Congé sabbatique pour périple à vélo : de la France à la Grèce…
J’en ai longtemps rêvé, j’ai fini par le faire : prendre un congé sabbatique pour voyager pendant plusieurs mois !
Voici le compte-rendu de ce périple hors-normes, à vélo, en solo et en bivouac, qui m’a emmené dans les coins les plus reculés des Balkans. Pour moi, le but était de fuir les villes pour privilégier au maximum la nature, les lieux à peu près vierges de tourisme et les rencontres avec les habitants.
Ce voyage fut tellement fort émotionnellement qu’une fois arrivé à destination, la Grèce, j’ai décidé de continuer un peu au lieu de faire demi-tour : direction la Turquie !
Le petit village de BakarL’île de Krk sous les nuages.Île de PagTraversée de l’île de PagLe coucher du soleil vu depuis la tente. Île de Pag.
La Bosnie-Herzégovine
Mostar et son fameux pont
Le Monténégro
La baie de KotorTrebinje
L’Albanie
La Grande Mosquée de Tirana, ou mosquée de NamazgâhLe vieux pont suspendu et rouillé de PërmetLe vieux pont ottoman, dans les environs de PërmetA proximité du village de PërmetLa Vjosa, considérée comme le dernier long fleuve sauvage d’Europe (hors Russie)
La Grèce
Dans la caldeira de l’île de Nisyros (Dodécanèse)Athènes
Le petit village de Nikia (île de Nisyros, Dodécanèse)
Vue sur le cratère de Stefanos (île de Nisyros, Dodécanèse)Le cratère de Stefanos (île de Nisyros, Dodécanèse)En route vers le volcan (île de Nisyros, Dodécanèse)Le village de Mandraki (île de Nisyros, Dodécanèse)
La Turquie
Le lac de Milas
Quelques rencontres…
Avec Giuseppe (Italie)
Vanessa, une allemande, son compagnon hollandais Albert et leur fillette de 11 mois Alva (île de Pag, Croatie)
Sofiya, une bosniaque, m’offre son délicieux café turc fait maison (île de Pag, Croatie)
Luka, un pèlerin croate qui marche vers la ville de Medjugorje, dans le sud de l’Herzégovine (île de Pag, Croatie)
Danilo remplira gentiment mes gourdes avec l’eau de son puits (Croatie)
A Sinj, pendant mes courses dans une toute petite épicerie, Ana et Milanka m’offrent à manger (Croatie)
Inga, passionnée de pâtisserie, m’offre une part du succulent gâteau qu’elle a préparé (Mostar, Bosnie-Herzégovine)
Novak Djinovik, ex-cycliste professionnel, me fait cadeau de la brève réparation de mon vélo (Bar, Monténégro)
Sur un chantier, des ouvriers m’offrent un soda pendant leur pause de midi (Albanie)
Koula, rencontré pendant une traversée féérique sur la rivière Drin (Albanie)
Un grand-père me complimente sur mon voyage à vélo, avec son fils et son petit-fils, à Fierza (Albanie)
Emiliano (ici avec son père et des voisins) m’offre trois boissons sur le bord de la route (Albanie)
A Koman, cette dame, à qui je demande simplement un renseignement, m’offre une part du gâteau qu’elle vient juste de préparer (Albanie)
A Koman (Albanie)
Le monsieur de gauche, curieux sur mon voyage, remplira gentiment mes gourdes d’eau (Albanie)
Ce vendeur de fruits d’une incroyable gentillesse refuse que je paye deux oranges : il me les offre… et ajoute deux pommes (Albanie)
Ces messieurs me bombardent de questions sur mon voyage et me félicitent en boucle (Albanie)
Longue discussion en bord de route avec Ghezim, un berger, devant ses brebis au loin (Albanie)
Ce monsieur me dira avec humour les seuls mots qu’il connaît en français : « je t’aime ! » (Albanie)
A court d’eau, assoiffé par l’effort et la chaleur, je me vois offrir deux petites bouteilles d’eau (Grèce)
Rencontre de deux pêcheurs (Grèce)
Chris et son père Alexandros m’offrent le café à Corinthe (Grèce)
Pendant la longue traversée vers Nisyros (20 h), je sympathise avec un couple franco-hollandais, Michelle et Peter (Grèce)…
… et je sympathise également avec Adonis, un skipper grec qui a navigué sur toutes les mers du monde ! (Grèce)
Avec le pope du monastère Panagia Spiliani à Mandraki (île de Nisyros, Grèce)
Mohamed exhibe fièrement une petite partie de sa pêche du jour à Pali (île de Nisyros, Grèce)
Avec Mohamed sur son chalutier (île de Nisyros, Grèce)
Avec Simplet (c’est celui de gauche, je précise…) à Athènes
Avec Sono, un indien Sikh, sur l’île de Kos (Grèce)
Avec Sono et un couple d’allemands, sur l’île de Kos (Grèce)
Au moment de payer un Fanta au patron d’un petit bar-resto à Yatagan, il me l’offre ! (Turquie)
Olgun, un prof d’anglais, devant son collège à Turgut (Turquie)
Fathi se balade tous les dimanches avec son scooter pour admirer les jolis paysages du coin (Turquie)
Patrick, architecte à la retraite, rencontré à Gènes lors de mon retour en France (Italie)
Si c’est avec moi qu’il s’agit d’entrer en contact, c’est bien par ici, c’est-à-dire par le biais des commentaires à la fin des articles. Nos échanges sont alors publiés car ils sont susceptibles d’intéresser tout.te.s les lecteurs.ices.
Sinon, il suffit, toujours en commentaire, de poser sa question, de donner ses coordonnées et de bien me préciser de ne pas publier le commentaire.
Bonjour, Je viens de découvrir votre blog qui donne envie de voyager. Je pars la semaine prochaine faire la trans dinarica à partir de Podgorica en passant par l’Albanie principalement, la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro pendant 4 semaines. Est ce que la trans dinarica est accessible ou il faut être très très entrainé pour y arriver? J’ai peur de m’être un peu emballée quand j’ai découvert ce trajet et que le dénivelé soit très très important. En tout cas d’après votre expérience les Albanais ont l’air adorables. J’espère que vous aurez le temps de me répondre avant mon départ. Merci à bientôt! Morgane
Difficile de vous répondre avec précision car cela dépend du niveau de chacun et chacune. Pour être parfaitement honnête, je pense que le tracé est par endroit assez exigeant. Un entraînement correct s’avère donc un gros avantage mais je me suis rendu compte au fil des kilomètres là-bas que d’autres critères avaient eux aussi leur importance : les développements et le poids du vélo. S’ils sont adaptés, cela devrait être faisable.
Les développements : pour moi, il est important d’avoir un vrai vélo de voyage qui permette de mouliner dans les montées car ça change tout ! Si c’est le cas, les côtes deviennent nettement moins hostiles. J’ai quand même eu trois fois des pentes qui atteignaient les 20%. Il faut donc savoir que vous pouvez vous trouver confrontée à ce type de dénivelé sauvage ! Mais comme c’est heureusement sur des portions très courtes, il est toujours possible de pousser le vélo sur 20 ou 40 mètres. De telles pentes restent quand même exceptionnelles.
Le poids du vélo : c’est une évidence bien sûr mais croyez-moi, quand on transpire en forçant comme un boeuf à 5 à l’heure dans ces côtes qui n’en finissent pas, on regrette d’avoir pris trop d’affaires ! Alors vraiment, allégez le vélo au maximum avant le voyage et dès que c’est fait, enlevez encore le plus d’affaires possible ! Sinon, vous le regretterez forcément à un moment ou à un autre…
Ensuite, si je puis me permettre encore un petit conseil : quand les côtes deviennent trop difficile, n’hésitez pas à les monter en zigzag (= en crabe), c’est-à-dire non pas de manière frontale à la pente mais en avançant de gauche à droite puis de droite à gauche de la voie, et ainsi de suite. C’est souvent possible car les routes de la Trans-Dinarica sont peu fréquentées par les voitures, on peut donc aller d’un côté à l’autre de la route sans problème le plus souvent (et se rabattre à droite dès qu’on entend ou qu’on voit une voiture arriver). J’ai très souvent procédé ainsi pour rendre les pentes un peu moins abruptes.
Je dois quand même préciser que lorsque l’on quitte le bitume, cela devient souvent un peu plus difficile de monter les petits chemins de terre, de cailloux et de boue. Mais ils sont si beaux, si sauvages, si déserts qu’il valent vraiment la peine de faire ces efforts, a fortiori si vous aimez la nature et le bivouac. C’est dans ces endroits-là, sauvages et reculés, que la TD se montre sous son plus beau jour.
Ne vous inquiétez quand même pas trop, c’est normal que vous vous posiez ces questions, je me les posais aussi avant mon départ, et en boucle ! Aujourd’hui, je pense qu’il ne faut pas hésiter à y aller si la TD vous attire. Et si jamais elle est trop difficile, il vous suffira de modifier votre itinéraire via une appli genre Komoot, qui sélectionne généralement des routes et des chemins peu fréquentés.
Enfin, oui j’ai eu un vrai coup de coeur pour les albanais et leur incroyable sens de l’hospitalité. Je vous souhaite de vous régaler sur ce parcours exigeant mais qui devrait vous le rendre au centuple.
Profitez bien de ce magnifique périple qui s’annonce…
Bonjour,
Merci pour cet article intéressant et inspirant.
Comment faire pour rentrer en contact avec
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Bonjour Ali,
Si c’est avec moi qu’il s’agit d’entrer en contact, c’est bien par ici, c’est-à-dire par le biais des commentaires à la fin des articles. Nos échanges sont alors publiés car ils sont susceptibles d’intéresser tout.te.s les lecteurs.ices.
Sinon, il suffit, toujours en commentaire, de poser sa question, de donner ses coordonnées et de bien me préciser de ne pas publier le commentaire.
Merci 🙂
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Bonjour,
Je viens de découvrir votre blog qui donne envie de voyager.
Je pars la semaine prochaine faire la trans dinarica à partir de Podgorica en passant par l’Albanie principalement, la Macédoine, le Kosovo et le Montenegro pendant 4 semaines. Est ce que la trans dinarica est accessible ou il faut être très très entrainé pour y arriver? J’ai peur de m’être un peu emballée quand j’ai découvert ce trajet et que le dénivelé soit très très important. En tout cas d’après votre expérience les Albanais ont l’air adorables. J’espère que vous aurez le temps de me répondre avant mon départ. Merci à bientôt!
Morgane
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Bonjour Morgane,
Merci 🙂
Difficile de vous répondre avec précision car cela dépend du niveau de chacun et chacune. Pour être parfaitement honnête, je pense que le tracé est par endroit assez exigeant. Un entraînement correct s’avère donc un gros avantage mais je me suis rendu compte au fil des kilomètres là-bas que d’autres critères avaient eux aussi leur importance : les développements et le poids du vélo. S’ils sont adaptés, cela devrait être faisable.
Les développements : pour moi, il est important d’avoir un vrai vélo de voyage qui permette de mouliner dans les montées car ça change tout ! Si c’est le cas, les côtes deviennent nettement moins hostiles. J’ai quand même eu trois fois des pentes qui atteignaient les 20%. Il faut donc savoir que vous pouvez vous trouver confrontée à ce type de dénivelé sauvage ! Mais comme c’est heureusement sur des portions très courtes, il est toujours possible de pousser le vélo sur 20 ou 40 mètres. De telles pentes restent quand même exceptionnelles.
Le poids du vélo : c’est une évidence bien sûr mais croyez-moi, quand on transpire en forçant comme un boeuf à 5 à l’heure dans ces côtes qui n’en finissent pas, on regrette d’avoir pris trop d’affaires ! Alors vraiment, allégez le vélo au maximum avant le voyage et dès que c’est fait, enlevez encore le plus d’affaires possible ! Sinon, vous le regretterez forcément à un moment ou à un autre…
Ensuite, si je puis me permettre encore un petit conseil : quand les côtes deviennent trop difficile, n’hésitez pas à les monter en zigzag (= en crabe), c’est-à-dire non pas de manière frontale à la pente mais en avançant de gauche à droite puis de droite à gauche de la voie, et ainsi de suite. C’est souvent possible car les routes de la Trans-Dinarica sont peu fréquentées par les voitures, on peut donc aller d’un côté à l’autre de la route sans problème le plus souvent (et se rabattre à droite dès qu’on entend ou qu’on voit une voiture arriver). J’ai très souvent procédé ainsi pour rendre les pentes un peu moins abruptes.
Je dois quand même préciser que lorsque l’on quitte le bitume, cela devient souvent un peu plus difficile de monter les petits chemins de terre, de cailloux et de boue. Mais ils sont si beaux, si sauvages, si déserts qu’il valent vraiment la peine de faire ces efforts, a fortiori si vous aimez la nature et le bivouac. C’est dans ces endroits-là, sauvages et reculés, que la TD se montre sous son plus beau jour.
Ne vous inquiétez quand même pas trop, c’est normal que vous vous posiez ces questions, je me les posais aussi avant mon départ, et en boucle ! Aujourd’hui, je pense qu’il ne faut pas hésiter à y aller si la TD vous attire. Et si jamais elle est trop difficile, il vous suffira de modifier votre itinéraire via une appli genre Komoot, qui sélectionne généralement des routes et des chemins peu fréquentés.
Enfin, oui j’ai eu un vrai coup de coeur pour les albanais et leur incroyable sens de l’hospitalité. Je vous souhaite de vous régaler sur ce parcours exigeant mais qui devrait vous le rendre au centuple.
Profitez bien de ce magnifique périple qui s’annonce…
Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas…
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