – Cuzco

Ce bus à étage est un « super-cama », c’est-à-dire qu’il comporte des sièges larges, confortables et inclinables quasiment à l’horizontale. Nous qui allons y passer vingt-cinq heures, il nous fallait bien ce petit confort-là !

Le trajet Lima-Cuzco en bus, à travers les montagnes péruviennes

Si ce trajet est très long, il nous procure quand même un sacré avantage : nous pouvons admirer les superbes paysages péruviens tout en récupérant tranquillement du décalage horaire. Ce véritable marathon en bus n’est donc pas une mauvaise idée, d’autant que nous avons réservé les deux places de l’étage qui sont situées tout à l’avant, juste devant le pare-brise. Ainsi, non seulement nous avons un peu plus de place que les autres passagers, mais en plus nous pouvons dévorer des yeux les panoramas qui défilent tout au long du trajet : montagnes, petits villages etc.


C’est donc avec 3h30 de retard que nous débarquons enfin à Cuzco, sous une pluie battante. Nous qui avions déjà un timing assez serré, voilà qu’en plus le retard du bus nous rabote un peu le temps de visite prévu pour Cuzco. Mais ce n’est pas bien grave, nous ne nous attendions pas non plus à une ponctualité parfaite et de toute manière, nous sommes trop heureux de pouvoir enfin nous dégourdir un peu les jambes, surtout ici en terre Inca.

Nous rejoignons en taxi le Pantastico Bed and Bakery que nous avons réservé, une géniale petite auberge de jeunesse située à cinq ou dix minutes à pied du centre-ville. Notre petite chambre est accessible depuis l’étage de l’établissement par une étroite échelle de meunier. Du coup, elle nous offre une vue panoramique sur l’ancienne « capitale » de l’empire Inca et les montagnes qui la cernent.

Nous prenons à peine de le temps de poser nos sacs à dos dans la chambre et de faire un brin de toilette, puis nous partons à pied découvrir le cœur de la ville : la Plaza de Armas.

Évidemment, nous ne pouvons pas manquer la fameuse cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, bâtie par les conquistadors dès leur prise de la ville au 16e siècle, dans le but de faire triompher leur foi chrétienne et de l’imposer aux locaux.

Nous sommes déjà passés par là tout-à-l’heure en taxi et, comme à chaque fois qu’il passait devant une église, notre chauffeur se signait quatre ou cinq fois à la vitesse de l’éclair en marmonnant quelques paroles de croyant : cinq siècles plus tard, il semble bien que les conquistadors espagnols aient réussi leur entreprise de conversion forcée…

La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption

Ça nous fait du bien de marcher un peu après ces vingt-cinq heures passées affalés dans le bus. Nous nous contentons donc de flâner dans les rues en prenant le pouls de la ville, et de finir la journée dans un bon petit resto local.

Le lendemain matin, nous rejoignons la gare ferroviaire de Cuzco. Nous avons réservé deux places dans le fameux train panoramique qui va nous faire traverser les Andes jusqu’à Aguas Calientes, notre prochaine étape.

Le train « Vistadome »

Nous aurions bien aimé faire un trek dans la vallée sacrée des Incas pour rallier Aguas Calientes mais ce n’était pas possible car nous manquions de temps. En plus, notre organisme n’est pas encore complètement acclimaté à l’altitude, et marcher longtemps aurait sans doute été trop éprouvant.

Aguas Calientes

Encastré dans les montagnes, ce petit village de moins de 2000 habitants est posé aux pieds du Machu Picchu, dont il est en quelque sorte l’incontournable « camp de base ».

Mais à part se délasser dans les eaux thermales (d’où le village tient son nom), il n’y a à peu près rien à voir ni à faire à Aguas Calientes : il y a beaucoup de touristes et donc beaucoup d’hôtels, de restos, de boutiques de souvenirs…

Il s’agit d’un village touristique, pas d’un village authentique. Il y a bien une petite église coloniale à découvrir ainsi que la statue de l’Inca Pachacutec, le fondateur du Machu Picchu, mais c’est à peu près tout.

La statue de Pachacutec


La ville est juste le point de départ quasi-obligé vers le Machu Picchu, ce fameux site inca où l’on se rend grâce à l’un des innombrables bus qui font le trajet quotidiennement. Ce fabuleux site archéologique n’ouvrant ses portes qu’à 6h00, le premier bus part vers 5h40.

Ainsi, quand nous arrivons au départ à 5h25, la file d’attente pour le bus est déjà si longue que nous n’en voyons même pas le bout ! Incroyable. Nous avions bien entendu parler de cette forte affluence mais nous ne pensions pas que c’était à ce point, qui plus est en période creuse (octobre). Combien sont-ils devant nous : cinq cents ? Six cents ?…

Heureusement, quelques dizaines de bus se succèdent sans relâche et au bout de près d’une heure d’attente, c’est enfin notre tour. Derrière nous patientent déjà autant de personnes qu’il y en avait devant nous une heure plus tôt. Impressionnant.

Pendant une bonne vingtaine de minutes, le bus monte sur une petite route en lacets. Arrivés en haut, nous descendons du bus et une fois l’entrée du site franchie, quelques lamas nous guident vers le premier gros objectif de notre périple andin : le Machu Picchu.

Dans un premier temps, pendant trois bonnes heures, Marie et moi arpentons l’ensemble de ce site mythique en savourant cette chance que nous avons de nous trouver dans un endroit pareil.

Si ce site a traversé les siècles sans bouger, c’est notamment grâce à des règles de construction d’exception : la façon de tailler les pierres pour qu’elles s’encastrent à la perfection les unes dans les autres, est impressionnante. Pourtant, elles sont si larges et épaisses que ce travail de taille a dû nécessiter une sacrée énergie.

Au cœur du site se trouve le fameux Temple du Soleil : il s’agit d’un gros rocher au sommet duquel a été construite une tour.

Cet ensemble surmonte une sorte de petite grotte où de fins travaux de sculptures ont été réalisés. On pense aujourd’hui qu’il s’agissait d’un mausolée où reposaient des momies, et où diverses cérémonies étaient organisées.

Après cette première visite avec Marie, je vais sortir du site afin de trouver un guide francophone à l’entrée puis retourner à l’intérieur de l’enceinte avec lui. En effet, je souhaite faire une vidéo de notre périple andin comportant quelques témoignages de locaux que nous rencontrerons au fil du voyage.

Revenu devant le guichet d’entrée, je demande au premier guide que je croise s’il est francophone. Ce n’est pas le cas mais il demande aussitôt à ses collègues qui l’entourent où se trouve un certain Alaïn (prononcé à l’espagnole, ça donne « Alahine »). On l’appelle pour me le présenter. Il a l’air très sympa et je lui expose mon projet de vidéo, auquel il adhère immédiatement avec un grand sourire.

Au cours de la marche qui nous emmène en face de la huitième merveille du monde, il m’explique que sa mère, lorsqu’elle était jeune, était une fan absolue d’Alain Delon. A sa naissance, c’est donc tout naturellement qu’elle voulut le prénommer « Alain Delon » ! Mais son mari s’y opposa (sans blague ?!), concédant quand même le prénom d’Alain qu’au Pérou, tout le monde prononce donc « Alahine ».

Alain, notre guide péruvien

Et pendant deux heures, Alain va nous emmener, d’une part dans les moindres recoins du Machu Picchu, et d’autre part dans un passionnant voyage à travers le temps.

Il nous explique pour commencer que, si le Machu Picchu fût construit ici, c’était dans le but d’unifier toutes les tribus de l’Amazonie.

Puis il poursuit : « Inca » signifie « Fils du Soleil ». L’Inca était considéré non pas comme un humain mais comme un Dieu. Lui et son peuple vénéraient le Soleil : quand le temps était gris, ils étaient tristes mais dès que le soleil brillait, eux aussi rayonnaient. Car ils savaient que tout allait pousser : la végétation, les plantes et bien sûr tous les fruits et légumes dont ils avaient besoin.

Petite sieste au milieu de ruines précolombiennes

Puis c’est sans transition que je questionne Alain sur les sacrifices humains que pratiquaient les incas. Il me répond que contrairement à une idée reçue, ces sacrifices n’étaient pas violents : ils se déroulaient paisiblement.

Quand un enfant naissait un jour spécial (jour de solstice, d’éclipse, de tremblement de terre etc.), on considérait qu’il ne venait pas de ce monde. On l’éduquait en lui expliquant que ses parents l’attendaient là-haut, dans le monde du ciel et des Dieux. Et que pour aller les rejoindre, il était nécessaire de le sacrifier. Il grandissait donc avec cette idée, jusqu’à l’arrivée du « grand jour » : on lui faisait alors mâcher de la coca fraîche qui, contrairement à la coca sèche, possède des vertus anesthésiantes.

Puis on emportait son corps, endormi mais vivant, au cours de grandes processions dans la montagne et les glaciers, lesquelles pouvaient réunir jusqu’à 15.000 personnes.

Le Putucusi vu depuis le Machu Picchu

Une fois là-haut, on abandonnait son corps après l’avoir recouvert de pierres et de neige, et il s’endormait pour toujours, pour ne jamais plus se réveiller…

C’est sur cette histoire d’un autre temps que nous quittons les lieux, sous les brefs rayons de ce soleil si cher aux incas.


De retour dans notre auberge de jeunesse à Cuzco, notre petite chambre d’altitude et son simple vitrage nous réservent une nuit glaciale.

Le lendemain, toujours à cause du manque de temps, c’est en avion que nous allons faire le trajet entre Cuzco et Puno. Cette ville est posée sur la côte occidentale du lac Titicaca, notre prochaine étape. Nous regrettons un peu de ne pas avoir le temps de faire le trajet entre les deux cités en bus, car le paysage est réputé magnifique. Mais d’un autre côté, il tombe de tels abats d’eau au moment où nous quittons Cuzco que finalement, nous n’allons peut-être pas rater grand-chose…

Le lac Titicaca, dominé au loin par la Cordillère des Andes

Le vol passe rapidement et après l’atterrissage, nous rencontrons Beto, un chauffeur dont nous avions réservé les services depuis la France, via Tout Pérou (cf. les infos pratiques en fin d’article). Il s’agit d’une petite agence qui se présente comme un réseau solidaire, et qui organise des voyages très personnalisables à travers tout le pays, souvent hors des sentiers battus. Nous nous étions adressés à eux pour qu’ils réalisent l’impossible : nous organiser un séjour d’à peine vingt-quatre heures sur la petite île non touristique de Ticonata, en plein lac Titicaca.

De même que de nombreux voyageurs, nous avions initialement prévu de découvrir les fameuses îles flottantes des indiens Uros, qui sont construites avec les roseaux du Titicaca : la totora. Mais il se trouve qu’elles sont envahies par les touristes, et qu’elles sont donc totalement dénuées d’authenticité : ce n’est pas ce que nous recherchons.

Les autres îles du lac, solidement ancrées au fond celles-là, sont réputées pour leur beauté : Amantani et Taquile côté Pérou, l’Isla del Sol côté Bolivie. Mais si la densité de touristes n’y est pas énorme, elle n’est pas négligeable non plus. C’est pourquoi nous avons choisi celle de Ticonata, au moins aussi belle mais beaucoup moins connue, et donc très peu fréquentée.

Après nous avoir cueillis à l’aéroport, Beto nous emmène donc sans perdre de temps à Ccotos, face à notre petite île. A cet instant, il fait encore beau et l’eau du lac est d’un bleu profond.

Là, nous rencontrons Simon, le membre de la communauté qui vit sur l’île et qui va nous y emmener en barque. A part lui, l’endroit est à peu près désert et nous avons déjà l’impression d’être au bout du monde.

Simon

Mais nos premiers ennuis – et pas les derniers – commencent lorsque Simon ne réussit pas à faire démarrer le petit moteur de la barque. A force d’insister, il en casse même la corde du démarreur. C’est donc à la rame, vent de face, que nous devons gagner Ticonata.

Simon ayant 64 ans, je l’aiderais volontiers à ramer. Mais Marie et moi avons beau nous être un peu habitués à l’altitude depuis notre arrivée à Cuzco il y a trois jours (3400 mètres), les 3800 mètres du Titicaca constituent quand même une montée supplémentaire qui se fait ressentir dans mon organisme : clairement, je ne me sens pas capable de ramer efficacement sur cette petite barque. Ainsi, sans moteur, le trajet va durer plus d’une demi-heure au lieu de dix petites minutes.

Mais dans le même temps, la météo change brusquement. Le ciel devient noir, l’eau du lac aussi. La pluie fait son apparition, puis tombe de plus en plus fort. Simon nous tend une vieille bâche pour nous protéger, mais elle est percée partout et a l’efficacité d’une passoire. Les éclairs commencent à transpercer le ciel au loin, puis se rapprochent peu à peu, à grands coups de tonnerre. Le vent se lève et la « mer » se creuse de plus en plus. Quelques mètres au-dessus de nos têtes voltige une poignée de mouettes qui, nous prenant pour des pêcheurs, nous quémandent du poisson en hurlant.

Bien que « galérant » au beau milieu du lac Titicaca, saoulés par le vent et détrempés par le ciel andin qui se vide sur nous, Marie et moi avons le sourire aux lèvres : nous sommes heureux parce que ces conditions dantesques dans cet endroit mythique achèvent de rendre ce moment inoubliable.

Ticonata juste après l’orage

C’est donc sous une pluie battante que nous posons enfin les pieds sur Ticonata. Mais gagner les quelques habitations de l’île se mérite car notre chemin de croix n’est pas terminé : il nous faut encore gravir une colline à pied pendant une dizaine de minutes, chargés de nos sacs à dos de vingt kilos. A cette occasion d’ailleurs, Marie m’épate. L’adversité ne la ralentit pas, elle ne se plaint pas un instant et fait face, bien que trempée jusqu’aux os. Je dois dire que je suis assez fier d’elle.

C’est donc à l’état liquide que nous arrivons enfin dans la salle commune de l’île où nous attend Mariano, un septuagénaire en pleine forme. La soupe chaude qu’il nous a préparée est simple mais tellement régénérante.

Mariano

Nous pouvons enfin discuter avec nos hôtes. Comme tant d’autres dans cette région du Pérou, ils sont Quechuas et descendent donc des Incas. Mais contrairement à la plupart d’entre eux, ils parlent espagnol, ce qui nous permet de communiquer. La petite communauté qui vit ici ne compte qu’une quinzaine d’habitants, et ils ont monté une petite association qui leur permet d’accueillir les quelques baroudeurs de passage tout au long de l’année.

Lorsque nous nous risquons à remettre le nez dehors, la pluie a enfin cessé et le soleil tente péniblement de reprendre ses droits avant la tombée de la nuit.

Simon et Mariano nous expliquent que nos deux jours de présence sur l’île coïncident avec la fête annuelle du petit village situé juste en face, sur le continent. A cette occasion que pas un local ne veut rater, Ticonata s’est donc vidée de ses quelques habitants, à l’exception de Simon et Mariano, restés pour nous recevoir.

Certes, nous regrettons de ne pas pouvoir rencontrer les autres habitants. Mais d’un autre côté, nous avons droit à une île du Titicaca rien que pour nous, ce qui est tout simplement exceptionnel, et c’est sans doute un peu égoïstement que nous savourons cette aubaine.

Nous rentrons pour dîner avec nos hôtes, et nous passons une partie de la soirée à discuter tous les quatre de la vie sur Ticonata : la pêche, l’agriculture, leurs ancêtres, la vie quotidienne en harmonie avec la nature, la rudesse du climat etc. Un moment d’échanges et de découvertes comme nous les aimons.

C’est surtout le lendemain matin que nous allons pouvoir découvrir la beauté des lieux, dès les premiers rayons du soleil et quasiment sans nuages cette fois.

Isla Ticonata : la Puerta del Sol

Le temps est aussi beau maintenant qu’il était maussade hier lors de notre arrivée. Nous pouvons mieux voir à quoi ressemblent les petites maisons rondes typiques de Ticonata, dont celle où nous venons de passer la nuit.

Depuis ce village particulièrement dépaysant, on aperçoit les eaux bleues du Titicaca et encore plus loin, la Cordillère des Andes. Pour nous, l’endroit est magique.

Ces maisons rondes sont une tradition depuis longtemps. Ici et là subsistent les vestiges des plus anciennes, qui datent d’il y a plus de 3000 ans.

A part nous, la petite île est entièrement déserte et nous nous sentons tellement privilégiés d’être là… Nous savourons donc comme il se doit ce moment unique.

Nous retournons aux habitations pour prendre avec Simon et Mariano le petit déjeuner qu’ils nous ont préparé, avec les traditionnelles feuilles de coca qui, sèches, permettent de lutter contre les effets de l’altitude.

Comme hier, nous discutons un long moment avec eux.

Comme souvent dans ce genre d’endroits reculés, ils vivent en harmonie totale avec la nature. Ils nous montrent quelques exemples de « pharmacie » 100% naturelle qu’ils utilisent pour se soigner, comme cette jolie petite fleur orangée, omniprésente sur l’île, qu’ils consomment pour faire baisser la fièvre.

Pendant le petit déjeuner, nous avions dit à Simon et Mariano que s’ils étaient d’accord, nous souhaitions prendre encore quelques photos d’eux avant de partir. Nous n’avions pas remarqué que Mariano s’était alors discrètement éclipsé. Et c’est quand le moment vient pour nous de quitter notre petit paradis de Ticonata qu’il réapparaît comme par enchantement.

Dans un grand éclat de rire et avec l’œil malicieux d’un enfant, notre septuagénaire nous explique être rapidement allé se changer pour revêtir ses plus beaux habits, simplement pour faire honneur à nos photos !

Merci Mariano pour ce clin d’œil si sympa.

Le Titicaca constituait la dernière étape de notre périple au Pérou. Nous quittons donc Ticonata qui restera gravée dans nos mémoires, afin de gagner la Bolivie toute proche.

Avec sa barque dont il a passé une partie de la matinée à réparer le moteur, Simon nous dépose sur la jolie petite plage de Chiffron. Une poignée de maisons sont posées sur le sable, face au lac.

Là, nous prenons le temps de discuter avec l’une des familles qui y vivent, avant de prendre la direction de la frontière bolivienne toute proche…

La petite Cynthia devant sa maison, sur les rives du lac Titicaca

Suite et fin de notre périple andin : la Bolivie


  • Résumé vidéo (3 mn) : en immersion au cœur des Andes (Pérou et Bolivie)…

Change : évitez de changer de l’argent au bureau de change de l’aéroport de Lima : le taux de change y est prohibitif !

Les prises électriques au Pérou sont de type 220 V plates, on peut se procurer des adaptateurs assez facilement un peu partout.


Mise à jour 2024

Depuis le 1er juin 2024, le gouvernement péruvien a une fois de plus modifié les règles d’accès au site, afin de faire face à la détérioration lente mais sûre de ce fabuleux site. Le nombre maximal de visiteurs quotidiens est plafonné afin de protéger le site.

Les billets doivent être réservés sur le site du ministère de la culture : site officiel de réservation des billets

Le site est ouvert 7 jours sur 7, de 8h00 à 16h15.

Il existe désormais trois circuits comportant au total dix itinéraires !

  • Le circuit panoramique : quatre itinéraires (niveau physique : modéré à exigeant)

  • Le circuit classique : deux itinéraires (niveau physique : modéré)

  • La royauté du Machu Picchu : quatre itinéraires (niveau physique important pour le Huayna Picchu et le Huchuy Picchu, autrement niveau physique faible)

Tous les détails sont sur le site du ministère de la culture (pour rappel : site officiel pour réserver les billets) : horaires, circuits, itinéraires, vidéos, le niveau physique (à bien vérifier avant de réserver)…

Les billets peuvent également être achetés à Cuzco mais c’est fortement déconseillé, le risque de pénurie étant élevé car le site affiche souvent complet. Il y a deux adresses :  rue Garcilaso S/N Cuzco et rue Maruri 324 à Cuzco

Bon à savoir : comme déjà évoqué, il est fortement conseillé de réserver son billet à l’avance, surtout en haute saison, le site affichant souvent complet. Mais surtout, c’est la première chose à faire, avant de réserver hôtel, train etc, au risque de ne pas pouvoir accéder au site une fois sur place…

Pour ceux qui ne souhaitent pas trop perdre de temps à réserver leurs billets d’accès au Machu Picchu sur le site officiel du ministère de la culture péruvien, il y a la possibilité de passer par GetYourGuide : la célèbre plateforme propose une multitude de formules différentes prêtes à l’emploi : GetYourGuide formules Machu Picchu

Il y a également de nombreuses agences présentes sur ce marché, on les trouve facilement sur le web. En voici quelques-unes : Paprika Tours, Comptoir des Voyages, Voyageurs du Monde etc.


Parmi les différentes compagnies qui assurent cette liaison, nous avons opté pour Cruz del Sur. Elles offrent à peu près toutes les mêmes niveaux de confort, soit en gros : le bus basique et inconfortable / le bus semi-cama avec siège partiellement inclinable mais pas beaucoup mieux que le précédent / et le bus super cama, c’est-à-dire avec un siège large et confortable quasiment transformable en lit.

Ce dernier bus est donc le top et c’est celui que nous avons choisi en prévision du long voyage qui nous attendait : 21h30 de trajet en théorie, 25h00 en réalité.

  • Prix : 52$ par personne, repas compris. 3 arrêts : Ica, Nazca, Abancay.

Le bon plan : quand on réserve son billet sur internet, on peut choisir sa place (via un plan du bus en ligne). Il faut prendre les premières places situées tout à l’avant, à l’étage, juste devant le pare-brise. L’avantage est double : ce sont les trois places les plus spacieuses de tout le bus (on gagne quelques centimètres en l’absence de sièges devant), et elles offrent une vue panoramique sur la route et le paysage, ce qui fait passer le temps beaucoup plus vite. Les vitres teintées et leurs rideaux efficaces empêchent toute gêne lumineuse.


Il y a deux solutions pour monter d’Aguas Calientes au Machu Picchu : le bus ou les jambes. Nous avons choisi la première malgré son prix élevé au vu du trajet (24$ par personne). Mais elle permet d’arriver relativement tôt alors qu’à pied… Le billet s’achète sur place (à côté d’une maquette de bus d’un mètre de long, à côté de la rivière qui traverse le village, et à peu près en face de l’inscription en photo ci-dessous) et l’acheter la veille fait gagner du temps, vu la foule.


Si l’on ne veut pas faire le fameux trek du Chemin de l’Inca pour rejoindre le Machu Picchu, on peut rallier la mythique Cité Inca en bus ou en train depuis Cuzco.

Pour le train, les deux compagnies concurrentes, Peru Rail et Inca Rail, offrent chacune trois prestations similaires. Nous avons choisi la formule intermédiaire de Peru Rail malgré son prix élevé : on avait lu sur le net 65 euros aller simple, ce fût 80 ! Bon, ce train panoramique appelé Vistadome car vitré du sol au plafond, permet d’avoir une belle vue sur les Andes pendant tout le trajet, même si ça ne justifie pas tout le prix.

Le train Vistadome.


Hôtel España (Jiron Azangaro 105, Lima 51). Il est idéalement situé en plein centre-ville, vaste et richement décoré. A tel point qu’on ne sait plus trop si on est dans un hôtel ou un musée :

La terrasse, aussi agréable qu’étonnante, est un havre de paix avec beaucoup de verdure et quelques animaux : paons, tortues, perroquets…

Paon en terrasse
  • Prix : 62 soles péruviens (soit 16 euros au moment de notre venue).


Hôtel Pantastico Bed and Bakery, l’un de nos coups de coeur (adresse : Carmen Bajo 226, San Blas, Cuzco). C’est une petite auberge de jeunesse située à proximité du centre-ville. L’accueil y est très chaleureux.

  • Prix : à partir de 20$, très bon petit déjeuner inclus. Notre chambre double à 40$ comprenait également une douche privée et avait une jolie vue sur Cuzco (notamment illuminée la nuit), ainsi que sur les montagnes qui la cernent.
Depuis le Pantastico Bed and Bakery


Dans le petit village d’Aguas Calientes, les 1.600 habitants sont moins nombreux que les touristes quotidiens. Sous ses airs de camp de base du Machu Picchu, on y trouve essentiellement des hôtels, des restos et des boutiques de souvenirs.

Nous sommes descendus à l’hôtel Ferre, histoire de profiter d’un hébergement confortable avec douche avant les quelques jours très roots qui allaient s’en suivre. Les chambres ont une jolie vue sur la rivière en contrebas et l’accueil est très bon.

  • Prix : à partir de 65$ la chambre pour deux, petit déjeuner inclus.


Le bon plan : pour se rendre sur Ticonata, il faut contacter directement l’association qu’ont montée les habitants : Isla Tikonata. Il s’agit d’un tourisme communautaire hors des sentiers battus. Seules quelques familles habitent l’île et très peu de touristes la fréquentent. Le dépaysement y est total. Ticonata est notre gros coup de coeur au Pérou.

Ticonata, petit déjeuner chez l’habitant

On peut également passer par l’intermédiaire de Tout Pérou (cf. ci-dessus), qui organisera tout le séjour, y compris le transport pour s’y rendre au besoin.

Enfin, si on n’est pas pris par le temps et si on est joueur (!), on peut tenter directement sa chance sur place en se rendant sur la jolie petite plage de Chiffron, sur les rives du Titicaca. Là, il faut discuter avec les rares locaux qui s’y trouvent pour entrer en contact avec les familles de Ticonata.


Tout Pérou se présente comme un réseau solidaire francophone qui permet aux voyageurs se rendant au Pérou de trouver une mine d’infos sur son site Internet (Tout Pérou), via notamment le forum.

On peut rencontrer l’équipe sur place afin de glaner quelques tuyaux et, moyennant des cartes payantes (100$ ou 150$), on peut bénéficier d’un certain nombre de services.

Certains considèrent qu’il s’agit simplement d’une agence de voyages qui fonctionne différemment des autres.

Pour notre part, nous avons découvert Tout Pérou juste avant notre périple, donc trop tard. Et comme nous voulions absolument nous rendre sur le lac Titicaca en dehors des sentiers battus (c’est-à-dire hors des îles très prisées d’Amantani, Taquile et Isla del Sol, jolies mais trop fréquentées à notre goût, sans compter les îles flottantes des Uros), nous avons craqué au dernier moment pour la carte à 100 $. Nous ne l’avons finalement pas regretté.

Car Tout Pérou a tout organisé (transferts en voiture et nuitée chez l’habitant) pour que nous nous rendions sur la délicieuse petite île de Ticonata (voir plus bas), qui s’est avérée littéralement déserte. Comme nous manquions cruellement de temps pour organiser cette halte nous-mêmes, ce service clé-en-mains de dernière minute, dont nous ne raffolons pas d’habitude, s’est avéré idéal.

En outre, Tout Pérou nous a transmis une liste d’hébergements un peu partout au Pérou, a assuré nos transferts de/vers l’aéroport de Lima, nous a prêté un téléphone avec une carte etc.


Lire aussi :




L’ASCENSION DU PIC D’ANETO


EXPÉDITION SUR LE TOIT DES PYRÉNÉES

A 3.404 mètres d’altitude et situé côté espagnol, le Pic d’Aneto est le point culminant de la chaîne. Nous en avons fait l’ascension car elle est accessible aux néophytes, pourvu qu’ils soient dotés d’une bonne condition physique et accompagnés d’un guide (voir les infos pratiques en fin d’article).

Nous avons choisi la version longue afin de profiter au maximum de la montagne : le premier jour, nous avons fait la rando du Port de Venasque. On part des hospices de France (1350 mètres d’altitude), on monte jusqu’au Port de Venasque (2460 mètres) qui marque la frontière avec l’Espagne, et on redescend sur le refuge de la Rencluse (2140 mètres). En extrapolant un peu, disons que ce refuge est le « camp de base » de l’Aneto, dont nous sommes partis à l’assaut le deuxième jour.


Jour 1 : le Port de Venasque et le refuge de la Rencluse

La rando n’est ni trop longue, ni trop difficile, et elle vaut vraiment le coup d’œil. On commence par monter en douceur pendant deux ou trois heures au milieu des pentes vertes et fleuries, sous un soleil intense et un magnifique ciel bleu.

Vers le port de Venasque

De superbes paysages se succèdent au fil de la montée jusqu’à notre première halte : le refuge de Venasque. D’un côté, on a une vue sur la vallée d’où nous venons.

De l’autre côté se trouve le lac sur les rives duquel le refuge est posé.

Ce lieu marque, en tout cas ce jour-là, une frontière flagrante : on passe subitement d’un temps beau et chaud avec des paysages très verts, à des nuages, du froid, de la neige et un lac glacé. Aux abords du refuge se trouve une congère de plus de deux mètres de haut, qui a été creusée à coups de pelle.

Refuge de Venasque

Le casse-croûte nous fait un bien fou dans ce froid qui nous tombe dessus. Nous reprenons notre marche en traversant des paysages beaucoup plus marqués par l’altitude : plaques de neige glacée, vent hostile…

Nous terminons ainsi notre montée en passant le Port de Venasque (une simple brèche hyper ventée dans la montagne), avant de redescendre côté espagnol dans des paysages différents mais tout aussi beaux.

Descente vers le refuge de la Rencluse, Espagne

Le soir au refuge, nous fêtons notre première étape mais sans excès, afin de pouvoir venir à bout de la deuxième le lendemain…

 

Jour 2 : l’ascension du Pic d’Aneto

Normalement, le départ se fait vers 6h00 mais pour nous, le temps est tel (pluie continue et visibilité quasi-nulle) que notre guide nous propose de partir un peu plus tard. Ce sont les aléas de la montagne.

Une heure après, bien qu’il fasse toujours un temps à ne pas mettre un randonneur dehors, nous décidons de partir quand même. Nous passons ainsi deux heures sous une bruine incessante, à escalader des rochers pas spécialement hauts mais qui nous cassent déjà un peu les pattes. Puis d’un seul coup, la pluie cesse et le soleil apparaît enfin.

Nous nous retrouvons à la limite supérieure des nuages.

Après deux heures passées dans la nasse à crapahuter et transpirer sous la pluie, nous commençons enfin à apercevoir les paysages qui nous entourent.

Après la pluie et les rochers glissants des deux premières heures, nous continuons à monter sans cesse, sept heures au total.

A l’approche du glacier, nous chaussons les crampons qui s’avèrent indispensables. En contrebas, la vue sur la mer de nuages, d’où émergent quelques sommets, fait son petit effet.

Par moments, nous devons traverser les flancs gelés de la montagne en marchant sur les traces, quand il y en a, laissées dans la neige glacée par ceux qui nous précèdent.

En aval, la pente est si longue que le guide nous convainc de faire très attention : ça glisse tellement qu’en cas de chute, si on n’arrive pas à planter le piolet dans le sol pour se retenir, on se retrouve 500 mètres plus bas, tout pelé et cabossé. Du moins dans le meilleur des cas…

Vers le Pic d'Aneto

L’arrivée au sommet

Lorsque nous arrivons enfin à proximité du sommet, il ne nous reste plus qu’une difficulté, mais pas la moindre : le fameux Pas de Mahomet. C’est une arête rocheuse étroite, disons d’une cinquantaine de centimètres de large environ, cernée de part et d’autre par le vide.

Dernière ligne droite : le Pas de Mahomet

Les vingt ou trente mètres de long de ce passage doivent se faire en cordée afin de limiter les risques. Le degré de difficulté est assez faible, sauf quand on est sujet au vertige, ce qui est mon cas. Mais la vue du sommet, situé à quelques mètres de nous seulement, nous donne des ailes, et il n’est donc pas question de ralentir : ce n’est qu’un mauvais moment à passer…

Pic d’Aneto : la croix du sommet

La vue à 360° constitue notre récompense, et nous pouvons d’autant mieux la savourer que nous sommes absolument seuls là-haut : nous sommes partis un peu plus tard que prévu ce matin à cause du temps et par conséquent, tous ceux qui se sont lancés avant nous sont déjà sur le chemin du retour. Nous nous sentons donc privilégiés d’être tout seuls là-haut, sur le toit des Pyrénées.

Le toit des Pyrénées

Au total, nous aurons mis onze heures aller-retour pour cette ascension, qui restera gravée dans nos souvenirs de débutants comme une véritable expédition de haute montagne !


Le bureau des guides de Luchon décrit ainsi l’ascension de l’Aneto : c’est « une course d’alpinisme de niveau débutant mais qui nécessite un bon niveau de randonnée montagne ».

Tout est dit.

Si vous aussi vous vous reconnaissez dans cette définition et si vous souhaitez regarder de haut les sommets pyrénéens dans un avenir proche, alors cliquez vite sur Alpinisme Aneto pour trouver votre guide.

Il s’agit du bureau des guides de Luchon, qui organise chaque année des départs vers le sommet en juillet et août.

Pour tout renseignement, vous pouvez les joindre aux numéros suivants :

  • 06.38.02.94.33
  • 05.61.89.56.08

Malgré ses 92 places à l’année, il faut absolument réserver pour les ascensions d’été.

Le refuge de la Rencluse, « camp de base » de l’Aneto

La réservation est possible en ligne mais seulement pour un nombre limité de places. Les autres places disponibles ne peuvent être réservées que par téléphone !

  • 974.344.646
  • refugiorenclusa@hotmail.com
  • Refuge de la Rencluse, site officiel : ce site n’est pas toujours pratique car il est parfois impossible de naviguer dessus l’hiver, pendant que le refuge n’est pas gardé !
La vue en face du refuge de la Rencluse

Pour les montagnards avertis qui souhaiteraient faire l’Aneto sans guide, l’excellent site altituderando décrit l’itinéraire sur ce lien : itinéraire Aneto


Randonnée aux lacs d’Ayous