Entourée de sable blanc qui plonge inlassablement dans l’eau turquoise, l’île Maurice dispose de plages paradisiaques sur tout son littoral. Voici une liste non exhaustive des plus belles d’entre elles.
Le morne Brabant, c’est cette grande et belle montagne rocheuse qui domine les plages du sud-ouest de l’île, et qui leur donne un certain cachet.
Le morne Brabant domine la plage
La mer y est translucide. A son extrémité nord, la plage est bordée de filaos.
Puis très vite, ce sont les cocotiers qui prennent le relai.
La plage est bordée d’hôtels et comme elle est réputée être l’une des plus belles de l’île, sinon la plus belle, on n’y est jamais vraiment seul.
Au sud de la plage, on accède à un spot beaucoup plus exposé au vent, réputé pour le kite-surf.
Au niveau pratique, un long parking sous les filaos borde la plage, où l’on trouve des camions qui servent à manger et à boire…
La plage du Morne
La plage de Mont Choisy
Située au nord-ouest de Maurice, voici une plage magnifique bien qu’elle ne réponde pas exactement aux critères habituellement évocateurs de rêve : elle ne compte en effet aucun cocotier !
La plage de Mont Choisy
Mais son mince ruban de sable blanc est calé entre une superbe forêt de filaos, et la mer dont les couleurs sont particulièrement attrayantes.
Cette plage est réputée être l’une des plus belles de l’île, ce n’est pas nous qui dirons le contraire tellement elle nous a séduits. Et le signe qui ne trompe pas, c’est que les locaux eux-mêmes s’y rendent en nombre pour y passer leurs week-ends entiers en famille avec hamacs, barbecues, glacières…
Hamacs dans les filaos de Mont Choisy
Plus on marche sur la plage en direction du sud, moins on y trouve de monde. Si vous voulez être à peu près tranquilles, garez-vous non pas au début de la plage mais un peu plus loin. Il y aura toujours un peu de monde, mais moins.
Et une fois dans l’eau, il faut bien dire que nous avons été surpris par l’intensité des couleurs, malgré un temps nuageux.
Comme si Mont Choisy n’avait pas assez d’avantages, elle fait partie des plages mauriciennes orientées à l’ouest, c’est-à-dire face au coucher du soleil.
La partie nord de la plage n’est pas privatisée par les hôtels qui la bordent, contrairement aux apparences : elle reste en accès libre.
C’est à ce niveau qu’est située l’une des zones de Maurice réputées pour le snorkeling.
La profondeur est très faible, plus ou moins un mètre selon la marée.
Il s’agit donc surtout d’un snorkeling adapté aux enfants, ainsi qu’à ceux qui mettent la tête sous l’eau pour la première fois.
Couple de pompaneaux muscadins
Impossible de descendre en apnée donc, toutefois on aperçoit bon nombre de jolis poissons colorés, typiques des mers tropicales.
Un poisson-papillon vagabond
Bon à savoir
Si vous décidez de faire du snorkeling sur ce spot, n’y allez pas à marée basse : vous risqueriez par endroits de vous échouer ! La profondeur est vraiment trop faible, il faut y aller soit à marée haute, soit entre la marée haute et la marée basse, mais pas quand elle est au minimum.
Infos pratiques (Mont Choisy)
Parking
La plage de Mont Choisy s’étend sur environ 3 km. On peut garer la voiture à peu près tout le long de la plage, sous les filaos.
Où manger ?
Toujours sous les filaos, on trouve de nombreux camions qui proposent de quoi manger et boire, les pieds dans l’eau. On peut donc passer la journée entière sur place, même quand on n’a strictement rien prévu pour le repas.
Street-food à Mont Choisy
Où dormir ?
L’hôtel La Maison du Nord est idéal pour rayonner dans tout le nord de l’île, et notamment pour découvrir ses plages idylliques.
La Maison du Nord
Si l’accueil des Mauriciens est très chaleureux partout dans l’île, que dire de La Maison du Nord ? L’ensemble du personnel est incroyablement souriant, accueillant et aux petits soins pour ses clients. Un véritable régal…
Prix
A partir de 61 euros la nuitée mais très variable selon la saison (91 euros quand nous y étions, en mars).
Emplacement
Toutes les plages du nord de l’île sont situées à proximité, à commencer par celle, sublime, de Mont Choisy.
La plage de Mont Choisy
La plage de Bain Bœuf
D’un côté, il est difficile de dire que cette plage est l’une des plus jolies de l’île car elle comporte un inconvénient majeur : sur toute une partie, elle est bordée de gros sacs de sable destinés à lutter contre l’érosion.
La plage de Bain Bœuf
Mais d’un autre côté, cette plage donne sur un petit lagon paradisiaque, protégé par la barrière de corail un peu plus au large.
Bain Bœuf et son lagon
Certaines zones sont particulièrement agréables pour le farniente puisque, pour changer, on peut poser la serviette sur de la pelouse, à l’ombre des innombrables cocotiers qui se pavanent au-dessus de la mer.
Enfin, si l’on veut éviter d’avoir la vue sur les sacs de sable, il suffit de marcher un peu le long de la plage en direction de l’ouest (c’est-à-dire en laissant la mer à droite) : par là, on trouve de jolies petites plages qui font face à ce superbe lagon, mais sans les sacs anti-érosion.
Infos pratiques (Bain Bœuf)
Commodités
Un parking permet de se garer le long de la plage. Juste à côté, on trouve quelques camions pour manger, un stand de souvenirs, notamment de vêtements (paréos etc.), et des toilettes publiques.
Où dormir ?
L’hôtel La Maison du Nord est idéal pour rayonner dans tout le nord de l’île, et notamment pour découvrir ses plages idylliques (voir toutes les infos ci-dessus, à la fin du paragraphe sur la plage de Mont Choisy)
La Maison du Nord
A ne pas rater dans les environs
Il y a un site à ne surtout pas rater, à 2 km seulement de la plage de Bain Bœuf , en direction de l’est : Notre-Dame-Auxiliatrice de Cap Malheureux !
Sous ce nom à rallonge se cache une jolie petite église fleurie, avec la mer turquoise en toile de fond.
Pas besoin d’être croyant pour trouver le site carrément enchanteur.
Juste derrière sont situés quelques bouts de plages agréables, ainsi qu’un petit restaurant qui sert la pêche du jour : fraîcheur garantie.
La plage aux pieds de la petite église rouge
La plage de Bain Bœuf et Cap Malheureux
La plage de Tamarin
Elle est située dans le sud-ouest de l’île, et c’est l’une des plages les plus sauvages et les plus agréables de Maurice.
La plage de Tamarin
Sa particularité, c’est qu’à son extrémité nord se jettent dans la mer deux rivières descendant des montagnes : la rivière Tamarin et la rivière du Rempart.
La rivière du Rempart
Ces deux rivières peuvent parfois créer des courants plus ou moins forts, notamment à marée haute. Il est alors préférable de se baigner un peu plus loin (il suffit de marcher trente secondes).
En se rejoignant, les deux rivières se jettent dans la mer
Mais le plus souvent, la zone est calme et tout le monde se baigne dans le lit de ces deux rivières.
Cette plage très fréquentée par les locaux est la plus authentique de toutes celles où nous avons posé nos serviettes, sur tout le pourtour de l’île.
Tamarin est un ancien petit village de pêcheurs, dont l’activité a décliné au fil des années.
Aujourd’hui, la plage est à la fois fréquentée par des touristes, des pêcheurs, des surfers et des locaux, ce qui lui confère une ambiance aussi décontractée qu’agréable.
Louis Arnaud répare ses filets de pêche
Au niveau pratique, de nombreux arbres bordent la plage, ce qui permet de poser la serviette à l’ombre quand le soleil tape fort.
Enfin, cette plage comporte un dernier avantage, et pas le moindre : elle est orientée à l’ouest, c’est-à-dire pile en face des couchers du soleil.
Objectivement, ceux que nous avons vus étaient beaux mais n’avaient rien d’exceptionnel.
Pourtant, cette plage est connue pour offrir quelques-uns des plus beaux couchers du soleil de l’île, paraît-il, alors, n’hésitez pas à aller le vérifier par vous-mêmes…
Infos pratiques (Tamarin)
Parking
On peut se garer tout le long de la plage. Bien qu’assez vaste, le parking peut saturer : il suffit alors de se garer dans les rues du village puis de marcher quelques minutes.
Où manger ?
Il y a trois ou quatre stands de plage avec de la nourriture locale, bonne et pas chère.
Inconvénient : ils sont victimes de leur succès, aussi, à l’heure du déjeuner le midi, il faut faire la queue et elle est parfois assez longue : 10, 15, 20 personnes…
Il vaut donc mieux s’y prendre tôt, sinon, on peut acheter des plats à emporter au Ye Man, le restaurant du Veranda Tamarin Hotel situé lui aussi face à la plage.
En dernier recours, il suffit de marcher une poignée de minutes en direction des petites rues du village, où se trouvent quelques points de vente.
Où dormir ?
Face à la plage se trouve un excellent hôtel, le Veranda Tamarin Hotel & Spa : voir le site officiel.
Le prix : à partir de 125 euros la nuit
Le personnel est adorable, l’hôtel est idéalement situé, les repas sont bons.
La piscine principale de l’hôtel
Mais l’hôtel bénéficie d’un point fort : sa petite piscine à débordement face à la mer. Et comme il fait souvent chaud, elle est dotée d’un bar…
La petite piscine à débordement
C’est vraiment l’endroit idéal pour savourer les fins de journée : on peut vous le certifier, on l’a testé sans modération…
Enfin, l’hôtel dispose d’un spa, et il propose diverses excursions sur l’île.
Activités depuis la plage
Observation des dauphins
La baie de Tamarin héberge environ 500 dauphins ! Il existe différentes possibilités pour aller les observer. Une façon un peu plus originale que le bateau consiste à les approcher en kayak : observer les dauphins en kayak. Nous ne l’avons pas testé mais l’observation des dauphins dans la baie de Tamarin est un grand classique.
Plongée sous-marine
Face à la plage de Tamarin se trouve le club de plongée Tamarin Ocean Pro Diving Center. Le matériel est en bon état, l’encadrement est très sympa, comme partout à Maurice, mais le tarif était un peu élevé (70 euros). Le spot doit être superbe quand la visibilité est bonne, ce qui n’était pas le cas le jour de ma plongée.
Louer un surf ou un paddle
La plage de Tamarin est réputée pour être l’un des meilleurs spots de surf de toute l’île, voire le meilleur.
Leur site internet étant hors service à l’heure où nous écrivons ces lignes, voici les coordonnées de Tamarin Bay Surf School, le seul point de location de surfs, paraît-il, de l’île Maurice.
Mail : nish.suntoo@gmail.com – Tél : +230 5745 6759
Que visiter aux alentours ?
Le site phare du coin, c’est la Terre des Sept Couleurs à Chamarel : situé à 19 km en direction du sud, c’est un petit coin de nature hors du commun à ne rater sous aucun prétexte…
La plage de Tamarin
La plage de Grand Baie
Grand Baie est un village situé au nord de l’île, réputé notamment pour ses jolies plages de sable fin.
La plage publique de Grand Baie
Elles présentent toutes la caractéristique d’être situées en ville. Ce qui signifie qu’elles disposent de toutes les commodités nécessaires : bars, restaurants etc.
Tout comme la plage de Bain Bœuf située non loin et évoquée ci-dessus, celle de Grand Baie se trouve à proximité de la fameuse petite église de Cap Malheureux, qu’il ne faut pas manquer d’aller voir.
Notre-Dame Auxiliatrice de Cap Malheureux
Où dormir ?
L’hôtel La Maison du Nord est idéal pour rayonner dans tout le nord de l’île, et notamment pour découvrir ses plages idylliques (voir toutes les infos ci-dessus, à la fin du paragraphe sur la plage de Mont Choisy)
La Maison du Nord
La plage de Grand Baie
La plage de Blue Bay
Si les plages du nord de l’île sont réputées compter parmi les plus belles de Maurice, il y en a quelques-unes dans le sud qui ne sont pas en reste. C’est le cas de celle de Blue Bay.
Il s’agit d’une plage publique ombragée, assez fréquentée par les locaux, ce qui est souvent bon signe.
La baignade est protégée, l’atmosphère est paisible, et de petits stands situés juste derrière la plage permettent de s’acheter de quoi pique-niquer les pieds dans l’eau.
Protégée par une barrière de corail au loin, Blue Bay s’ouvre sur un lagon paradisiaque.
Depuis le bord, on peut rejoindre une zone de coraux assez poissonneuse.
Snorkeling à Blue Bay
Les coraux sont dans une zone fréquentée et, si certains sont encore colorés, d’autres sont morts.
Mais dans tous les cas, ils sont fréquentés par de nombreux poissons colorés, qu’on peut approcher de près.
Pratique
La plage de Blue Bay est située non loin de l’aéroport, ce qui en fait un point de chute idéal lorsqu’on vient d’atterrir, ou juste avant de repartir…
La plage de Blue Bay
Le littoral de l’île Maurice offre un choix infini de plages de rêve. Elles sont rarement désertes mais elles ont toutes ce côté enchanteur que les visiteurs recherchent : cocotiers et filaos, sable blanc, eaux turquoises, poissons multicolores…
Le géoparc de Chamarel est un site époustouflant qui offre aux visiteurs un spectacle féérique. Ce petit bijou de la nature est situé à proximité du village de Chamarel, dans le sud-ouest de l’île Maurice. Photos, conseils, infos pratiques : voici l’essentiel à savoir pour profiter au mieux de ce site d’exception.
La visite comprend l’accès à trois sites : les chutes de Chamarel (il s’agit en réalité d’un simple point de vue), la Terre des Sept Couleurs et le parc des tortues.
Les chutes de Chamarel
Peu après le guichet d’entrée, après une poignée de minutes, on arrive à un petit parking où il faut se garer. C’est là que se situe le premier des deux points de vues sur les chutes de Chamarel, au loin.
Les chutes de Chamarel
Située au cœur d’une végétation luxuriante, la double cascade s’élève à une centaine de mètres au-dessus du sol : c’est la plus haute de l’île Maurice.
Pour rejoindre le second point de vue, il faut poursuivre un court instant sur un petit sentier, agréable et ombragé.
Quelques panneaux explicatifs permettent d’en apprendre un peu plus sur ce petit coin enchanteur.
On arrive au second point de vue, légèrement différent du premier.
Les chutes de Chamarel
Il est possible de descendre au pied des chutes et de s’y baigner, via une randonnée à travers la nature sauvage qui les entoure : voir la rando des chutes de Chamarel.
Il s’agit d’une randonnée guidée car l’accès n’est pas libre : il traverse des terrains privés.
Durée : 3 heures. Baignade dans le bassin.
Les chutes de Chamarel sont situées au cœur d’une végétation luxuriante
Après cette jolie mise en bouche, on arrive au clou du spectacle : la promenade autour des dunes de la Terre des Sept Couleurs.
La Terre des Sept Couleurs
Un parking permet de se garer juste devant l’entrée. Et dès qu’on arrive sur le site, on est saisi par cette étonnante profusion de couleurs car ici, la terre n’est pas noire !
La Terre des Sept Couleurs
Il n’est pas possible de marcher sur les dunes, afin de ne pas les abîmer. On se balade donc sur un sentier qui ceinture le site, et qui traverse parfois des zones ombragées.
Mais comment les Sept Couleurs se sont-elles formées ?
L’île Maurice est d’origine volcanique : ce sont les éruptions successives qui lui ont donné naissance en la faisant progressivement sortir de l’eau.
Au cours des millions d’années qui ont suivi, la lave s’est lentement décomposée sous l’effet du climat tropical : cyclones dévastateurs, pluies diluviennes, chaleur torride.
Ce sont les particules de fer et d’aluminium nées de ces intempéries qui colorent aujourd’hui ce paysage bigarré : le fer donne à la terre les teintes chaudes (rouge, brun et jaune) et l’aluminium les teintes froides (violet, bleu, vert et pourpre).
Les 7 couleurs
Les 7 couleurs
Des couleurs figées
L’une des particularités les plus étonnantes de ces dunes, c’est que leurs couleurs ne se mélangent jamais.
En effet, l’aluminium et le fer ont une tendance naturelle à se repousser, c’est pourquoi, même si l’on mélangeait ces couleurs, elles finiraient par reprendre leur place d’origine.
Même lorsque de fortes pluies dégoulinent sur ces dunes, elles conservent à peu près toujours leur apparence d’origine.
Se rafraîchir face aux dunes
A l’issue de cette promenade hors du commun, on arrive à une terrasse panoramique où il est possible de prendre un rafraîchissement, face aux dunes.
A noter qu’ici, sous les arbres, on peut rencontrer un joli petit habitant : le Foudi de Maurice, encore appelé Cardinal. Attiré par les miettes laissées sur cette terrasse par les visiteurs, on le croise assez facilement. Et comme les dunes, il arbore des couleurs vives.
Le Foudi de Maurice, ou Cardinal
Il s’agit d’un oiseau endémique en danger d’extinction qui faisait partie, en 2012, des 100 animaux les plus menacés au monde. La marée noire de 2020, due au naufrage du Wakashio, n’a pas arrangé sa situation, malgré des efforts notables pour le préserver.
Le parc des tortues et le jardin endémique
Ils sont situés au début de la promenade, à proximité immédiate de l’enclos qui ceinture les dunes.
Tous deux sont relativement petits et on en fait assez vite le tour.
Il serait donc dommage de les louper, a fortiori si vous avez des enfants : ils se régaleront sans doute plus à observer ces énormes tortues que les dunes multicolores !
Géoparc de Chamarel : les tortues d’Aldabra
On peut approcher de près ces énormes reptiles à carapace, dont les caractéristiques sont impressionnantes : les tortues d’Aldabra peuvent peser jusqu’à 250 kilos, et vivre pendant 150 ans.
Entre les dunes aux Sept Couleurs et le parc des tortues se trouve le jardin endémique. Il s’agit de quelques espèces végétales locales plantées çà et là, comportant parfois un petit panneau explicatif.
Infos pratiques
Tarifs
Le tarif de base (taux de conversion de mars 2026) est de :
750 roupies mauriciennes par adulte, soit 14 euros.
375 roupies mauriciennes par enfant, soit 7 euros.
Pour les résidents, ces prix passent à 400 roupies par adulte et 200 roupies par enfant.
Mais il existe d’autres formules : visite de la plantation de café (la seule du pays), découverte de la vie locale, dégustation de jus de canne fraîchement pressé etc. Tous les détail sur le site officiel : les différentes offres
Horaires
Ouvert du lundi au samedi : de 8h30 à 17h00 l’hiver (en principe 21/03-20/12), et de 8h30 à 17h30 l’été (en principe 21/12-20/03)
Durée
Si vous manquez vraiment de temps, comptez environ 45 mn, trajet en voiture compris, pour visiter uniquement la Terre des Sept Couleurs.
Sinon, pour visiter l’ensemble des sites (points de vue sur les chutes d’eau, promenade des dunes et parc des tortues), il faut bien compter 1h30 à 2h00, en prenant son temps.
Accès
Il y a deux possibilités d’accès.
L’arrivée au Géoparc se fait en principe en voiture. Une route serpente ensuite à travers la forêt tropicale.
Le point de vue des cascades de Chamarel est situé à 1,5 km environ du guichet d’entrée, et les dunes à 3 km.
Dans les deux cas, il y a un parking.
Mais si on a suffisamment de temps (et de courage), on peut tout à fait parcourir ce trajet à pied afin de mieux profiter du site. L’aller-retour, qui comporte un peu de dénivelé, est long de 6 km.
Le Geoparc de Chamarel
Si vous n’êtes pas logés à proximité, comptez environ 1h10 de voiture depuis Port-Louis, 50 mn depuis Flic en Flac, ou encore 1h00 depuis l’aéroport de Mahébourg.
Quelques interdictions…
Et oui, il en faut bien quelques-unes ! Alors, voici une liste non exhaustive de ce qui est interdit dans le Géoparc de Chamarel :
Ramasser de la terre (ainsi que toute plante, fleur ou roche)
Utiliser un drone
Marcher sur les dunes
Fumer, boire de l’alcool
Être accompagné d’animaux (sauf animaux d’assistance)
Donner à manger aux tortues (car elles ont un régime alimentaire spécifique)
Le mensonge des couleurs…
Ce blog est l’un des rares, le seul peut-être, sur lequel vous trouverez des photos des dunes de Chamarel montrant leurs couleurs entièrement naturelles ! En effet, à peu près partout ailleurs, vous verrez des photos où les couleurs des dunes sont saturées à l’excès, grâce à (ou à cause de ?) la retouche numérique.
Je n’ai ni Photoshop, ni aucun logiciel de retouche digne de ce nom. Pour les photos de dunes publiées dans cet article, j’ai simplement utilisé le logiciel gratuit de Microsoft destiné aux débutants, qui ne permet que certaines retouches de base. J’ai légèrement modifié quelques cadrages et contrastes, c’est tout, mais je n’ai pas touché aux couleurs.
Les dunes de Chamarel sont si belles et leurs teintes naturelles si intenses, qu’il me semble absurde d’exagérer encore leurs couleurs.
Dans tout cet article, voici ma photo où les couleurs sont les plus vives :
C’est déjà étonnant, non ?
A titre de comparaison, voici les mêmes dunes, telles qu’elles ressortent à la première recherche sur Google :
Si vous revenez à ma photo précédente, elle devient subitement plus terne, limite tristounette. Et pourtant, c’est elle qui est naturelle.
Alors bien sûr, je pourrais faire comme tout le monde en sur-saturant mes images moi aussi, mais y aurait-il un intérêt à cela ?…
Toujours ma même photo, mais en mode fallacieux cette fois-ci !
Dans une moindre mesure que tous ces abus, même nos smartphones comportent tous un réglage interne qui sature un peu les couleurs de toutes les photos que nous prenons, automatiquement. C’est pour éviter cet excès que je n’ai publié, dans cette partie consacrée aux dunes, aucune image prise avec mon smartphone (à l’exception… des panneaux directionnels !)
Pour illustrer cet article, j’ai utilisé un 24×36 reflex. Mes images sont donc beaucoup moins spectaculaires que celles des autres blogs, c’est vrai, mais elles ont au moins le mérite de vous montrer la réalité telle qu’elle est, sans artifice. Et au moins, vous ne serez pas décu.e.s en arrivant là-bas…
La Rhumerie Chamarel
Elle est située à cinq kilomètres seulement de la Terre aux Sept Couleurs, il ne faut donc pas hésiter à faire ce léger détour pour aller la découvrir.
Visite et dégustation
La visite se déroule en deux phases. On commence par un tour guidé de la distillerie (20 minutes), puis on enchaîne avec un moment qui n’est pas le plus déplaisant : la dégustation (20 minutes). Pour terminer, le magasin de la rhumerie étant situé juste avant la sortie, on repart rarement les mains vides…
L’arrivée à la rhumerie
Dès la conception de la rhumerie, c’est-à-dire avant sa construction, le futur visiteur a été mis au centre de toutes les attentions.
Posée aux pieds des montagnes, cernée par les cannes à sucre et décorée de nombreuses plantes et fleurs exotiques, ce n’est pas l’usine la plus désagréable à visiter.
Il n’est pas question de retracer ici toutes les étapes de la fabrication du rhum mais pour faire simple, le ou la guide explique en détail tout ce processus, de l’arrivée de la canne à sucre dans la distillerie à la mise en bouteilles du précieux breuvage.
Chamarel est la seule rhumerie de tout l’Océan Indien à pratiquer la double distillation
Puis vient la seconde partie de la visite : la dégustation. Et là, surprise. On nous fait goûter, non pas un verre, comme dans une autre rhumerie visitée il y a quelques années aux Antilles, mais… dix !
Passons aux choses sérieuses…
Oui, vous avez bien lu, dix verres. Rhums blancs, vieux ou ambrés ainsi que liqueurs aux parfums divers, Chamarel nous fait ingurgiter toute la panoplie de son brillant savoir-faire !
Infos pratiques
Accès, horaires et prix
La rhumerie est située à 500 mètres du village de Chamarel, et à 5 km de la Terre aux Sept Couleurs.
Les visites se font du lundi au samedi, de 9h30 à 16h30. Il y a possibilité de visites privées (avec dégustation bien sûr).
Visite groupée : 650 roupies (12 euros). Visite privée : 1500 roupies (28 euros). Taux de conversion mars 2026.
Le site internet officiel
Vous trouverez toutes les infos complémentaires sur le site officiel : Rhumerie Chamarel.
Le restaurant de la rhumerie
La rhumerie dispose de son propre restaurant, l’Alchimiste. Il propose des mets élaborés à base des produits du domaine.
Il était complet lors de notre visite, nous n’avions pas réservé donc nous n’avons pas pu y manger, et nous le regrettons.
Aussi, si vous ne voulez pas faire la même erreur que nous, pensez à réserver un peu à l’avance : c’est conseillé pour le midi, obligatoire pour le soir.
Le prix des menus, lesquels ne sont pas avares en rhum, débute à 40 euros environ, et il comprend la visite et la dégustation.
De plus, ces menus mettent l’eau à la bouche : consulter la carte de l’Alchimiste (je vous préviens tout de suite, si vous cliquez, ça va vous donner faim et soif…)
Les sites intéressants à visiter ne manquent pas à Maurice. Mais s’il fallait n’en citer qu’un, situé non loin de Chamarel, nous choisirions la plage du Morne.
La plage du Morne
Elle est située à 20 minutes (13 kilomètres) de Chamarel et, avec son sable blanc, ses eaux translucides et ses cocotiers, sans compter le Morne Brabant en arrière-plan, elle a tout de la plage paradisiaque.
Après la Terre aux Sept Couleurs de Chamarel, voici un autre site incontournable de l’île Maurice…
Sur Lanzarote, les villages sont uniquement constitués de maisons blanches. Ils se détachent donc extrêmement bien sur la terre volcanique sombre, ce qui donne de jolis paysages contrastés un peu partout sur l’île.
Qu’ils soient posés au bord de la mer, au milieu des palmiers ou aux pieds des volcans, voici une liste non exhaustive des plus beaux villages de l’île…
El Golfo est un minuscule village (130 habitants) situé sur le littoral ouest de l’île. Ses petites maisons blanches sont posées sur une coulée de lave séchée.
Au fond, El Golfo
El Golfo
Pour être honnête, c’est non pas le village en lui-même qui est une pure merveille, mais plutôt la nature qui l’entoure.
Le principal site à voir s’appelle El Charco de los Clicos. Quand on y arrive, il y a tout d’abord un parking pour garer la voiture, au bout duquel on découvre le mirador El Golfo. Il permet d’admirer la plage du même nom, constituée de sable noir volcanique.
La plage El Golfo vue depuis le mirador
Puis on emprunte un petit sentier qui domine la mer et au bout d’une poignée de minutes de marche pas difficile, on arrive au clou du spectacle : la lagune verte de Charco de los Clicos.
Charco de los Clicos : el Lago Verde
Elle a été colonisée au fil du temps par des algues, ce sont elles qui lui donnent cette couleur verte. C’est pour voir ce site que viennent les touristes.
El Lago Verde
Que visiter autour de El Golfo ?
Résider dans le village une ou deux nuits présente l’avantage de pouvoir rayonner dans toute la partie sud-ouest de l’île pour la visiter.
Les principaux sites à découvrir dans ce coin de Lanzarote sont les volcans du parc national de Timanfaya (attention, il faut réserver), les salines de Janubio ou encore le site naturel et volcanique de Los Hervideros.
Los Hervideros
Une fois dans le village, à part visiter les alentours et se baigner sur les plages d’origine volcanique, il n’y a plus qu’une seule activité : la gastronomie !
Les restaurants ont tous les pieds dans l’eau. Ils sont alignés sur le front de mer, plein ouest, c’est-à-dire face au coucher du soleil.
Les terrasses face à la mer sont extrêmement agréables et convoitées.
Nous avons testé le restaurant Bogavente et nous le recommandons fortement : terrasse exceptionnelle, cuisine délicieuse, service sympa, prix contenus (20 à 40 euros le repas complet). Du coup, le rapport qualité-prix est excellent.
Sangria au resto Bogavente
Le resto Bogavente
Localisation
El Golfo est situé dans le sud-ouest de l’île : à 15 minutes de Playa Blanca, à 25 minutes de Puerto del Carmen, à 30 minutes d’Arrecife et de Teguise.
El Golfo en images
Femés : calme et tranquillité
Femés est un tout petit village (200 habitants) posé dans le sud de l’île, à 360 mètres d’altitude. C’est un village qui n’a pas encore été gagné par l’agitation touristique. Il respire la douceur de vivre et s’adresse donc aux voyageurs en quête de calme.
Il compte deux attractions principales : son belvédère et son église.
Le belvédère
Situé sur un col, le belvédère est le site incontournable du village, car il offre une jolie vue sur le massif de Los Ajaches (lire plus bas), avec l’océan en toile de fond.
La vue depuis Femés
Quand la visibilité est bonne, on peut apercevoir au loin l’île de Fuerteventura.
L’église San Marcial de Rubicón
Le village est également connu pour son église San Marcial de Rubicón, d’architecture typiquement canarienne, et qui jouxte le belvédère.
L’église San Marcial Rubicón
Localisation
Femés est situé dans le sud de l’île, à l’intérieur des terres et non pas sur la côte.
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Que visiter autour de Femés ?
Tout autour de Femés se trouve un grand massif volcanique aride, Los Ajaches. Il abrite notamment des grottes et des gravures.
Los Ajaches et la route qui monte à Femés
On peut découvrir ce massif réputé en faisant le trek qui le traverse :
Distance : 11 km en boucle
Dénivelé positif : 600 m
Difficulté : moyenne
Plus d’infos (notamment la trace GPX) sur le joli blog de rando Vents et voyages.
Femés en images
Arrieta : détente dans un village paisible
Réputé pour son calme et sa douceur de vivre, Arrieta est un petit village côtier qui a une âme. Peu touristique en dehors de la saison estivale, sa situation est idéale pour s’y poser quelques jours : cela permet de rayonner dans tout le nord de l’île, qui ne manque pas de sites intéressants à visiter. Avec ses plages agréables et ses excellents restaurants, ce charmant petit village constitue une halte incontournable.
La Casa Juanita
Souvent appelée le chalet Juanita en français, cette bâtisse singulière est à Arrieta ce que la tour Eiffel est à Paris ! C’est-à-dire son symbole.
La Casa Juanita, sa plage et sa piscine naturelle
Derrière cette étrange maison colorée se cache une histoire tragique, celle de la petite Juanita.
Casa Juanita
Atteinte de tuberculose au début du XXe siècle, ses médecins préconisèrent une cure en bord de mer. Ils pensaient que respirer abondamment l’iode marin aurait des conséquences favorables sur sa santé.
Casa Juanita
En 1916, ses parents fortunés lui firent donc construire en bord de mer cette demeure qui porte son nom. Pour l’architecture, ils s’inspirèrent tout simplement de la maison de sa poupée.
Malheureusement, cinq ans plus tard, la maladie finit par emporter Juanita à l’âge de dix-sept ans. Elle fut enterrée dans le village voisin de Haría, où elle repose toujours.
Casa Juanita
Aujourd’hui, la maison appartient à une famille d’Arrecife qui, paraît-il, la loue de temps en temps…
Les plages
La plage de la Garita
Lorsqu’on arrive à Arrieta par le sud, la première vision que l’on a du village est celle de sa longue plage de sable fin faisant face à l’océan. C’est la plage de la Garita.
La plage de la Garita borde le village d’Arrieta
Avec ses huit cents mètres de long, elle est réputée assez calme car elle est abritée des vents dominants qui soufflent sur l’île. L’océan s’y déchaîne donc rarement.
Tout au bout de la plage, côté village, il y a une jetée très prisée des enfants et des ados car elle offre la possibilité de faire des plongeons dans la mer.
La Garita
Le climat étant doux tout au long de l’année à Lanzarote, on peut se baigner à la Garita à n’importe quelle période, comme partout sur l’île.
La plage de la Casa Juanita
Située aux pieds de la fameuse Casa Juanita, cette plage est déjà toute petite mais en plus, elle subit un peu la variation des marées. L’eau y est extrêmement calme puisqu’une digue, prolongée par une rangée de gros rochers, ferme quasiment l’accès à la mer. C’est ce qui fait de cet endroit une jolie petite piscine naturelle, particulièrement adaptée aux familles.
La petite plage de Casa Juanita et sa piscine naturelle
Se balader dans le village
Acculé entre les volcans et l’océan, Arrieta est un petit village de pêcheurs qui fut construit sur une coulée de lave.
Arrieta les pieds dans l’eau
L’un de ses gros points forts, c’est qu’il est peu touristique, en dehors de la saison estivale. On peut donc s’y balader en toute tranquillité, et cette découverte du village à pied est rapide : en prenant son temps, la balade dure une quinzaine de minutes.
Chaque matin, les pêcheurs partent en mer et à leur retour, on peut voir les restaurateurs du village venir s’approvisionner avec la pêche du jour. De la mer à l’assiette, ici, la fraîcheur est garantie.
La rue principale est justement colonisée par une dizaines de restaurants, dont certains sont réputés. La plupart d’entre eux offrent une terrasse face à la mer.
En faisant un court détour en direction de l’intérieur des terres, on peut visiter le musée de l’aloe vera, à l’entrée du village.
Il y en a trois autres identiques sur l’île (à Punta Mujeres, Yaiza et Teguise, ainsi qu’un dernier sur l’île voisine de la Graciosa).
Le musée de l’aloe vera d’Arrieta
Infos pratiques Arrieta
La Casa Juanita
Parking
S’il n’y a plus de places dans les petites rues à proximité, on peut se garer sur le parking qui fait face à la mer et à la Casa Juanita, dans une sorte de terrain vague.
Où manger ? La bonne adresse…
A trente mètres de la jetée qui fait face à la Casa Juanita se trouve le minuscule restaurant El Pisquito.
Il ne comporte pas de salle : on mange exclusivement dehors, sur une petite terrasse qui domine la mer. Les prix sont bon marché, la nourriture délicieuse, le personnel adorable.
La petite adresse parfaite, à tel point qu’elle est vite devenue notre cantine.
Attention : il vaut mieux réserver, y compris en basse saison. A défaut, il y a d’autres restaurants à proximité..
Le resto el Pisquito
La plage de la Garita
Parking
Là aussi, la plage est dotée d’un vaste parking naturel.
Commodités
La plage de la Garita est dotée de WC et de douches.
Où manger ?
La Casa de la Playa est un restaurant très agréable, posé sur la plage.
La nourriture y est délicieuse, les prix très corrects et la vue sur la mer parfaite.
La Casa de la Playa
Le musée de l’aloe vera
Possibilité de ramener une foule de cadeaux et de souvenirs, dérivés non seulement de cette plante, mais aussi des roches volcaniques, de la vigne etc.
Les sites intéressants à visiter, voire incontournables, ne manquent pas dans le nord de l’île.
Depuis Arrieta, voici les temps approximatifs de trajets :
Cueva de los Verdes et Jameos del Agua : 7 minutes.
Mirador del Rio : 15 minutes.
Haria : 10 minutes.
Jardin de cactus : 8 minutes.
Arrieta en images
Punta Mujeres et ses piscines naturelles
Posé sur les roches volcaniques en bord de mer, Punta Mujeres est un tout petit village agréable à visiter.
Il a su préserver son côté authentique malgré le tourisme, grâce à ses maisons blanches et son petit port de pêche.
Mais ce qui en a surtout fait la réputation, ce sont les nombreuses piscines naturelles qui pullulent sur son front de mer, perdues au milieu de petites criques.
Piscine naturelle à marée basse, à Punta Mujeres
Elles s’étendent sur le littoral sur deux kilomètres de long. Elles sont très prisées à longueur d’année, notamment quand la mer est agitée.
La principale curiosité de Punta Mujeres, c’est sa fameuse maison fleurie, Casa Carmelina, située en bord de mer.
Casa Carmelina
Elle n’a rien d’exceptionnel et pourtant, tout le monde vient la voir et la photographier !
Les petites criques du centre-ville !
Localisation
Punta Mujeres est située complètement dans le nord de l’île.
Elle est proche de Haria (une douzaine de minutes).
Mais à cause de cette position excentrée, toutes les autres villes sont relativement éloignées : Teguise et Costa Teguise à 20-25 minutes, Playa Blanca à une heure…
Stationnement
Inutile de chercher à vous garer sur le front de mer, c’est impossible. Il faut laisser la voiture, soit dans les petites ruelles, où les places sont rares, soit sur la route qui longe le village, à l’opposé de la côte. Là, on se gare très facilement, et il suffit de deux minutes de marche pour rejoindre le front de mer.
Que visiter autour de Punta Mujeres ?
L’impressionnant tunnel de lave dans lequel sont situés deux des sites les plus connus de Lanzarote, Los Jameos del Agua et La Cueva de los Verdes, est situé à trois kilomètres seulement de Punta Mujeres.
Le fameux jardin de cactus est à une dizaine de minutes à peine, et le mirador del Rio à quinze minutes.
Le village peut donc servir de point de chute pour rayonner dans le nord de l’île et visiter les principaux sites touristiques du coin.
La Cueva de los Verdes
Punta Mujeres en images
Haría , la ville aux mille palmiers
Haría est un petit village de 1200 habitants, qui perpétue le mode de vie traditionnel des locaux. Il est situé au beau milieu de la vallée des Mille Palmiers (Las Mil Palmeras), sorte d’oasis en plein milieu de terres volcaniques. En toile de fond se dresse le fameux cratère de La Corona.
Haría
Perché dans les terres montagneuses du nord de Lanzarote, son atmosphère change radicalement de celle des villages côtiers de l’île.
Une ruelle de Haría
Haría est réputé pour son marché artisanal, Haría Artesanal, qui a lieu chaque samedi matin dans un cadre ombragé très agréable, sur la place principale du village et aux pieds de l’église. Le but est de promouvoir l’artisanat local ainsi que l’agriculture biologique.
Pour obtenir un stand, les commerçants ont l’obligation de proposer à la vente des produits fabriqués, cultivés ou élevés localement : légumes bio, fromage de chèvre, bijoux, produits de beauté, soins du corps…
Si vous cherchez des idées de cadeaux à ramener, c’est donc l’endroit idéal mais n’oubliez pas : le marché n’a lieu qu’une seule fois par semaine, le samedi (de 10h00 à 14h00).
Haría : le marché artisanal
A noter qu’à proximité du village, sur la route LZ-10 se trouve le mirador de Haría, où l’on peut marcher au-dessus du vide sur deux passerelles en verre.
La Maison-Musée César Manrique
C’est la dernière maison de l’artiste, celle où il vécut jusqu’à sa mort. C’était une maison agricole en ruine, qu’il rénova en faisant cohabiter l’architecture traditionnelle et l’architecture moderne.
Il privilégia le confort, et cette harmonie avec la nature qui lui était si chère.
La maison donne l’impression d’être encore habitée, avec la présence de nombreux effets personnels comme des ustensiles de cuisine, ou encore la garde-robe bigarrée de l’artiste.
A l’extérieur, on chemine d’abord le long d’une jolie piscine donnant sur des volcans, puis on suit un chemin de cendres volcaniques, sous les palmiers, qui mène à l’atelier du maître.
L’atelier de l’artiste, avec sa silhouette au fond.
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Caleta de Famara : la côte sauvage
Caleta de Famara est un petit village sur fond de volcans, composé de maisons dont la blancheur tranche avec les couleurs sombres de la couche de lave sur laquelle il est posé.
Caleta de Famara
Le village a les pieds dans l’eau. Il marque l’extrémité sud de la plage de Famara, longue de cinq kilomètres, qui s’étire jusqu’aux falaises vertigineuses du Risco de Famara.
Le Risco de Famara
Cette plage est réputée attirer les surfers du monde entier, grâce au vent qui y souffle fréquemment. Il ne souffle pas forcément très fort mais lorsque c’est le cas, on peut poser la serviette dans l’un des nombreux abris semi-circulaires de pierres conçus à cet effet. Indéniablement, cette plage a un certain cachet.
La playa de Famara
A quelques encablures de la plage, au large, émerge l’archipel de Chinijo, dont l’île la plus connue est la fameuse Graciosa. La zone comprend une vaste réserve naturelle protégée de 700 kilomètres carrés.
La Graciosa
Caleta de Famara est également réputé pour ses couchers de soleil, puisque c’est l’un des rares villages de l’île à être orienté plein ouest.
Que visiter autour de Caleta de Famara ?
Dans cette extrémité nord de l’île, il y a notamment trois sites majeurs à découvrir :
Le mirador del Rio, qui offre de superbes vues sur les paysages de l’île et sur la Graciosa.
La Cueva de los Verdes et Jameos del Agua, tous deux situés dans un impressionnant tunnel de lave.
Infos pratiques
Parking
Si vous venez à la journée, vous pouvez vous garer avant l’entrée nord du village, sur le bord de la route, le long de la longue plage de Famara.
Au fond, le village de Caleta de Famara
Sports de glisse
Si vous venez pour le surf, le windsurf, le kitesurf ou autres sports de glisse, alors vous trouverez une étonnante concentration de surfs shops à Caleta de Famara : il y en a trois en tout, ce qui est énorme pour un petit village de mille habitants seulement. Vous devriez y trouver à peu près tout ce dont vous avez besoin…
Caleta de Famara en images
Teguise, l’ancienne capitale
Après la colonisation de Lanzarote en 1402, Teguise devint la capitale de l’île. Aujourd’hui, c’est la plus ancienne ville de Lanzarote, et la deuxième de tout l’archipel des Canaries (après Betancuria, la ville historique de Fuerteventura). Elle constitue donc un superbe témoignage du passé historique et colonial de l’île.
L’église Nuestra Señora de Guadalupe
Le centre névralgique de Teguise, c’est la Plaza de la Constitución, en plein cœur de la ville. L’église Nuestra Señora de Guadalupe fait face au Palacio Spinola, lequel abrite le fameux musée du Timble, cet instrument à cordes typique des Canaries.
Le Palacio Spinola
Si le centre historique est animé, il suffit de s’en éloigner un peu pour se retrouver très vite dans de jolies petites ruelles bordées de maisons blanches, et aux boiseries colorées.
Que visiter autour de Teguise ?
Teguise est située dans le centre de Lanzarote, légèrement au nord-est.
En réalité, c’est plus une petite ville qu’un véritable village, mais Teguise à su garder une dimension humaine qui fait tout son charme.
On peut profiter d’une escale dans l’ancienne capitale de Lanzarote pour rayonner dans cette région de l’île.
Les deux principaux sites à visiter alentour sont :
Il y a également un petit atelier d’artiste à 5 km à peine, dans le minuscule village de Teseguite. Il s’agit de la galerie-atelier Guttenberger-Schultz, encore appelée galerie Arte – Ceramica.
L’entrée de l’atelier
Elle est tenue et alimentée en œuvres par la peintre Anneliese Guttenberger et son mari, le céramiste Stefan Schultz. L’ensemble est présenté avec beaucoup de goût.
Si vous cherchez des souvenirs à ramener de votre voyage à Lanzarote ou des cadeaux à faire à vos proches, alors c’est l’endroit idéal, dont le raffinement change radicalement des boutiques de souvenirs classiques.
Avec 300 habitants seulement, Órzola est un petit village de pêcheurs calme.
Tous les jours en fin d’après-midi, les bateaux rentrent au port pour y décharger leur pêche du jour. Un moment à ne pas rater si vous êtes sur place.
Situé tout au nord de Lanzarote, il ne s’y passe pas grand-chose d’autre, à part le va-et-vient des ferries pour l’île voisine de La Graciosa. En effet, la plupart des touristes qui se rendent à Órzola n’y viennent que pour effectuer cette traversée.
Órzola peut donc constituer un bon point de chute, notamment pour ceux qui font l’aller-retour vers la Graciosa dans la journée : dormir dans ce petit village permet de prendre le premier bateau du jour à l’aller et le dernier au retour, tout en étant sur place.
La traversée : Órzola (Lanzarote) – Caleta de Sabo (La Graciosa)
Deux compagnies maritimes effectuent cette liaison en ferry plusieurs fois par jour, et on peut réserver les billets sur leur site : Lineas Romero et Biosfera Express.
On peut également se les procurer aux guichets sur place, à Órzola, sur le front de mer : ils sont immanquables.
La traversée :
Durée : 25 minutes.
Prix : 29 euros par adulte (aller-retour).
Seuls les piétons sont admis à bord. En effet, quelques rares véhicules seulement sont autorisés à circuler sur La Graciosa. On peut donc la visiter soit à pied (elle mesure quand même 8 kilomètres de long sur 4 kilomètres de large), ou en taxi 4×4.
Que visiter autour d’Órzola ?
En plus de la visite de La Graciosa, il y a essentiellement trois sites réputés à visiter non loin d’Órzola :
Grâce à sa beauté brute, Falassarna est considérée comme l’une des plus belles plages de Crète. Sable blanc, petites criques et eaux turquoise, elle répond aux critères de la plage idéale.
La première chose que nous avons remarquée en arrivant sur place, c’est la foule même si, en plein mois d’août, c’est normal ! En effet, tout le monde se précipite sur la plage principale car elle est aménagée : transats, parasols, snacks.
La plage de Falassarna
Mais ce qui nous a sauté aux yeux en même temps, c’est la beauté du site ainsi que les couleurs de l’eau.
Plutôt qu’une plage à proprement parler, il s’agit en réalité d’une succession de plages de sable fin, de petites criques et, par endroits, de dunes.
Les petites criques de Falassarna
Le tout s’étend sur trois kilomètres. Chacun a donc de quoi y trouver son compte.
Fuir la foule et se retrouver seul/e
Falassarna est victime de son succès l’été mais heureusement, il existe des moyens de profiter des lieux sans subir la foule.
D’une part, la plage est si longue qu’une partie seulement est aménagée, ce qui laisse toute la place qu’il faut, à ceux qui ne louent pas de transat, pour étendre les serviettes un peu plus loin, à l’écart de la foule.
D’autre part, pour ceux qui veulent se retrouver encore plus seuls, il suffit de marcher quelques minutes pour découvrir très vite des petites plages et des petites criques désertes.
Il suffit de partir du sud de la zone des transats, c’est-à-dire de la gauche quand on est face à la mer : on se retrouve alors très vite à peu près seul (après trois ou quatre minutes de marche) dans de petites criques, ou sur de petites plages de sable fin.
De là, il y a également la possibilité d’aller marcher dans de petites dunes sauvages et désertes, elles aussi.
Les dunes de Falassarna
Il faut noter que le naturisme est toléré à l’écart de la plage aménagée.
La côte étant orientée à l’ouest, il arrive que le vent souffle. C’est donc également un spot apprécié des véliplanchistes, kitesurfers etc.
Kitesurf à Falassarna
Le littoral a été particulièrement bien préservé ici puisqu’il n’y a aucun hébergement sur la plage. Ils sont situés un peu en arrière et ne dénaturent donc pas le paysage.
INFOS PRATIQUES
Situation
Falassarna est située dans le nord-ouest de l’île, à 188 kilomètres d’Heraklion (3h00 en voiture) et 51 kilomètres de La Canée (1h00 en voiture).
Commodités
Parking – On trouve des parkings un peu partout le long des trois kilomètres de plage. Ils sont faciles d’accès, et gratuits.
Plage – La plage principale est aménagée : transats, parasols, snacks.
Activités – Possibilité de pratiquer les sports nautiques ainsi que la plongée sous-marine :
Le club de plongée est à Platanos (6 km de Falassarna) : Scuba Diving Club. Contact : divebuddyclub@gmail.com (+30)6987019820
Hébergements
Le littoral ayant été bien préservé, il n’y a aucun hôtel ni hébergement quelconque en bord de mer. Ce n’est peut-être pas très pratique, mais c’est ce qui contribue à faire le charme de Falassarna : il n’y a aucun bétonnage de la côte, et c’est ce qu’on apprécie quand on vient profiter de cette belle plage.
Alors où dormir ?
Voici la liste des hébergements qui sont à la fois les plus proches de Falassarna et les mieux notés : Booking Falassarna
Que visiter autour ?
Au bout de la plage, à l’extrémité nord, un petit chemin (20 minutes de marche ou 5 minutes de voiture) permet de rejoindre les ruines du village antique de Falassarna.
Falassarna est une plage incontournable lors de tout voyage en Crète. Tout le monde y trouve son compte, qu’on soit adepte de baignades et de bronzage, de repos sur un transat un verre à la main, ou encore de beaux paysages (la plage et ses environs sont très instagrammables).
Deux instagrammeuses reviennent d’un shooting photo
A Lanzarote, le jardin de cactus est une œuvre végétale de César Manrique qui s’intègre parfaitement dans les paysages naturels de l’île. L’exotisme de cette végétation piquante, plantée dans un insolite écrin volcanique, exerce une fascination certaine sur la plupart des visiteurs. Petit tour d’horizon de ce jardin d’exception.
LE JARDIN DE CACTUS EN BREF
📍 Localisation : à Guatiza, dans le nord-ouest de Lanzarote.
🚶 Durée totale : 1h en moyenne (de 1/2h minimum à 2h, voire plus selon les goûts).
⭐ Intérêt principal : les cactus dans toute leur splendeur, de toutes les formes, toutes les dimensions, et avec des fleurs de toutes les couleurs !
🎒 Niveau : un peu de marche sans aucune difficulté.
🕒 Meilleure saison : douceur toute l'année !
Avec ces 4500 spécimens de cactus, issus de 1400 espèces différentes provenant des cinq continents, César Manrique a réussi le tour de force de faire de ce jardin exceptionnel l’un des plus réputés de la planète.
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Tinamala
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Cobrada
Pour donner naissance à ce site épatant, Manrique a jeté son dévolu sur une ancienne zone agricole qui avait été laissée à l’abandon au fil des années. Située dans un joli cadre naturel, aux pieds des cratères et au milieu des roches volcaniques, il l’a réhabilitée avant d’y faire prospérer ces innombrables variétés de cactus. Son éternel objectif était alors atteint : relier l’art et la nature de la manière la plus harmonieuse qui soit.
Ce jardin magistral, qui constitue une véritable œuvre d’art, s’intègre donc parfaitement à son environnement naturel et volcanique.
Le sol est recouvert de picòn, cette fameuse cendre volcanique, et comporte quelques petits bassins où flottent des nénuphars et nagent de gros poissons rouges.
Dans ce sanctuaire paisible règnent le calme et la sérénité. Les cactus prennent toutes les formes possibles, mais aussi toutes les couleurs imaginables lorsqu’ils sont en fleurs.
Il faut déambuler tranquillement dans ces allées pour mieux s’imprégner de l’atmosphère poétique créée par ces cactées en tous genres. Comme de nombreux visiteurs, nous avons été touchés par la magie qui se dégage de ce site atypique.
Au fond du jardin, un vieux moulin domine le site. Parmi les différentes variétés de cactus qui prospèrent à ses pieds, mentionnons le coussin de belle-mère, au nom si explicite…
Le fameux coussin de belle-mère…
Infos pratiques
Entrée : horaires et prix
Le jardin de cactus est ouvert tous les jours de 10h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30), 365 jours par an.
Adultes : 8,50 euros – Adultes en situation de handicap : 6 euros
Enfants : 4,25 euros – Enfants en situation de handicap : 3 euros
Commodités
Le site est doté d’un vaste parking.
A l’intérieur, il y a une cafétéria qui sert à manger et à boire à des tarifs corrects : voir le menu.
A noter que deux œuvres de Manrique décorent les toilettes, pour distinguer celles des femmes de celles des hommes.
L’entrée des toilettes hommes…
… et celle des toilettes femmes.
Localisation
Le jardin de cactus est situé dans le nord-ouest de l’île à Guatiza, qui dépend de la municipalité de Teguise, bien que cette ville soit située à 15 minutes de là.
Costa Teguise est également à 15 minutes, Arrecife à 20 minutes, Puerto del Carmen à 30 minutes.
Que visiter aux alentours ?
Juste à côté du jardin de cactus est situé un lieu naturel époustouflant, auquel nous avons consacré un article à part entière : Los Roferos, encore appelé Stratified City.
Depuis le jardin de cactus :
En voiture : 5 minutes.
A pied : 50 minutes à 1 heure.
Le jardin de cactus a été conçu en amphithéâtre
Grâce à d’innombrables variétés de cactus et un environnement naturel d’origine volcanique, César Manrique a réussi le tour de force de constituer à Lanzarote l’un des jardins de cactus les plus réputés de la planète. La magie qui se dégage des lieux fait de ce site atypique une escale incontournable pour qui visite cette si belle île.
Le jardin de cactus en images
Et encore quelques photos : car c’est vraiment trop difficile de s’arrêter de photographier ces jolies plantes, quand on déambule dans les allées de ce jardin d’exception…
Réputé pour son calme et sa douceur de vivre, Arrieta est un petit village côtier qui a une âme. Peu touristique en dehors de la saison estivale, sa situation est idéale pour s’y poser quelques jours : cela permet de rayonner dans tout le nord de l’île, qui ne manque pas de sites intéressants à visiter. Avec ses plages agréables et ses excellents restaurants, ce charmant petit village constitue une halte incontournable.
Souvent appelée le chalet Juanita en français, cette bâtisse singulière est à Arrieta ce que la tour Eiffel est à Paris ! C’est-à-dire son symbole.
La Casa Juanita, sa plage et sa piscine naturelle
Derrière cette étrange maison colorée se cache une histoire tragique, celle de la petite Juanita.
Casa Juanita
Atteinte de tuberculose au début du XXe siècle, ses médecins préconisèrent une cure en bord de mer. Ils pensaient que respirer abondamment l’iode marin aurait des conséquences favorables sur sa santé.
Casa Juanita
En 1916, ses parents fortunés lui firent donc construire en bord de mer cette demeure qui porte son nom. Pour l’architecture, ils s’inspirèrent tout simplement de la maison de sa poupée.
Malheureusement, cinq ans plus tard, la maladie finit par emporter Juanita à l’âge de dix-sept ans. Elle fut enterrée dans le village voisin de Haría, où elle repose toujours.
Casa Juanita
Aujourd’hui, la maison appartient à une famille d’Arrecife qui, paraît-il, la loue de temps en temps…
Les plages
La plage de la Garita
Lorsqu’on arrive à Arrieta par le sud, la première vision que l’on a du village est celle de sa longue plage de sable fin faisant face à l’océan. C’est la plage de la Garita.
La plage de la Garita borde le village d’Arrieta
Avec ses huit cents mètres de long, elle est réputée assez calme car elle est abritée des vents dominants qui soufflent sur l’île. L’océan s’y déchaîne donc rarement.
Tout au bout de la plage, côté village, il y a une jetée très prisée des enfants et des ados car elle offre la possibilité de faire des plongeons dans la mer.
La Garita
Le climat étant doux tout au long de l’année à Lanzarote, on peut se baigner à la Garita à n’importe quelle période, comme partout sur l’île.
La plage de la Casa Juanita
Située aux pieds de la fameuse Casa Juanita, cette plage est déjà toute petite mais en plus, elle subit un peu la variation des marées. L’eau y est extrêmement calme puisqu’une digue, prolongée par une rangée de gros rochers, ferme quasiment l’accès à la mer. C’est ce qui fait de cet endroit une jolie petite piscine naturelle, particulièrement adaptée aux familles.
La petite plage de Casa Juanita et sa piscine naturelle
La balade dans le village
Acculé entre les volcans et l’océan, Arrieta est un petit village de pêcheurs qui fut construit sur une coulée de lave.
Arrieta les pieds dans l’eau
L’un de ses gros points forts, c’est qu’il est peu touristique, en dehors de la saison estivale.
On peut donc s’y balader en toute tranquillité, et cette découverte du village à pied est rapide : en prenant son temps, la balade dure une quinzaine de minutes.
Elle démarre de l’une des deux extrémités du village, c’est-à-dire soit de la plage de la Casa Juanita, soit celle de la Garita. Dans les deux cas, il y a un parking naturel pour garer la voiture.
Arrieta
Chaque matin, les pêcheurs partent en mer et à leur retour, on peut voir les restaurateurs du village venir s’approvisionner avec la pêche du jour. De la mer à l’assiette, ici, la fraîcheur est garantie.
La rue principale est justement colonisée par une dizaines de restaurants, dont certains sont réputés. La plupart d’entre eux offrent une terrasse face à la mer.
Il y a aussi la possibilité de flâner dans ces jolies petites ruelles qui font le charme d’Arrieta.
En faisant un court détour en direction de l’intérieur des terres, on peut visiter le musée de l’aloe vera, à l’entrée du village.
Il y en a trois autres identiques sur l’île (à Punta Mujeres, Yaiza et Teguise, ainsi qu’un dernier sur l’île voisine de la Graciosa).
Le musée de l’aloe vera d’Arrieta
La balade se termine à la plage de la Garita ou à celle de Casa Juanita, en fonction du sens choisi.
La petite piscine naturelle de Casa Juanita, sur fond de volcans
Infos pratiques
La Casa Juanita
Parking
S’il n’y a plus de places dans les petites rues à proximité, on peut se garer sur le parking qui fait face à la mer et à la Casa Juanita, dans une sorte de terrain vague.
Où manger ? La bonne adresse…
A trente mètres de la jetée qui fait face à la Casa Juanita se trouve le minuscule restaurant El Pisquito.
Il ne comporte pas de salle : on mange exclusivement dehors, sur une petite terrasse qui domine la mer. Les prix sont bon marché, la nourriture délicieuse, le personnel adorable.
La petite adresse parfaite, à tel point qu’elle est vite devenue notre cantine.
Attention : il vaut mieux réserver, y compris en basse saison. Sinon, il y a d’autres restaurants à proximité..
Le resto el Pisquito
La plage de la Garita
Parking
Là aussi, la plage est dotée d’un vaste parking naturel.
Commodités
La plage de la Garita est dotée de WC et de douches.
Où manger ?
La Casa de la Playa est un restaurant très agréable, posé sur la plage.
La nourriture y est délicieuse, les prix très corrects et la vue sur la mer parfaite.
La Casa de la Playa
Arrieta
Le musée de l’aloe vera
Possibilité de ramener une foule de cadeaux et de souvenirs, dérivés non seulement de cette plante, mais aussi des roches volcaniques, de la vigne etc.
Si vous souhaitez photographier le coucher du soleil ou dîner face à lui, vous êtes du mauvais côté de l’île ! Ici, le soleil se lève derrière la mer mais se couche à l’opposé, derrière les volcans.
Que visiter dans les environs ?
Les sites intéressants ne manquent pas dans le nord de l’île.
Depuis Arrieta, voici les temps approximatifs de trajets :
Cueva de los Verdes et Jameos del Agua : 7 minutes.
Mirador del Rio : 15 minutes.
Haria : 10 minutes.
Jardin de cactus : 8 minutes.
Arrieta est un petit village de pêcheurs authentique, avec beaucoup de charme et qui se visite paisiblement. Idéalement placé, il permet en plus de découvrir les principaux sites touristiques du nord de l’île. C’est donc un village à ne pas rater.
Los Roferos est un site qui permet d’admirer de somptueux paysages naturels, composés de formations rocheuses aux formes tourmentées sur fond de volcans. Niché dans le nord de Lanzarote, il est facile d’accès et n’est pas encore surfréquenté. Par endroits, on se croirait carrément dans l’ouest américain.
Photos, description, infos pratiques, voici tout ce qu’il faut savoir pour profiter au mieux de ce site méconnu mais, selon nous, incontournable.
Les formations rocheuses de Los Roferos
Notre visite sur ce site étonnant s’est déroulée un jour où la lumière du soleil jouait à cache-cache entre les nuages. Pas l’idéal pour les photos, j’ai donc décidé d’y revenir le lendemain matin très tôt, au lever du soleil, pour essayer de faire de meilleures images. Je me suis alors retrouvé tout seul pendant plus d’une heure face à des panoramas de toute beauté.
Stratified City et le volcan Montaña de Guenia
Quand le soleil levant éclaire le site de sa lumière chaude, le paysage s’enflamme brusquement. Les différentes formations rocheuses aux formes énigmatiques (colonnes, arches et petites grottes) se mettent alors à rougeoyer. Ce panorama est d’une beauté sauvage qui ne laisse pas insensibles les amoureux.ses de la nature.
Le volcan Montaña de Guenia
Comment ce site atypique s’est-il créé ?
A l’origine, Los Roferos, qu’on appelle également Stratified City, était une carrière d’extraction de roches, celles avec lesquelles sont construites les maisons de l’île. Au fil du temps, la carrière a fini par péricliter et être abandonnée. L’activité minière avait déjà commencé à creuser ces formations rocheuses, et la nature a fini le travail grâce à la pluie, au vent et à son activité permanente d’érosion.
Le volcan Montaña de Tinaguache, sous une arche de Stratified City
Aujourd’hui encore, la nature continue à façonner les paysages de ce site atypique. Particulièrement photogénique et sans doute très instagramable, Stratified City n’est pourtant pas encore pris d’assaut par les touristes même si, en haute saison (juillet – août), il vaut quand mieux y aller tôt le matin si l’on veut être tranquille.
Se balader au milieu de ces curieuses formations rocheuses face à des volcans majestueux laisse un souvenir impérissable.
Le volcan Montaña de Tinaguache
Conseils pratiques
Pour les photographes
Le site est déjà photogénique sous la lumière brute de la mi-journée mais pour le photographier dans les meilleures conditions, il faut impérativement venir au lever ou au coucher du soleil. C’est à ces moments-là, pendant les fameuses golden hours, qu’il se présente sous sa plus belle lumière.
En arrivant, garez bien votre voiture à côté de la route et non pas à coté des formations rocheuses. Sinon, en fonction des photos que vous prendrez, vous risqueriez d’avoir votre véhicule dans votre champ de vision…
La boulette : garer sa voiture en plein dans le champ de la photo
Commodités
Un parking naturel borde le site, le long de la route.
Il n’y a pas d’autres commodités.
Accès
Stratified City se situe juste au bord de la route (la LZ-404).
Lorsqu’on arrive à hauteur du site, on ne peut pas le rater car on aperçoit les formations rocheuses depuis la voiture : c’est qu’on est arrivé.
Le prix
L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.
Quelle durée prévoir ?
Le site se visite assez rapidement. On peut y passer quelques minutes comme une bonne heure, voire plus si l’on veut faire le tour de toutes les formations rocheuses, en prenant le temps de les photographier et de les admirer.
Quand visiter le site ?
Le conseil précédent vaut également pour tous les visiteurs : le meilleur moment pour admirer les lieux, ce sont les premières et les dernières lueurs du jour, car ce sont les deux moments de la journée où les couleurs sont de loin les plus belles.
L’autre avantage, c’est qu’à ces moments-là, surtout tôt le matin, le site est vide de touristes : on peut alors profiter des lieux tout seul.
Les différents noms du site
Vous pouvez trouver différents noms qui désignent tous ce seul et même site : Stratified City, Los Roferos (qui vient de rofe, le nom des pierres qui étaient extraites du site), Ciudada Estratificada, Antigua Rofera de Teseguite…
Que voir autour de Los Roferos ?
Si Los Roferos vous plaît, alors vous pourriez tomber sous le charme d’un autre site naturel d’origine volcanique, lui aussi façonné par l’érosion au fil des millénaires : Las Grietas (qui signifie les fissures). Il est situé à environ 20 km et 20 minutes de Los Roferos.
Le site se trouve dans l’ouest de l’île et il est accessible relativement rapidement depuis à peu près tous les points de l’île : l’une des villes les plus éloignées du site, Playa Blanca, n’est qu’à 45 minutes.
Pour les autres villes principales, Puerto del Carmen est à 25 minutes, Arrecife à 20 minutes, Haria à 15 minutes et Teguise à 5 minutes.
Pour résumer, Los Roferos est un site naturel atypique qui offre des paysages sublimes et fascinants. Ne faisant généralement pas partie des circuits touristiques, il est encore peu fréquenté pour l’instant. C’est pourquoi il faut vite en profiter avant que le secret ne se répande…
Couverte de champs de lave, de cratères et de falaises qui plongent dans l’océan, Lanzarote est une île qui a été façonnée par un volcanisme intense. La nature y a créé des paysages sauvages et atypiques, parfaits pour explorer l’île sous son visage le plus brut et le plus spectaculaire. Voici notre sélection des sites les plus étonnants…
LANZAROTE EN BREF...
🗺️ Ce que vous verrez : des couloirs de lave, un littoral déchiqueté, une lagune colorée, des points de vues saisissants...
🚗 Accès : facile en voiture.
🎒 Niveau : facile, peu de marche.
⭐ Ce qui rend l’île incontournable : hors saison, l'avion n'est pas cher, il fait doux toute l'année et les paysages naturels sont époustouflants.
Imaginez le cratère d’un ancien volcan qui émerge d’une mer profondément bleue. Ses parois sont marron-orangé et un lac vert repose au fond, cerné par une plage de sable noir. Et bien vous ne rêvez pas, ce paysage étonnant et inhabituel existe : il s’appelle Charco de los Clicos.
Charco de los Clicos : el Lago Verde
Avant d’accéder à ce panorama atypique, il ne faut pas rater le minuscule détour par le mirador El Golfo. Il permet d’admirer la plage du même nom, constituée de sable noir volcanique.
La plage el Golfo vue depuis le mirador
Ensuite, quand on arrive à la lagune, on est saisi par sa couleur verte qui présente un gros contraste avec le noir de la plage volcanique.
Pourquoi la lagune est-elle verte ?
Pour commencer, la présence de la lagune à cet endroit est due aux infiltrations de l’eau de mer au fond de l’ancien cratère. Puis peu à peu, elle a été colonisée par des algues : ce sont elles qui lui ont donné cette couleur verte.
El Lago Verde
Ce site a de véritables airs de bout du monde. Bien qu’exposé aux vents et aux embruns, son panorama sublime respire le calme et la sérénité.
Pour parfaire la visite, on peut aller se régaler dans l’un des excellents restaurants du petit village voisin, El Golfo, posé à 600 mètres de là (voir les conseils pratiques ci-dessous).
Conseils pratiques
Le prix
L’accès au site est gratuit mais le chemin est balisé, on ne peut pas aller jusqu’à la lagune pour s’y baigner par exemple, le but étant de préserver cet espace naturel unique.
Commodités
Le site est doté d’un parking gratuit, en bordure de la route LZ-703.
Accès au site
Le mirador El Golfo qui domine la plage est situé à droite du parking. A quelques mètres de là démarre le chemin très court (moins de cinq minutes de marche) qui mène au point de vue sur El Charco de los Clicos et sa lagune verte.
Quelle durée prévoir ?
Le temps de visite est globalement court. Même en prenant son temps, il est peu probable qu’il dépasse la demi-heure même si, évidemment, on peut flâner sur place autant qu’on veut.
Ce gain de temps permet donc, soit de visiter d’autres sites dans cette zone de l’île (Los Hervideros par exemple), soit d’aller prendre un verre et/ou manger un morceau face à la mer à El Golfo, à 600 mètres de là.
Comment parfaire l’expérience ?
El Golfo est un village doté de nombreux petits bars et restaurants, qui ont tous les pieds dans l’eau. Nous avons testé le restaurant Bogavente et nous le recommandons fortement : terrasse exceptionnelle, cuisine délicieuse, service sympa, prix contenus (20 à 40 euros le repas complet). Du coup, le rapport qualité-prix est excellent.
Sangria au resto Bogavente
Le resto Bogavente
Localisation
Charco de los Clicos est situé dans le sud-ouest de l’île : à 15 minutes de Playa Blanca, à 25 minutes de Puerto del Carmen, à 30 minutes d’Arrecife et de Teguise.
Charco de los Clicos et El Golfo en images
LAS GRIETAS
Las Grietas signifie les fissures en espagnol. Lorsqu’on arpente les failles de ce site très nature et atypique, on ressent une atmosphère particulière, emprunte de mystère.
Las Grietas
La première fissure est aussi haute qu’étroite.
Par endroits, elle dépasse parfois les cinq mètres de haut alors qu’en largeur, elle se resserre considérablement, laissant péniblement passer les humains.
Au fil de la progression, il faut donc carrément se contorsionner pour pouvoir franchir certaines zones, ce qui procure une petite sensation d’aventure.
Les rayons du soleil se fraient un chemin comme ils peuvent jusqu’au fond de ces petites failles, mettant en valeur les stries naturelles des parois.
Au fil de la journée et de l’évolution de la lumière, les couleurs peuvent varier, rendant le site particulièrement photogénique (même si, le jour de notre visite, la lumière était le plus souvent voilée).
L’un des gros avantages du site, c’est qu’il a su rester authentique. Car contrairement à bien d’autres lieux à visiter sur Lanzarote, il n’y a aucun aménagement, aucun guichet, aucune barrière, aucune contrainte : le site a su rester 100% nature, on peut se balader où l’on veut, comme on veut, quand on veut, ce qui change de certaines visites très (trop ?) encadrées sur l’île. Une raison de plus pour aller le visiter.
Comment ce site atypique s’est-il créé ?
Les fissures dégoulinent des flancs d’un volcan, la Montaña Blanca. Elles sont tout simplement le fruit de l’érosion ainsi que de l’action du vent et de la pluie sur la lave solidifiée, au fil du temps.
Conseils pratiques
Le prix
L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.
Commodités
Un assez grand parking naturel gratuit est disponible sur le bord de la route (la LZ-35).
A partir de là, il faut marcher sur le chemin pendant quelques minutes pour arriver à la première fissure.
Quelques généralités
Chaussures : il est préférable de porter des chaussures fermées car certains endroits sont assez glissants au fond des fissures, même en chaussures de rando. Alors en tongs…
Fréquentation : s’il y a un peu trop de monde à votre goût lorsque vous arrivez dans la première fissure, ne vous y engagez pas et rendez-vous directement dans la deuxième ou la troisième, situées juste derrière : elles sont sensiblement moins fréquentés alors que tout le monde se précipite sur la première.
Le vent : éviter de visiter le site par temps venteux car le sable voltige dans les fissures, ce qui peut devenir gênant.
S’y rendre en début ou en fin de journée : il y a moins de monde, et la lumière est plus photogénique.
Quelle durée prévoir ?
Le site se visite assez rapidement. 45 minutes voire une heure seront largement suffisantes pour la plupart des visiteurs et visiteuses, en incluant les 15 minutes de marche aller – retour, du parking aux fissures.
Localisation
Las Grietas jouit d’un emplacement plus ou moins central sur l’île, légèrement sud, ce qui lui permet d’être accessible assez rapidement de presque tous les endroits de l’île.
Ainsi, Puerto del Carmen et Arrecife sont à 10 minutes, Teguise à 15 minutes et Playa Blanca à 25 minutes.
Las Grietas en images
LE MIRADOR DEL RIO
Le Mirador del Rio est un belvédère situé au sommet d’une falaise, 500 mètres au-dessus de la mer. Sa terrasse panoramique offre une vue à couper le souffle sur la jolie petite île voisine de la Graciosa et sur El Rio, ce petit bras de mer qui la sépare de Lanzarote.
L’ile de la Graciosa vue depuis le mirador del Rio
La Graciosa est une toute petite île volcanique sauvage, peu habitée, et dont les plages de sable blanc se détachent parfaitement sur la mer d’un bleu profond. La vue panoramique à 180° a un côté sidérant, que les photos ne peuvent restituer.
Malgré ses dimensions réduites (8 km de long par 4 km de large), l’île de la Graciosa compte sur ses terres pas moins de cinq volcans.
Le volcan Montaña Amarilla, sur La Graciosa
Situé tout au nord de Lanzarote, le mirador del Rio fait partie de l’œuvre de César Manrique, le fameux artiste à la fois local et international. Ce site s’inscrit dans son travail sur l’intégration de l’art dans la nature. A Lanzarote, ce lieu magnifique est incontournable.
A l’intérieur de cette œuvre architecturale renommée et parfaitement intégrée à l’environnement, on trouve une sculpture de Manrique, un bar-restaurant dont les tables donnent sur des fenêtres panoramiques hypnotiques, ou encore un escalier en colimaçon réputé…
Vue sur les volcans de Lanzarote
Infos pratiques
Prix et horaires d’ouverture
Le prix : 8,50 euros par adulte et 4,25 euros par enfant.
Horaires d’ouverture : 10h00 – 16h40
La cafétéria et le magasin ferment à 16h50.
Quand faut-il visiter le site ?
Idéalement, il faut s’y rendre par beau temps. Si la météo n’est pas optimale, il est préférable d’attendre le lendemain car c’est par beau temps que la vue est vraiment exceptionnelle.
Commodités
Il y a un parking gratuit à cent mètres du mirador.
A l’intérieur de ce dernier, il y a toutes les commodités : toilettes, magasin de souvenirs, bar, restaurant…
Peut-on faire l’impasse sur le mirador del Rio ?
Pour être honnête, oui ! En effet, bien que le Mirador del Rio nous semble incontournable, si seule la vue vous intéresse, alors sachez que vous pouvez très bien faire l’impasse sur le mirador : il y a différents points de vues quasi-identiques et entièrement gratuits accessibles depuis la route LZ-202, situés juste à gauche du mirador.
Il y a même un autre mirador, le Mirador de Guinate qui lui est gratuit, situé deux kilomètres après le Mirador del Rio. Après une descente en virages, on se retrouve sur une petite route trop étroite pour que deux véhicules puissent se croiser. Il faut alors guetter une petite impasse sur la droite. Là, on se gare sur un parking gratuit. Et ici aussi, de cet autre mirador, la vue est somptueuse.
La vue sur La Graciosa depuis le mirador de Guinate
Faire une rando jusqu’au Mirador del Rio
Un chemin de randonnée comportant des vues éblouissantes existe entre Orzola et le Mirador del Rio.
Nous ne l’avons pas testée mais pour plus d’infos, et pour télécharger la trace GPX : VisoRando Lanzarote
Que voir aux alentours ?
Le plus beau site à visiter alentour est justement la petite île de la Graciosa.
Pour s’y rendre, il faut prendre le bateau depuis la petite ville d’Orzola, située à 3 kilomètres du Mirador del Rio à vol d’oiseau, mais à 10 kilomètres par la route !
Deux compagnies assurent la traversée, Lineas Maritimas Romeo et Biosfera Express. Elles alternent les départs, ce qui offre aux touristes une multitude d’horaires quotidiens.
Durée de la traversée : 25 minutes.
Prix de la traversée : 60 euros en moyenne (le tarif varie fortement suivant la saison : entre 30 et 120 euros l’aller-retour).
Attention : les ferries ne prennent pas les voitures. Il faut en louer une sur l’île de La Graciosa ou, mieux encore, un vélo (électrique ou pas mais attention, il y a du dénivelé et du sable).
Localisation
Le Mirador del Rio est situé à l’extrême nord de l’île.
Il est situé à 15 minutes d’Haria, à 35 minutes de Teguise et Arrecife ou encore à 45 minutes de Puerto del Carmen.
LE TUNNEL DE LAVE
Pour commencer, il faut remonter à l’éruption du mont Corona, il y a plus de 4000 ans. Le volcan cracha un tel volume de lave qu’elle atteignit une épaisseur de 400 mètres !
Pendant que la croûte extérieure de l’un des torrents de lave séchait, la roche en fusion continuait à s’écouler à l’intérieur. Bien plus tard, quand la source de lave se tarit à la fin de l’éruption, elle laissa la place à cet immense tube volcanique : 8 kilomètres de long, dont plus d’un kilomètre est entièrement immergé sous l’océan.
Deux portions de ce tunnel peuvent être visitées : légèrement à l’intérieur des terres, La Cueva de los Verdes et à proximité de la mer, Los Jameos del Agua. Voici une description détaillée de ces deux merveilles de la nature.
La Cueva de los Verdes
Cette première portion du tube de lave est aménagée pour qu’on puisse la visiter à pied (la grotte ne peut pas se visiter seul et sans guide).
Le groupe au début de la visite
La longueur du tunnel est d’environ un kilomètre, sa hauteur atteint au maximum les 50 mètres et sa largeur les 15 mètres.
Mais à l’inverse, on doit se baisser par endroits pour pouvoir traverser les parties les plus étroites du couloir.
L’aménagement de ce couloir de lave fut confié en 1960 à Jesús Soto, un artiste vénézuelo-français. Il y apporta le moins de modifications possible afin de conserver au maximum l’ambiance naturelle des lieux. Ses aménagements furent donc minimalistes : il conçut un chemin praticable pour les visiteurs (aplanissement du sol, création de quelques escaliers, sécurisation des lieux), et il disposa un éclairage coloré de manière optimale.
Il voulait que ce site sauvage et atypique conserve tout son naturel et toute son authenticité, en lui conférant une ambiance mystérieuse dans un cadre féérique. Et force est de constater qu’une fois à l’intérieur, la magie opère.
Au fil de la progression du groupe, on peut observer les différentes strates de lave ainsi que ses différentes couleurs.
Au-dessus de nos têtes, on aperçoit de minuscules stalactites : ce sont les milliers de gouttelettes qu’elle a laissées sur les parois de la voûte en se solidifiant.
C’est à ce niveau-là que se situe un auditorium, dont les qualités acoustiques sont paraît-il exceptionnelles.
En fin de visite arrive le clou du spectacle.
Le tube de lave est mis en valeur par l’éclairage à cet endroit-là, et à nos pieds se trouve un gouffre tout aussi bien éclairé.
Mais quand la guide demande à un visiteur de jeter un caillou dans cette crevasse, surprise : c’est en réalité un lac dont la surface est au niveau de nos pieds.
Il était si calme qu’il s’était transformé en véritable miroir, et on croyait vraiment qu’il y avait un gouffre sous nos pieds à la place de ce petit lac intérieur.
Ce trompe-l’œil naturel est sidérant et le lieu est de toute beauté.
La visite se termine sur cette partie bluffante du tunnel, le temps de remonter à la surface de la Terre !
Infos pratiques
Horaires d’ouverture
Le site est ouvert de 9h30 à 16h15 tous les jours (365/365)
Attention
Il est obligatoire de réserver en ligne. Sans ça, on ne peut pas entrer.
Aucun billet n'est vendu au guichet.
Il faut s'y prendre un peu à l'avance, surtout en haute saison.
Adultes : 16 euros par personne (11,20 euros si handicap)
Enfants (de 7 à 12 ans) : 8 euros (5,60 euros si handicap)
Enfants (moins de 7 ans) : gratuit.
La sortie de la galerie
Durée de la visite
Elle dure 45 à 50 minutes. On ne peut pas trop flâner en route car les groupes se suivent de près, c’est un peu l’usine…
Services
Stationnement : il y a un vaste parking gratuit à proximité du site.
Toilettes : il est également doté de toilettes (avec tables à langer) mais à l’entrée du tunnel. Il faut donc prendre ses précautions avant de descendre dans les entrailles de la terre !
Restauration : il n’y a rien à manger ni à boire sur place.
Accessibilité
Personnes à mobilité réduite : en raison de sa configuration (certains passages sont très étroits ou très bas), le site n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.
Claustrophobie : les personnes claustrophobes peuvent se sentir oppressées dans ce site souterrain qui comporte quelques couloirs et escaliers très étroits.
Poussettes : elles ne sont pas admises dans le tunnel.
Animaux de compagnies : ils ne sont pas admis non plus, à l’exception des chiens d’assistance.
Localisation
La Cueva de los Verdes est située tout au nord-ouest de l’île, en bordure de la LZ-205, et à un kilomètres de Los Jameos del Agua.
Pour s’y rendre, il faut 25 minutes depuis Costa Teguise et Teguise, 30 minutes depuis Arrecife ou encore 40 minutes depuis Puerto del Carmen. Et si vous venez de Playa Blanca, à l’extrémité opposée de l’île, alors il vous faudra 1 heure.
La Cueva de los Verdes en images
Los Jameos del Agua
Créé sur un site naturel unique par César Manrique, Los Jameos del Agua est un centre d’art, de culture et de tourisme. Situé dans le même tunnel de lave que la Cueva de los Verdes mais un peu plus loin, il s’agit d’un site étonnant qui met en avant l’insertion harmonieuse de l’art dans la nature, selon les principes chers à l’artiste.
L’action de la nature
Los Jameos del Agua est donc le prolongement naturel du site présenté ci-dessus, La Cueva de los Verdes.
Sur ce second site, une partie de la voûte s’effondra par endroits, créant de grands trous dans le plafond (ce sont ces trous que désigne le mot aborigène Jameos).
Puis l’eau de mer s’infiltra au fil du temps au fond de ce tunnel, créant une sorte de lac intérieur.
Los Jameos del Agua
L’œuvre de César Manrique
L’artiste optimisa de façon exceptionnelle une partie de ce tunnel de lave pour créer les différentes parties de son œuvre.
Il disposa des plantes exubérantes à l’intérieur du couloir volcanique, afin d’augmenter encore la sensation du visiteur de se sentir dans un environnement naturel d’exception.
Puis il conçut un bar et un restaurant improbables au bout du lac intérieur, où l’on peut donc boire un verre ou manger un morceau dans ce décor unique.
A la sortie de ce couloir volcanique se trouve la surprise du chef : une piscine d’une blancheur éblouissante dont les parois arrondies épousent en partie les formes de la lave solidifiée.
Le tunnel de lave qui reprend un peu plus loin comprend un auditorium de 550 places aux qualités acoustiques paraît-il exceptionnelles, et au cadre visuel somptueux. Toujours pour rester fidèle à ses grands principes artistiques, Manrique disposa les sièges en suivant la pente descendante naturelle du sol de lave, ce qui permet aux spectateurs d’avoir une visibilité parfaite.
Et puisque la nature est au centre du génie artistique de Manrique, mentionnons le fameux Munidopsis Polymorpha ! Ce crabe minuscule (un centimètre de long) est endémique de Lanzarote. Après avoir vécu 4000 ans dans la pénombre, il a fini par devenir aveugle et il a perdu peu à peu toutes ses couleurs, pour être totalement blanc aujourd’hui.
Très sensible à la rouille, il a failli disparaître ces dernières années à cause de la présence dans le lac souterrain de nombreuses pièces de monnaie jetées par les touristes. Ce qu’il est désormais interdit de faire.
Enfin, une Maison des Volcans a été érigée sur le site, au-dessus du tunnel de lave. Il s’agit d’un musée dédié à la volcanologie de l’île.
Infos pratiques
Horaires d’ouverture et prix
Ouverture : 10h00 – 17h15 tous les jours
Pour le restaurant : 12h00 – 16h00 tous les jours, 19h00 – 21h00 le mercredi et le vendredi
Les prix (2025) : 16 euros par adulte (11,20 euros si handicap) – 8,25 euros par enfant de 7 à 12 ans (5,60 euros si handicap) – Gratuit aux moins de 7 ans
Services
Stationnement : il y a un vaste parking gratuit à proximité du site.
Restauration : un bar-restaurant fait face au lac.
Toilettes : le site est doté de toilettes.
Baignade interdite, que ce soit dans le lac intérieur ou la piscine extérieure.
Gardez votre monnaie sur vous !
Ou du moins, ne la jetez pas dans le lac intérieur : c’est désormais interdit afin de protéger les petits crabes blancs endémiques de l’île, qui ont failli disparaître par le passé à cause de cette pratique aussi répandue qu’inutile…
Ce lac héberge d’ailleurs 76 autres espèces endémiques, elles aussi à protéger…
Localisation
Los Jameos del Agua est situé tout au nord-ouest de l’île, en bordure de la LZ-1, et à un kilomètre de La Cueva de los Verdes.
Pour s’y rendre, il faut 25 minutes depuis Costa Teguise et Teguise, 30 minutes depuis Arrecife ou encore 40 minutes depuis Puerto del Carmen. Et si vous venez de Playa Blanca, à l’extrémité opposée de l’île, alors il vous faudra 1 heure.
STRATIFIED CITY
Stratified City est un site qui permet d’admirer de somptueux paysages naturels, composés de formations rocheuses aux formes tourmentées sur fond de volcans.
Les formations rocheuses de Stratified City
Notre visite sur ce site étonnant s’est déroulée un jour où la lumière du soleil jouait à cache-cache entre les nuages. Pas l’idéal pour les photos, j’ai donc décidé d’y revenir le lendemain matin très tôt, au lever du soleil, pour essayer de faire de meilleures images. Je me suis alors retrouvé tout seul pendant plus d’une heure face à des panoramas de toute beauté.
Stratified City et le volcan Montaña de Guenia
Quand le soleil levant éclaire le site de sa lumière chaude, le paysage s’enflamme. Les différentes formations rocheuses aux formes énigmatiques (colonnes, arches et petites grottes) se mettent alors à rougeoyer. Ce panorama est d’une beauté sauvage qui ne laisse pas insensibles les amoureux.ses de la nature.
Le volcan Montaña de Guenia
Comment ce site atypique s’est-il créé ?
A l’origine, ce site, également appelé Los Roferos, était une carrière d’extraction de roches, celles avec lesquelles sont construites les maisons de l’île. Au fil du temps, la carrière a fini par péricliter et être abandonnée. L’activité minière avait déjà commencé à creuser ces formations rocheuses, et la nature a fini le travail grâce à la pluie et au vent, ainsi qu’à son activité permanente d’érosion.
Le volcan Montaña de Tinaguache, sous une arche de Stratified City
Se balader au milieu de ces curieuses formations rocheuses face à des volcans majestueux laisse un souvenir impérissable.
Le volcan Montaña de Tinaguache
Conseils pratiques
Pour les photographes
Le site est déjà photogénique sous la lumière brute de la mi-journée mais pour le photographier dans les meilleures conditions, il faut impérativement venir au lever ou au coucher du soleil. C’est à ces moments-là, pendant les fameuses golden hours, qu’il se présente sous son plus beau jour.
En arrivant, garez bien votre voiture côté route et non pas coté formations rocheuses. Sinon, en fonction des photos que vous prendrez, vous risqueriez d’avoir votre véhicule dans votre champ de vision…
La boulette : garer sa voiture en plein dans le champ de la photo
Quand visiter le site ?
Le conseil précédent vaut également pour tous les visiteurs : le meilleur moment pour admirer les lieux, ce sont les premières et les dernières lueurs du jour, car ce sont les deux moments de la journée où les couleurs sont de loin les plus belles.
L’autre avantage, c’est qu’à ces moments-là, surtout tôt le matin, le site est vide de touristes : on peut alors profiter des lieux tout seul.
Commodités
Un parking naturel borde le site, le long de la route.
Il n’y a pas d’autres commodités.
Le prix
L’entrée est gratuite, le site est en accès libre.
Quelle durée prévoir ?
Le site se visite assez rapidement. On peut y passer quelques minutes comme une bonne heure, voire plus si l’on veut faire le tour de toutes les formations rocheuses, en prenant le temps de les photographier et de les admirer.
Les différents noms du site
Vous pouvez trouver différents noms qui désignent tous ce seul et même site : Stratified City, Ciudada Estratificada, Los Roferos (qui vient de rofe, le nom des pierres qui étaient extraites du site), Antigua Rofera de Teseguite…
Accès
Stratified City se situe juste au bord de la route (la LZ-404). Lorsqu’on arrive à hauteur du site, on ne peut pas le rater car on aperçoit les formations rocheuses depuis la voiture : on est arrivé.
Localisation
Le site se trouve dans l’ouest de l’île et il est accessible relativement rapidement depuis à peu près tous les points de l’île : l’une des villes les plus éloignées du site, Playa Blanca, n’est qu’à 45 minutes.
Pour les autres villes principales, Puerto del Carmen est à 25 minutes, Arrecife à 20 minutes, Haria à 15 minutes et Teguise à 5 minutes.
Stratified City en images
LA GERIA
La Geria est une vallée viticole du centre de Lanzarote, classée Réserve de Biosphère par l’Unesco, qui présente des paysages uniques au monde.
La vigne de la Geria cernée par les volcans
La vigne y est cultivée depuis trois siècle avec un savoir-faire endémique à l’île. Après les éruptions de Timanfaya en 1730, les viticulteurs ont commencé à faire de grands trous circulaires dans le sol. Au centre de chaque trou, ils ont creusé suffisamment en profondeur pour atteindre la terre qui avait été recouverte par la lave. Ils ont alors planté leurs ceps de vigne à ce niveau-là, pour qu’ils prennent racine dans la terre fertile.
Mais ce n’est par tout. Car pour parfaire leur œuvre, ils ont construit patiemment des murets semi-circulaires en roches volcaniques (les zocos) sur le rebord de chaque trou, afin de protéger les ceps du vent. L’ingéniosité de ce mode d’agriculture réside enfin dans la pente des trous, qui permet de faire dégouliner la rosée du matin jusqu’aux pieds de vigne afin de les alimenter en eau. Et là, le picòn, cette fameuse cendre volcanique qui recouvre le sol, présente la particularité de conserver l’humidité, pour le plus grand bénéfice de la vigne.
La répétition de ces anneaux à perte de vue a un impact visuel qui ne laisse pas les visiteurs insensibles. Le contraste des villages blancs sur la terre volcanique noire et l’omniprésence des volcans en arrière-plan ajoutent à la magie de ces paysages inimitables.
Infos pratiques
Pour les photographes
Le point fort des paysages de la Geria, c’est l’impact visuel de ce graphisme viticole. Pour optimiser les images, l’idéal consiste à utiliser un drone (dans la limite des autorisations de vols évidemment) car c’est vus du ciel que ces paysages sont le plus impressionnant.
La route des vins : caves et bodegas
La route des vins de la Geria est la LZ-30, qui relie Mogaza à Uga. Elle est bordée de nombreuses caves et bodegas, ainsi bien sûr que de ces paysages de vignes si typiques de l’île. Des visites, des dégustations et des ventes de ces vins locaux y sont organisées : si vous cherchiez une idée de cadeau…
Voici un lien vers l’une des caves les plus réputées de l’île : El Grifo.
Que voir aux alentours ?
Quand on visite la Geria, on peut prolonger le plaisir par un petit détour vers la grotte de Los Naturalistas, longue de 1600 mètres.
Les infos sur le web étant rares, voici comment s’y rendre : sur la route des vins (la LZ-30), lorsqu’on arrive dans le petit village de Masdache (à environ 5 kilomètres de Mogaza et 10 kilomètres de Uga), il faut prendre la LZ-58 en direction du nord (tourner à droite si l’on vient de Mogaza, et à gauche si l’on vient de Uga). La grotte est située deux kilomètres plus loin, sur la gauche. Coordonnées GPS : 29.01200,-13.65966
Localisation
La Geria est située dans le centre de l’île.
Puerto del Carmen est à 15 minutes, Playa Blanca et Arrecife sont à 20 minutes.
La Geria en images
LA MONTAÑA COLORADA
La randonnée de la Montaña Colorada est l’une de celles qu’il ne faut pas rater à Lanzarote. En réalité, c’est plus une balade qu’une véritable randonnée, elle est donc de niveau très facile. Il s’agit de faire à pied le tour d’un volcan, qui offre de jolis paysages tout au long du parcours.
Le départ de la balade est facile à trouver : il se trouve au bout du parking et aux pieds du volcan, on ne peut pas se tromper.
Un panneau montrant le plan détaillé de la rando se trouve là, sur lequel on distingue d’ailleurs très bien le flanc rouge du volcan.
Le panneau du départ
A partir de là, il suffit de suivre un petit chemin balisé qui est jalonné de quinze panneau explicatifs. Ils donnent une foule d’informations relatives au site : les différentes curiosités visibles tout au long du parcours, l’activité volcanique ou encore, la culture de la vigne à flanc de volcan. Tout y est pour mieux s’imprégner des lieux.
Assez rapidement après le départ, on arrive au flanc sud-est du volcan : c’est ce côté-là qui est rougeâtre et qui fait la réputation du site ainsi que de sa courte randonnée.
La Montaña Colorada, ou le volcan rouge
Tout au long du parcours, on aperçoit au loin une multitude d’autres volcans, posés au milieu des roches volcaniques.
Les volcans autour de la Montaña Colorada
Cette petite rando est une jolie balade qui comporte un seul inconvénient : les visiteurs ne sont pas autorisés à sortir du sentier dans un but de préservation de l’environnement, lequel est fragile par ici.
Le tour de la Montaña Colorada
Ce type d’interdiction vaut pour de nombreux sites à Lanzarote et cela a parfois un petit côté frustrant.
Par exemple, il n’est pas possible de s’approcher de la fameuse Bomba Volcanica Gigantesca, cet énorme rocher volcanique qui fut projeté à quelques centaines de mètres de hauteur avant de s’écraser au sol.
Ses dimensions :
4 m de large
5 m de haut (sans compter la partie enfouie dans la cendre volcanique)
Nombreux sont ceux qui sortent du sentier malgré l’interdiction, et piétinent les zones prohibées pour aller photographier cette fameuse Bombe avec le volcan rouge en arrière-plan.
La fameuse Bombe Volcanique Gigantesque
En conclusion, la randonnée de la Montaña Colorada est à faire absolument parce qu’elle est belle, facile et rapide. Cela ne vaut donc vraiment pas la peine de faire l’impasse dessus…
Infos pratiques
Le profil de la rando
Distance : 3 km
Dénivelé : 50 mètres
Durée : 1 heure à 1h 30
Niveau : très facile
Commodités
Un parking de terre est situé aux pieds du volcan. Le départ est au bout du parking.
Le parking vu depuis la Montaña Colorada
Il n’y a aucune autre commodité sur place, donc prévoyez tout ce dont vous avez besoin : de l’eau, à manger, casquette, crème solaire etc.
Quand s’y rendre ?
C’est au lever du soleil que la face rouge du volcan bénéficie de la plus belle lumière. En fin de journée, il est à l’ombre, il est donc préférable de venir marcher ici le matin.
En haute saison (juillet – août), le parcours peut être assez fréquenté. Aussi, plus on fait cette rando tôt, moins on a de chances de croiser du monde. Le reste de l’année, le site est plus agréable car il n’est pas trop fréquenté.
Comment faire une visite rapide ?
Si vous manquez de temps, vous pouvez vous contenter de rejoindre le versant rouge du volcan pour l’admirer, puis faire demi-tour.
Pour cela, il faut compter une demi-heure environ, cette durée étant évidemment variable en fonction du rythme de marche de chacun.
Mais surtout, si vous êtes pressé.e, ne vous trompez pas de sens ! Depuis le parking, il faut faire le tour dans le sens des panneaux (sens contraire des aiguilles d’une montre). Sinon, ce sera beaucoup plus long !
Que voir alentour ?
En quittant la Montaña Colorada, il y a une autre petite randonnée à ne pas rater à un kilomètre de là : la randonnée de la Montaña Cuervo.
Le principe est le même, c’est-à-dire qu’on fait le tour du volcan. Mais le gros avantage de cette rando-là, c’est qu’on peut pénétrer dans le cratère, qui vaut le coup d’œil.
La Montaña Cuervo
Localisation
La Montaña Colorada est située en plein cœur du parc national des volcans de Lanzarote. Ce qui en fait un site rapidement accessible en voiture, où que l’on se trouve sur l’île (le plus souvent entre 15 et 30 minutes).
LE JARDIN DE CACTUS
Contrairement aux sites présentés ci-dessus, le jardin de cactus de Lanzarote n’est pas un site naturel à proprement parler.
Mais cette œuvre végétale de César Manrique s’intègre si parfaitement aux paysages naturels de l’île qu’elle a forcément sa place dans cet article.
Avec ces 4500 spécimens de cactus issus de 1400 espèces différentes, et provenant des cinq continents, César Manrique a réussi le tour de force de faire de ce jardin exceptionnel l’un des plus réputés de la planète.
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Tinamala
Le jardin de cactus et le volcan Montaña Cobrada
Le sol est recouvert de picòn, cette fameuse cendre volcanique, et comporte quelques petits bassins où flottent des nénuphars et nagent de gros poissons rouges. Priorité de César Manrique, ce jardin magistral, qui constitue une véritable œuvre d’art, s’intègre parfaitement dans son environnement naturel et volcanique.
Dans ce sanctuaire paisible règnent le calme et la sérénité. Les cactus prennent toutes les formes possibles, mais aussi toutes les couleurs imaginables lorsqu’ils sont en fleurs.
Il faut déambuler tranquillement dans ces allées pour mieux s’imprégner de l’atmosphère poétique créée par ces cactées en tous genres.
Au fond du jardin, un vieux moulin domine le site. Parmi les différentes variétés de cactus qui prospèrent à ses pieds, mentionnons le coussin de belle-mère, au nom si explicite…
Le fameux coussin de belle-mère…
Infos pratiques
Entrée : horaires et prix
Le jardin de cactus est ouvert tous les jours de 10h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30), 365 jours par an.
Adultes : 8,50 euros – Adultes en situation de handicap : 6 euros
Enfants : 4,25 euros – Enfants en situation de handicap : 3 euros
Commodités
Le site est doté d’un vaste parking.
A l’intérieur, il y a une cafétéria qui sert à manger et à boire à des tarifs corrects : voir le menu.
A noter que deux œuvres de Manrique décorent les toilettes, pour distinguer celles des femmes de celles des hommes.
L’entrée des toilettes hommes…
… et celle des toilettes femmes.
Localisation
Le jardin de cactus est situé dans l’ouest de l’île à Guatiza, qui dépend de la municipalité de Teguise, bien que la ville soit située à 15 minutes de là.
Costa Teguise est également à 15 minutes, Arrecife à 20 minutes, Puerto del Carmen à 30 minutes.
Le jardin de cactus a été conçu en amphithéâtre
Le jardin de cactus en images
LES SITES LES PLUS SURPRENANTS DE L’ÎLE
La forte activité volcanique de Lanzarote a façonné des paysages naturels étonnants aux quatre coins de l’île. Cette dernière étant relativement petite, il est assez facile d’explorer tous ces sites en quelques jours seulement, sans jamais avoir à se dépêcher.
Le prix du billet d’avion n’est pas cher hors saison, le vol est rapide depuis l’Europe, avec laquelle il n’y a quasiment pas de décalage horaire (une heure), le climat est doux toute l’année…
Conclusion : foncez sur Lanzarote, vous ne le regretterez pas…
La randonnée de la Montaña Colorada est l’une de celles qu’il ne faut pas rater à Lanzarote. En réalité, c’est plus une balade qu’une véritable randonnée, elle est donc de niveau très facile. Il s’agit de faire à pied le tour d’un volcan, qui offre de jolis paysages tout le long du parcours.
Le sentier de la Montaña Colorada (au fond, la Montaña Negra)
Le départ de la balade est facile à trouver : il se trouve au bout du parking et aux pieds du volcan, on ne peut pas se tromper.
Un panneau montrant le plan détaillé de la rando se trouve là, sur lequel on distingue d’ailleurs très bien le flanc rouge du volcan.
Le panneau du départ
A partir de là, il suffit de suivre un petit chemin balisé qui est jalonné de quinze panneau explicatifs. Ils donnent une foule d’informations relatives au site : les différentes curiosités visibles tout au long du parcours, l’activité volcanique ou encore, la culture de la vigne à flanc de volcan. Tout y est pour mieux s’imprégner des lieux.
Assez rapidement après le départ, on arrive au flanc sud-est du volcan : c’est ce côté-là qui est rougeâtre et qui fait la réputation du site ainsi que de sa courte randonnée.
La Montaña Colorada, ou le volcan rouge
Tout au long du parcours, on aperçoit au loin une multitude d’autres volcans, posés au milieu des roches volcaniques.
Les volcans autour de la Montaña Colorada
Parmi eux, la Montaña Negra. Il s’agit du troisième plus haut sommet de l’île (518 m) et il offre la possibilité, lui aussi, de randonner sur son pourtour.
Lichens et Montaña Negra
Cette petite rando est une jolie balade qui comporte un seul inconvénient : les visiteurs ne sont pas autorisés à sortir du sentier dans un but de préservation de l’environnement, lequel est fragile par ici. Il n’est donc pas possible d’escalader la Montaña Colorada.
Le tour de la Montaña Colorada
Ce type d’interdiction vaut pour de nombreux sites à Lanzarote et cela a parfois un petit côté frustrant.
Par exemple, il n’est pas possible de s’approcher de la fameuse Bomba Volcanica Gigantesca, cet énorme rocher volcanique qui fut projeté à quelques centaines de mètres de hauteur avant de s’écraser au sol.
Ses dimensions :
4 m de large
5 m de haut (sans compter la partie enfouie dans la cendre volcanique)
Nombreux sont ceux qui sortent du sentier malgré l’interdiction, et piétinent les zones prohibées pour aller photographier cette fameuse Bombe avec le volcan rouge en arrière-plan.
La fameuse Bombe Volcanique Gigantesque
En conclusion, la randonnée de la Montaña Colorada est à faire absolument parce qu’elle est belle, facile et rapide. Cela ne vaut donc vraiment pas la peine de faire l’impasse dessus…
Le profil de la rando
Distance : 3 km
Dénivelé : 50 mètres
Durée : 1 heure à 1h 30
Niveau : très facile
L’accès à la Montaña Colorada
La Montaña Colorada est située en plein cœur du parc national des volcans de Lanzarote. Ce qui en fait un site rapidement accessible en voiture, où que l’on se trouve sur l’île (le plus souvent entre 15 et 30 minutes).
Un parking de terre est situé aux pieds du volcan. Le départ est au bout du parking.
Le parking vu depuis la Montaña Colorada
Si vous arrivez du sud-ouest (via la route LZ 30), alors vous traverserez la très pittoresque zone viticole de la Geria, qui présente une particularité notable : la vigne est plantée au centre de grands trous creusés dans la cendre volcanique.
C’est au lever du soleil que la face rouge du volcan bénéficie de la plus belle lumière. En fin de journée, il est à l’ombre, il est donc préférable de venir marcher ici le matin.
En haute saison (juillet – août), le parcours peut être assez fréquenté. Aussi, plus on fait cette rando tôt, moins on a de chances de croiser du monde. Le reste de l’année, le site est plus agréable car il n’est pas trop fréquenté.
Comment faire une visite rapide ?
Si vous manquez de temps, vous pouvez vous contenter de rejoindre le versant rouge du volcan pour l’admirer, puis faire demi-tour.
Pour cela, il faut compter une demi-heure environ, cette durée étant évidemment variable en fonction du rythme de marche de chacun.
Mais surtout, si vous êtes pressé.e, ne vous trompez pas de sens ! Depuis le parking, il faut faire le tour dans le sens des panneaux (sens contraire des aiguilles d’une montre). Sinon, ce sera beaucoup plus long !
Commodités
Il n’y a aucune commodité sur place, donc prévoyez tout ce dont vous avez besoin : de l’eau, à manger, casquette, crème solaire etc.
La randonnée de la Montaña Cuervo
En quittant la Montaña Colorada, il y a une autre petite randonnée à ne pas rater à un kilomètre de là : la randonnée de la Montaña Cuervo.
Le principe est le même, c’est-à-dire qu’on fait le tour du volcan. Mais le gros avantage de cette rando-là, c’est qu’on peut pénétrer dans le cratère, qui vaut le coup d’œil.
Du haut de ses 1885 mètres d’altitude, le sommet du Puy de Sancy offre une vue panoramique à couper le souffle sur près de 15% du territoire français, paraît-il ! Ce qui en fait une randonnée incontournable, celle qu’il faut avoir faite.Si vous passez dans le coin, ne manquez pas l’occasion d’aller faire un tour tout là-haut, sur le toit du Massif Central…
Si ce volcan éteint a pris avec le temps une apparence plus anodine de simple montagne, les superbes cônes éruptifs qui l’entourent rappellent aux visiteurs le passé géologique intense de la région.
L’itinéraire détaillé dans cet article part de la station de ski du Mont-Dore, mais il y a trois autres départs possibles :
Super-Besse
Chastreix-Sancy
La vallée de Chaudefour.
Après avoir longé le bas de la station, on entre dans une jolie forêt à flanc de montagne.
Si le sentier qui serpente entre les arbres par ici est relativement pentu, ce n’est rien à côté de la partie suivante : le chemin qui monte alors, et qui fait office de couloir de ski l’hiver, est lui beaucoup plus abrupt. Mais il n’est pas très long, quelques centaines de mètres seulement. Quand la pente s’adoucit enfin, on se retrouve alors sur un petit sentier à flanc de volcan.
La vue est souvent considérée comme superbe tout au long de cette rando. Mais les conditions de montagne ne permettent pas toujours de vérifier cette réputation : nous faisons partie des randonneurs et randonneuses qui ont marché dans les nuages pendant toute la première partie du parcours. Pourtant, l’ascension dans une telle brume confère à la rando une atmosphère particulière, typique de la montagne.
Quand on sort enfin des nuages, on se retrouve au beau milieu des pistes de ski, avec une vue de plus en plus belle sur la nature qui nous entoure.
On aperçoit très vite les premiers volcans qui sont posés là, majestueux.
Ici, le parcours est beaucoup moins pentu que dans la première partie de la randonnée.
Aux pieds du Puy de Sancy
Dans cette partie finale de l’ascension se succèdent les paysages époustouflants sur la vallée et ses volcans.
Si l’on effectue la montée dans les nuages avec une vue bouchée, il ne faut pas trop s’inquiéter car on a de bonnes chances d’avoir droit plus haut à cette vue exceptionnelle sur la mer de nuages. Elle procure alors la sensation forte de randonner en haute montagne.
Émotions fortes au-dessus des nuages
Une fois au sommet, les émotions visuelles sont toujours intenses avec un panorama impressionnant sur les volcans qui émergent des nuages. Les puys, ces fameux monstres façonnés par les forces la nature, nous semblent tout petits vus d’ici.
La vue à 360° est belle de tous les côtés. Une table d’orientation permet de se repérer.
De l’autre côté du sommet du Puy de Sancy, on attaque la descente par un long escalier. En face arrivent les randonneurs qui font le tour en sens inverse, ou qui viennent du téléphérique.
Attention aux marches verglacées
On arrive très vite à un petit poste d’observation d’où la vue, là aussi, vaut le coup d’œil.
Le lieu est magique, beaucoup en profitent pour casser la croûte face à cette vue imprenable.
La descente se poursuit par un long escalier qui fend le paysage.
Attention, quand il a gelé la nuit (voire en journée), les marches sont verglacées et très glissantes. Il n’est pas rare de retrouver un randonneur ou une randonneuse le cul par terre. Pour être honnêtes, nous l’avons testé par nous-mêmes, nos fesses rougies peuvent en témoigner…
Une fois la descente de l’escalier avalée, une bifurcation vers la gauche permet de prendre la direction du Mont-Dore (à droite, on va vers le téléphérique). On se retrouve alors sur un petit sentier dont les pentes abruptes plongent dans la vallée.
Le chemin descendant serpente une dernière fois entre les volcans avant de rejoindre la vallée.
C’est dans cette phase finale de la descente que nous apercevrons, très loin au-dessus de nos têtes, un groupe de chamois s’enfuyant à l’approche d’un couple de randonneurs, sur une ligne de crête.
Infos pratiques
A l’heure du bilan, le constat est simple. Cette petite randonnée offre des paysages somptueux, et pas seulement depuis le sommet : c’est le cas tout au long du parcours. Elle n’est globalement pas trop difficile même si la première partie, parfois très pentue, peut paraître ardue aux personnes peu habituées à ce type d’effort.
Le profil de la randonnée
(Pour rappel, il s’agit du parcours au départ de la station du Mont-Dore)
Distance : 7,2 km
Dénivelé : 546 m+ et 546 m-
Durée : +/- 3h30
Altitude max : 1885 m
Télécharger la trace GPX
Le parcours est très facile à suivre grâce au balisage présent tout le long de la rando.
Néanmoins, on peut également télécharger gratuitement la trace GPX sur VisuGPX (le lien est situé tout en bas de leur page).
On peut également la télécharger via l’appli Décathlon Outdoor, que nous avons testée et qui s’avère très fonctionnelle.
L’auberge de jeunesse Le Mont Dore (chalet Le Grand Volcan) est située aux pieds des pistes, et à 400 mètres seulement du point de départ de la rando du Puy de Sancy.
Il s’agit d’un grand chalet très agréable posé en pleine nature.
Il est extrêmement variable selon la saison et selon le type d’hébergement (dortoir, chambre…)
A titre d’indication, pour un week-end férié (11 novembre), nous avons réglé 70 euros la nuit pour une chambre double avec sanitaires privatifs, et petit déjeuner inclus.
Liens utiles
Pour avoir un autre aperçu de la rando du Puy de Sancy : Sancy.com
L’office du tourisme Auvergne Volcans Sancy donne de nombreuses infos sur les volcans, les activités outdoor etc.
Le téléphérique vous emmène à 1790 mètres d’altitude. Pour rejoindre le sommet du Puy de Sancy, il faut ensuite emprunter un escalier (+/- 20 minutes d’ascension).
Tarifs 2025 :
L’aller-retour : 20 euros par adulte, 12 euros par enfant
L’aller simple : 15 euros par adulte, 10 euros par enfant
Les chiens sont interdits sur l’ensemble du parcours de cette randonnée, y compris s’ils sont tenus en laisse.
Attention : à l’approche du sommet, en arrivant à l’escalier, attention aux marches : elles peuvent être (très) glissantes en cas de gel ou de neige, ce qui est fréquent à cette altitude.
Fréquentation : cette rando est victime de son succès. Il y avait beaucoup de monde quand nous l’avons faite (un 9 novembre), alors je n’ose pas imaginer ce que cela doit être en plein mois d’août…
Parmi les plus jolies îles des Cyclades, Paros n’est pas la plus réputée… et tant mieux car la conséquence, c’est qu’elle est beaucoup moins fréquentée que certaines de ses voisines, lesquelles sont prises d’assaut. On peut donc y découvrir les plus belles plages, des villages blancs pittoresques et de magnifiques paysages sans la frénésie touristique qui règne ailleurs dans les Cyclades.
A découvrir aussi dans les alentours, l’île d’Antiparos et pour finir, petite escapade à Athènes.
Il y a tellement de choses à faire et à voir à Paros : des plages bien sûr, des petits villages pittoresques, diverses activités nautiques, sans compter une multitude d’églises orthodoxes dans toute leur splendeur. Du coup, c’est un petit paradis pour les visiteurs comme pour les amateurs de photos…
L’église d’Agkeria
Le village d’Aliki
Vu la forte chaleur qui nous tombe dessus en ce mois de juillet, la première urgence en débarquant à Paros consiste à trouver… une plage ! Rien de très culturel certes, mais le summum du point de vue pratique. C’est à la sortie du petit village d’Aliki, au sud-ouest de l’île, que nous trouvons rapidement notre bonheur.
Piso Aliki Beach
Nous ne le savons pas encore mais cette plage est si agréable, notamment grâce à l’ombre des petits arbres qui ont poussé tout au bout, qu’elle deviendra notre repaire jusqu’à la fin du séjour.
A son extrémité, les rochers forment un récif naturel qui permet de faire du snorkeling.
En marchant un peu dans les rochers, on se rend compte que cette plage d’apparence sauvage est située juste à la sortie du village.
Aliki
De là, il n’y a que quelques pas à faire pour découvrir notre première petite église grecque, qui trône sereinement face à la mer. Comme sortie de messe, il doit y avoir pire.
L’église Saint-Nicholas
Paros est extrêmement réputée pour son marbre blanc, qui est le plus translucide qui existe. C’est avec lui que furent sculptés bon nombre de chefs-d’œuvre antiques, dont la Vénus de Milo. Idem pour le tombeau de Napoléon.
Au fil des jours, nous allons faire le tour de cette petite île de 21 kilomètres de long afin d’en découvrir tous les recoins…
Le port de Parikia
Sur la route de Parikia, le littoral est très coloré et sous cette forte chaleur, il est difficile de résister à l’eau translucide qui nous tend les bras.
Les points de vues se succèdent donc, sur cette côte peuplée notamment de moulins fleuris et de petites églises orthodoxes à la blancheur éclatante.
Parikia est le point d’entrée de Paros, puisque c’est dans ce petit port qu’accostent les ferries en provenance du Pirée.
Une ruelle de Parikia
La ville est à la fois agréable et animée sur son front de mer, et calme et pittoresque dans ses ruelles blanches, où vivent paisiblement ses 6000 habitants.
Les ruelles blanches de Parikia
Mais la principale richesse de Parikia est son église dite « aux cent portes ». Sa construction fût lancée en 326 par l’empereur Constantin Ier lui-même, quelques années à peine avant que son nom ne passe à la postérité en étant donné à la cité mythique de Byzance : Constantinople.
Il s’agit de la plus ancienne église orthodoxe encore en activité. Le site contient en réalité trois églises, un cloître et le musée byzantin.
Kite-surf à Pounda
Sans transition : la petite île d’Antiparos est située juste en face de Paros, plein ouest.
Au fond : Antiparos
Un couloir d’un petit kilomètre de large sépare les deux îles. Le vent qui vient les fouetter se renforce en les longeant, et lorsqu’il débouche dans ce couloir, il s’y engouffre avec une puissance décuplée.
C’est donc là, sur ce vaste plan d’eau transformé par les fortes rafales de vent en spot de kite-surf, que les passionnés de glisse se donnent rendez-vous. Débutants s’abstenir.
Cette plage de Pounda, à la fois très fréquentée et très colorée, respire la passion du kite.
Pendant que certains préparent leur voile sur le sable, d’autres rivalisent de prouesses à quelques mètres de là, dans l’eau.
Plonger sur des sites antiques
Pendant longtemps, la très stricte législation grecque ne permettait de pratiquer la plongée sous-marine que sur quelques sites dans tout le pays. Son application sévère visait pourtant un objectif des plus louables : protéger des pilleurs les innombrables vestiges antiques qui jonchent aujourd’hui encore les fonds marins grecs.
Finalement, c’est assez récemment que cette loi s’est enfin assouplie de sorte qu’aujourd’hui, on puisse plonger normalement à la condition d’être supervisé par une école de plongée. Du coup, ces dernières fleurissent dans tout le pays…
C’est ainsi que j’ai eu la chance de plonger au-dessus des ruines d’un village minoen vieux de quelque 5000 ans. Quelle fabuleuse impression que celle qu’on ressent en palmant paisiblement au-dessus des vestiges de ces maisons antiques noyées. Notre guide de palanquée nous montrera les morceaux d’une amphore cachés sous les restes d’un pan de mur.
Les restes d’une amphore antique
Colonisée par les algues et les coquillages, il n’en reste certes plus grand-chose, mais suffisamment pour que nous laissions vagabonder notre imagination sur tous ces trésors antiques qui se cachent toujours au fond de la Mer Égée…
La suite de la plongée nous permet d’observer la faune méditerranéenne habituelle.
Cigale de merVers de feu
La ville blanche : Naoussa
Tout au nord de l’île au fond d’une grande baie, s’étale la jolie petite ville blanche de Naoussa.
Longtemps cantonnée au statut de paisible port de pêche, elle s’est transformée au fil des années en destination touristique en vogue, à tel point que certaines célébrités ont fini par en faire leur lieu de villégiature préféré : Stéphane Bern ou encore Nikos Aliagas, pour ne citer qu’eux.
Outre quelques petits musées et les plages alentour, la principale attraction de la ville réside dans son front de mer qui donne sur le port.
Les quais font face à la multitude de restaurants qui animent ce front de mer, et les pêcheurs n’ont donc qu’à traverser la rue pour vendre aux restaurateurs leurs produits tout juste sortis de l’eau.
L’île d’Antiparos
Longue de douze kilomètres et assez sauvage, cette petite île est particulièrement calme. Son pourtour est agrémenté d’une multitude de plages.
Mais son principal attrait touristique est la vaste grotte dont l’entrée est située sur les hauteurs de l’île. Ses dimensions sont impressionnantes puisqu’elle plonge sous terre à plus de cent mètres de profondeur.
Au fil des millénaires, elle s’est fait coloniser lentement mais sûrement par des milliers de stalactites et stalagmites, parmi lesquelles la plus ancienne stalagmite d’Europe, qui atteint l’âge vénérable de 45 millions d’années.
Ce n’est qu’au XVIIème siècle, alors qu’elle était totalement inconnue jusque-là, que cette merveille de la nature fut rendue célèbre : la tenue d’une messe de Noël dans ce décor surréaliste eut un effet retentissant bien au-delà des frontières grecques.
Athènes
Si notre périple grec est essentiellement axé sur la découverte des Cyclades, c’est parce que l’été n’est pas le meilleur moment pour découvrir Athènes : non seulement la chaleur y est écrasante mais en plus, le nombre de touristes bat des records.
Nous avons donc décidé de passer seulement deux jours dans la Cité d’Athéna, et encore… s’il fait vraiment trop chaud, nous avons prévu un plan B : nous terminerons alors chacune de ces deux journées par un rafraîchissement dans la petite piscine de l’hôtel.
Inutile de dire qu’une fois à Athènes, Victor et Arthur n’ont qu’une seule envie : gravir cette fameuse colline de l’Acropole afin d’en découvrir toutes les richesses dont ils ont l’impression d’avoir toujours entendu parler, dans les livres d’histoire comme dans les dessins animés.
L’été, le bon plan consiste à arriver sur ce fabuleux site antique dès l’ouverture : la forte chaleur ainsi que la foule de touristes n’inondent pas encore les lieux.
La dernière fois que je suis venu à Athènes, le Parthénon était presque laid tellement il était enfoui sous des tonnes d’échafaudages. Il restait alors 18 ans de travaux et j’avais été très frustré à l’époque de ne pas pouvoir l’admirer sans cet habit de ferraille. Aujourd’hui, c’est-à-dire 21 ans plus tard, je me réjouis donc à l’idée de le découvrir enfin dans toute sa splendeur.
Encore raté ! Un vieux panneau confirme que ces travaux ont pris du retard au fil des années. J’essaie donc d’immortaliser comme je peux ce monument mythique aux endroits où il n’y a plus d’échafaudages, plutôt que d’envisager de revenir ici à l’âge de la retraite en espérant que les travaux seront enfin terminés…
Qu’à cela ne tienne, nous allons jeter notre dévolu sur l’autre merveille du site : l’Érechtéion. Car si le Parthénon est bien le symbole mondialement connu de la Grèce Antique, son voisin l’Érechtéion revêt lui aussi une importance majeure : c’est bien lui qui était le véritable sanctuaire de l’Acropole, dédié au culte de la déesse Athéna notamment.
La principale caractéristique de ce temple, ce sont les Caryatides, ces six statues de femmes qui servent de colonnes et semblent avoir la ville à leurs pieds.
Très vite, les flots de touristes commencent à se répandre entre les différentes ruines antiques qui habillent l’Acropole. Nous avons bien profité du site dès son ouverture quand il y avait relativement peu de monde mais maintenant, il est temps de rallier l’étape suivante : l’Agora athénienne.
La Stoa d’Attale dans l’Agora athénienne
Située à deux pas de l’Acropole en contrebas, c’est là que battait le cœur de la cité d’Athènes pendant l’Antiquité. Aujourd’hui, on en visite les ruines dans un vaste écrin de verdure particulièrement agréable. L’Agora romaine est située à deux pas de là.
L’église des Saints-Apôtres (coupole)
Nous terminerons cette visite athénienne par l’un des plus anciens quartiers d’Europe : la Plaka, avec son mélange de vestiges antiques, d’églises byzantines et de bâtiments néoclassiques. C’est dans ce contexte étonnant qu’il est de coutume de flâner, de prendre un verre ou de s’attabler dans l’un des nombreux petits restos qui se font agréablement concurrence.
Infos pratiques
Cyclades : prendre un ferry
Le réseau de ferries a beau être particulièrement développé en Grèce, il comporte néanmoins un certain nombre d’aléas : d’une part, les horaires varient fréquemment à cause de l’état de la mer, voire des mouvements de grèves. D’autre part, les tarifs sont parfois soumis à certaines modifications.
Pour la ligne Athènes – Paros :
Le prix A/R par passager : à partir de 45 euros (105 euros en speedboat)
Le prix A/R, voiture et conducteur : à partir de 215 euros (270 en speedboat)
La durée : 4 heures (2h40 à 3h00 en speedboat)
Les horaires de toutes les liaisons maritimes grecques sont indiquées sur le site : Greek Ferry Schedules.
Attention: les horaires varient parfois, il faut donc les contrôler régulièrement. Idem pour les changements de quais sans prévenir : ceux qui arrivent sur le quai au dernier moment peuvent rater leur bateau qui se trouve finalement à l’autre bout du Pirée. Il existe bien des navette portuaires mais elles sont souvent pleines à ras-bord.
Bon à savoir : quand on a l’avion du retour à prendre à Athènes, il faut éviter d’attendre le dernier moment pour quitter l’île sur laquelle on se trouve. Car avec l’état de la mer qui peut changer rapidement, on risque de se retrouver avec des retards voire des annulations de bateaux… et donc de rater son avion. L’idée consiste donc à prévoir un ou deux jours de battement par sécurité, et d’en profiter pour visiter Athènes par exemple, ou d’autres sites à proximité. Ça permet d’éviter les mauvaises surprises.
Se loger sur Paros
Il y a évidemment beaucoup de possibilités de se loger sur les deux principales villes de l’île, Parikia et Naoussa : appartements, hôtels, campings etc.
Nous avons choisi un hébergement un peu plus en retrait, légèrement dans les terres et avec une vue superbe : Apianes Villas
La vue depuis la terrasse, le matin…… et le soir.
Situé au-dessus du petit village d’Aliki sur la côte sud, à moins de dix minutes de la mer en voiture ou en scooter, le logement fait partie d’une résidence comprenant quelques appartements, et bénéficie d’une petite piscine commune susceptible de ravir les enfants.
Se loger à Athènes
Une fois n’est pas coutume, nous avons logé au Novotel d’Athènes grâce à une promo intéressante. L’hôtel est situé en plein centre-ville et bénéficie d’une vue imprenable sur l’Acropole depuis le toit terrasse, lequel fait aussi office de bar, restaurant et piscine. Après une journée de visite sous un soleil de plomb, quel bonheur de se rafraîchir là avec une telle vue. Novotel Athènes
Le prix : 78 euros par nuit pour 4 personnes fin juillet.
Difficile de résister à une telle offre, d’autant plus que le personnel de l’hôtel s’est avéré d’une rare efficacité pour toutes les demandes de renseignements que nous lui avons adressées.
La vue depuis la terrasse-bar-restaurant-piscine de l’hôtel :
Tarif: 20 euros par adulte (gratuit pour les moins de 18 ans et les personnes handicapées)
Horaires: 8h00-17h00.
Bon à savoir : en été, le site est pris d’assaut par une foule de touristes très compacte. Il faut y aller dès l’ouverture pour en profiter pleinement : il y fait bon et il y a peu de monde jusqu’à 9h30. Après, ça se complique…
Accès – Outre le taxi : métro ligne 2, bus 1-5-15-40-230
Les spots de bivouacs de rêve, ce n’est pas ce qui manque dans les Pyrénées. Mais quand on débute en rando, en bivouac ou les deux, on ne sait pas forcément toujours très bien comment s’y prendre, ni quel itinéraire choisir.
Alors voici une idée de rando globalement facile, qui se termine en apothéose avec un spot de bivouac de rêve. La rando parfaite pour débuter, se tester, ou encore essayer son matériel de rando et de bivouac…
Le départ se fait du plateau du Lienz, au niveau de la fameuse auberge Chez Louisette (alt. 1600 m).
Le plateau du Lienz
On remonte alors une prairie bordée d’arbres.
Au départ du plateau du Lienz
On rejoint assez vite un chemin carrossable, destiné à approvisionner le refuge de la Glère, plus haut.
Le chemin carrossable en direction du refuge
Dans cette première partie de la rando, la végétation est toujours présente de part et d’autre du chemin.
On finit par atteindre une petite zone arborée, après laquelle l’univers devient de plus en plus minéral.
Cette zone rocailleuse et aride débouche au moment où l’on s’y attend le moins sur le lac de la Glère.
Le lac de la Glère, vu depuis le refuge
Ce point de vue est également le site où est posé le refuge de la Glère (voir les infos pratiques, plus bas).
Le refuge de la Glère
A partir de là, le lac de Coume Escure n’est plus qu’à 400 mètres, sur un petit chemin globalement plat voire descendant.
Le lac de Coume Escure
Mais on n’est pas encore tout à fait arrivé : le superbe spot de bivouac se trouve sur la rive d’en face. Il reste donc encore environ 400 mètres à parcourir en contournant ce joli lac, sur un petit chemin qui joue parfois à cache-cache dans la végétation. On peut malgré tout progresser au jugé sans difficulté.
Et puis c’est l’arrivée, face au lac de Coume Escure dominé au loin par le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère.
Le lac de Coume Escure…
… et le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère
On peut trouver du monde autour de ce lac notamment l’été mais en général, la plupart des randonneurs s’attardent plutôt autour du lac de la Glère, ou des lacs situés un peu plus loin, dans le parc national des Pyrénées. Le lac de Coume Escure est souvent un peu plus épargné que tous ses voisins : c’est son principal atout, au même titre que la vue qu’il offre sur le double pic de la Glère.
Le lac de Coume Escure
Le cadre est très nature, c’est l’endroit idéal où poser la tente.
Coucher du soleil sur le lac de Coume Escure
Même si l’eau est toujours très froide en montagne, difficile de résister à l’appel d’un joli lac après une rando où l’on a eu chaud.
La récompense !
Le spot de bivouac
La plage herbeuse du lac de Coume Escure est relativement petite. Ayant fait cette rando à trois couples d’amis, il y avait néanmoins suffisamment de place pour pouvoir poser là nos trois tentes, face au lac.
Petit bivouac entre amis
Sur ce site face au coucher du soleil, prendre l’apéro entre amis est un pur bonheur.
Pour nous, un bon gueuleton est une notion indissociable du bivouac. Nous n’hésitons donc jamais à alourdir nos sacs pour cet incontournable plaisir du soir. Les puristes de la rando ne nous comprennent pas toujours mais après tout, chacun ses goûts.
Poivrons de Padrón grillés
Le barbecue en rando ? C’est possible.
Alors évidemment, nous ne faisons jamais de feux par temps de canicule ou de sécheresse, et nous les allumons toujours dans des foyers déjà existants.
Car faire un feu sur l’herbe revient à la brûler et à détériorer le sol, ce qui est une pratique à proscrire en rando-bivouac : on aime la nature, on n’est donc pas là pour la détruire.
Au fil de l’apéro et du repas, le soleil décline puis disparaît, modifiant régulièrement les couleurs et la lumière de cette vue paisible sur le lac de Coume Escure.
La nuit tombe sur le lac de Coume Escure
Si le Grand Pic et le Petit Pic de la Glère apparaissent le soir en ombres chinoises au moment où le soleil se couche, il sont éclairés par une jolie lumière chaque matin quand le soleil se lève.
Lever de soleil sur le lac de Coume Escure
Alors que nous prenons le petit déjeuner, les montagnes reprennent des couleurs en face de nous.
Puis vient l’heure de lever le camp. La rando continue.
Le lac de Coume Escure
Remarque : si le spot de bivouac évoqué dans cet article est déjà occupé quand vous arrivez au lac de Coume Escure, vous pouvez tout à fait poser votre tente de l’autre côté du lac, celui par lequel on arrive en venant du refuge de la Glère. Il y a là aussi différents endroits où l’on peut bivouaquer et la vue est un jolie aussi. Le chemin menant du refuge au parc national des Pyrénées passe non loin mais ce plan B reste malgré tout une bonne alternative.
Poursuivre en direction du parc national des Pyrénées
Cette rando n’étant ni très longue, ni très difficile jusqu’au lac de Coume Escure, on peut très bien la poursuivre en direction du parc national des Pyrénées, où se situent de nombreux lacs.
Les lacs de la Glère (à gauche) et de Coume Escure (à droite)
Pour cela, il faut suivre les panneaux situés au niveau du refuge de la Glère, puis le balisage tout au long du chemin.
Le parcours est globalement joli mais pour notre part, nous nous sommes arrêtés aux limites du parc national des Pyrénées le premier jour, juste avant de pouvoir apercevoir les premiers lacs du parc. Nous sommes ensuite retournés au lac de Coume Escure pour y poser nos tentes.
Attention, les règles sont évidemment plus sévères dans le parc national des Pyrénées car il s’agit d’un véritable sanctuaire de montagne. Le but est de préserver cette nature aussi belle que fragile.
La réglementation du parc national
Le retour
Pour retourner au point de départ de la rando (le plateau du Lienz et l’auberge Chez Louisette) après avoir bivouaqué au lac de Coume Escure, il y a deux possibilités : soit revenir par là ou l’on est arrivé, soit finir la boucle (voir les infos pratiques, en fin d’article). Nous avons choisi la deuxième option.
Le lac et le refuge de la Glère
On commence par rejoindre et suivre le chemin du parc national des Pyrénées. Dès le début, et comme la veille pour nous puisque nous sommes déjà passés par là pour aller aux portes du parc national, ça monte.
Le lac de Coume Escure
Après avoir traversé un pierrier, on attaque une longue descente qui va continuer jusqu’à l’arrivée. Il faut traverser un petit ruisseau qui dégouline de la montagne, et dont la largeur peut varier en fonction de la saison. La descente se poursuit dans une sorte de jolie petite prairie encadrée de part et d’autre par de hautes montagnes.
La descente se poursuit dans une zone de gros blocs de pierres, qui n’est pas le passage le plus agréable ni le plus joli de la rando. On arrive un peu plus loin à la cabane de Sardiche. Pour notre part, ce sont des vaches qui nous y ont accueilli.
La cabane de la Sardiche
On arrive ensuite à un joli passage à flanc de montagne, au milieu de la végétation.
A partir de là, il ne reste plus qu’à poursuivre à travers champs et forêts en alternance, jusqu’au plateau de Lienz et au parking Chez Louisette, point de départ et d’arrivée de la rando.
Attention : pour votre timing, si vous choisissez de faire la grande boucle plutôt que l’aller – retour, la deuxième journée (12 km) est beaucoup plus longue que la première (7 km).
Infos pratiques
Le point de départ
Le départ de la rando se fait au plateau du Lienz, au niveau du restaurant Chez Louisette. Un petit parking est situé à proximité, où l’on peut laisser la voiture un ou plusieurs jours selon l’itinéraire choisi, le temps de la rando.
Le parking et le début de la rando
Pour rejoindre ce point de départ depuis Barèges, il y a deux solutions :
En voiture, par une petite route de 4,6 km.
A pied, via un petit chemin de rando : 3 km – 386 m+
La trace GPX
On peut évidemment faire cette randonnée en suivant le chemin carrossable. Pour le retour, si l’on fait la grande boucle, on peut se fier au balisage et aux cairns. Mais si l’on a le moindre doute, le meilleur moyen de ne pas se perdre est encore de télécharger la trace GPX.
Chez Louisette, bien sûr ! Comme évoqué précédemment, c’est le point de départ et d’arrivée de la rando, mais il s’agit également d’une petite auberge de montagne au décor chaleureux, qui propose des plats montagnards avec un excellent rapport qualité – prix. Tout est fait maison. Le site officiel a été supprimé, voici leur Insta pour vous mettre l’eau à la bouche : Chez Louisette.
Attention : n’oubliez pas de réserver car l’auberge est réputée dans toute la région. Vous pouvez le faire via le site officiel résa Louisette, ou par téléphone au 05.62.92.67.17.
Où dormir ?
A Barèges ! C’est l’endroit le plus proche du départ de la rando et les possibilités d’hébergement sont assez nombreuses, même s’il vaut mieux prévoir de réserver à l’avance.
Nous avons dormi à l’hôtel Alphée, un peu cher (110 euros la chambre double) mais c’est le cas de nombreux hébergements à Barèges.
Point fort : le petit déjeuner, ce qui n’est pas négligeable pour prendre des forces juste avant de partir en randonnée !
Il délivre toutes sortes d’informations sur la région, ses randonnées, son patrimoine etc. Surtout, il permet de s’adresser à des humains plutôt qu’à Internet…
Place Urbain Cazaux 65120 BAREGES
Téléphone +33 (0)5 62 92 16 00
Sites internet utiles
Le site du parc national des Pyrénées est incontournable : conseils pour la randonnée, bivouac et refuges, la faune et la flore, les différentes vallées, tout y est ! Toute la réglementation du parc est accessible ici.
On peut retrouver la randonnée présentée dans cet article en consultant les deux sites suivants :
Le site Rando vallées de Gavarnie présente l’aller simple, avec une petite extension jusqu’au lac Det Mail.
Le site Entre Aure et Lavedan – Randonnées présente la grande boucle (en sens inverse du nôtre, raconté dans cet article), au départ et à l’arrivée du plateau du Lienz.
Recommandations habituelles en montagne
La montagne est un écosystème fragile. Les règles sont donc faites, non pas pour embêter les randonneurs et randonneuses, mais pour préserver la nature. Voici quelques règles de base, d’apparence évidente mais pas suffisamment respectées :
Les déchets : prévoyez des sacs poubelles afin de pouvoir redescendre vos déchets. Ne laissez aucune trace de votre passage dans la nature.
La flore : évitez de sortir des sentiers balisés afin de ne pas abîmer la flore en la piétinant. Ni cueillette, ni prélèvement.
Les lacs : ne vous baignez pas dans les lacs si vous êtes enduit.e.s de crème solaire, car elle abîme le fragile écosystème lacustre. Par exemple, randonnez avec des vêtements longs, un chapeau ou une casquette, ou encore baignez-vous avec un lycra : dans le sac, ce n’est pas bien lourd.
Le feu : pas de feu en période de sécheresse ou de canicule. Si vous en allumez un, faites-le dans un foyer existant afin de ne pas dégrader le sol.
Le bruit : discrétion requise : pas de bruit, par respect de la faune locale et des autres randonneurs.
Bref, le b-a, ba, quoi…
Informations diverses
Les chiens sont autorisés sur le parcours de cette randonnée, à condition qu’ils soient tenus en laisse. Un peu plus loin, dans le parc national des Pyrénées, leur présence est strictement interdite.
La randonnée sur ce parcours est déconseillée l’hiver car la zone est propice aux coulées de neige. Il convient de bien se renseigner auprès de professionnels avertis avant de se risquer à randonner dans la zone lorsqu’il neige.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires (votre adresse mail sera demandée mais pas publiée, et il faudra compter quelques heures avant la publication de la question et de la réponse).
Voici le récit détaillé d’un voyage en Turquie, huitième et dernière étape d’une traversée de l’Europe à vélo, où j’ai prévu de visiter la fameuse Cappadoce.Mais un coup du sort ne me permettra pas de découvrir ce vaste pays comme je l’avais prévu…
En provenance de la Grèce, je décide d’entrer en Turquie non pas par voie terrestre à vélo, mais par la mer en bateau. Je fais donc une courte traversée de la petite île de Nisyros, l’une des plus belles de Grèce, à sa voisine, celle de Kos. C’est de cette dernière que partent les ferries pour la Turquie.
En montant à bord, je me blesse au genou gauche. Inutile de détailler ce sombre souvenir ici car il ne passionnera personne mais si je le mentionne malgré tout, c’est parce qu’il me contraindra à revoir mes plans de visite du pays. Même si dans un premier temps, je me sens en état de continuer à rouler, ce que je fais donc.
En provenance de Kos la grecque, le ferry accoste Bodrum la turque. Cette station balnéaire est plus réputée dans le monde aujourd’hui pour ses plages, son farniente, ses activités nautiques et sa vie nocturne que pour son histoire pourtant riche : c’est ici que naquit Hérodote, ou encore que fut érigé le fameux mausolée d’Halicarnasse, l’une des Sept Merveilles du Monde. Alexandre le Grand, qui passa lui aussi par ici, incendia la cité.
Brochette de bateaux de luxe amarrés à Bodrum
Mais aujourd’hui, c’est surtout grâce à sa situation idéale, au bord de la Mer Égée, que Bodrum attire jusqu’à un demi-million de touristes l’été. Et même si je me retrouve ici au printemps, cette foule, c’est tout ce que je fuis justement depuis le début de mon périple. Alors une chose est sûre : je ne vais pas m’attarder longtemps dans cette ville que je trouve globalement surfaite, à l’exact opposé de l’authenticité que je recherche en voyage. J’y passe juste une nuit, dans une petite pension située à l’écart du centre-ville très fréquenté, pour essayer de reposer un peu mon genou abîmé. Je quitterai cette fourmilière touristique demain matin.
Quelques pierres du mausolée d’Halicarnasse, l’une des Sept Merveilles du Monde, ont servi à construire la forteresse de Bodrum
Après une nuit écourtée par les muezzins du voisinage, je reprends ma route en direction de la Cappadoce. A la sortie de la ville, je croise un couple de sangliers. A mon approche, ils traversent un petit terrain de buissons au milieu des maisons. Je n’imaginais pas voir ces mammifères à groin se balader en toute impunité en pleine ville, dans ce pays dont la population de croyants les abhorre.
La sortie de Bodrum
Une fois sorti de l’ancienne Halicarnasse, mon itinéraire côtier m’offre de jolies vues plongeantes sur la mer. Je comprends alors mieux pourquoi il y a tant de touristes dans les parages.
Les environs de Bodrum
J’arrive assez rapidement sur une quatre-voies. En Turquie, les vélos y sont autorisés, de même que sur les autoroutes. Ici, les poids lourds qui me doublent m’emportent à grande vitesse dans leur sillage, grâce à l’appel d’air qu’ils créent derrière eux. Je me retrouve ainsi à rouler à des vitesses folles, notamment dans les descentes. Je me régale, c’est tellement grisant.
En revanche, il y a quelques portions sur lesquelles la largeur de la bande est très réduite, voire inexistante et dans ces endroits, je me retrouve à rouler avec voitures et camions sur la file de droite. Et ça, ce n’est plus du tout une partie de plaisir. Cela me vaut un ou deux coups de klaxon mais globalement, la cohabitation se passe bien car quasiment aucun véhicule ne me frôle.
Toutefois, je prends vite conscience que sur cette quatre-voies, il n’y a aucun paysage à voir, aucun village à traverser ni aucune rencontre à faire. C’est pourquoi je décide d’en sortir et d’aller voir de plus près à quoi ressemble la Turquie profonde.
Petite route de montagne (sud-ouest de la Turquie)
Dans cette région calme de la Turquie, la petite route de montagne qui défile sous mes pneus est bordée de fleurs. Au contraire de la quatre-voies d’où je viens, les voitures sont rares ici, et le silence règne.
A la sortie de la ville de Milas est posé un paisible lac bleu. Sur ses berges, quelques habitants du coin sont venus poser leur table de camping pour pique-niquer en famille.
Le lac de Milas
Je monterais bien ma tente ici, face à ce joli paysage lacustre mais il y a un peu trop de monde à mon goût. Moi qui aime bien bivouaquer discrètement, je décide de quitter le lac pour planter ma tente quelques kilomètres plus loin.
Après une nuit passée dans le silence des montagnes, j’attaque la journée suivante avec de grosses montées. Bien que pas encore réveillé, mon genou tient toujours le choc.
Au fil de la journée, la chaleur devient de plus en plus intense. A l’entrée d’un village, je m’arrête pour discuter avec un habitant devant son hangar. Il s’appelle Ashkan, il est menuisier et il me fait visiter son atelier.
Ashkan dans son atelier
Sans doute compatissant à la vue de ma tête desséchée par une matinée de pédalage montagneux en plein cagnard, Ashkan envoie son fils Inan m’offrir une grande bouteille d’eau fraîche : à ce moment-là, l’hospitalité turque, dont j’avais déjà entendu parler, devient réalité.
Inan m’offre une grande bouteille d’eau fraîche
Je poursuis ma route mais quand j’arrive dans la ville de Yatagan, mon genou est proche de l’obésité. Pourtant, je n’ai roulé que trente-huit kilomètres aujourd’hui, mais sous un soleil qui m’a fait fondre et surtout, avec près de neuf cents mètres de dénivelé positif. J’ai notamment dû forcer pas mal pour grimper plusieurs pentes entre 10 et 15%, sur mon vélo de 54 kilos. Cet effort de pédalage soutenu voire intense, à l’évidence, mon genou ne l’a pas adoré : il est devenu énorme.
Je décide de m’arrêter dans cette ville inconnue pour reposer mon articulation récalcitrante pendant quelques jours.
J’achète des petits pois surgelés, non pas pour les manger mais pour glacer mon genou, et j’achète une genouillère dans une pharmacie.
Soixante-douze heures plus tard, mon genou n’a pas dégonflé d’un millimètre. Sans entrer dans les détails ici, je décide de mettre un terme à mon périple et de rentrer chez moi. Je ne verrai pas la Cappadoce.
Dans la campagne turque
Afin de ne pas polluer un tel périple, je fais le choix de ne pas céder à la facilité : pour le retour, au lieu de prendre l’avion qui me tend pourtant les bras, j’effectuerai quelques traversées au long cours en bateau, et les liaisons en voitures de location. Quand ce ne sera pas possible, je pédalerai un peu malgré tout. Ce voyage retour me reviendra sensiblement plus cher qu’un aller simple en avion, et il me prendra une douzaine de jours au lieu de trois heures mais au moins, l’esprit de mon périple sera préservé et je pourrai être fier de mon voyage jusqu’au dernier kilomètre.
La mosquée Rüya Gibye
Et pour commencer, comme il n’y a pas de voitures de location ici, à Yatagan (les plus proches se trouvent quarante kilomètres plus loin, à Mugla), je n’ai pas vraiment le choix : je vais devoir retourner à Bodrum à vélo.
La campagne turque, pendant le chemin du retour
Je prends donc le même chemin qu’à l’aller et je repasse devant les mêmes paysages : des forêts verdoyantes, la mer d’un bleu intense…
Après les quelques dizaines de nuits que j’ai eu la chance de passer sous la tente au cours des dernières semaines, c’est maintenant l’heure de mon dernier bivouac.
Avec un dénivelé globalement descendant malgré quelques pentes raides, ma patte folle tiendra le coup jusqu’à Bodrum, d’où je quitterai la Turquie.
Le chemin du retour :
Traversée Bodrum (Turquie) – Île de Kos ( Grèce)
L’île de Kos
Traversée Kos – Athènes
Athènes
Traversée Patras (Grèce) – Ancône ( Italie), après la jonction Athènes – Patras en voiture de location
Ancône
Traversée Gênes (Italie) – Barcelone (Espagne), après la jonction Ancône – Gênes en voiture de location
De Gênes à Barcelone
Retour à Bordeaux en voiture
La dernière galère de mon périple, malgré une voiture de location neuve : crevaison à Tarrega !
Infos pratiques
Les automobilistes turcs et les cyclistes
Comme dans tous les pays précédents que j’ai traversés au cours de ce périple de la France à la Turquie, je n’ai pas rencontré le moindre problème de sécurité avec les automobilistes turcs. Je n’ai jamais vraiment croisé de chauffards. Il y a bien eu quelques bolides qui fonçaient sur les quatre-voies limitées à cent dix kilomètres heure, mais ils passaient toujours loin de moi et ne me mettaient donc jamais en danger. Sur les petites routes de campagne et de montagne ainsi que dans les villes et villages, les voitures faisaient là aussi toujours très attention à moi. D’après ce que j’en ai vu, les routes turques m’ont donc paru très sûres pour les cyclistes. Mais le pays est vaste : se comportent-ils aussi bien ailleurs ?…
Les itinéraires Eurovélo
Les itinéraires Eurovélo ont fait leurs preuves depuis longtemps. Au nombre de dix-sept à ce jour, ils sillonnent l’Europe du Cap Nord à Malte, et de l’Irlande occidentale aux confins de l’Orient.
L’esprit est de constituer un réseau cohérent de grands itinéraires cyclables européens, en connectant les capitales et les grandes villes du continent. Le patrimoine naturel et culturel est mis en valeur tout en favorisant le tourisme durable.
L’un des principes de base d’Eurovélo, c’est de toujours prendre en compte la sécurité des usagers. Ainsi, les routes doivent être balisées et continues. Elles doivent également éviter les routes à fort trafic. Elles combinent donc pistes cyclables et routes secondaires, voire chemins balisés.
Le réseau Eurovélo
La Turquie est très peu concernée par le réseau Eurovélo. Elle ne compte en effet que deux petites portions d’itinéraires sur son territoire : l’une est située dans la partie européenne du pays (au nord-ouest d’Istanbul), et l’autre se trouve autour d’Izmir. Lien vers le réseau Eurovélo en Turquie
Mais si j’évoque quand même ce vaste réseau cyclable ici, c’est parce que les nombreux itinéraires qu’il comporte à travers le continent peuvent s’avérer utiles pour pédaler jusqu’en Turquie, quel que soit le pays européen d’où l’on vient.
Se rendre à Bodrum en bateau, depuis la Grèce
Il est facile de se rendre à Bodrum en bateau depuis la petite île grecque voisine de Kos puisque plusieurs compagnies assurent la traversée. On trouve donc normalement des ferries tous les jours.
Prix : il varie selon la saison et la compagnie mais il tourne autour de 30 euros pour un piéton adulte. Le transport du vélo est gratuit (il serait néanmoins prudent de demander confirmation à l’achat du billet).
Durée : environ 30 minutes.
Attention : si en basse saison on peut en général acheter son billet au dernier moment, en haute saison il est préférable de réserver à l’avance.
Douane : cette traversée inclut un passage de frontière (Grèce – Turquie), ce qui signifie qu’il faut prévoir le temps de passage de la douane. Mais surtout, les voyageurs à vélo s’exposent à la confiscation des couteaux, cartouches de gaz etc. D’après ma propre expérience, les douaniers ne sont pas très regardants : à l’aller, ils m’ont laissé passer sans me contrôler et au retour, ils m’ont contrôlé mais sans rien confisquer. En revanche, lors d’une autre traversée (en Italie), on m’a confisqué toutes mes cartouches de gaz, donc c’est une situation rageante qui peut toujours se produire quand on passe une douane…
Prix : très variable, de moins de 10 euros à près de 20 euros pour un piéton selon la saison, la compagnie, le type de navire etc. Gratuité pour le vélo.
Durée : de 45 mn à 1h45, selon le type de navire.
Fréquence : en basse saison, il n’y a que deux traversées par semaine (à vérifier, cette fréquence pouvant changer).
Attention : en haute saison, il est plus prudent de réserver son billet à l’avance.
Voici le récit détaillé d’un voyage en Grèce, septième étape d’une traversée de l’Europe à vélo.J’ai découvert une Grèce hors des sentiers battus, notamment dans les montagnes du nord, bien loin de la carte postale habituelle représentant des petites églises aux coupoles bleues qui se détachent sur une mer d’azur...
Mon premier bivouac en Grèce, quelques kilomètres après avoir passé la frontière albanaise, se fait en mode camouflage.
Le lendemain de mon arrivée en Grèce, je rencontre une galère que je n’ai absolument pas anticipée : la soif. Comme tous les matins depuis quarante jours que j’ai quitté la France, je pense que je trouverai bien de l’eau en chemin. Mais au fil des heures, le soleil chauffe de plus en plus et le problème qui se pose, auquel je n’ai pas pensé un seul instant, c’est que mon itinéraire ne me fait pas traverser le moindre village. Car habituellement, je rencontre presque tous les jours des habitants qui acceptent gentiment de remplir mes gourdes, sinon, j’attends de trouver une fontaine sur mon chemin. Mais aujourd’hui, mes bidons sont vides et autour moi, rien ! Pas un village, pas un habitant, pas une fontaine, pas une épicerie. A moins de faire un gros détour, ce que je ne souhaite pas. Bref, je suis à sec.
Personne à des kilomètres à la ronde
Après un bon moment à rouler sans boire une goutte d’eau, une fourgonnette des services de l’autoroute voisine s’arrête à ma hauteur. Le conducteur, avec son gilet jaune de l’autoroute, me demande où je vais, persuadé que je veux emprunter l’autoroute alors que c’est interdit. C’est pourtant hors de question pour moi car l’un des objectifs de mon voyage, c’est justement de fuir les fous du volant, et non pas d’aller passer sous leurs roues. Mais il a du mal à me croire. Au fil de la discussion, je finis par lui demander où je peux acheter de l’eau. Nulle part, me répond-il car ici, on est loin de tout, il n’y a rien. Il retourne remonte brièvement dans sa voiture puis en redescend en me tendant deux petites bouteilles d’eau. Pour lui, ce n’est pas grand-chose mais pour moi, elles ont une valeur inestimable !
Le sauveur de l’autoroute !
Douceur de vivre à la grecque
Le nord du pays est très peu touristique, a fortiori à cette période de l’année, en avril. Pourtant, je suis étonné par les paysages que je traverse à longueur de journée car ils ne ressemblent en rien aux cartes postales habituelles de la Grèce, représentant la mer et le soleil en plein été. Ici, les paysages sont un mélange d’hiver et de printemps. Les champs sont entièrement recouverts de fleurs, il y en a partout, je n’en ai jamais vu autant. Elles tranchent avec les montagnes encore copieusement enneigées qui s’élèvent en arrière-plan. Mais plus je descends vers le sud, plus la neige disparaît.
Une petite fabricante de miel grecque
Je croise parfois une petite tortue sauvage, sur le bord de la route ou à côté de ma tente, tout juste sortie de son hibernation.
Cette nature sauvage et fleurie est agréable et très propice au bivouac. Pourtant, ce dernier est interdit en Grèce !
Recherche d’un spot de bivouac autour du lac Amvrakia
Si j’ai pris le parti de ne pas respecter cette interdiction, c’est pour plusieurs raisons. Déjà, quand je dors sous la tente, je ne laisse absolument aucune trace de mon passage dans cette nature que j’aime, et j’emporte donc tous mes déchets. Ensuite, je bivouaque toujours discrètement, loin des habitations, afin de ne déranger personne. Enfin et surtout, je n’allume mon réchaud que lorsque la végétation est mouillée, ou lorsqu’il n’y en a pas du tout à proximité. Et en prime, quand il y a déjà des déchets par terre dans la zone où je pose la tente, je les ramasse et je les emporte avec moi pour les jeter dans la première poubelle que je trouve après avoir levé le camp, histoire que les lieux soient plus propres après mon passage qu’avant.
Bivouac dans les environs d’Etoliko
Alors bien sûr, ces précautions ne m’autorisent pas pour autant à bivouaquer dans ce pays et j’en suis bien conscient. Mais quitte à ne pas respecter la règlementation, autant le faire proprement et sans déranger personne.
Les lacs constituent souvent des sites parfaits pour poser la tente.
Pêcheurs, sur la rive du lac Amvrakia
Le lac Amvrakia
Non seulement ces paysages lacustres sont agréables mais en plus, le voyageur un peu cradingue peut en profiter pour faire un brin de toilette.
Sur la rive du lac Amvrakia
Après une pause agréable sur les berges du lac Amvrakia, je poursuis ma descente vers le sud. Par chance, l’itinéraire que me propose mon GPS vélo me fait emprunter des petits chemins isolés très agréables, parfois dans les terres, parfois en bord de mer.
Les champs d’orangers et de citronniers son désormais omniprésents dans cette partie du pays. Ils bordent la route sur des dizaines de kilomètres, en alternance avec les plantations d’oliviers.
Champ de fleurs et d’oliviers
Je réalise la chance folle que j’ai de vivre des moments si grisants sur mon vélo, face à ces panoramas naturels bruts.
Au fond, quelques cimes encore enneigées surplombent la mer
Corinthe
Pour rejoindre Athènes, je décide de transiter par Corinthe : ce sera ma dernière étape avant le terminus de mon périple.
Le canal de Corinthe
Cette ville est connue notamment pour son fameux canal, qui relie la mer Ionienne à la mer Égée. Long de six kilomètres, il permet aux navires d’éviter un détour de quatre cents kilomètres tout autour du Péloponnèse.
C’est lorsque de gros navires l’empruntent qu’il devient spectaculaire car leur coque frôle les parois. C’est le spectacle auquel je veux assister. Je rejoins donc l’un des ponts qui franchissent le canal. Trois heures plus tard, toujours rien : pas le moindre rafiot à l’horizon. La nuit commence à tomber quand enfin, j’entends ronronner un moteur de bateau. Ce n’est pas le monstre des mers que j’espérais, mais c’est mieux que rien.
Un petit bateau franchit le canal
Le canal de Corinthe en quelques chiffres :
- 6 km de long
- 25 m de large
- 52 m de hauteur maximale
- 8 m de profondeur
Le soleil se couche sur le canal
Athènes : objectif final atteint
Depuis Corinthe, je n’ai plus que soixante-dix kilomètres à pédaler jusqu’à la destination finale de mon périple : Athènes. Totalement euphorique pour avoir réussi à faire ce long périple à la force des mollets, j’y arrive en quelques coups de pédales.
Bilan : Nice - Athènes à vélo
- 3.000 km parcourus
- 26.000 m de dénivelé positif
- 50 jours
- 8 kg perdus !
Là, une semaine de pause m’attend avec ma petite femme, venue spécialement de France. Après l’effort, le réconfort…
Athènes
Le temple de Poséidon, Cap Sounion
Depuis le temple de Poséidon
Après deux mois de pédalage en solitaire, cette semaine de retrouvailles me fait un bien fou. C’est la belle vie pendant une semaine dans un joli petit coin de Grèce, à 70 kilomètres de la capitale.
Mais comme toujours, les vacances ont une fin. Mon périple a été si exaltant que juste avant d’arriver à Athènes, j’ai décidé de ne pas faire demi-tour tout de suite : je vais continuer à rouler un peu, vers la Turquie en l’occurrence puisqu’elle est située juste derrière. Ainsi, pendant que ma femme rentre en France, je reprends le cours de mon périple, mais en le prolongeant jusqu’à ce nouvel objectif : la Turquie. Et pour y aller, j’ai décidé de transiter par une toute petite île grecque méconnue et, paraît-il, somptueuse : Nisyros.
Nisyros, l’une des plus belles îles de Grèce
Située à une bonne vingtaine d’heures de bateau d’Athènes, son éloignement des côtes grecques dissuade la plupart des touristes de s’y rendre. Ils ne savent pas ce qu’ils perdent car c’est ce qui en fait une île hors des sentiers battus. Et moi, c’est justement cet isolement qui m’attire comme un aimant.
Villages, plages et montagnes
Le ferry que j’ai pris à Athènes accoste dans le petit port de Mandraki : c’est le principal village de Nisyros.
Une ruelle de Mandraki
Il est calme et la plupart de ses ruelles sont trop étroites pour permettre aux voitures d’y accéder. Ce qui laisse une voie royale aux vélos comme le mien…
Une ruelle de Mandraki
Après avoir flâné là un bon moment, je me dirige vers le haut de la colline qui surplombe le village. C’est là que se trouvent les ruines de la ville ancienne de Nisyros, à l’époque où elle était fortifiée. Le site offre une vue d’ensemble sur le village actuel en contrebas, sur la mer et sur les îles voisines.
Mandraki : le village actuel vu depuis le village ancien.
Mais la principale raison de ma venue sur Nisyros, c’est son volcan. Il est situé à l’intérieur de l’île et pour le rejoindre, il faut grimper des côtes très pentues. Sur ma route, je passe d’abord par un autre village, Pali. Il est situé sur la côte.
L’église de Pali
Il s’agit d’un petit village de pêcheurs où le temps s’écoule paisiblement. Sur le quai, je rencontre Mohamed. Il démêle ses filets de pêche. Curieux de croiser un type qui pédale comme un forcené pour avancer sous ce cagnard, il m’invite à monter à bord pour discuter.
Les échanges ne sont pas faciles car il ne parle que grec et moi pas, mais il est agréable et souriant. Il exhibe fièrement devant mon appareil photo sa pêche du jour : deux belles raies et quelques poissons aux couleurs vives.
Mohamed
Avant de bifurquer vers l’intérieur de l’île et son fameux volcan, je longe de longues plages entièrement désertes. Avec leur sable noir, elle ne peuvent nier leurs origines volcaniques.
Les plages à la sortie de Pali
Un peu plus tôt, on m’a expliqué que nombre de migrants qui fuient leur pays, notamment des afghans et des syriens, transitent régulièrement par Nisyros et que souvent, on retrouve leurs effets personnels sur ces plages. Pour moi, cela ne va pas rater : un anorak, une bouée et divers autres témoignages de leur histoire dramatique gisent ici, sur les galets.
Je remonte sur mon vélo en tournant désormais le dos à la mer mais avant de rejoindre le volcan, il y a un dernier site que je voudrais découvrir : le village de Nikia.
Sur les hauteurs de l’île
Pour m’y rendre, je dois faire un petit détour en montant les côtes très raides de l’intérieur de l’île, avec des pentes affichant des pourcentages entre 10 et 15%. Ce ne sont pas mes pires ascensions depuis le début du périple puisque j’ai déjà atteint trois fois la barre folle des 20% mais il faut savoir qu’à partir de 10% de pente, le pédalage en côte devient vraiment difficile avec un vélo de cinquante-quatre kilos.
Mon vélo admire la vue
Avec ce soleil qui tabasse, j’en bave un peu mais heureusement, les vues plongeantes sur la mer constituent ma récompense.
La vue depuis les montagnes
Sur la route de Nikia, je passe devant un premier village perché : Emporios. Il a été déserté au fil des années pour ne plus compter aujourd’hui qu’une trentaine d’habitants.
Emporios
Peu avant l’entrée du village, au bord de la route, se trouve une petite grotte qui fait office de sauna naturel pour les visiteurs, grâce à l’activité volcanique du sous-sol de Nisyros. En effet, si tout semble normal sur cette île, il se trouve qu’en réalité, rien ne l’est ! Son existence même n’est que le fruit d’une succession d’éruptions volcaniques au fil des millénaires. Actuellement, son sous-sol est encore et toujours bouillant.
Quand j’arrive à Nikia, en haut des montagnes qui dominent la mer, j’ai un véritable coup de foudre.
Nikia
Les minuscules ruelles du village, désertes et colorées, dégagent une indescriptible impression de poésie. Je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà ressenti pareille sensation.
Une ruelle de Nikia
Elles sont pleines de charme et aucune voiture ne peut les emprunter : seul un vélo peut s’y aventurer tellement elles sont étroites. Et encore…
Dans cette petite bourgade, le clou du spectacle, c’est sa place centrale. Elle est pavée d’une mosaïque qui a la réputation, dans toute la Grèce, d’être l’une des plus belles du pays. Impossible de la photographier en entier car elle est en partie occupée par des tables de restaurants, je ne l’immortalise donc qu’à moitié. J’en profite pour m’attabler là afin de m’empiffrer de salades grecques et de boissons fraîches.
Nikia et sa fameuse mosaïque de cailloux au sol
Après avoir pédalé jusqu’ici uniquement dans des montées, l’avantage, c’est que pour rejoindre le volcan en contrebas, il ne me reste plus qu’à redescendre. Idéal pour la digestion.
Le volcan
Quand j’y arrive en fin d’après-midi, il est déjà assez tard : le guichet d’entrée est fermé et le passage est libre. Sur le parking, il n’y a plus qu’une seule voiture. C’est celle du gérant du petit snack situé juste après le guichet. Il m’indique que l’entrée est gratuite pour tous ceux qui arrivent ici à pied… ou à vélo ! Mon deux-roues n’ayant pas pollué, je peux entrer gratuitement.
Le cratère Stefanos
Ce volcan est le plus jeune de la mer Égée. Même si sa dernière éruption date de 1888, il n’est pas considéré comme éteint. D’ailleurs, en 1995, la chambre magmatique située juste en dessous a grossi au point de provoquer une crise sismique dans toute la zone.
Au début du petit chemin qui mène tout au fond du cratère, un panneau rappelle que le site est potentiellement dangereux.
Pendant la descente, je savoure le privilège que j’ai de me retrouver entièrement seul sur ce site naturel d’exception.
Le cratère Stephanos, vide de touristes…
Dans ce cratère, les couleurs explosent. Certaines parties des parois ont été jaunies par les dépôts de soufre, alors que d’autres parties ont été rougies par l’oxydation de certaines roches.
Juste avant d’arriver dans le cratère principal, je passe devant Andreas, un cratère beaucoup plus petit.
Andreas, également appelé Mikros Stefanos (le petit Stéphane)
Un peu plus loin arrive le moment que j’attends, celui où je peux enfin fouler le sol bouillonnant du cratère principal de Nisyros.
Au fond du cratère
Ici, la terre chauffe, bouillonne, fume et brûle ! L’eau bout en permanence au fond de sortes de petites marmites naturelles.
Une petite marmite naturelle d’eau bouillonnante
Un peu partout, de petites colonnes de fumée s’élèvent dans le ciel.
Les fumerolles au fond du cratère
Pour les photos, j’ai de la chance : c’est la fin d’après-midi et le soleil, en déclinant, enrobe le volcan de sa lumière chaude et photogénique.
Les parois soufrées du cratère
Mais le soleil va bientôt se cacher derrière les parois de la caldeira et plonger le volcan dans la pénombre. Je me résous donc à quitter ce lieu magique, sans doute le plus incroyable depuis le début de mon périple, car maintenant il va bien falloir penser à dormir.
Au fond de la caldeira
Et pour ça, mon idée, c’est de trouver un spot de bivouac discret le plus près possible du site. J’en dégote un assez rapidement et je pose ma tente face au volcan : ce soir, je mangerai en admirant les cratères.
Dormir à quelques dizaines de mètres du cratère
La journée du lendemain commence comme celle de la veille s’est terminée : par la vue sur les cratères et les parois de la caldeira.
Lever de soleil face au volcan
Aujourd’hui, je vais essayer de découvrir les quatre autres cratères. Essayer, car ils sont plus ou moins bien cachés et pas indiqués.
Une fois le camp levé, je reprends mon vélo en direction du volcan.
Lorsque le chemin devient impraticable pour mon vélo, je l’abandonne sur le bord pour continuer à pied. Personne ne viendra ici pour me le prendre, surtout que tout le monde est arrivé ici en voiture. Alors repartir sur un vélo tout poussiéreux et qui pèse un âne mort, c’est peu probable…
Le petit chemin qui mène à Polyvotis
Tout au bout du sentier, je débouche sur le cratère Megalos Polyvotis. Avec sa profusion de couleurs, on dirait un tableau de maître : les parois du cratère sont jaunes, celles de la caldeira qui le surplombe sont ocres. Quelques tâches verdâtres de végétation et un ciel profondément bleu complètent le paysage.
Le cratère Megalos Polyvotis
Il n’est pas possible de descendre au fond. Le lieu dégage une impression de gigantisme face auquel je me sens minuscule.
Descente à pied vers Megalos Polyvotis
Son petit voisin, Mikros Polyvotis, est moins impressionnant mais dans celui-là, je peux descendre au fond et me balader au milieu de quelques fumerolles.
Le cratère Mikros Polyvotis
Après les deux cratères Stefanos hier, le grand et le petit, et les deux cratères Polyvotis ce matin, il ne me reste plus que les deux derniers cratères du volcan à découvrir : Alexandre et Logothetis. Mais ils ne sont indiqués nulle part. Je me dirige donc vers ce qui me semble être les parois d’un cratère.
Direction les deux derniers cratères
Je passe d’abord devant une multitude de petites bouches de souffre fumantes.
Depuis cet endroit, je domine la plaine de Lakki, le fond plat de la caldeira, avec une vue à 180°.
Sitôt passée cette zone fumante de souffre, je me retrouve sur la paroi du cratère, nue. Là, tout de suite, mes pas résonnent. Je frappe le sol du pied pour vérifier et aussitôt, il tremblote. Ce qui signifie que sous mes pieds, le sol est creux et pas forcément très solide ! Au vu des fumerolles présentes tout autour, je sais pertinemment qu’en dessous de moi, le sous-sol atteint des températures bouillantes. Ne m’appelant pas Mike Horn, je fais immédiatement demi-tour.
Je ne pourrai donc pas observer de plus près les deux derniers cratères mais tant pis, ce n’est pas bien grave car j’en ai déjà pris plein les yeux avec les quatre autres. Je redescends tranquillement au milieu des éboulis de pierres colorées.
Depuis hier, je suis fasciné par ce site qui est une démonstration de ce que peuvent faire les forces de la nature lorsqu’elles se déchaînent. Je passe donc le reste de la journée à errer à vélo au fond de cette caldeira où je me plais tant. Le soir venu, je pose ma tente à l’opposé du volcan, dans un petit champ ou paissent quelques vaches.
Dernier bivouac dans la caldeira
Elles ont beau être pacifiques, cela ne les empêchera pas de transpercer la nuit par quelques beuglements. Au réveil, je reprends ma route, qui commence par la montée des parois de la caldeira.
Vue sur le fond de la caldeira avec le volcan en arrière-plan
Tout en pédalant, je surveille les chèvres qui se baladent telles des équilibristes sur les parois abruptes de la caldeira au-dessus de ma tête, car elles projettent régulièrement des cailloux sur ma route.
Mais le pire, ce sont les chutes de pierres, qui sont fréquentes par ici et si les plus petites parviennent souvent à atteindre le bitume, les plus grosses, heureusement, sont bloquées par des protections.
Chutes de pierres
Pour redescendre vers Mandraki, le principal village de Nisyros, je traverse à nouveau les paysages typiques de l’île, qui plongent inlassablement dans la Grande Bleue.
Retour à Mandraki
Mon dernier objectif sur cette île qui ne cesse de m’enchanter depuis que j’ai posé les pieds dessus, c’est de photographier Mandraki sous la belle lumière du crépuscule, car ce petit village m’avait paru photogénique le jour de mon arrivée. Je me rends donc au petit monastère Panagia Spiliani qui domine le village.
Avec le pope
Le monastère Panagia Spiliani
Je profite du soleil rougeoyant puis de la nuit qui tombe pour faire les images pour lesquelles je suis monté jusqu’ici.
Le monastère Panagia Spiliani domine le village de Mandraki
C’était mon dernier jour sur Nisyros. Avec sa douceur de vivre, sa faible fréquentation touristique, ses vues à couper le souffle et son volcan coloré, cette petite île au côté enchanteur m’aura marqué. Après la petite île croate de Pag et l’Albanie tout entière, Nisyros constitue le troisième gros coup de cœur de mon périple.
J’en ai fini maintenant avec la Grèce. Demain, je prendrai un bateau pour la Turquie, où rien ne se passera comme prévu. Hélas…
Encore quelques images de la Grèce avant les infos pratiques…
Infos pratiques
Le volcan de Nisyros
Le volcan reçoit la visite de 200 à 1.000 visiteurs environ chaque jour ! Heureusement, il est suffisamment vaste pour qu’on ne s’y bouscule pas et de toute façon, les visiteurs se concentrent sur le créneau 10h00-15h00 environ. En effet, la plupart d’entre eux viennent à la journée seulement, en provenance des îles voisines de Kos et Rhodes.
Le bon plan
Idéalement, il faut donc se rendre au cratère Stefanos en fin de journée :
Lorsque les bus de touristes sont partis, afin de bénéficier de la plus faible fréquentation possible ;
Et 1h00 – 1h30 avant le coucher du soleil, quand la lumière est la plus belle.
Si vous souhaitez également jeter un œil sur les cratères voisins, alors prévoyez d’arriver encore une heure plus tôt, voire deux si vous voulez prendre tout votre temps pour visiter.
Si vous êtes des lève-tôt, vous pouvez également arriver en début de matinée, avant l’arrivée des bus de touristes. Toutefois, la lumière est un peu moins belle le matin que le soir car les parois de la caldeira masquent plus le soleil quand il se lève que quand il se couche (elles sont plus hautes d’un côté que de l’autre).
Le prix : 5 euros ou gratuit !
L’entrée coûte désormais 5 euros par personne (et non plus 3 euros, comme on peut encore le lire un peu partout sur Internet).
Toutefois, elle est gratuite pour tous ceux qui s’y rendent… à vélo ou à pied !
Que faut-il apporter avec soi ?
Une paire de bonnes chaussures : on peut s’en passer mais le sol est boueux et brûlant dans toute la partie humide du cratère, donc de bonnes chaussures sont préférables. Si vous vous posez la question d’y aller en tongs, c’est possible mais déconseillé.
L’été : prévoir une bouteille d’eau ainsi que casquette et crème solaire, car le soleil peut taper très fort.
Commodités
Il y a un parking pour garer la voiture
Il y a également un snack avec terrasse ombragée et toilettes gratuites (accessibles à tout le monde, y compris aux non-clients du snack).
L’excursion à la journée depuis l’île voisine de Kos
En plus de mes deux nuits en bivouac tout seul dans la caldeira, j’ai dormi au Romantzo Hotel, réservé via Booking. Si vous cherchez un hôtel dans le centre de Mandraki, alors le Romantzo ne vous conviendra peut-être pas car il est légèrement excentré (il suffit néanmoins de 5 à 10 minutes de marche à peine pour s’y rendre). Par contre, si vous cherchez le calme, alors il est parfait.
La vue depuis le Romantzo Hotel
La terrasse des chambres
Les prix sont corrects (37 euros hors saison, début mai, lors de ma venue, petit déj’ inclus), la vue sur la mer est agréable, l’accueil est sympa et le petit déjeuner varié.
Trans-Dinarica : l’itinéraire de rêve pour les cyclistes
Je dois commencer par préciser que la Trans-Dinarica… ne passe pas par la Grèce ! Elle traverse les pays des Balkans situés juste au-dessus de la Grèce mais si je l’évoque quand même dans cet article, c’est parce que les cyclo-touristes se rendant en Grèce transitent le plus souvent par les Balkans. Alors, si les infos suivantes peuvent vous aider à trouver un bel itinéraire…
La Trans-Dinarica est un itinéraire cycliste qui relie les pays des Balkans occidentaux en traversant une superbe chaîne de montagnes, les Alpes Dinariques. Ce parcours a été conçu pour permettre aux cyclo-voyageurs qui s’aventurent par là de découvrir tout le patrimoine local : naturel, culturel, gastronomique…
La Trans-Dinarica en Croatie
Il passe par des villages, des forêts, des montagnes, ou encore par la mer. Il alterne entre routes bitumées très peu fréquentées et chemins de terre en pleine nature. Il traverse des parcs nationaux et des sites classés au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
Bivouac sur le parcours de la Trans-Dinarica
Tout au long du parcours, on découvre le sens de l’hospitalité des habitants des Balkans ainsi que les paysages à couper le souffle de cette superbe région méconnue, en plein cœur de l’Europe. Bref, quand on roule sur la Trans-Dinarica, on en prend plein les yeux et on se sent une âme d’aventurier !
Sur la Trans-Dinarica mais sous la pluie (Bosnie-Herzégovine)
La distance totale de la Trans Dinarica est de 3.364 kilomètres et son dénivelé positif de 60.000 mètres. En comptant les nombreuses extensions (variantes plus sportives, détours vers des sites remarquables, liaisons vers les grandes villes…), la distance totale monte à 5.000 kilomètres et le dénivelé positif à près de… 100.000 mètres !
Les pays traversés sont la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine du Nord, le Kosovo et la Serbie.
La Trans-Dinarica passe par la rivière Drin (Albanie)
Pour se procurer le parcours précis ainsi que sa trace GPS, ce que j’ai fait, il suffit de se connecter au site officiel : Trans-Dinarica.
Bien sûr, ce n’est pas gratuit mais ce n’est pas très cher non plus et surtout, cela vaut tellement le coup : si, comme moi, vous êtes un.e cycliste amoureux.se de la nature, alors le rapport qualité-prix de ces packs est exceptionnel.
On peut se procurer le pack pour les huit pays à un tarif avantageux (à partir de 90 euros), ou bien choisir un pack par pays (de 8 à 23 euros selon le pays). Le lien : se procurer le pack de navigation de la Trans-Dinarica.
L’itinéraire de la Trans-Dinarica (Croatie)
Remarque : aucun lien de ce blog n’est sponsorisé, je ne perçois donc aucune commission, que vous cliquiez ou non !
Sur le parcours de la Trans-Dinarica (Croatie)
En préparant votre périple à vélo, si vous vous interrogez sur la Trans Dinarica, n’hésitez pas à me poser vos questions dans la rubrique « commentaires » (votre @dresse mail ne sera pas publiée, contrairement à votre question qui le sera avec un léger décalage, généralement de quelques heures) : c’est avec plaisir que j’essaierai d’y répondre 🙂
Voici le récit détaillé d’un voyage en immersion dans l’Albanie profonde, sixième étape d’un périple à vélo à travers l’Europe.
Dans ce petit pays des Balkans, j’ai traversé des paysages à couper le souffle, que ce soit le long du littoral ou au cœur des montagnes. Mais en plus de sa nature, l’Albanie compte un autre joyau : la générosité sans faille de ses habitants, qui savent accueillir les voyageurs avec un sens aigu de l’hospitalité.
En fin d’article,retrouveztoutes les infos pratiques sur la Trans-Dinarica. Cette petite pépite est un itinéraire nature dédié aux vélos. Il traverse les Balkans en passant par des endroits sauvages, isolés et reculés.
Mes premiers pas en Albanie, ou plutôt mes premiers tours de roues, se font sous une pluie fine mais peu mouillante.
La première particularité qui me saute aux yeux, c’est que les nombreuses églises qui ont jalonné mon chemin dans les pays chrétiens que j’ai traversés précédemment, font place ici à des mosquées.
Ma première mosquée albanaise
Mais je suis arrivé tard dans le pays et il me faut déjà trouver un spot de bivouac car la nuit va bientôt me tomber dessus.
Je dégote un petit chemin montant accessible depuis la route. Je m’y engouffre en poussant mon vélo jusqu’en haut. Là, je surplombe la vallée, au fond de laquelle sont éparpillées quelques fermes, villages et mosquées. Le paysage est cerné par les montagnes
Premier bivouac en Albanie
La nuit a été hachée à tour de rôle par le crépitement de la pluie sur ma toile de tente, et par les appels des muezzins à la prière, en provenance des différentes mosquées éparpillées dans la vallée en contrebas de mon bivouac. Cette double sensation, de vivre en pleine nature et de dépaysement inhérent au voyage, c’est tout ce que j’aime. Alors si la nuit n’a pas été très reposante, elle m’a quand même régalé.
La mosquée de Fierza
Pour ma deuxième journée dans le pays, je demande aux premières personnes que je rencontre comment on dit bonjour en albanais. Et chaque fois, je suis sidéré car au lieu de recevoir une réponse simple, ma question fait naître des débats entre mes différents interlocuteurs. Comment est-il possible de ne pas savoir comment dire bonjour dans sa propre langue ? Je ne me l’explique pas. Mirmengjesi, pershendetya, nyetnyetta, les réponses sont aussi variées qu’imprononçables. J’opte temporairement pour la dernière solution, nyetnyetta, qui signifie bonjour dans une sorte de patois local, si j’ai bien compris, que tous les albanais parlent ici, dans le nord du pays. Lorsque je descendrai vers le sud, il sera toujours temps pour moi d’apprendre un nouveau mot de vingt-cinq lettres pour dire bonjour en albanais.
La rivière Drin
De rencontre en rencontre, ce qui me frappe, c’est que les gens avec qui je discute au fil de la route sont tous extrêmement gentils, souriants et bienveillants avec moi. Moi qui aime tant discuter avec les habitants en voyage, je sens que ce pays va me plaire…
Ce monsieur remplit une vingtaine de bidons de dix litres à une petite source de montagne, afin de les revendre plus tard, en ville.
Croisière sur la rivière Drin
Si je suis venu dans le nord du pays, c’est pour découvrir la rivière Drin, qui serpente entre les montagnes. Elle se caractérise par une couleur vert-émeraude très vive.
La rivière DrinLa rivière Drin
Par ici, la route est en travaux. De nombreux engins de chantiers cassent littéralement la montagne pour l’élargir et la sécuriser. A l’heure de la pause déjeuner, je croise une équipe d’ouvriers qui va manger. L’un d’entre eux, que j’ai juste salué en passant, m’offre directement un verre. C’est ma première prise de contact avec l’hospitalité albanaise, qui va me marquer profondément tout au long de ma traversée du pays.
Le soir, j’arrive à Koman. Du haut de ses deux cents habitants, le village est minuscule, bien plus que je ne l’imaginais. Je passe la nuit dans un petit hôtel sympa mais miteux, en dormant dans mon sac à viande car les draps ont l’air sale : je ne suis visiblement pas le premier à dormir dedans, et sans doute pas le dernier non plus…
Départ de la croisière sur la Drin River
Je suis venu à Koman car je veux naviguer jusqu’à Fierza sur la rivière Drin.
Croisière sur la rivière Drin
Nous sommes en basse saison et à cette époque de l’année, il n’y a qu’un seul aller – retour par jour. Il s’agit d’une petite navette fluviale, une sorte de bateau-bus, qui permet de relier les minuscules villages de la région. Il n’y a donc que des locaux à bord, je suis le seul touriste.
Kula, un passager albanais, va débarquer
Le coin est aussi joli que reculé.
Le temps est couvert et durant les deux heures et demie de traversée, je me précipite sur mon appareil photo dès que le soleil réussit à transpercer les nuages, ce qui est assez rare dans l’ensemble.
Jelosh, le barreur du bateau
Cette petite croisière est régulièrement élue par différents médias du monde entier, généralistes ou spécialisés dans le voyage, comme l’une des plus belles d’Europe. Et l’avantage par rapport à celles des fjords norvégiens auxquelles elle est souvent comparée, c’est qu’ici, il n’y a pas foule.
La rivière Drin
Deux heures et demie de navigation plus tard, le petit bateau accoste à Fierza. Il me reste une cinquantaine de kilomètres de vélo jusqu’à l’étape suivante, Valbona. Mais encore une fois, c’est devenu une habitude depuis le début de mon périple, la météo s’annonce abominable sur mon itinéraire : on y attend des chutes de neige qui dureront au moins trois jours sans discontinuer, avec des températures de moins neuf degrés !
Les environs de Fierza
Je décide de faire demi-tour.
Le bateau du retour amarré à Fierza, au petit matin
Les bergers
Du début à la fin de ma traversée de l’Albanie, je croise régulièrement des bergers.
Ghezim, un berger, au milieu de ses brebis
Et avec eux, le courant passe toujours incroyablement bien.
Paolo fait redescendre son troupeau de la montagne
Au début, j’étais étonné chaque fois que j’en apercevais un, au loin, tout seul dans son champ, fixant son troupeau en restant immobile comme une statue.
Discussion pastorale en vue…
Et puis lorsque j’ai commencé à m’approcher et à discuter avec eux, je me suis vite rendu compte qu’ils aimaient le contact.
Un berger avec qui je partagerai de grands éclats de rire
Leur solitude les pousse à discuter chaleureusement dès qu’on leur dit nyetnyetta (bonjour).
Les bergers m’accueillent toujours à bras ouverts…
Ils sont toujours amicaux, ouverts, souriants et rigolards, mais aussi bruts de décoffrage et sincères, et c’est cette authenticité que j’aime chez eux.
Avec Ghezim
Avant de les connaître, je pensais que leur solitude leur pesait obligatoirement. C’est peut-être un peu vrai mais en tout cas, je sais maintenant qu’ils se sentent bien dans leurs montagnes, lesquelles au passage sont magnifiques, accompagnés de leurs animaux dont ils prennent tant soin.
La capitale : Tirana
Depuis mon demi-tour à Fierza, je poursuis ma route vers le sud, qui passe désormais en partie par la côte. Le littoral albanais est globalement joli mais je n’aime pas le bétonnage abusif dont il est victime. Les cités balnéaires ont une architecture hétéroclite et désordonnée qui ne me plaît pas du tout, je ne leur trouve absolument aucun charme.
La plage à Durrës
Quand j’arrive dans la capitale albanaise, Tirana, je suis K-O debout. Après un gros mois passé jour et nuit dans le calme et la douceur de la nature au fil des pays traversés, me retrouver subitement à rouler dans cette fourmilière bruyante de voitures qui foncent dans tous les sens me donne un peu le tournis.
Immeuble avec la forme de la tête de Skanderbeg, héros national qui a résisté à l’Empire Ottoman
Ainsi, à peine arrivé, je sais déjà que je ne vais pas y rester bien longtemps. Je la visite brièvement avant de retourner rapidement dans les jolies montagnes de ce pays, où je me suis senti si bien jusqu’ici.
La Grande Mosquée de Tirana, ou mosquée de Namazgâh
L’incroyable hospitalité albanaise
L’un des objectifs de mon périple, c’était de faire des rencontres. Avant mon départ, j’avais lu un peu partout que les habitants des Balkans étaient souvent dotés d’un sens de l’accueil important, notamment les albanais. Espérant en bénéficier au cours de mon périple, je voulais pouvoir remercier tous les habitants qui m’accueilleraient ou me viendraient en aide à un moment ou à un autre de mon voyage, mais je ne savais pas trop comment m’y prendre : impossible d’emporter sur mon vélo des bouquets de fleurs, du chocolat où des bouteilles de vin à offrir, comme on le fait en France lorsqu’on est invité chez quelqu’un.
J’avais alors pensé à un symbole de la France mondialement connu : la tour Eiffel. J’ai donc acheté sur Internet quelques dizaines de petites tour Eiffel bleues (il n’y avait que cette couleur) en porte-clés. Elles ne sont pas lourdes et ne prennent quasiment aucune place sur mon vélo : le petit cadeau idéal.
Et je dois bien dire aujourd’hui qu’en Albanie, j’ai été impressionné tous les jours par l’incroyable sens de l’hospitalité des habitants. Pas un jour ne s’est écoulé sans qu’ils aient fait preuve à mon égard d’une générosité d’autant plus étonnante qu’ils ne me m’avaient jamais vu. Voici en vrac quelques exemples d’anecdotes vécues sur le bord de la route.
Un jour, alors que je suis en train de prendre en photo les montagnes enneigées au loin, une vieille voiture s’arrête à côté de moi. Son conducteur en descend, il m’offre une canette de boisson énergisante, il s’excuse de devoir repartir rapidement car il est pressé, il remonte dans sa voiture et démarre. En m’apercevant, il n’a pas pu s’empêcher de s’arrêter et de m’offrir ce qu’il avait sous la main alors que pour lui, je n’étais qu’un illustre inconnu.
C’est sur cette petite route qu’un passant m’offre de manière inattendue un soda
Un autre jour, à Koman, je m’arrête devant un restaurant qui semble fermé. Je demande à la gérante si je peux prendre le petit déjeuner, elle me répond que non, son resto est fermé et il n’ouvrira que dans quelques jours, pour Pâques. Je la remercie, je retourne à mon vélo et au moment de repartir, elle arrive dans mon dos pour m’offrir une part du gâteau encore tiède qu’elle vient tout juste de préparer.
Quelques dizaines de kilomètres plus loin, je m’arrête dans une minuscule épicerie pour acheter de quoi manger. Après avoir payé, le patron m’offre un café et une petite bouteille d’eau pour la route.
Le même jour, je rencontre Emiliano, qui s’affaire dans son jardin et parle couramment le français car il vit au Luxembourg. Je lui ai à peine dit bonjour qu’il se précipite dans sa maison. Il en ressort un instant plus tard avec trois canettes de sodas, qu’il m’offre !
Emiliano
Une autre fois, un habitant m’interpelle quand je passe à sa hauteur. Lui aussi parle français car, ancien migrant, il a passé cinq ans en France, dont deux en centre de rétention. Il a une petite dent contre les français, qui prennent tous les albanais pour des voleurs me dit-il, et pourtant il m’offre généreusement… un coup de gnôle ! Faite maison, elle s’avère un délice…
Dans un autre village, je m’arrête dans une petite cahute sur le bord de la route pour acheter deux oranges. Malgré mon insistance, le commerçant refuse que je les paye. Le temps de retourner à mon vélo pour extirper de mes sacoches une petite tour Eiffel bleue, il arrive sur mes talons pour m’offrir deux pommes, en plus des deux oranges !
Encore un albanais au sens de l’hospitalité démesuré
Et pour couronner le tout, je me retrouve tous les soirs à bivouaquer dans la somptueuse nature albanaise, où je peux déguster ce que m’offrent les habitants à longueur de journée.
Un seul bémol : la saleté du pays
Quand on arpente l’Albanie à vélo, une chose saute aux yeux : la saleté le long des routes. Les gens jettent tout par la fenêtre de leur voiture et cela s’accumule par terre.
Aucun nettoyage ne semble avoir lieu. Cette situation aberrante existe aussi dans les autres pays des Balkans que j’ai traversés, mais dans une moindre mesure. L’Albanie est le gros coup de cœur de mon périple mais je dois bien avouer que la saleté des routes est le gros point noir de ce si beau pays.
Amas exceptionnel d’ordures
Heureusement, la nature albanaise reste globalement somptueuse et tout au long de ma traversée du pays à la force des mollets, je dégote régulièrement des spots de bivouac enchanteurs, perdus en pleine nature dans des endroits où rien ne traîne par terre.
Le bivouac quotidien
La dernière rivière sauvage d’Europe : la Vjosa
Quand on traverse l’Albanie, il y a une curiosité que l’on remarque très vite : la multitude de petits bunkers qui sont éparpillés un peu partout dans le paysage.
Ils ont été construits dans les années 1970-1980 par le dictateur paranoïaque d’alors, Enver Hoxha. Évidemment, ils n’ont jamais vraiment servi. Aujourd’hui, ils font partie du paysage.
L’un des 600.000 petits bunkers albanais qui jalonnent le paysage
Le sud du pays est traversé par la Vjosa (prononcez Viossa) : cette superbe rivière est considérée comme la dernière rivière entièrement sauvage d’Europe (hors Russie occidentale).
Longer ce cours d’eau à vélo procure un plaisir indescriptible pour qui aime la nature.
La rivière Vjosa
Il n’est pas trop difficile de trouver des spots de bivouac sur la berge, en pleine nature, loin des habitations.
Ma petite tente face à la Vjosa
Mon spot de bivouac, sur les berges de la rivière Vjosa
Au-delà de la Vjosa, c’est toute la région qui est sauvage et nature. Quelques vieux ponts, suspendus et rouillés, jalonnent le cours de la rivière et permettent de la traverser.
Le pont suspendu de Tepelenë
Un habitant croisé sur le bord de la route me dira fièrement les seuls mots qu’il connaît dans la langue de Molière : « je t’aime » !
Les montagnes en face de ma tente
Përmet et le vieux pont ottoman
Dans le sud du pays, plusieurs albanais m’ont conseillé d’aller faire un tour à Përmet et ses environs. Avec ses huit mille habitants, ce petit village est situé sur la Vjosa.
La Vjosa
J’arrive à Permët par l’un de ces vieux ponts rouillés qui enjambent la Vjosa, et dont la solidité n’est pas la première chose qui saute aux yeux.
L’arrivée à Përmet
Pourtant, il a de la gueule avec toutes ces fleurs qui poussent juste à côté, cette rivière verte qui coule en dessous, et ces sommets encore enneigés en arrière-plan. On dirait un pont du bout du monde.
Le vieux pont rouillé de Përmet
Mais ce sont surtout les environs de Përmet qui m’attirent, et notamment un vieux pont ottoman situé à une quinzaine de kilomètres. Pour y aller, je dois longer la Vjosa dont les couleurs naviguent du bleu turquoise au vert émeraude. Elle s’écoule aux pieds de montagnes dont les pentes sont fleuries et les cimes enneigées. Ma route est déserte et c’est tellement grisant de se sentir si seul au monde, dans ce décor majestueux.
Le paysage de bord de route
J’arrive assez vite au fameux pont ottoman, le pont de Katiut. Il s’agit d’une vieille arche en pierres relativement bien conservée, construite par les ottomans au XVIIe siècle.
Le vieux pont ottoman de Katiut
Cerné par les montagnes, il enjambe la rivière Lengarica.
Mais ce joli site très nature est surtout connu pour ses sources thermales aux vertus thérapeutiques réputées. Les gens viennent se délasser et se soigner ici depuis l’Antiquité.
Une petite cascade aux pieds du pont ottoman
Pour rejoindre le principal bassin thermal, il suffit de traverser le pont puis de marcher une cinquantaine de mètres. La température de l’eau est de trente degrés y compris quand il neige, voire plus selon la saison.
Le principal bassin thermal, à proximité de Permët et Bënjë
En se délassant dans cette eau délicieusement tiède, on a une vue imprenable sur le pont d’un côté et les montagnes enneigées de l’autre.
La vue depuis le pont
Le site n’est pas très grand mais le bel écrin naturel dans lequel il est posé le rend particulièrement attrayant. Nous ne sommes que début avril mais il commence déjà à y avoir un peu de monde. L’été, le site, victime de son succès, est paraît-il pris d’assaut.
Le pont de Katiut dans son cadre naturel
Moi qui avais hésité ce matin à faire le petit détour nécessaire pour venir jusqu’ici, je ne regrette vraiment pas d’avoir pédalé ces quelques kilomètres supplémentaires malgré les montées. C’est l’un de mes plus gros coups de cœur depuis le début de mon périple.
La route du pont de Katiut
Je reprends mon chemin sur une petite route où presque aucune voiture ne passe. Seul avec mon vélo, je traverse des paysages où les arbres en pleine floraison font face aux dernières neiges qui habillent encore le sommet des montagnes. Plus pour très longtemps.
Mon itinéraire rejoignant rapidement le cours de la Vjosa, je continue à en prendre plein les yeux.
La Vjosa aux pieds des montagnes
A chaque méandre de la rivière, les paysages changent : des montagnes, des forêts, des champs de fleurs… Je comprends mieux pourquoi ce cours d’eau est réputé être la dernière rivière sauvage d’Europe.
La Vjosa
Rouler à vélo dans de tels paysages procure un sentiment de liberté très fort, bien plus que je ne l’aurais imaginé. Mais les plus belles choses ont une fin et à l’approche de la Grèce, le cours de la Vjosa s’éloigne petit à petit.
A l’heure du bilan, je dois bien dire que l’Albanie m’a profondément marqué. Je me sens même un peu sous le choc de quitter ce pays où la nature est si belle, et dont le peuple est si attachant, si généreux. Mais maintenant, c’est l’heure de découvrir un nouveau pays : la Grèce…
Mirupovshim Shqipëria (au revoir l’Albanie)
Encore quelques photos de l’Albanie à vélo avant les infos pratiques…
Le coin du cycliste
Trans Dinarica : l’itinéraire de rêve pour les cyclistes
La Trans Dinarica est un itinéraire cycliste qui relie les pays des Balkans occidentaux en traversant une superbe chaîne de montagnes, les Alpes Dinariques. Ce parcours a été conçu pour permettre aux cyclo-voyageurs qui s’aventurent par là de découvrir tout le patrimoine local : naturel, culturel, gastronomique…
La Trans Dinarica en Croatie
Cet itinéraire passe par des villages, des forêts, des montagnes, ou encore par la mer. Il alterne entre routes bitumées très peu fréquentées et chemins de terre en pleine nature. Il traverse des parcs nationaux et des sites classés au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
Le bivouac quotidien sur le parcours de la Trans Dinarica
Tout au long du parcours, on découvre l’hospitalité des habitants des Balkans ainsi que les paysages à couper le souffle de cette superbe région méconnue, en plein cœur de l’Europe. Bref, quand on roule sur la Trans Dinarica, on en prend plein les yeux et on se sent une âme d’aventurier !
Sur la Trans Dinarica, sous la pluie (Bosnie-Herzégovine)
Le site officiel de la Trans Dinarica
La carte suivante montre sommairement le parcours de la Trans Dinarica (copie d’écran extraite du site Trans Dinarica).
En cliquant pays par pays, ce site propose également de nombreux itinéraires alternatifs : rejoindre le parcours depuis les grandes villes, faire des détours pour aller visiter des sites intéressants à proximité, etc.
A titre d’exemple, c’est l’un de ces détours que j’ai utilisé pour traverser l’île de Pag, qui s’est avérée l’un des plus beaux endroits visités lors de ma « Trans Europa » !
La distance totale de la Trans Dinarica est de 3.364 kilomètres et son dénivelé positif de 60.000 mètres. En comptant les nombreuses extensions (variantes plus sportives, détours vers des sites remarquables, liaisons vers les grandes villes…), la distance totale monte à 5.000 kilomètres et le dénivelé positif à près de… 100.000 mètres !
La Trans Dinarica passe par la rivière Drin (Albanie)
Pour se procurer le parcours précis ainsi que sa trace GPS, ce que j’ai fait, il suffit donc de se connecter au site officiel : Trans Dinarica.
Bien sûr, ce n’est pas gratuit mais ce n’est pas très cher non plus et surtout, cela vaut tellement le coup : si, comme moi, vous êtes un.e cycliste amoureux.se de la nature, alors le rapport qualité-prix de ces packs est carrément exceptionnel. On traverse des endroits tellement natures, isolés et sauvages sans jamais se perdre que ça vaut largement la peine, selon moi, de s’offrir ces packs.
A l’inverse, l’itinéraire de la Trans Dinarica traverse peu de villes. Aussi, si vous êtes attiré.e par les grandes métropoles, ces packs ne vous conviendront peut-être pas : privilégiez alors plutôt les itinéraires Eurovélo (lire plus bas), qui seront beaucoup plus adaptés à vos goûts citadins (capitales, monuments, musées, hébergements etc).
Pour résumer, la Trans Dinarica a plutôt tendance à fuir les zones touristiques et notamment la côte Adriatique, avec ses stations balnéaires souvent prises d’assaut, pour s’enfoncer dans les montagnes beaucoup moins fréquentées. Contrairement à Eurovélo, qui ne dévie à peu près jamais des itinéraires touristiques.
On peut se procurer le pack de la Trans Dinarica pour les huit pays à un tarif à mon avis avantageux (à partir de 90 euros), ou bien choisir un pack par pays (de 8 à 23 euros selon le pays). Le lien : se procurer le pack de navigation de la Trans Dinarica.
L’itinéraire de la Trans Dinarica (Croatie)
Remarque : au cas où vous vous poseriez la question, aucun lien de ce blog n’est sponsorisé. Je ne perçois donc aucune commission, que vous cliquiez ou non !
Le long de la Trans Dinarica
En préparant votre périple à vélo, si vous vous interrogez sur la Trans Dinarica, n’hésitez pas à me poser vos questions dans la rubrique « commentaires » (votre @dresse mail ne sera pas publiée, contrairement à votre question qui le sera avec un léger décalage, généralement de quelques heures) : c’est avec plaisir que j’y répondrai 🙂
Les itinéraires Eurovélo
Beaucoup plus connus que la Trans Dinarica encore confidentielle, les itinéraires Eurovélo ont fait leurs preuves depuis longtemps. Au nombre de dix-sept à ce jour, ils sillonnent l’Europe du Cap Nord à Malte, et de l’Irlande occidentale aux confins de l’Orient.
L’esprit est de constituer un réseau cohérent de grands itinéraires cyclables européens, en connectant les capitales et les grandes villes du continent. Le patrimoine naturel et culturel est mis en valeur tout en favorisant le tourisme durable.
Le réseau Eurovélo
Enfin, la sécurité des usagers est toujours prise en compte. Ainsi, les routes doivent être balisées et continues. Elles doivent également éviter les routes à fort trafic. Elles combinent donc pistes cyclables et routes secondaires, voire chemins balisés.
Le principal inconvénient, c’est que peu de ces routes Eurovélo sont totalement terminées.
Je suis attentivement l’évolution de certaines d’entre elles depuis cinq ans et pourtant, rien n’a bougé : elles en sont toujours au même stade (en général l’un des trois stades en rouge sur le tableau suivant) selon le site Eurovélo lui-même. Aucune évolution en cinq ans !
Percevoir les fonds européens, c’est bien, mais les utiliser pour procéder aux aménagements promis, ce serait mieux !
Les différents stades de développement des routes Eurovélo
J’enfonce un peu le clou : Eurovélo existe depuis 1995 mais trente ans plus tard (au 27 octobre 2025), une seule route est entièrement terminée ! Il s’agit de l’Eurovélo 19 : la route cyclable de la Meuse (1.050 km). Et cinq autres sont (enfin) à un état d’avancement supérieur à 90% :
Une seule route terminée en vingt ans, et cinq autres qui ne sont plus très loin de l’être, sur dix-sept routes en tout (les n° 16 et 18 n’existant pas encore), ce n’est quand même pas énorme. Bien sûr, il ne faut pas non plus cracher dans la soupe : ces dix-sept routes ont au moins le mérite d’exister, et Eurovélo reste un superbe projet pour les voyageurs à vélo.
Les automobilistes albanais
Pour les cyclistes qui recherchent une sécurité optimale sur la route, l’Albanie est un petit paradis. En effet, les automobilistes sont si respectueux des cyclistes qu’ils les doublent systématiquement en roulant sur la voie de gauche, y compris quand une voiture arrive en face d’eux ! J’ai pu le constater dès que j’ai passé la frontière depuis le Monténégro, puis quotidiennement pendant les onze jours que j’ai passés en Albanie.
A plusieurs reprises, j’ai carrément eu peur pour ces automobilistes car ils me doublaient sur la file de gauche alors qu’une voiture arrivait en face. Mais ceux qui arrivaient en face justement, fonctionnent de la même manière et ce sont donc eux qui se poussaient sur l’extrême bord de la route, parfois au ras du fossé, pour laisser passer la voiture en train de me doubler. Parfois ils se frôlaient, parfois ils devaient piler tous les deux pour ne pas se rentrer dedans, mais toujours ils passaient vraiment au large de moi, tout à gauche, donc.
Dans les pays que j’avais traversés précédemment (un peu en Italie et au Monténégro mais surtout en Croatie, et plus encore en Bosnie-Herzégovine), les voitures attendaient brièvement derrière moi lorsqu’une voiture arrivait en face, avant de me doubler. En Albanie, c’est différent : ils ne ralentissent pas, ils n’attendent pas derrière les cyclistes, ils passent, avec une grande marge de sécurité puisqu’ils doublent toujours sur la file de gauche et si quelqu’un arrive en face, c’est lui qui se pousse !
Je ne me suis donc absolument jamais senti en danger sur les routes albanaises. Le seul bémol concerne la capitale, Tirana, où quelques automobilistes pressés d’aller travailler à l’heure de pointe ont parfois un peu forcé le passage, mais sans jamais que je ne me sente vraiment en danger. Il me suffisait de les laisser passer dans les bouchons tiranais.
Petite queue de poisson à Tirana
En conclusion, les seules fois où j’ai eu peur sur les routes albanaises, c’était pour les automobilistes eux-mêmes, lorsqu’ils étaient à deux doigts de se percuter parce que l’un d’eux me doublait trop largement. Et pour tout dire, c’est anecdotique mais je me sentais tellement en sécurité que c’est dans ce pays que j’ai définitivement enlevé mon casque.
Infos pratiques
Où dormir à Përmet ?
J’ai dormi au Ramis Hotel & Outdoor Sports Center. C’est l’un des hôtels les moins chers de Përmet, il est propre, le confort est correct, les propriétaires sont accueillants et le petit déjeuner est copieux.
En plus de la partie hôtelière, l’établissement propose diverses activités, notamment la location de vélos et surtout, des sorties rafting sur la magnifique Vjosa. C’est l’un des fils des propriétaires qui assure l’encadrement de ces activités.
La Vjosa est un petit paradis naturel dans lequel de nombreuses activités sont possibles : le rafting est la plus prisée, mais on peut également descendre la rivière en bouée, faire des randonnées, du vélo (y compris électrique), du quad, de l’équitation…
Pour réserver ces activités, il y a plusieurs possibilités :
Demander des infos à votre hôtel, qui vous guidera ou, dans certains cas, qui vous proposera lui-même ses propres activités.